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thierry billet

Vice président Climat Air Energie du GRAND ANNECY

Longue marche

Publié le 31 Décembre 2014 par Thierry BILLET

Il n'y a pas de hasard. Des amis me prêtent le premier tome de "Longue marche" au milieu d'une dizaine d'autres bouquins et un autre m'envoie le surlendemain les trois tomes... Je ne pouvais pas échapper à cette lecture de Bernard OLLIVIER qui y raconte ses douze milles kilomètres sur la route de la Soie, d'Istanbul à la Chine. Route de la Soie dont il ne reste rien sur le terrain, les caravansérails qui en marquaient les étapes ayant été détruits par l'insouciance, l'oubli, la négligence, les contingences matérielles. Rien non plus dans les souvenirs des habitants de ce début des années 2000 où se réalise sur quatre années ce chemin extraordinaire.

Bernard OLLIVIER sait écrire, transcrire ses émotions et ses rencontres avec sobriété, sans oublier les moments de doutes, les rencontres désagréables, voir l'absence de rencontres comme en CHINE dont il décrit les HANS comme sans aucune curiosité pour l'étranger, uniquement préoccupés d'argent. Je doute qu'il aurait continué son voyage si il était parti de là-bas... Heureusement, il est parti de TURQUIE et même la traversée de quelques déserts et de belles bureaucraties post soviétiques ne l'ont pas découragé de la rencontre toujours étonnante entre un homme à pied et ses semblables motorisés. Combien de fois dut-il refuser de se faire prendre en stop, et défier l'incrédulité des autochtones qui voulaient absolument lui rendre ce service...

Moi qui viens de découvrir la marche de longue distance, et bien plus modestement que Bernard OLLIVIER qui aligne des 50 kilomètres par jour avec un sac de plus de dix kilos, me suis régalé de ces aventures... Je vous conseille donc sa lecture chez PHEBUS Libretto.

Longue marche
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Daniel 31/12/2014 09:17

Pour les lectures de ce type je conseille celle du livre de Kristelle Savoye, "À l'école du monde, Seule à vélo sur trois continents", qui exprime la même difficulté à rencontrer les Chinois.
Elle écrit : " J'aimerais m'arrêter, partager des instants avec les gens, m'inviter dans un petit coin pour une nuit ou une journée. Mais cette envie reste sans écho dans la population". … "Est-ce la multitude qui engendre l'indifférence ? Cette vie n'est que façades… façades colorées, brillantes, bruyantes… mais quelles vies derrières ? J'aurais voulu le découvrir… Mais la peur et la culture sont frontières ? Ces gens qui se retranchent derrières des "Meyo" dès que nous nous apprêtons à les accoster. Quel gouvernement engendre un tel peuple ? "Lénine relève-toi, ils sont devenus fous", dit la chanson… C'est la première fois que je voyage si artificiellement dans un pays… Que vais-je en ramener ? Rien que ces façades ternies et le sentiment amer qu'elles cachent une détresse plus grande qu'ailleurs, car taboue. Afrique, tu étales ta misère, tu la colores, tu la vis. Ici, la misère est cachée, piétinée… elle n'en est que plus souillée."
Bref, le voyage en Chine ne laisse pas les meilleurs souvenirs à notre auteure, par contre le voyage en Afrique de l'ouest est plein de belles rencontres, et celui en Amérique du sud, aussi. Je souligne les risques courus par une jeune femme seule dans un monde machiste. On pourra aussi la retrouver sur le net.
Désolé d'avoir été un peu long.