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thierry billet

Écologiste annécien

Servir ou se servir

Publié le 26 Octobre 2020 par Thierry BILLET

Il me faut vous raconter une anecdote qui explique mon attention aux conflits d'intérêts de la nouvelle équipe municipale, mais aussi aux tricheries de Mme LARDET et de M. ASTORG pendant la campagne municipale dont la commission nationale des comptes de campagne est saisie par JLR. C'était en 2008, juste après l'élection municipale qui avait fait entrer 4 VERTS au conseil municipal avec JLR. Je reçois une demande de stage d'un élève ingénieur qui propose de venir étudier l'impact de l'éclairage des vitrines de commerçants.

Cette idée me paraît bonne, cela ne coûte rien à la Ville et je recommande d'accepter cette proposition. Bloquage de l'administration municipale. Je rencontre bien entendu le Directeur général des services de l'époque qui me demande : "Vous avez vu le nom de ce stagiaire ?". J'avoue n'y avoir prêté aucune attention. "C'est le fils de l'une de vos collègues élue au conseil municipal sur votre liste. Et donc c'est impossible de lui accorder un stage. Aucun agent municipal, ni aucun de vos collègues ne doit pouvoir penser que ce jeune homme a obtenu ce stage parce qu'il était le fils d'une conseillère municipale."

Je suis tombé de mon siège et je n'ai jamais oublié cette "leçon" : il ne faut pas que le citoyen annécien, même le plus "tordu" ou le plus malveillant, puisse imaginer qu'une décision municipale était marquée du sceau de l'intérêt personnel d'un élu.

L'essentiel n'est même pas que le conflit d'intérêt existât. Il réside dans le fait qu'il puisse être imaginé, même par de mauvaises intentions.

Il ne faut pas que le doute puisse exister.

Exactement ce que Mme BATTAREL, MM. DIXNEUF et TOE, pour ne prendre que ces exemples n'ont pas compris, tout comme leurs mentors Mme LARDET et M. ASTORG qui les acceptent et donc les soutiennent : le simple doute sur l'existence d'un intérêt personnel direct ou indirect ne peut être toléré pour que la noblesse de l'engagement politique ne puisse servir à discréditer l'action publique.

Bernard BOSSON résumait cela d'une formule "Un élu c'est là pour servir, pas pour se servir".

Et c'est un grand bonheur pendant les 12 ans de mandat auprès de JLR de n'avoir jamais dû me poser la question dans toute l'action municipale et communautaire que nous avons menée sur ce sujet.

Et c'est parce que le doute existe sur cette équipe municipale que je continuerai inlassablement à scruter l'attitude des élus de la nouvelle majorité et à faire connaître les situations qui me paraissent poser problème.

Parce que "quand les bornes sont franchies, il n'y a plus de limite", notre vigilance citoyenne est indispensable.