Rencontre troublante tout à l'heure à RABAT dans un marché artisanal.
Deux femmes voilées portant sur le visage des  barres de fer sur la bouche et sur le nez en train de faire leurs courses dans un centre artisanal.
Autour d'elles, des hommes en costume cravate, oreillettes dans les oreilles.
Au dehors une mercedes blanche d'une taille impressionnante où ces deux femmes sont montées;
tandis que les gardes du corps montaient en trombe dans de grosses BMW...
On me dit que ce doivent être les épouses d'un prince saoudien ou d'une autre pétromonarchie.
Malaise terrible d'une pratique aussi barbare simultanément à une modernité éclatante et à'un luxe ostentatoire.
Ce matin sur le marché une femme complètement voilée et gantée de noir dans la poussière et le dénuement le plus total.
Images d'un islam rétrograde... dont le femmes font les frais.

Jacques CHIRAC mis en examen... 20 ans après les infractions qu'il a commises,
voilà qui ne manque pas de sel...
Pourquoi donc notre système judiciaire tarde t-il autant à engager des procédures pénales dans les dossiers "sensibles" ?
L'affaire de l'amiante sera peut être  jugée dans quelques années.
Les cancers de TCHERNOBYL sont encore en enquête alors que les faits datent de 1986.
Dans tous les cas, 20 ans ont passé depuis les faits !
Une décision de justice si longtemps après les faits n'aura plus aucune utilité... si elle devait avoir lieu, ce qui n'est nullement assuré !
SARKOZY a déjà annoncé qu'il voulait dépénaliser les infractions économiques et en particulier l'abus de biens sociaux.
Une nouvelle loi sera bienvenue pour finir de retirer cette épine du pied de Jacques CHIRAC.
Gageons que l'UMP mettra tout en oeuvre pour cela.
Sans compter toutes les chausse trappes de la procédure pénale qui permettront sans doute de passer le dossier aux oubliettes...
Mais, au moins, certains magistrats ont décidé de ne pas abdiquer leur pouvoir d'enquête et de mise à jour de la vérité. Et c'est plutôt réconfortant.
Comment ne plus contribuer au réchauffement climatique, voilà qui sera, je l'espère, le débat essentiel des prochaines municipales.
Je n'attends personnellement rien de déterminant sur le plan de la politique nationale.
Il est contradictoire de vouloir réduire les gaz à effet de serre et de développer un super avion comme l'A380.
Il faudrait utiliser l'intelligence de nos ingénieurs pour réduire notre empreinte écologique, pas pour l'augmenter.
Dans cette réflexion sur la diminution forte et durable de notre impact sur la planète, les "éco-quartiers" sont un élément essentiel d'une politique municipale visant à la sobriété énergétique.
Dans le quartier BedZED à SUTTON près de LONDRES, on trouve de l'isolation renforcée, de la lumière naturelle, pas de recours aux énergies fossiles, eau de pluie recyclée, usage de la voiture limité, vraie mixité des fonctions, réseau de transports en commun installé préalablement à la construction des bâtiments. Tout a été calculé dès la conception pour réduire de moitié l'empreinte écologique par rapport à des bâtiments et des modes de vie similaires. Même les robinets sont équipés de mitigeurs et d'un système d'air à l'arrivée pour économiser l'eau.
Résultat pour les habitants de ces sept imposants corps de bâtiments, dotés d'une serre et d'un jardinet par appartement, des dépenses de chauffage réduites de 90%, des consommations d'énergie diminuées de 70%, un volume de déchets en chute de 75% pa rapport aux habitations classiques et un cadre de vie très agréable...
Dans la liste des juridictions supprimées, vient s'ajouter le Conseil des prud'hommes de THONON LES BAINS.
Décision attendue puisque depuis des années, la Chancellerie et le MEDEF ont conduit, de concert, une démarche qui n'avait pas d'autre but.
Le refus des conseillers employeurs de siéger au Conseil, accompagné de poursuites pénales contre les conseillers salariés qui passaient trop de temps à y travailler, n'a pu aboutir au but recherché : La chambre correctionnelle de la Cour d'appel de CHAMBERY les a relaxés.
Le CPH de THONON devait donc réouvrir.
Mais, heureusement pour la Chancellerie, il y a le plan "B" : la carte judiciaire.
On va donc supprimer le CPH à ce titre...
Il sera amusant de connaître les mauvaises raisons objectives qui vont être données, alors par exemple que le CPH d'AIX LES BAINS, qui n'a plus qu'une activité confidentielle, ne semble pas concerné... que le tribunal d'instance y est supprimé, et que nous sommes à moins de 10 kilomètres de CHAMBERY...
En réalité, la Chancellerie a voulu faire de THONON LES BAINS un "exemple" pour imposer aux juges prud'homaux - puis aux magistrats professionnels- des quotas de temps de rédaction de leurs décisions.
En jugeant que le juge est seul maître - en conscience -  du temps qu'il doit passer à prendre sa décision, la Cour d'appel de CHAMBERY a tué dans l'oeuf une telle normalisation de l'activité du juge...
La Chancellerie a donc ordonné au Procureur Général de former un pourvoi en cassation contre cette décision éminemment symbolique...
Nous verrons ce que la Cour de cassation nous dira.
Mais il fallait, de toutes façons, punir les conseillers salariés de THONON :
la fermeture de leur CPH n'a pas d'autre raison.
Au demeurant, le nombre de Conseils des prud'hommes supprimés est bien plus important en proportion que celui des autres juridictions : encore un cadeau offert par SARKOZY au MEDEF : l'éloignement géographique des CPH pour des salariés licenciés est un facteur évident de diminution des contentieux prud'homaux...

Dominique VOYNET a posé cette question le 15 novembre au Sénat.

Elle explicite notre incrédulité devant les annonces contradictoires de l'omniprésident en matière environnementale.

 

Ma question s’adresse à M. le Ministre d’Etat chargé de l’Ecologie.

Le Grenelle de l’Environnement s’est terminé, le 25 octobre dernier, sur une impressionnante série d’annonces. Le Président de la République s’est engagé.

Mais qui faut-il croire ? Le Président de la République qui admet, en conclusion du Grenelle, que l’Etat a eu tort de se désengager du développement des transports urbains, ou le même, qui confirme aux maires de grande ville, à Grenoble ou à Strasbourg, que le « grand contournement routier » pour lequel ils font depuis si longtemps le siège des ministères, sera tout de même réalisé ?

Qui faut-il croire ? Le Président de la République qui, en clôture du Grenelle, dit qu’il ne veut pas créer de nouveaux sites nucléaires ou le même qui annonce la construction d’un nouvel EPR, lors d’une visite surprise à Penly ?

C’est ma première question, Monsieur le Ministre d’Etat : Qu’est-ce-qui fait foi ? Les engagements solennels du 25 octobre ou les annonces faites depuis, en ordre dispersé ?

Les conclusions du Grenelle, qui insistent sur la nécessité de réduire rapidement les émissions dues au transport aérien, ou la promesse de développer le low cost, faite moins d’une semaine plus tard ? Un seul aller-retour en avion Paris-Ajaccio génère 540 kg de dioxyde de carbone. Le même trajet, en TGV, puis en ferry, émet 50 fois moins de carbone.

Où est le courage, où est la rupture quand, à la hausse des prix des hydrocarbures, qu’on sait durable, on répond une fois de plus par des subventions à la consommation, qui ne font que retarder encore l’adoption de solutions de fond ?

Où est la cohérence, où est la rupture quand on proclame que c’en est fini de l’absurde logique de l’incinération des déchets ménagers, mais qu’aucun des projets existants n’est remis en cause, ni à Fos-sur-Mer ni ailleurs ?

C’est toute la difficulté de l’exercice, Monsieur le Ministre : les tiroirs sont plein de vieux projets – autoroutes, rocades, incinérateurs, agro-carburants - à la fois coûteux et inadaptés à la nouvelle donne écologique et énergétique.

Si on cède à la force de l’habitude, si on consacre les marges budgétaires dont on dispose à financer les mauvais projets d’hier, comment espérer que les politiques plus adaptées, qui parient sur l’évolution des comportements et des habitudes de consommation, sur l’engagement des entreprises, sur des solutions techniques plus sobres, puissent se concrétiser ?

Je souhaite que vous réussissiez. Pour ça, il faut trois ingrédients. La volonté. Vous l’avez. La cohérence. Elle n’est pas, pas encore, au rendez-vous. Les moyens budgétaires. Ils sont inexistants. Sur ce point aussi, Monsieur le Ministre, votre réponse est indispensable.

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