Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
thierry billet

Vice président Climat Air Energie du GRAND ANNECY

Facture énergétique du bassin de vie

Publié le 9 Avril 2015 par Thierry BILLET

La facture énergétique du territoire à énergie positive (TEPOS) que constitue l'agglo d'ANNECY, celle de CHAMBERY avec le Parc naturel régional des BAUGES est de 860 millions d'euros tous les ans. Tous les ans nous jetons cet argent par la fenêtre, creusant le déficit du commerce extérieur de la FRANCE pour offrir une rente pétrolière aux oligarques de toutes confessions.

Cela représente 333 millions d'euros pour la seule C2A tous les ans ! 50% de la consommation part dans le chauffage et 29% dans les transports.

Réduire de 70% la consommation pour le chauffage comme c'est l'engagement pris lors de la création de TEPOS permettrait de créer de 740 à 930 emplois pérennes non délocalisables dans le bassin de vie.

Il faut répéter et répéter encore ces chiffres qui renvoient au pur bon sens : continuer à enrichir les dictateurs et les corrompus du Sud ou créer de l'emploi localement en développant les énergies renouvelables, en isolant nos maisons et en réduisant la part de l'auto-solisme ? Voilà le vrai choix économique qui permettrait de réduire notre déficit commercial et de créer de l'emploi localement.

 

Commenter cet article

M. Toutlemonde 09/04/2015 19:26

La C2A un TEPOS (Territoire à Énergie Positive), c'est vite dit ... même en 2050 !

Compte tenu :
- des choix faits ... tout voiture, tunnel sous le Semnoz, etc.
- ou pas faits ... une réelle réflexion globale sur les mobilités à l'échelle de toute la cluse du lac (et pas seulement d'une demi-rive du lac), y compris les solutions pour prévenir le besoin de se déplacer et celles pour maintenir la vitalité de tous les territoires du bassin de vie (au lieu de tout aspirer au centre ville d'Annecy)

... le moins qu'on puisse dire, c'est que nous n'en prenons pas du tout le chemin.

LECOANET 09/04/2015 18:09

Un Transport collectif en site propre "intégral" a été proposé par la société SYSTRA lors de l'étude du projet de TCSP rive ouest, lancée en juillet 2012, mais ce tracé a été refusé par les grands décideurs au détriment de l'avis du public (concertation du public de décembre 2013). Le gouvernement a accordé une subvention pour ce projet. Mais entre temps ce projet a été modifié, couplé au tunnel sous le semnoz, donc adieu les subventions, adieu une solution de transport collectif efficace et attractive, remplacée par une solution incomplète qui sera donc moins efficace et dépendante de l'avancé du projet de tunnel...donc on va continuer à aller droit dans le mur...
On a tout faux!!
"gouverner c'est prévoir" ??

O.Labasse 09/04/2015 14:03

Lire et relire la note de JC Poletti et promouvoir un "grenelle des transport et de la qualité de l'air du bassin annécien". O.Labasse

René JULIEN 09/04/2015 13:49

Par quel miracle l'argent économisé par des particuliers se transforme-t-il en emplois ?

Jean Claude POLETTI 09/04/2015 11:44

C’est bien dit aussi. Mais quid pour les 29 % que représentent les transports.
« Le secteur des transports représente une part croissante de la consommation d’énergie finale en
France (32 % en 2013 contre 29 % en 1990 et 18 % en 1970) et absorbe près de 70 % de la consommation de produits pétroliers. Il est le principal émetteur de CO2 avec 36 % des émissions totales (hors UTCF), devançant l’industrie et le secteur du bâtiment. » (Source « Les chiffres clés 2014 Climat, Air et Energie », ADEME).
Il faut sérieusement se pencher sur la problématique. Certes, il y a les modes doux qu’il faut privilégier, les regroupements de moyens de déplacement (covoiturage, auto-partage, stop organisé -que combat le CG74-, etc…) mais n’oublions pas également les transports collectifs, de préférence électriques et guidés sur les axes majeurs. Et ces derniers sont les grands oubliés actuels de nos territoires TEPOS. Cela dure depuis deux décennies déjà et les discours actuels n’en parlent pas beaucoup.
Mais rassurons-nous ! On va droit dans le mur et il faudra bien qu’on prenne un jour des décisions.
Malheureusement, elles deviennent, chaque jour qu’on laissera passer, plus difficiles, plus courageuses et plus chères. La saturation (embouteillages et stationnement, manque d’espace), la pollution et la nécessité de baisser notre consommation énergétique vont bien, eux, nous y obliger et nous y contraindre un jour.

"Ne pas prévoir, c'est déjà gémir." (Léonard de Vinci, 1452-1519)