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Elections 2007

L'Alliance pour la planète rappelle que tous les engagements environnementaux ne se valent pas

Paris, France - Le 03/04/07 - Au lendemain du rassemblement réussi du Trocadéro, initié par l'ensemble des associations environnementales, l'Alliance pour la Planète tient à rappeler que sur la base des évaluations qu'elle a menées, tous les programmes environnementaux des candidats ne se valent pas.

« Les candidats ont incontestablement travaillé sur les enjeux environnementaux depuis plusieurs mois et ont amélioré leur prise en compte dans leurs programmes présidentiels. C'est un saut qualitatif significatif. De plus en plus de candidats comprennent que les mesures de rupture que nous recommandons sont essentielles pour que d'autres politiques, plus respectueuses de l'environnement et plus créatrices d'emplois, soient possibles. Nous souhaitons que chaque électeur puisse constater l'engagement écologiste de celui ou de celle qui va diriger notre pays », déclare Serge Orru, directeur du WWF- France.

« Les progrès réalisés par la plupart des candidats en matière d'environnement ne signifient pas que les engagements des différents candidats se valent ! Il existe entre eux des différences notables dans l'approche des principaux enjeux écologiques et surtout dans la nature des politiques publiques à engager pour y faire face. Notre notation vise à ce que chaque citoyen puisse savoir quels sont les candidats qui, au delà des grands discours, sont prêts à s'engager sérieusement et concrètement. Pas question pour l'Alliance que les effets de mode sur l'environnement entraîne un "verdissement" généralisé des programmes politiques. L'expérience nous impose l'objectivité et le discernement », ajoute Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France.

« C'est la première fois que des associations notent des candidats sur les enjeux écologiques. C'est notre responsabilité d'organisations de la société civile, actives dans la protection de l'environnement depuis des décennies et réunissant plusieurs centaines de milliers de militants, d'interpeller et d'évaluer les candidats sur les politiques environnementales qu'ils entendent impulser une fois au pouvoir », poursuit Sandrine Mathy, présidente du Réseau Action Climat-France.

« Cette notation va peut-être plaire ou déplaire, mais chacun peut consulter le détail des notes attribuées sur le site internet de l'Alliance pour la planète et vérifier l'impartialité de nos travaux. Notre démarche est citoyenne et porte sur l'environnement. Elle ne constitue pas un appel à voter pour tel ou tel candidat, ou telle ou telle candidate, mais à donner des critères d'appréciation d'une dimension importante de leur programme. Nous continuerons à faire pression sur tous les candidats pour que l'excellence environnementale soit la règle et, quelque soit le résultat le 6 mai prochain, nous serons présents sur le terrain pour que la cause environnementale soit défendue avec ambition et obstination », conclut Anne Bringault, directrice des Amis de la Terre.


Pour rappel, notre notation des programmes environnementaux des candidats du 30 mars a donné les résultats suivants : Dominique Voynet : 17,5 ; José Bové : 16 ; Ségolène Royal : 16 ; Olivier Besancenot : 13,5 ; François Bayrou : 13 ; Marie George Buffet : 9,5 ; Nicolas Sarkozy : 8,5 ; Philippe de Villiers : 7 ; Arlette Laguiller : 6 ; Jean-Marie Le Pen : 6 ; Frédéric Nihous : 6 ; Gérard Schivardi : programme non évaluable (non noté le 26 février).

Les images se bousculent alors que la campagne présidentielle s'accélère.

Avant hier, c'était la manifestation de Nicolas HULOT au TROCADERO avec quelques vedettes.

Nicolas HULOT serrant la main de SARKOZY et faisant mine de croire que ce dernier serait écolo compatible. Comment peut on s'illusionner autant ?

Heureusement Corinne LEPAGE rappelle que le programme écolo de l'UMP, c'est d'abord la relance du nucléaire.

Et Nicolas HULOT qui refuse de soutenir VOYNET tout en lui faisant la bise : un baiser de Judas ?

Le pacte écologique se révèle être une fantastique lessiveuse où les grands pollueurs et leurs affidés peuvent ressortir tous blancs sans qu'on leur demande des comptes sur le passé.

Mais cette entreprise d'absolution profite à qui ?

Qui a fait voter la modification de la loi littoral sur les grands lacs français ?

Qui a permis d'abandonner la domanialité des espaces lacustres par l'Etat ?

Qui, chaque jour, impose dans le plus grand secret de nouveaux champs d'OGM en plein champ ?

Dommage que le site internet du pacte écologique refuse de me répondre pour savoir si Bernard ACCOYER et Pierre HERISSON ont signé le pacte écologique...





Je lis dans TELERAMA la critique d'un documentaire sur LIP : la lutte des ouvriers de la manufacture de montres à partir de 1973 pour sauver leurs emplois.

On leur doit encore aujourd'hui l'assurance garantie sur les salaires qui garantit le paiement des indemnités de licenciement aux salariés dans les entreprises en redressement ou en liquidation judiciaire, car le pouvoir n'a pas voulu de nouvelles ventes de produits fabriqués par les salariés occupant leur usine : « On fabrique, on vend, on se paie »...

J'avais un peu plus de 17 ans et je rentrais en classe préparatoire, lorsque le 11 septembre 1973, survint le coup d'Etat au CHILI, le suicide de Salvador ALLENDE, cette photo qui m'émeut à chaque fois comme au premier jour d'ALLENDE avec un casque et un malheureux fusil à la porte du palais présidentiel de LA MONEDA devant les chars de PINOCHET.

De LIP et du CHILI est né mon engagement politique..

A l'époque, le parti qui était en «prise » avec cette réalité, c'était le PSU, parti socialiste unifié, un « groupuscule » issu de la SFIO car il refusait la politique algérienne de la vieille social-démocratie, mais aussi critique farouche du stalinisme, il devait « inventer » l'autogestion, le cadre de vie, la prise en compte de l'environnement, etc. Charles PIAGET et la plupart des syndicalistes de LIP en étaient membres. Il était alors dirigé par Michel ROCARD. J'adhérais tout naturellement à ce petit parti militant, actif, exigeant, mais magnifiquement convivial, ouvert, laboratoires d'idées, qui joua un rôle déterminant dans le mouvement social qui permit la loi VEIL sur l'avortement ou les premières critiques contre l'énergie nucléaire dès 1975.

Je suis trois fois plus vieux qu'en 1973.

Mais, au PSU hier, comme chez les VERTS aujourd'hui, j'ai le sentiment que les combats ou les préoccupations de ces petits partis prennent en compte des enjeux que les autres ne voient pas ou ne veulent pas voir : les OGM hier, le nucléaire avant hier, le réchauffement climatique aujourd'hui, grâce à leur liberté institutionnelle et leur activisme,

Alors même à 1% dans les sondages, je fais la campagne de Dominique VOYNET, petite candidate avec des grandes idées, quand tant de grands candidats frappent par l'étroitesse de leur réflexion.

C'est ma façon d'être fidèle à mes 17 ans, on peut être très sérieux quand on a 17 ans, n'en déplaise à Monsieur RIMBAUD.

Je suis effondré d'entendre l'UMP vouloir réhabiliter la valeur « TRAVAIL ».

Comme si les français ne travaillaient pas. Comme si les gains de productivité auxquels nous avons assisté y compris depuis la réduction du temps de travail n'étaient que des leurres. Comme si le nombre d'accidentés du travail ne démontrait pas la constance de l'exposition aux risques professionnels, tandis que les maladies professionnelles sont outrageusement sous estimées...

Mais il ne s'agit pas là de faire un constat, il s'agit de faire de l'idéologie bien réactionnaire, comme sur le ministère de l'identité nationale. Maintenant que LE PEN a ses signatures : il faut aller pêcher ses voix dès le premier tour. N'oublions jamais qu'en HAUTE SAVOIE, toute l'UMP avait soutenu l'alliance de Charles MILLION et du F-Haine à la Région.

Il s'agit en réalité de passer sous silence les suicides professionnels du Technopole de RENAULT ou ceux d'EDF, et combien d'autres qui ne sont pas médiatisés, mais trahissent le désarroi de salariés poussés à bout par une pression de plus en plus forte pour des résultats à court terme, et dont le terme de harcèlement moral rend bien mal compte.

Il faut lire à ce sujet « SOUFFRANCE EN FRANCE » de Christophe DEJOURS pour se rendre compte combien l'éclatement des collectifs de travail du fait de la perte de vitesse des syndicats et de la multiplication des statuts dans la même entreprise (intérimaires, sous traitants, etc.) a produit de la maladie mentale.

Je suis stupéfait et ému à chaque fois du nombre de salariés qui me consultent et dont le seul discours est un appel à l'aide : « Débrouillez vous, mais je ne veux plus retourner dans la boite ! ».

Souffrance de ces hommes et de ces femmes qui ont (trop) investi dans le travail et se trouvent désemparés par la violence d'un nouveau chef, par le cynisme d'un dirigeant, ou devant l'abandon de leur équipe trop contente que la pression soit mise sur le collègue que sur eux... Et comme le collectif n'existe plus pour servir de médiateur, ou pousser le coup de gueule qui remet les choses en place avant qu'elles ne deviennent pathogènes...

Alors réhabiliter le travail, certes, mais pour le rendre digne et supportable pour tous, dans un cadre collectif régulé par des structures de représentation du personnel reconnues et efficaces.

La CFDT de HAUTE SAVOIE organise bientôt un débat sur ce thème de l'utilité des syndicats : venez y !

La prévention efficace du harcélement et de la discrimination c'est l'action de groupe et la solidarité.


J'ai été invité ce mercredi par l'ALLIANCE POUR LA PLANETE à présenter le dossier judiciaire de l'incinérateur de GILLY SUR ISERE. L'ALLIANCE lançait à cette occasion un moratoire pour la construction de nouveaux incinérateurs . Une nouvelle occasion de rencontrer des militants associatifs de la protection de la nature de niveau national, et de mesurer l'impact de la candidature de BAYROU dans la mouvance écologiste.

Tous reconnaissent la qualité et le sérieux de Dominique VOYNET et son engagement sans faille à leurs côtés pendant ses années au ministère de l'environnement. Aucune ministre n'a fait autant dans un environnement qui ne lui était pas favorable dans les arbitrages de Lionel JOSPIN. Mais plusieurs pensent que l'élection de François BAYROU serait un tel cataclysme politique qu'elle permettrait peut être enfin de sortir de la République impériale dans laquelle nous vivons depuis 1958.

Je lis sous la plume de Jacques JULLIARD dans Libération que cela nous ferait retomber dans l'ornière de la République des partis, comme si nous pouvions nous enorgueillir d'un fonctionnement démocratique exemplaire quand le Président de la République concentre autant de pouvoirs directs ou occultes, quand un ministre français ne démissionne jamais quand son ministère a failli, quand la FRANCE n'arrive pas à faire vivre trois quotidiens nationaux, quand des scandales sanitaires comme celui de l'amiante n'entraînent aucune remise en cause dans la politique de prévention des risques sanitaires, quand on attend encore une expertise sérieuse des cancers dus au nucléaire, etc.

Bref, François BAYROU apparaît comme un candidat de rupture démocratique.

Et l'UDF partage avec les VERTS ce souci de reconnaître à chaque famille politique sa place propre par l'intermédiaire de l'introduction de la proportionnelle aux élections, ce qui nous oblige les uns et les autres à passer des alliances électorales pour être représentés... Et à subir les foudres du vote utile lorsque les électeurs décident de penser d'abord au second tour avant de voter pour le premier.

Mais cette fois, c'est l'UDF qui est en passe de représenter le vote utile pour une partie de l'électorat écologiste... sur le dos des VERTS.

A charge de revanche !







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