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thierry billet

Écologiste annécien

Publié le 19 Septembre 2020 par Thierry BILLET

A l'occasion de la Journée nationale de la qualité de l'air, le Ministère annonce pour le 1er janvier 2021 un nouvel indice ATMO intégrant enfin les "PM 2,5"; c'est à dire les poussières les plus fines de moins de 2,5 microns et donc les plus dangereuses puisqu'elles pénètrent dans les alvéoles pulmonaires.

Facialement, cela devrait dégrader l'indice de qualité de l'air puisque ce polluant s'ajoute à ceux déjà pris en compte dans l'ancien indice ATMO. Pour un même niveau de pollution, l'indice ATMO nouveau sera certainement moins bon que l'ancien. Mais comme le Ministère change en même temps l'échelle de classification, pas grand monde ne s'y retrouvera.

L'important est que les PM 2,5 soient ciblés et que leur suivi soit assuré.

Pourquoi un nouvel indice ATMO ?

Créé en 1994, l’indice ATMO actuel est un indicateur journalier de la qualité de l'air calculé sur les agglomérations de plus de 100 000 habitants, à partir des concentrations dans l'air de quatre polluants réglementaires : dioxyde de soufre (SO2), dioxyde d'azote (NO2), ozone (O3) et particules de diamètre inférieur à 10 µm (PM10). 

Cet indice n’a pas connu d’évolution majeure depuis sa création. Toutefois, considérant l’enjeu de santé publique que représente la qualité de l’air et le besoin d’une information plus complète exprimé par la population, une révision de l’indice est apparue nécessaire. Grâce aux nouveaux outils de surveillance et aux évolutions techniques de communication, il est par ailleurs devenu possible de fournir une information personnalisée et géolocalisée. La révision de l’indice a donc été pensée au regard de ces enjeux.

Quelles sont ses nouveautés et les atouts ?

L’évolution de l’indice repose sur plusieurs nouveautés :

- il intègre un nouveau polluant réglementé : les particules fines PM2,5, aux effets sanitaires avérés. Ses seuils sont alignés sur ceux choisis par l’Agence européenne pour l’environnement ;

- il permet de fournir une prévision calculée à l’échelle de chaque établissement public de coopération intercommunale (EPCI), sur l’ensemble du territoire national, y compris outre-mer. Il apporte ainsi une indication plus fine sur l’exposition de la population à la pollution de l’air, avec une information à différentes échelles territoriales, de l’EPCI à la géolocalisation ;

- l’échelle évolue aussi : le niveau Très bon disparaît, et le niveau Extrêmement mauvais fait son apparition. Le nouvel indice qualifie donc l’état de l’air selon 6 classes : Bon / Moyen / Dégradé / Mauvais / Très mauvais / Extrêmement mauvais ;

- le code couleur s’étend désormais du bleu (bon) au magenta (extrêmement mauvais).

Ces nouveautés dans les modalités de calcul de l’indice ATMO le rendent plus représentatif de l’état de la qualité de l’air, mais aussi plus en phase avec les attentes des citoyens. Il est déclinable à une échelle plus fine dans l’espace.