En lisant le bulletin municipal d'ANNECY, vous lirez que la Ville compensera les émissions de gaz à effet de serre produits par le survol
de l'hélicoptère qui réalisera la thermographie aérienne d'ANNECY.
La Ville versera donc à l'association de Yann ARTHUS BERTRAND une contribution volontaire permettant de soutenir des projets dans les pays du SUD.
On ne peut que se féliciter d'une part de la thermographie, et d'autre part de la compensation...
Deux idées que j'ai portées tant au conseil municipal qu'à l'agglomération - voir à ce propos mon voeu au conseil d'agglomération sur ce blog à la date du 9 janvier 2007 - et dont je me félicite
qu'elles soient reprises par la Ville.
En savoir plus :
http://www.actioncarbone.org
Nous poursuivons la publication des premiers éléments du programme des écologistes pour les municipales
de 2008.
Une ville défenseure de son territoire d'exception
La Ville doit poursuivre sa politique consistant à affirmer haut et fort :
Pas touche à la loi LITTORAL !
La Ville doit refuser toute participation à la définition du « trait » entre loi montagne et loi littoral : une seule issue politique est possible :
l'abrogation de l'amendement soutenu par MM. ACCOYER & HERISSON. Puisqu'ils nous disent que nous nous inquétons pour rien et que la modification de la Loi LITTORAL ne change rien à la
situation antérieure, alors retirez la ! Nous aurons ainsi le coeur net, Messieurs, et saurons que vous êtes sincères.
La Ville doit assurer la mise à disposition des associations de défense de l'environnement d'un appui logistique à leur action par l'intermédiaire notamment d'une maison de l'environnement, en charge notamment d'informer sur les économies d'énergie.
La Ville doit affirmer haut et fort qu'elle est opposée à toute forme d'abandon de la domanialité du Lac par l'Etat au bénéfice des
collectivités territoriales
La pollution du Lac par les hydrocarbures dénoncée par les pêcheurs et les destructions des roselières qu'ils engendrent doivent conduire à l'interdiction des bateaux à moteur sur le lac dans un délai de 6 ans.
La Ville apportera son soutien au projet du Conseil régional de réserve naturelle régionale volontaire sur le
Lac.
21 ans après TCHERNOBYL, le manque de transparence de l'industrie nucléaire demeure patent. Tandis que les risques d'une explosion nucléaire dans une centrale
des anciens pays de l'Est sont toujours aussi vivaces. Le conseil municipal soutiendra l'Installation d'une balise de mesure de la radioactivité indépendante de l'Etat, en cofinancement avec le Conseil Régional Rhone Alpes.
Le projet de Tunnel sous le SEMNOZ est irrecevable tant que le Schéma de cohérence territoriale n'est pas
adopté et donc tant que des mesures définitives de protection des espaces naturels et agricoles menacés par la modification de la Loi LITTORAL ne sont pas prises : ANNECY n'acceptera
l'éventualité du tunnel que si des transports publics efficaces sont mis en oeuvre vers FAVERGES (SIBRA) et si l'urbanisation de la CLUSE du LAC est maîtrisée.
Enfin, il faut réinsérer ANNECY dans la réflexion stratégique d'aménagement du territoire avec GENEVE et de son canton. Il nous faut participer au
lieu de subir grâce à la reprise de contacts sérieux et réguliers au niveau des premiers magistrats avec GENEVE, pour ne plus découvrir dans la presse les projets de GENEVE avec ses voisines
françaises ANNEMASSE, SAINT JULIEN, etc. alors qu'ANNECY va subir l'impact de l'autoroute A 41 sans aucun accompagnement pour la population qui va souffrir encore plus de la flambée
immobilière.
Une ville irréprochable sur le plan de la gouvernance environnementale et de la déontologie :
Pour ne citer que quelques exemples :
-
Un premier adjoint en charge de la coordination transversale des politiques municipales dans le sens de la sobriété énergétique et de la sauvegarde de
l'environnement
-
La poursuite d'une politique irréprochable de la Ville en matière de marchés publics et la mise en oeuvre d'une
politique d'alerte des pouvoirs publics, de la Direction de la concurrence, etc. si le monopole de fait de l'entreprise CECCON sur les marchés publics de la Ville, de l'agglomération et du
SILA se poursuit.
Au dernier Conseil syndical du 17 décembre, les élus VERTS au SILA, par la bouche de Jean Louis MOLIE, ont été une fois de plus bien seuls pour interpeller Pierre
HERISSON et Pierre BRUYERE sur leur gestion du SILA, ont posé à ces derniers deux questions précises.
Sur le budget :
Nous allons dépenser 10 millions d'euros pour les collecteurs.
Quel est le montant
total des investissements prévus par le SILA ?
Comment arrivez vous à financer de tels investissements sans augmenter les
tarifs ?
Comment justifier des travaux aussi coûteux qu'un collecteur à LESCHAUX pour quelques maisons, sinon par les
promesses que M. HERISSON fait aux communes au nom du SILA pour se faire élire sénateur ?
Nous sommes inquiets de
l'application de tarifs qui, pour des raisons politiques, demeurent stables, mais qui ne tiennent pas compte de la réalité des dépenses engagées.
Les élus VERTS craignent que ceci ne masque une véritable bombe à retardement pour les finances du SILA et donc des collectivités
adhérentes.
Sur l'assainissement Pierre BRUYERE a confirmé un projet de financement à hauteur de 10M€ pour les collecteurs sur un budget assainissement de 15 M€. Il a rappelé
que l'étude du cabinet financier avait conclu à la possibilité d'un investissement annuel de 10M€ avec une augmentation de 3 centimes, mais que cette augmentation n'était pas nécessaire pour
2008, et ce malgré la baisse de l'auto-financement (724 K€ au lieu de 1,3 M€). Il a, sans que je lui demande, indiqué le coût définitif du collecteur du "Sépulcre" réalisé cette année : 9,4M €
suite à négociation après appel d'offre infructueux (estimation de départ : 7,6M€).
Pierre HERISSON a ajouté que concernant l'épuration des eaux il n'y avait pas de gros investissements à prévoir dans les quelques années qui viennent,
le SILA étant aux normes européennes en vigueur en 2015. Il s'est également lancé, sans liens apparents, dans un historique de l'élargissement du SILA qui ne devrait rien, selon lui, à une
volonté délibérée de son président....
REMARQUES :
L'autofinancement est réduit de moitié, mais tout irait pour le mieux... Etonnant NON ?
Et les prix d'un collecteur dérapent de 1,8 Million d'euros, soit de 24% et cela ne suscite aucune remarque ni du Bureau du SILA, ni de son Conseil syndical.
Un dérapage qui représente à lui seul 18 % du budget annuel des collecteurs.
Et cela ne fait pas réagir le reste du conseil syndical ?
Dans quelles commune accepteraient ils une telle inflation ou une telle erreur de chiffrage initial ? Ou les deux ?
Sur les Déchets :
Que ferons nous quand CHAMBERY ne nous livrera plus ses ordures ménagères dans quelques semaines ?
L'usine de CHAVANOD est maintenant surdimensionnée.
Avez vous élaboré des simulations de prix pour la période
proche où CHAMBERY sera redevenu autonome ?
Sur la question des tonnages de l'usine de Chavanod, Pierre HERISSON a indiqué que le SILA travaillait à une mise en réseau des usines du secteur ce qui devrait
permettre d'équilibrer la charge en fonction des baisses de tonnage de certains et de ne pas avoir à construire d'autres incinérateurs (Pas de remplacement de Gilly par exemple). Chambéry sera
opérationnel au 4ème trimestre 2008, mais Chavanod absorberait alors une part plus importante de Gilly. Tout Gilly ne pourra cependant pas être absorbé par Chambéry + SILA. Ce qui constituerait
une réserve pour des baisses ultérieures...
Au niveau budgétaire, Pierre BRUYERE. a souligné la prudence de la prévision
2008 (11 KT) par rapport au constat 2007 (16 KT).
REMARQUES :
Pierre HERISSON a l'art de noyer le poisson.
(a) Comment la mise en réseau des différents incinérateurs aurait elle pour conséquence d'amener de la charge à CHAVANOD ? Au contraire, CHAMBERY
METROPOLE s'est lancée dans une opération d'envergure pour la réduction des déchets à l'initiative des élus VERTS de l'agglomération.
(b) Quant à GILLY SUR ISERE, les élus d'ALBERTVILLE veulent leur incinérateur qu'ils baptisent pour l'occasion « ECO PARC »... Ils n'y ont
nullement renoncé... Pierre HERISSON invoque donc un avenir radieux auquel il est le seul à croire.
(c) Il est confirmé que le SILA navigue à vue sans estimation budgétaire chiffrée des différents scénarios à partir de la fin
2008.
Bien entendu, nous n'en resterons pas là et allons préciser nos demandes d'explication sur le budget du SILA.
J'ai appris au moins une chose en participant aux réunions du SILA.
C'est que c'est un excellent moyen de devenir sénateur et de le rester en faisant des promesses aux Maires qui le rejoignent et en faisant payer les travaux qu'ils n'ont pas réalisés jusqu'alors
par ceux qui sont déjà adhérents...
A commencer par les communes de l'agglomération d'ANNECY qui finance 80% du buget du SILA pour le plus grand bonheur des communes qui rejoignent tardivement le syndicat du Lac pour en obtenir
l'expertise technique, mais aussi le financement mutualisé.
Bernard BOSSON aimait à dire que les habitants des HLM d'ANNECY paient le raccordement à l'égout des riches qui se font construire de belles villas de plus en plus loin de la ville centre.
Il n'avait pas tout à fait tort.
Le reproche que l'on peut lui faire est de ne pas avoir vu comment le SILA pouvait devenir une machine de guerre efficace contre lui.
N'envoyant pas d'élu suffisamment aguerri au Bureau du SILA pour défendre les intérêts de la Ville, Bernard BOSSON a laissé l'influence de Pierre HERISSON s'étendre.
Tant que ce dernier était à l'UDF, tout allait pour le mieux.
Mais quand, après le ralliement de Pierre HERISSON à Charles MILLION dans l'alliance avec le FRONT NATIONAL à la Région RHONE ALPES, son ancien suppléant est passé dans le camp de l'UMP, il était
trop tard...
Bernard BOSSON s'est réveillé trop tard lorsqu'il a commencé à se rendre compte avec l'affaire de l'abandon de la domanialité, puis de la loi littoral, que le SILA était devenu un outil politique
de clientélisme qui se retournait contre lui.
A suivre...
J'ai déjà abordé sur ce blog à plusieurs reprises la question des diminutions de prise de poisson par les pêcheurs amateurs du
Lac, et les alertes lancées par les associations de pêche.
Monsieur André VALIBUS m'informe que les pêcheurs organisent une réunion publique salle Pierre LAMY ce 20 décembre à 20.30 pour présenter les résultats d'une étude sur la pollution des
sédiments du lac par les bateaux à moteur.
Je suis personnellement favorable à l'interdiction des bateaux à moteur sur le lac et leur remplacement par des bateaux électriques comme cela se pratique sur de nombreux lacs suisses.
Notamment l'interdiction totale des bateaux de forte cylindrée qui endommagent les quelques roselières qui restent.
Une pétition en ce sens avait réuni des milliers de signatures au début des années 90.
Nous y reviendrons dans la campagne municipale.
Commentaires