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thierry billet

Écologiste annécien

Voiture autonome, priorité au politique

Publié le 23 Septembre 2018 par Thierry BILLET

La première conférence "le numérique c'est fantastique a tenu toutes ses promesses avec environ 80 participants sur la voiture autonome. 

L'intervenante nous a éclairés d'une part sur le mythe de la voiture autonome pour laquelle les constructeurs ne donnent aucune date, même théorique de mise en service. Si des aides temporaires à la conduite et au stationnement sont déjà bien avancées, des voitures autonomes circulant dans le flux des voitures "normales" ne sont pas annoncées avant 2050 sans aucune assurance. Il faut dire que les vidéos présentées par les constructeurs (par exemple VOLVO) sont d'une indigence absolue. On y voit le conducteur ranger son volant et se mettre à lire dans une position plus qu'inconfortable : ce serait donc cela le progrès ?

Le problème essentiel est celui de la cybersécurité : la multiplication de capteurs dans la voiture permet à un tiers de prendre aisément le contrôle du véhicule et les failles sont aussi nombreuses qu'il existe de connexions...

Avec une moyenne de 1,28 personne par voiture et 95% du temps immobile, la voiture autonome n'est qu'une voiture qui ne sera pas plus utilisée parce qu'elle est autonome. 

L'IDDRI a relevé trois scenarii. Le n°1 est celui des constructeurs automobiles : la poursuite d'une mobilité privée et individuelle comme aujourd'hui mais avec une voiture autonome. Le n°2 est celui des opérateurs de Transports collectifs et des collectivités : une mobilité autonome collective et partagée avec des navettes de plus en plus intelligentes répondant aux demandes individuelles de mobilité. Le scénario 3 est celui des robots taxi, c'est celui des opérateurs du numérique. Le scénario 1 est dangereux : c'est celui de la poursuite de l'étalement urbain avec des voitures qui puisqu'elles sont autonomes peuvent conduire leur propriétaire de plus en plus loin de leur lieu de travail pendant qu'il fait autre chose. Mais alors pourquoi ne pas plutôt développer le télétravail ?

Bref, cette conférence a confirmé que face au numérique, la réponse devait être politique et n'était en aucun cas technique. Le choix est à faire entre les différents types de mobilité et d'aménagement du territoire; et ensuite, on choisira les moyens techniques de déplacement adaptés pour atteindre l'objectif, y compris les outils numériques si ils sont économes en énergie et favorables à la qualité de l'air.

Plus d'infos sur la stratégie numérique de la Ville et du GRAND ANNECY :