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thierry billet

Écologiste annécien

Mme LARDET à l'agglomération, le drôle de choix de M. ASTORG

Publié le 8 Juin 2020 par Thierry BILLET

Toutes les compétences déterminantes pour l'écologie sont au GRAND ANNECY : mobilité, plan climat, qualité de l'air. Il n'y a plus aucune compétence de la Ville dans ces domaines. Or, dans le mariage de Mme LARDET et M. ASTORG, le premier sera maire, et la seconde sera présidente du GRAND ANNECY. Je suis surpris qu'aucun journaliste n'ait eu l'idée de leur poser la question de la raison de ce choix qui est incompréhensible pour qui est préoccupé d'environnement.

Un écologiste conséquent aurait revendiqué la présidence du GRAND ANNECY pour engager la transition écologique du territoire sur les rails qu'il souhaite. Mais M. ASTORG fait le choix inverse : la Ville plutôt que l'agglomération. Bizarre, non ?

Rappelons que la loi exclue désormais les doubles compétences entre les échelons territoriaux : région, département, agglomération, commune. Et l'agglomération a donc - et elle seule - la compétence MOBILITÉ en sa qualité d'autorité organisatrice de la mobilité et la compétence CLIMAT AIR ÉNERGIE, stratégiques pour la transition écologique.

Laisser à une dame "de droite" comme elle l'affirme elle-même les rênes de l'agglomération alors que RÉVEILLONS ANNECY avait la possibilité d'imposer sa vision du climat, de la qualité de l'air, de la mobilité dans la seule instance qui est compétente et qui n'est pas la Mairie laisse rêveur.

J'hésite entre deux hypothèses. Un, la méconnaissance par la tête de liste des règles régissant les exclusions de compétences des collectivités publiques; ce n'est pas à exclure. Deux, la gloriole : la Ville est plus connue par les habitants que l'agglomération.

J'émets une 3° hypothèse, celle de la volonté de Mme LARDET, en prenant l'agglomération d'initier sur notre territoire son projet de péage urbain qu'elle a défendu mordicus à l'assemblée à plusieurs reprises. Elle serait au bon endroit en tant que présidente de l'autorité organisatrice de la mobilité pour faire avancer cette idée qui lui tient à cœur.

Dans tous les cas, le choix de la répartition des sièges n'a pas été politiquement réfléchi d'un point de vue authentiquement écologiste.