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thierry billet

Vice président Climat Air Energie du GRAND ANNECY

Potentiel hydroélectrique sur l'eau potable

Publié le 13 Novembre 2015 par Thierry BILLET

Réunion passionnante de la commission environnement du SYANE autour du positionnement du Syndicat dans le champ de la transition énergétique, par exemple sur l'étude engagée sur le potentiel hydroélectrique des réseaux d'eau potable dans l'ensemble du département soit 930 captages d'eau étudiés, une centaine sélectionnés car potentiellement très attractifs et des études approfondies sur une trentaine de sites.  Le rendu final aura lieu en mars 2016.

Un des exemples de réalisation possible est le turbinage des eaux de filtration de l'usine d'eau potable de la PUYA qui sont renvoyées vers le lac depuis l'usine et donc à la suite d'une chute d'eau de plusieurs dizaines de mètres.

Mais ce n'est qu'un exemple car les débats ont porté sur la question du taux de "rentabilité" des équipements de production d'énergie renouvelable. En clair, on ne demande pas aux équipements publics d'être amortis dans un délai de temps. Sinon on ne ferait rien. Mais alors pourquoi considérer que l'investissement dans un champ photovoltaïque ne pourrait se réaliser que si il est "rentable" dans un délai rapproché ? Pour quelle raison, faudrait il justifier d'un temps de retour court alors qu'on ne le demande pas à une usine d'incinération, et encore moins à un rond point ? Est il moins stratégique d'investir dans des énergies propres produites localement dans la perspective de la raréfaction des ressources fossiles d'ici 50 ans et du coût du réchauffement climatique que de continuer de dépenser dans des projets d'infrastructures ? Devenir acteurs de la transition énergétique veut dire devenir stratège sur des investissements de long terme qui façonnent l'avenir du territoire, en dehors de choix de rentabilité financière même si il faut évidemment privilégier les équipements solaires ou hydrauliques les plus pertinents pour illustrer cette politique et permettre d'obtenir des économies d'échelle significatifs.

J'ai personnellement insisté sur la nécessité d'épauler les projets de financement citoyen des énergies renouvelables dont la responsabilité doit se situer dans la société civile, mais pour lesquels les collectivités territoriales doivent développer des mesures d'incitation, de publicité et de crédibilité comme un moyen de pallier les difficultés de financement public, mais aussi comme projet de territoire autour de la fierté d'employer l'épargne locale dans des projets fédérateurs et de développement durable.

 

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René JULIEN 13/11/2015 17:36

Les équipements publics ( du moins du temps où l’État investissait ) n'en étaient pas moins soumis à une analyse coût/durée de vie . On considérait qu'on n'avait pas foutu son pognon en l'air dès que la durée de vie utile de l'équipement avant qu'on ne doive le remplacer était supérieure à 35 ans ( à la m^me période aux States , on considérait qu'au bout de 8 à 10 ans , il valait mieux tout changer , plutôt que d'entretenir . Ce qui explique l'état de la plupart des routes non principales là bas )

Cet horizon des 35 ans ,a longtemps été celui des prêts consentis pas l’État de type PLA , PLAI , PLS , dont la durée de remboursement , actuellement et dans certaines conditions , est étendue à 40 voire 50 ans .
J'espère d'ailleurs que , dans le système délirant monétaire et économique qui gouverne actuellement le monde , c'est une échappatoire de ce type qui permettra aux grecs de ne pas crever trop vite afin que Merkel et ses boys ne mangent pas leur chapeau .