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Les adeptes du snowkite que l'on voit évoluer sur le SEMNOZ sont inquiets du tracé du télésiège qui doit remplacer le téléski devenu obsolète, paraît il.
Une fois de plus, on ne peut que constater que le SIPAS n'a pas pris le temps nécessaire pour consulter les différents utilisateurs du site, comme il ne l'a pas fait sur l'aménagement de la piste sommitale, dont je ne sais pas ce qu'il va advenir.
Il est sans doute aujourd'hui trop tard pour faire quelque chose, sauf à ce que les travaux aient démarré sans l'accord des maires concernés; ce qui semble être le cas à la lecture des commentaires sur mon article déjà ancien sur les canons à neige sur le SEMNOZ.
En tous cas, je suis à la disposition des "snowkiteurs" pour les aider dans leurs démarches et trouver les compromis les meilleurs.
Le logiciel "Bilan Produit" développé à l'Université de Cergy pour l'ADEME est disponible en téléchargement gratuit sur la première page de l'ADEME et connait un certain succès (700 téléchargements en une semaine...)
www.ademe.fr/bilanproduit

Il permet de faire des estimations simples des impacts environnementaux et pour nos associations, d'argumenter nos positions et nos choix en comparant plusieurs solutions (ex: l'eau en bouteille versus l'eau du robinet, les piles conter les accus, etc....).

Allez y vite !
Trop peu de participants à notre soirée sur la réduction des déchets à la source... Quel regret alors que l'exposé de Dany DIETMANN méritait une bien meilleure audience... Aucun élu n'avait jugé utile de se déplacer; l'incinérateur marche si bien !

Dany DIETMANN a centré son propos sur le fait que nos déchets sont un réservoir de produits recyclables dont le prix de revente augmente de mois en mois, du fait de la rareté croissante des matières premières, y compris nos pots de Yaourts avec lesquels une entreprise berlinoise fabrique du fuel... Et qu'il ne faut donc surtout pas les incinérer mais les valoriser de la manière la plus efficace possible. Moratoire donc sur les nouveaux incinérateurs comme l'a proposé Dominique VOYNET.

Et puis, en avant sur la réduction à la source grâce à la pesée embarquée : une puce sur la poubelle identifie le logement qui produit les déchets et lui facture spécifiquement ce qu'il a produit par une redevance individualisée, comme la facture d'eau, de téléphone ou d'électricité, et non sur la base de la taxe d'habitation forfaitaire et qui n'incite nullement à réduire ses déchets.

J'ai formulé ces propositions à la C2A. On m'a écouté gentiment mais la majorité ne veut rien faire, car cela réduirait les déchets incinérés à CHAVANOD et en deçà d'un certain seuil l'incinérateur fonctionnera moins bien.

Alors, on invente tous les prétextes pour ne rien faire - comme cette fable selon laquelle les gens vont remplir la poubelle de leur voisin, alors qu'il suffit de faire payer la levée de manière forfaitaire pour que les habitants ne la sortent que quand elle est pleine ! - et continuer le gaspillage.

Et dire qu'il y a encore des crédules pour penser que sans élus écologistes, on peut faire avancer les choses en faisant confiance aux élus majoritaires en place, bien évidemment signataires du pacte de Nicolas HULOT...

Ce jeudi 22 mars, les Amis de la Terre, ADABIO et La terre en héritage ont organisé au lycée agricole de POISY un débat contradictoire sur les OGM entre Gilles Eric SERALINI – dont il faut lire les livres consacrés à ces sujets- et un représentant de MONSANTO, quelques jours après que le laboratoire de M. SERALINI eût démontré que les études de toxicité sur le rat d'un maïs transgénique avaient été bien mal faites... et que cet OGM était dangereux pour la santé de manière flagrante.

La grande affluence pour cette réunion avec des personnes debout pendant les 3 heures de débat dans l'amphithéâtre de 300 places.

Et le regret que dans une démocratie comme la nôtre, ce soit les associations qui dussent organiser le débat contradictoire, tant l'Etat est devenu une machine partiale au service du pouvoir et de ses lobbies.

Ainsi sur les OGM, Dominique VOYNET écrivait sur son blog du 20 mars :

« Le Journal officiel publie ce matin (20 mars) les décrets destinés à transposer la directive européenne 2001-18 sur la dissémination et la mise sur le marché d'organismes génétiquement modifiés. Si cette décision n'est pas une surprise, elle n'en constitue pas moins une insulte aux principes de précaution, de transparence et de dialogue social. Cette transposition par décrets, partielle et partiale, prive les citoyens du débat démocratique qu'ils réclament, avec les écologistes et les associations de protection de l'environnement, depuis plusieurs années.

Comme on n'a cessé de le craindre, ces décrets organisent le contrôle des OGM par les semenciers : pyromanes déguisés en pompiers, les semenciers pourront décider d'eux-mêmes de ce qui sera public et de ce qui sera confidentiel. Dans quelle activité, dans quel pays, voit-on les pollueurs être leurs propres gendarmes ?

Les textes ne prévoient pas davantage de mesure de précaution des cultures conventionnelles et biologiques des risques de contamination. Rien non plus sur l'accès des citoyens aux études d'impact environnemental et sanitaire ; rien sur le registre public des cultures OGM, tant de fois promis ; rien sur la responsabilité du pollueur en cas de contamination, ni sur les conditions d'indemnisation des victimes...

Ces textes vides ne portent la marque que de l'irresponsabilité et le cynisme d'un gouvernement qu'il est décidément temps de congédier. Dans tous les cas, de telles positions disqualifient les grandes déclarations d'intentions écologiques du candidat Nicolas Sarkozy, ministre d'un gouvernement au bilan dramatique en la matière. »


Des pommes de CHINE individuellement emballées dans des enveloppes en polyéthylène rose sur le marché d'ANNECY au même prix que les pommes du cru.

Un coup de colère vis à vis du marchand qui me les propose et qui ne semble pas comprendre les conséquences écologiques et sociales de la mise en vente de ces produits ici.

Les petites mains pour les cueillir (Combien d'heures de travail ? A quel salaire ?), la production de l'emballage et le conditionnement, les milliers de kilomètres en avion pour recevoir des produits que l'on fait pousser ici...

Quel bilan écologique ? Quel bilan social ?

Nous avons, en notre qualité de consommateur, la possibilité d'empêcher cela.

Si nous n'achetons pas ces produits agricoles du bout du monde, nous arrêtons le remplacement des cultures vivrières par des cultures spéculatives destinées à l'exportation à grands coups de pesticides et d'insecticides...

Il n'appartient qu'à nous de tarir le flux en n'achetant pas ce qui vient de trop loin et de réserver nos achats aux productions plus locales.

Post scriptum : Sans oublier d'abandonner définitivement l' eau minérale transportée par camions dans des bouteilles plastiques, alors que l'eau de notre robinet est d'une qualité supérieure. Cela fait plusieurs fois que je propose au conseil municipal d'embouteiller symboliquement l'eau du robinet et d'organiser une grande manifestation citoyenne pour promouvoir l'eau d'ANNECY. On me répond poliment favorablement. Mais la Ville le fait quand ?






Nous vivons dans un monde où il semble évident qu'il faut un euro « fort » pour lutter contre le chômage, pas d'inflation, des services publics qui ne coûtent pas cher, un salaire minimum « compétitif », des prélèvements sociaux de plus en plus bas, etc.

Heureusement quelques économistes sortent de cette vulgate pseudo scientifique pour donner un éclairage dissonant et préconisent le retour au cher vieux KEYNES qui disait « à long terme, nous sommes tous morts » et plaidait pour améliorer ici et maintenant le sort de la majorité des citoyens par des politiques pragmatiques encadrant le marché dans le sens du bien commun.

C'est le cas de Bernard MARIS, par ailleurs chroniqueur économique de CHARLIE HEBDO et sur FRANCE INTER où on l'oppose régulièrement à la voix de la Bourse, Jean Marc SYLVESTRE, est l'un d'eux et ses « Anti manuels d'économie » en deux tomes : les « fourmis », suivies des « cigales », sont un pur bonheur; même si je crains qu'ils ne soient pas très accessibles par leur style et par la connaissance préalable des présupposés théoriques qu'il se contente de critiquer de belle manière.

Pour avoir subi pendant des années en faculté d'économie à AMIENS, les tenants du « capitalisme monopoliste d'état » et le bréviaire économique communiste des années 70 que nous devions écouter religieusement et recopier à la virgule, j'ai compris que la science économique était une blague : l'économie politique c'est de l'idéologie cristallisée... Et Bernard MARIS met les pieds dans le plat de la meilleure manière.

Par exemple, quand il énonce que l'absence d'inflation sert d'abord à reconstituer une classe de rentiers que l'on flatte en diminuant les droits sur la transmission, au lieu de favoriser le travail, on ne peut que souscrire à ce constat iconoclaste.

Beaucoup plus accessible « l'économie verte » de Pascal CANFIN est un modèle de pédagogie, partant des exemples courants de la vie quotidienne pour expliquer ce que serait une économie écologique dans la période actuelle : la fermeture de l'usine d'à côté, , les OGM, l'économie solidaire, les modèles agricoles, tout y passe, avec le souci du concret et de l'explication. Un livre à mettre entre toutes les mains et que devraient connaître tous les écolos pour pouvoir répondre aux questions de base d'une économie au service de l'homme.











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