Le débat du conseil municipal sur les Jeux Olympiques a été un bien mauvais débat.
Lancé par les élus socialistes qui voulaient un "referendum décisionnel"; ce qui était matériellement impossible à tenir compte tenu des délais légaux, il visait à stigmatiser le manque d'informations données par la majorité municipale aux élus de l'opposition.
Drôle de procès alors que les minorités du CM sont associées à un "comité de suivi" qui se réunit à nouveau le 28 novembre et au cours duquel tous les éléments sont mis sur la table au fur et à mesure que le comité opérationnel travaille sur le dossier de pré candidature qui sera remis au Comité national olympique (CNOSF) mi janvier 2009.
Drôle de procès quand il vient des conseillers socialistes, alors que le maire socialiste de GRENOBLE, Michel DESTOT, ne fournit AUCUN élément à sa minorité verte (25% des voix tout de même au 2° tour des municipales !) et qu'il ne les convie à aucune réunion d'information ni encore moins de concertation.
J'ai signalé que j'aurais aimé une position commune de tous les socialistes, à GRENOBLE et à ANNECY et ai proposé que toutes les villes organisent un referendum auprès de leur population. Aucune réponse des élus socialistes.
On ne pouvait en rester là : la volonté de la Ville est de créer les conditions d'une unanimité des citoyens en faveur de jeux modestes, à l'échelle de nos capacités financières et exigeantes sur le plan environnemental.
D'un point de vue écologiste, on n'est pas sûr d'avoir de la neige en 2018 = pensons des Jeux qui nous permettent d'en avoir par une réduction sans précédent de nos gaz à effet de serre.
Autrement dit, utilisons les Jeux comme un accélérateur de projets environnementaux permettant de réduire notre empreinte écologique, en particulier par des laisons ferroviaires vers GENEVE et vers AIX LES BAINS.
Un referendum bâclé dans le temps ne peut être qu'un plébiscite sans intérêt : on n'est pas POUR ou CONTRE les Jeux sans connaître leur contenu et leur impact financier, social et écologique.
ANNECY veut des jeux sobres et économes, respectant nos paysages.
C'est notre différence par rapport à GRENOBLE qui veut son contournement urbain et encore plus à NICE qui menacerait le MERCANTOUR aux ambitions de M. ESTROSI.
J'ai donc tenté de faire retirer le voeu, en reprenant une proposition de Pierre HERISSON, sur un compromis passant par un renforcement de la concertation qui se traduira le moment venu par de nombreuses réunions publiques d'information et de mobilisation des annéciens et des hauts savoyards.
Après une suspension de séance ( une première dans la vie du CM ?) les élus socialistes retiraient leur voeu...pour le réintroduire dans les secondes qui suivaient. Dommage que les élus socialistes s'exposent ainsi à la critique locale de faire le jeu de GRENOBLE pour des intérêts purement partisans...
Il nous reste encore beaucoup à travailler pour que ces Jeux soient une fête populaire, non seulement respectueuse de l'environnement, mais qu'ils soient un accélérateur des projets de réduction de gaz à effet de serre.
Des Jeux 2018 sans neige, cela nous pend au nez avec le réchauffement climatique.
Construisons notre candidature pour qu'elle soit un outil de lutte contre cette perspective désormais trop crédible.

Mais nous y sommes. A la Troisième Révolution. Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire)
qu’on ne l’a pas choisie. « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins. Oui. On n’a pas le choix, elle a déjà
commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée,
souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau. Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis
et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse). Sauvez-moi, ou crevez avec moi. Evidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le
choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux. D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance. Peine
perdue. Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais. Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre
en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile,
laisser le charbon là où il est –attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille- récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a
tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés). S’efforcer. Réfléchir, même. Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire. Avec le voisin, avec
l’Europe, avec le monde. Colossal programme que celui de la Troisième Révolution. Pas d’échappatoire, allons-y. Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le
savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible. A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le
retour de la barbarie –une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être. A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution. A ce prix nous danserons, autrement sans
doute, mais nous danserons encore.
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