Trop peu de participants à notre soirée sur la réduction des déchets à la source... Quel regret alors que l'exposé de Dany DIETMANN méritait une bien meilleure audience... Aucun élu n'avait jugé utile de se déplacer; l'incinérateur marche si bien !

Dany DIETMANN a centré son propos sur le fait que nos déchets sont un réservoir de produits recyclables dont le prix de revente augmente de mois en mois, du fait de la rareté croissante des matières premières, y compris nos pots de Yaourts avec lesquels une entreprise berlinoise fabrique du fuel... Et qu'il ne faut donc surtout pas les incinérer mais les valoriser de la manière la plus efficace possible. Moratoire donc sur les nouveaux incinérateurs comme l'a proposé Dominique VOYNET.

Et puis, en avant sur la réduction à la source grâce à la pesée embarquée : une puce sur la poubelle identifie le logement qui produit les déchets et lui facture spécifiquement ce qu'il a produit par une redevance individualisée, comme la facture d'eau, de téléphone ou d'électricité, et non sur la base de la taxe d'habitation forfaitaire et qui n'incite nullement à réduire ses déchets.

J'ai formulé ces propositions à la C2A. On m'a écouté gentiment mais la majorité ne veut rien faire, car cela réduirait les déchets incinérés à CHAVANOD et en deçà d'un certain seuil l'incinérateur fonctionnera moins bien.

Alors, on invente tous les prétextes pour ne rien faire - comme cette fable selon laquelle les gens vont remplir la poubelle de leur voisin, alors qu'il suffit de faire payer la levée de manière forfaitaire pour que les habitants ne la sortent que quand elle est pleine ! - et continuer le gaspillage.

Et dire qu'il y a encore des crédules pour penser que sans élus écologistes, on peut faire avancer les choses en faisant confiance aux élus majoritaires en place, bien évidemment signataires du pacte de Nicolas HULOT...

Je lis dans TELERAMA la critique d'un documentaire sur LIP : la lutte des ouvriers de la manufacture de montres à partir de 1973 pour sauver leurs emplois.

On leur doit encore aujourd'hui l'assurance garantie sur les salaires qui garantit le paiement des indemnités de licenciement aux salariés dans les entreprises en redressement ou en liquidation judiciaire, car le pouvoir n'a pas voulu de nouvelles ventes de produits fabriqués par les salariés occupant leur usine : « On fabrique, on vend, on se paie »...

J'avais un peu plus de 17 ans et je rentrais en classe préparatoire, lorsque le 11 septembre 1973, survint le coup d'Etat au CHILI, le suicide de Salvador ALLENDE, cette photo qui m'émeut à chaque fois comme au premier jour d'ALLENDE avec un casque et un malheureux fusil à la porte du palais présidentiel de LA MONEDA devant les chars de PINOCHET.

De LIP et du CHILI est né mon engagement politique..

A l'époque, le parti qui était en «prise » avec cette réalité, c'était le PSU, parti socialiste unifié, un « groupuscule » issu de la SFIO car il refusait la politique algérienne de la vieille social-démocratie, mais aussi critique farouche du stalinisme, il devait « inventer » l'autogestion, le cadre de vie, la prise en compte de l'environnement, etc. Charles PIAGET et la plupart des syndicalistes de LIP en étaient membres. Il était alors dirigé par Michel ROCARD. J'adhérais tout naturellement à ce petit parti militant, actif, exigeant, mais magnifiquement convivial, ouvert, laboratoires d'idées, qui joua un rôle déterminant dans le mouvement social qui permit la loi VEIL sur l'avortement ou les premières critiques contre l'énergie nucléaire dès 1975.

Je suis trois fois plus vieux qu'en 1973.

Mais, au PSU hier, comme chez les VERTS aujourd'hui, j'ai le sentiment que les combats ou les préoccupations de ces petits partis prennent en compte des enjeux que les autres ne voient pas ou ne veulent pas voir : les OGM hier, le nucléaire avant hier, le réchauffement climatique aujourd'hui, grâce à leur liberté institutionnelle et leur activisme,

Alors même à 1% dans les sondages, je fais la campagne de Dominique VOYNET, petite candidate avec des grandes idées, quand tant de grands candidats frappent par l'étroitesse de leur réflexion.

C'est ma façon d'être fidèle à mes 17 ans, on peut être très sérieux quand on a 17 ans, n'en déplaise à Monsieur RIMBAUD.

Le Conseil municipal examine ce lundi le rapport annuel sur les marchés publics passés en 2006.

L'entreprise CECCON a remporté tous les appels d'offres concernant les VRD « Voies et réseaux divers » et le génie civile ou la maçonnerie lancés par la Ville.


Comment expliquer un tel monopole ?

Accuser le maire de favoritisme ? C'est ce que la Chambre régionale des comptes avait subodoré avant de se rendre compte, suite aux explications de Bernard BOSSON que les procédures mises en place étaient parfaites et que c'est parce que CECCON est SYSTEMATIQUEMENT le moins disant qu'il est retenu par une commission d'appel d'offres où nous siégeons, et qui respecte strictement le code des marchés publics.

Et puis franchement si c'était du copinage, il serait caché par une dose de haine personnelle qui laisse pantois quand on lit le droit de réponse de Thierry CECCON à Bernard BOSSON dans la revue KAELE, suite à l'interview de Bernard BOSSON, en particulier sur la carrière d'ANNECY LE VIEUX...

Toujours est il que si ce n'est pas la Ville qui favorise CECCON, comment expliquer une telle razzia ? Razzia qui n'est pas le fait de cette année seulement, mais la suite d'un scénario écrit de longue date...

N'y a t-il pas d'autres entreprises de BTP en HAUTE SAVOIE ? Aucun groupe national qui serait intéressé par une implantation dans une ville riche dans un département riche ? Personne pour venir sérieusement concurrencer M. CECCON ?

Eh bien non, le marché annécien est un monopoly où l'entreprise CECCON est systématiquement gagnante.

Cela s'appelle un monopole et un monopole qui n'est pas décidé par l'Etat l'est par les ententes entre les entreprises; c'est l'histoire économique qui nous l'apprend.

Alors que se passe t-il à ANNECY, pourquoi aucune entreprise ne prend- elle le risque de proposer un tarif en deçà de celui de CECCON ?

Y aurait il un Saint CECCON au paradis qui tuyaute l'entreprise CECCON sur les prix de ses concurrents de manière à ce que cette entreprise connaisse sur tous les marchés de la ville d'ANNECY les prix des autres soumissionnaires, avant de déposer elle-même son offre de prix ?

Et si il n'est pas au paradis, il est où Saint CECCON ?

Le groupe de la gauche plurielle a demandé il y a deux ans une enquête à la direction de la concurrence, enquête qui n'a jamais eu lieu...



Le Conseil régional est venu présenter le projet de schéma régional des transports collectifs mercredi 21 mars à ANNECY.

Le Vice Président SOULAGE a rappelé que la Région assurait la programmation, mais que les décisions d'investissement demeuraient du ressort de Réseau Ferré de France (RFF) et que le Conseil régional n'avait donc pas la main sur tout.

Les votes instantanés avec les boitiers électroniques faisaient penser aux débuts des VERTS où l'on avait recours à ces outils pour voter pour savoir si l'on devait voter. Ce type de gadget est ludique, mais on ne voit vraiment pas quelle crédibilité peut avoir une telle consultation dans une salle aussi peu représentative, mais bon, cela doit faire « participatif ».

Ce que j'ai retenu de cette réunion, c'est la constance des interventions pour souligner la nullité de l'offre de transports ferroviaires dans notre département, résultat de 50 années de « jeanfoutisme » des élus départementaux dans ce domaine, avec ces voies uniques et ce retournement à LA ROCHE SUR FORON pour aller sur GENEVE par exemple et l'insistance à enfin développer des projets permettant de partir d'ANNECY en train pour aller à GENEVE et à LYON dans des conditions de durée acceptables.

Le problème, c'est que le nom d'ANNECY n'est jamais cité par le projet de Schéma.

Bernard BOSSON il y a quelques semaines, Jean Luc RIGAUT au cours de la réunion, s'en sont émus, mais c'est bien tard.

Manifestement la Ville n'est pas intervenue là où il le fallait et quand il le fallait en faveur d'une politique de transports ferroviaires concernant notre ville.

Sans doute tétanisé par le soutien à l'A 41, Bernard BOSSON n'a pas pris au sérieux le dossier ferroviaire et vient maintenant se plaindre de la préférence donnée à la conurbation GENEVE – ANNEMASSE dans le schéma régional.

Sans doute, comme l'a expliqué Bernard SOULAGE, bénéficierons nous des aménagements entre LYON et CHAMBERY, dans la mesure où le train ne fera plus demi tour dans cette gare.

Il est sans doute trop tard maintenant pour inverser la tendance.

Et l'UMP s'opposera à tout investissement sérieux dans le ferroviaire à l'agglomération..

Il faudra bien faire tomber quelques euros dans l'escarcelle de BOUYGUES et devoir prendre un bus pour emprunter l'A 41 pour aller prendre le train à BELLEGARDE, pour monter dans un vrai TGV, vous ne trouvez pas cela efficace et moderne ?







Ce jeudi 22 mars, les Amis de la Terre, ADABIO et La terre en héritage ont organisé au lycée agricole de POISY un débat contradictoire sur les OGM entre Gilles Eric SERALINI – dont il faut lire les livres consacrés à ces sujets- et un représentant de MONSANTO, quelques jours après que le laboratoire de M. SERALINI eût démontré que les études de toxicité sur le rat d'un maïs transgénique avaient été bien mal faites... et que cet OGM était dangereux pour la santé de manière flagrante.

La grande affluence pour cette réunion avec des personnes debout pendant les 3 heures de débat dans l'amphithéâtre de 300 places.

Et le regret que dans une démocratie comme la nôtre, ce soit les associations qui dussent organiser le débat contradictoire, tant l'Etat est devenu une machine partiale au service du pouvoir et de ses lobbies.

Ainsi sur les OGM, Dominique VOYNET écrivait sur son blog du 20 mars :

« Le Journal officiel publie ce matin (20 mars) les décrets destinés à transposer la directive européenne 2001-18 sur la dissémination et la mise sur le marché d'organismes génétiquement modifiés. Si cette décision n'est pas une surprise, elle n'en constitue pas moins une insulte aux principes de précaution, de transparence et de dialogue social. Cette transposition par décrets, partielle et partiale, prive les citoyens du débat démocratique qu'ils réclament, avec les écologistes et les associations de protection de l'environnement, depuis plusieurs années.

Comme on n'a cessé de le craindre, ces décrets organisent le contrôle des OGM par les semenciers : pyromanes déguisés en pompiers, les semenciers pourront décider d'eux-mêmes de ce qui sera public et de ce qui sera confidentiel. Dans quelle activité, dans quel pays, voit-on les pollueurs être leurs propres gendarmes ?

Les textes ne prévoient pas davantage de mesure de précaution des cultures conventionnelles et biologiques des risques de contamination. Rien non plus sur l'accès des citoyens aux études d'impact environnemental et sanitaire ; rien sur le registre public des cultures OGM, tant de fois promis ; rien sur la responsabilité du pollueur en cas de contamination, ni sur les conditions d'indemnisation des victimes...

Ces textes vides ne portent la marque que de l'irresponsabilité et le cynisme d'un gouvernement qu'il est décidément temps de congédier. Dans tous les cas, de telles positions disqualifient les grandes déclarations d'intentions écologiques du candidat Nicolas Sarkozy, ministre d'un gouvernement au bilan dramatique en la matière. »


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