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thierry billet

Vice président Climat Air Energie du GRAND ANNECY

La facture énergétique du territoire

Publié le 12 Novembre 2014 par Thierry BILLET

Nous travaillons d'arrache pied pour rendre plus vigoureuse la prise de conscience écologique de nos concitoyens et des autres élus.

La question du réchauffement climatique nous apparaît encore trop souvent lointaine (en 2050 la plupart des décideurs actuels dans l'agglo seront comme moi, morts ou séniles) et de peu d'intérêt immédiat.

Dès lors, c'est la question pratique du lien entre le long terme et le court terme qu'il faut affronter pour que les préoccupations immédiates rejoignent l'objectif lointain et mobilisent tout le monde.

La question de la facture énergétique du territoire apparaît de plus en plus comme une entrée pertinente car elle fait converger l'enjeu immédiat de la maîtrise des dépenses publiques dans une période de vaches maigres qui monopolise l'attention de tous les élus et simultanément elle est un outil de relocalisation de l'économie par la mobilisation des ressources locales d'énergie et d'économies d'énergie. Autrement dit, avons nous encore les moyens - quand la balance commerciale de la FRANCE est aussi déséquilibrée - d'importer de l'énergie fossile de l'étranger alors que nous disposons ici et maintenant de ressources inexploitées, en particulier dans la filière bois et dans la rénovation thermique du bâti ancien... Le pur bon sens exige que nous arrêtions de dépenser à l'extérieur des millions d'euros que nous pourrions investir dans les économies d'énergie.

Cet argument monétaire nécessite de chiffrer concrètement la facture énergétique de notre territoire et d'en prendre la mesure abyssale. Ce pourrait être une des tâches donnée par les collectivités au programme "Territoire à énergie positive" (TEPOS) de la Région (Chambéry, PNR des BAUGES et Annecy) pour sortir des désaccords désuets sur la question climatique.

 

 

 

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René JULIEN 12/11/2014 10:25

Une facture se définit comme le résultat de la multiplication de quantités par un ( ou des ) coût(s) unitaire(s) .

Qui est capable de mesurer vraiment les quantités sans contestation ?

Un prix unitaire est le résultat d'un rapport de forces entre vendeur/acheteur/pouvoirs publics éventuellement . Qui en garantit la pertinence et la stabilité ?

Tout ça pour dire que si l'approche est effectivement moins "désuètement désaccordée" , elle reste critiquable par la mesure 'juste" des quantités , la pertinence des coûts unitaires ( et donc l'interprétation qualitative des résultats ) , et que l'évolution du résultat de la multiplication est la combinaison de deux mesures potentiellement entachées d'incertitudes ou d'erreur.

Mais que c'est déjà ça car ça oblige à examiner les deux variables .

Et dans le meilleur des cas , à faire évoluer le rapport de forces .

A Perrier 12/11/2014 08:49

Et donc mettre en oeuvre le programme d'actions du Plan Climat Energie Territorial présenté au dernier Conseil Municipal dont le point suivant exprimé plutôt comme un objectif : dissuader d'utiliser la voiture. Je rappelle qu'elle est une grande consommatrice d'énergie fossile. Or, nous n'en prenons pas le chemin. Toujours plus de rond-points pour fluidifier la circulation donc appel à toujours plus de voitures. Où sont les mesures de dissuasion ?