Le compte rendu de l'ESSOR daté du 27 décembre sur la réunion des pêcheurs en colère est intéressante.
Elle comporte un passage extrêmement important.
"Puis le sénateur-maire faisait la liste de ses propositions :
transférer la propriété du lac au SILA,(...)"
Un projet que Bernard BOSSON et moi avons combattu dès que l'idée même a été évoquée suite à des projets informels entre Pierre HERISSON et le préfet CARENCO...
Et que Pierre HERISSON, en réunion de conseil syndical du SILA, a indiqué ne jamais avoir eue.
Cette campagne municipale va vraiment être intéressante.
Pierre HERISSON et l'UMP sont ils OUI ou NON pour l'abandon de la domanialité du Lac par l'Etat au profit du SILA ?
Je suis persuadé que la réponse est positive.
Et que Pierre HERISSON n'a reculé sur ce point que parce qu'il a senti l'opposition massive de la population à un hold up sur le Lac comme le définissait à l'époque l'ancien Maire d'ANNECY.
Nous avons déjà publié sur ce blog deux parties du programme des écologistes pour ANNECY.

Ce troisième volet concerne la qualité des eaux de surface.

Nous aborderons ensuite la question des déchets dans un 4° volet.

Nous avons déjà évoqué la question du Lac à de nombreuses reprises, et nous n'en parlerons donc pas ici.

LES EAUX DE SURFACE

Nous avons largement contribué à la prise de conscience de la gravité de la situation de l'ISERNON polluée gravement comme le rappelle la photo ci-dessous prise à l'émissaire de l'ISERNON sur le THIOU, au PONT NEUF;
où l'on voit un "boudin" anti marée noire récupérant les hydrocarbures en provenance de la zone industrielle de VOVRAY.


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Depuis, des actions sont engagées et nous l'avons rappelé sur ce blog.

Reste que la situation est loin d'être satisfaisante. Une étude du conseil général de la HAUTE SAVOIE, gardée secrète par ce dernier, illustre la gravité de la situation.
Le blog de la campagne des élections législatives www.billet2007.eu présente la synthèse des pollutions rencontrées. Merci de vous y reporter.

Retenons simplement pour ce qui concerne le THIOU et l'ISERNON que les résultats sont mauvais.


L'ISERNON à SEYNOD au lieu dit LES SACCONGES

Nous sommes à la source de l'ISERNON ou presque.

La qualité hydrobiologique est MAUVAISE avec un indice de 7 sur 20.

Après la traversée de la zone industrielle de VOVRAY, ce sera carrément la catastrophe en raison d'apports azotés et phosphorés excessifs.



L'ISERNON à ANNECY en amont du THIOU



On ne peut même pas mesurer de qualité hydrobiologique car l'ISERNON est bétonné depuis le début de la traversée de la zone de VOVRAY.

Quant à la qualité physico chimique, elle est MAUVAISE avec une acidification de 100 et une aptitude à la biologie de 4... Et une température de 95.

Bref, l'action des VERTS a permis de limiter la pollution hydrocarbure la plus visible.

Mais ces résultats illustrent que l'ISERNON qui prend sa source au SEMNOZ est radicalement pollué trois kilomètres plus loin.



Le THIOU à CRAN GEVRIER en amont de sa confluence avec le FIER

Les deux indices de qualité sont seulement MOYENS.

Le rapport de synthèse précise :

Le THIOU, en amont de sa confluence avec le FIER reçoit également des composés azotés (nitrites) qui déclassent la qualité de l'eau (moyenne).
Le lac influence la température du THIOU. En effet, celle-ci avoisine 25° C en été.

Encore une conséquence indirecte du réchauffement climatique.


Le THIOU à ANNECY en aval de sa confluence avec l'ISERNON

Le THIOU, exutoire du Lac d'ANNECY, est à quelques centaines de mètres à cet endroit.

La qualité physico-chimique est MOYENNE.

Elle a empiré depuis les mesures de 1998 quant à l'acidification par exemple.

La qualité hydrobiologique est MAUVAISE avec seulement un indice de 10 sur 20...

Ces quelques éléments illustrent l'ampleur de l'enjeu qui dépasse pour partie la compétence de la Ville, mais qui nécessite de toutes façons une action résolue de la Ville.

Les crues du ruisseau qui borde le nouveau centre équestre du Moulin Rouge ont coûté 120 000 euros supplémentaires de travaux pour préserver le centre : il vaut mieux prévenir que guérir.

ANNECY devra présenter un programme quinquennal de reconquête de la qualité de l'eau du THIOU et de l'ISERNON.


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L'HISTOIRE :
Avec son lot quotidien de harcèlements, mises au placard, mesquineries entre collègues, l’entreprise PERFORMING© fait des bénéfices.
C’est le moment de faire quelques licenciements préventifs...
Lorsque des fonds de pensions américains achètent la boîte, les actions montent grâce à une délocalisation.
Les salariés sont sur le carreau, la révolte gronde...
Annette, secrétaire mal dans sa peau, va réagir violemment contre ce système qui fait passer l’humain après le profit.

Et pour mieux connaître le travail de Laurent, allez sur son site :

www.fiorese.fr







Quelques jours de vacances et deux coups de coeur.

L'un pour le film " La Visite de la Fanfare" de Eran KOLIRIN, l'histoire improbable d'une fanfare de la police égyptienne égarée en Israël. Comme l'écrit TELERAMA, "tout repose sur un art du minimalisme qu' Eran KOLIRIN maîtrise à merveille, saisissant sans jamais insister des regards timides, des gestes inachevés, des soupirs d'embarras". Et vous mourrez de rire comme moi à la scène de leçon de séduction du trompettiste égyptien..

L'autre pour
"GOMORRA, dans l'empire de la Camorra" de Roberto SAVIANO chez Gallimard, un ouvrage de témoignage remarquable sur la camorra napolitaine et ses ramifications économiques mondialisées.
La critique de Michel POLAC dans Charlie Hebdo du 19 décembre est excellente. Et en effet, le chapitre sur la gestion des déchets toxiques par la Camorra est éprouvant pour un écologiste; mais le reste vaut également le détour de ce livre parfaitement documenté par un enfant du pays qui a dû maintenant s'exiler, ainsi que toute sa famille pour échapper aux représailles. Quand SAVIANO raconte les municipalités placées sous administration de l'Etat pour les sortir de l'emprise mafieuse, ou les adolescents de plus en plus jeunes utilisés comme fantassins de la guerre des clans ou comme conducteurs des camions de déchets toxiques, on reste pantois de découvrir l'imbrication du politique, de l'économique (au niveau de la planète, pas seulement de l'économie locale) et du criminel.
SAVIANO nous explique que la mafia sicilienne n'est qu'une bande d'amateurs qui n'a pas compris les règles de la mondialisation, mais la lecture du MONDE daté du 26 décembre nous apprend que ITALCIMENTI, le groupe italien de BTP a décidé de fermer les sept centrales de production de béton exploitées en SICILE afin de "marquer son refus de se soumettre ou de faire acte de complaisance vis à vis de la criminalité organisée"... Des amateurs, disait il...
Le concept d'éco quartier que nous proposons au débat municipal pour 2008 rencontre un intérêt certain chez nos interlocuteurs, mais aussi des  interrogations; c'est le propre d'une proposition novatrice, qu'il faudra sans aucun doute appliquer au site de la caserne des pompiers des ROMAINS sur lequel nous reviendrons.

Sur ce site, rappelons le, plus aucun pompier ne réside et le Conseil général a dépensé des centaines de milliers d'euros pour construire la caserne d'EPAGNY.

Voici quelques éléments d'information complémentaires.

À l'instar des expériences menées en Europe, le groupe de travail climat du Grenelle de l'environnement a préconisé un plan volontariste d'éco-quartiers, c'est-à-dire un secteur urbain conçu de façon à minimiser son impact sur l'environnement, visant généralement au moins une autonomie énergétique, et cherchant à diminuer son empreinte écologique et/ou rembourser sa dette écologique. À l'issue des négociations, tous se sont accordés pour proposer qu'au moins un quartier de ce type soit développé avant 2012 dans toutes les communes ayant des programmes de développement significatif de l'habitat.

BedZED - pour Beddington Zero Energy (fossil) Development soit Développement énergie zéro fossile en Français - est le premier îlot résidentiel à avoir été construit à grande échelle au Royaume-Uni, sur le principe d'un apport neutre en carbone. Bâti sur un ancien site houiller de 1,7 ha et lancée à l'initiative de l'architecte Bill Dunster, BedZED rassemble une variété de lieux : 82 logements, 2.500 m2 de bureaux et commerces mais aussi un espace communautaire, une salle de spectacles, des espaces verts publics et privés, un centre médico- social, un complexe sportif, une crèche, un café et un restaurant. Pour un coût supérieur de 20% à une construction traditionnelle, l'architecte Bill Dunster a appliqué tous les principes de la construction écologique : économie d'énergie, co-génération, utilisation de matériaux locaux et a intégré les aspects sociaux et les problématiques de transports dans sa réflexion : mixité sociale, commerces de proximité, auto-partage, liaisons par transports en communs, espaces verts favorisant la biodiversité. Résultat : le chauffage y est réduit de 90%, la consommation totale énergétique de 70% et le volume des déchets de 75%. Enfin, plus de la moitié des logements a été réservée à des familles à revenus modestes, selon les vœux de la Fondation Peabody - la plus importante organisation caritative de Londres dédiée à l'habitat et partenaire du projet, selon l'ARENE Ile-de-France*.

Si d'autre pays Européen sont d'ores et déjà en mesure de présenter des expériences comparables, notamment celles de Vesterbro (Copenhague), Fribourg (Allemagne), Kronsberg (Hanovre) ou Hammarby (Suède), en France en revanche, les projets commencent seulement à voir le jour.

C'est le cas à Grenoble ou les logements de l'éco-quartier De Bonne à Grenoble sont conçus dans le but d'offrir une efficacité énergétique exemplaire, en visant les niveaux de consommations en énergie finale de 50 kWh/m2/an pour le chauffage, à comparer aux 90 kWh/m2/an correspondant à la réglementation française en vigueur au moment où les objectifs ont été fixés (RT 2000) de 35 kWh/m2/an pour l'eau chaude sanitaire au lieu de 40 kWh/m2/an et de 10 kWh/m2/an pour l'électricité des parties communes. Différentes mesures sont mises en œuvre pour parvenir à ces objectifs : isolation par l'extérieur et menuiseries très performantes (à lame d'argon), développement d'approches bioclimatiques en ayant recours à des dispositifs passifs limitant les apports solaires en été et les favorisant en hiver : morphologie des passées de toiture, des balcons, serres et loggias, végétalisation des terrasses ou pergolas, mise en œuvre d'une ventilation double flux avec récupération de chaleur et enfin utilisation d'équipements économes en électricité dans les parties communes.

Plusieurs projets d'éco-quartiers sont également en cours d'élaboration dans le Nord de la France. Douai a créé la ZAC du Raquet en 2006, éco-quartier de 12.000 habitants qui sera desservi par une ligne de tram et 15km de pistes cyclables. Un canal et une trame verte et bleue permettront la gestion des eaux pluviales sur site et de maintenir et restituer les corridors écologiques.
Lille a aussi annoncé la création à partir de 2007 d'un éco-quartier. La démarche figure sur l'Agenda 21 de Lille Métropole Communauté urbaine, adopté le 10 février 2006. Cet espace de 80 hectares de haute qualité environnementale (HQE), tiendra compte des besoins en énergie, en espaces verts, en déplacements, de l'élimination des déchets, mais également de la mixité sociale.
Au sud, Narbonne est quant à elle engagée dans la construction d'un éco-quartier dans le quartier du théâtre. Celui-ci prévoit de réduire de moitié les consommations d'énergie et d'eau potable, et comptera 650 logements dont 20% de logements sociaux.

À Paris, l'EcoZac de Rungis dans le 13e arrondissement va par exemple bénéficier de cuves de récupération des eaux pluviales (6.000 m2 de toiture environ) qui seront intégrées dans les programmes de construction. L'eau servira à l'arrosage des jardins privatifs. Sous réserve de l'accord des services sanitaires de l'Etat (DDASS), elle sera également utilisée pour les sanitaires des immeubles de bureaux et des logements étudiants. Ces cuves alimenteront aussi un ouvrage réservoir existant destiné à l'arrosage du jardin public. Le volume récupéré des toitures sera de l'ordre de 4.500 m3/an.
Si cette opération de réhabilitation de 3,8 hectares, est pour l'instant le projet le plus avancé de quartier basse énergie dans la capitale, le réaménagement des 50 hectares de terrains de la zone « Batignolles-Clichy-Cardinet » (17e), lancé lors de la candidature de Paris aux JO 2012 pour accueillir le village olympique, pourrait être exemplaire en termes de performance énergétique des bâtiments. Sur ce territoire encore largement occupé par des installations ferroviaires obsolètes, la Ville de Paris a l'ambition de faire un « éco-quartier exemplaire ».
Cette ambition conduit notamment à rechercher un bilan d'émissions de CO2 nul reposant sur l'utilisation des énergies renouvelables et des économies d'énergie. Pour cela, les bâtiments devront avoir des caractéristiques permettant d'atteindre, voire dépasser de 75% les performances thermiques de la réglementation actuelle. En incluant notamment une très bonne isolation, une quasi-absence de ponts thermiques, une ventilation maîtrisée par double flux avec récupérateur à haut niveau, les premières études montrent que les besoins nets en chauffage pourraient être compris entre 18 et 28 KWh/m2, soit environ 10 à 15 fois moins que la consommation moyenne constatée dans les logements actuels. Le lancement des travaux est prévu pour fin 2007.

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