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thierry billet

Vice président Climat Air Energie du GRAND ANNECY

Assainissement non collectif, le SILA avance

Publié le 28 Février 2009 par Thierry BILLET dans Environnement


J'avais déjà souligné la démarche du SILA en matière d'assainissement non collectif dans un article

Assainissement non collectif : faire payer le juste prix et contrôler l'efficacité des fosses septiques.

La réalisation du diagnostic pour déterminer le fonctionnement de la fosse septique des particuliers conduit le SILA a demander à la famille une contribution financière d'assujettissement.

Or, les visites sur le terrain sont quelquefois édifiantes : certains nouveaux propriétaires ignorent même où elle se trouve !

On ne peut en rester à ce constat; d'autant que l'Agence de l'Eau verse des subventions pour réaliser les travaux de mise en conformité.

Le SILA a donc décidé d'aller au terme de cette démarche en se substituant aux communes pour que les habitants puissent percevoir l'aide à laquelle ils ont droit.

Le SILA recevra la subvention et la reversera aux familles après que les travaux aient été effectués.

Il s'agit d'un engagement fort qui permettra de contribuer à atteindre l'objectif d'une bonne qualité de l'eau en 2015.

Des réunions publiques seront organisées dans chaque commune concernée, c'est à dire celles  qui ne seront pas raccordées à un système d'assainissement collectif dans les 10 ans qui viennent.

Ce service rendu aux habitants pour leur permettre de percevoir des subventions sera mal perçu par ceux qui auraient bien aimé continuer de polluer tranquillement en laissant leur fosse septique en déshérence.

Espérons que tous les élus locaux ruraux sauront affirmer haut et fort leur engagement en faveur de cette politique courageuse et nécessaire pour que la qualité de l'eau soit encore améliorée. On peut craindre en effet quelques réactions lâches faisant porter le chapeau au SILA d'une obligation de remise en état "coûteuse et inutile", comme on a pu l'entendre ça et là.

Mais la décision est maintenant prise et les réunions d'information- et la prise de conscience de tous de l'enjeu de la protection de l'eau - devraient  permettre de faire comprendre combien l'utilité de cette démarche est acquise.







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RAFFARAY, oublié des tablettes de l'agence de l'eau

Publié le 27 Février 2009 par Thierry BILLET


Je suis intervenu à nouveau ce matin lors de la réunion de la commission géographique du HAUT RHONE de l'Agence de l'eau, à propos du RAFFARAY.

L'Agence affiche une volonté très affirmée de "booster" son action en faveur de la qualité de l'eau, dans des domaines où elle est encore peu présente et en particulier pour d'autres choses que le financement des stations d'épuration.

L'Agence propose de subventionner de telles actions jusqu'à 80% de leur montant.

On peut citer la protection des zones humides, la réhabilitation de petites rivières, la diminution du recours aux insecticides ou le développement de l'agriculture biologique.

Je suis donc intervenu pour signaler qu'en présence d'une situation où l'Etat a fait disparaître une décharge abandonnée de ses tablettes et où la communauté de communes ne prend pas en charge la question, une loi du silence s'installe qui exclue que l'Agence ait connaissance de la situation de pollution chronique qui perdure.

J'ai donc attiré l'attention de l'Agence sur le cas du RAFFARAY à SEYSSEL.

Pour vous rendre compte de la situation, cliquez sur le lien.
Vous n'en croirez pas vos yeux.

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Aimé JACQUET ne se prend pas au sérieux, et c'est drôle

Publié le 26 Février 2009 par Thierry BILLET dans Environnement

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Le scandale des heures supplémentaires

Publié le 26 Février 2009 par Thierry BILLET


Malgré la crise, le recours aux heures supplémentaires défiscalisées a encore progressé au dernier trimestre 2008. D'évidence, il ne s'agit pas de faire face à un surplus d'activité, mais de remplacer les salariés qui ne sont plus là.

Par Denis Clerc, fondateur d'Alternatives Economiques et conseiller de la rédaction

Les chiffres viennent de tomber : au 4trimestre 2008, le nombre d'heures supplémentaires bénéficiant du dispositif d'exonération de tout prélèvement a encore augmenté. Il y a un an, alors que la crise n'était pas là, ou pas encore, et que la croissance trimestrielle du produit intérieur brut (PIB) était de 0,4 % (+ 1,7 % en rythme annuel), le nombre d'heures supplémentaires déclarées au titre de ce dispositif avait atteint 144 millions. Un an plus tard, nous en sommes à 184.8, soit une progression de... 28 %, alors même que l'activité économique au cours de ce trimestre a diminué de 1,2 %, correspondant à un rythme annuel de 5,9 %.

A l'évidence, les entreprises n'ont pas eu besoin de ces heures supplémentaires pour faire face à un surplus d'activité, mais bien pour remplacer des salariés qui ne sont plus là. Soit - hypothèse favorable - parce qu'ils sont partis en retraite ou ont démissionné et que l'entreprise ne les a pas remplacés. Soit - hypothèse défavorable - parce que leurs contrats temporaires sont arrivés à terme et n'ont pas été remplacés.

Il y a bien une troisième hypothèse, encore plus opportuniste : l'entreprise a licencié et remplace les travailleurs manquants en accentuant la charge de travail des travailleurs restants. Mais, dans les trois cas, cela signifie qu'un arbitrage a été effectué au détriment de l'emploi.

Or, ces 40 millions d'heures supplémentaires en plus correspondent à - environ - 90 000 postes de travail à temps plein sur le trimestre. Rappelons que, entre fin 2007 et fin 2008, 115 000 salariés du secteur concurrentiel ont perdu leur emploi. On peut les considérer comme les victimes d'un dispositif qui, non content de coûter cher aux contribuables, commence à peser sur l'emploi de façon considérable.

Certes, les salariés effectuant des heures supplémentaires gagnent davantage d'argent, et donc sont source de stimulation de l'activité par leurs dépenses. Mais ils le sont au détriment de ceux qui, à cause des mêmes heures supplémentaires, ont perdu leur job, lesquels consomment moins et donc contribuent à réduire l'activité économique. Si l'on prend en compte les effets d'aubaine des employeurs qui, de toute façon, auraient utilisé des heures supplémentaires et profitent donc de leur détaxation non pour augmenter leur production mais pour en réduire le coût, il est clair que le dispositif est devenu très sensiblement contreproductif.

Les 4 milliards d'euros qu'il coûte à la collectivité ne sont certes pas perdus pour tout le monde, mais ils pourraient être tellement mieux utilisés presque n'importe où ailleurs pour lutter contre la crise, qu'il devient quasi criminel de le maintenir. Le contribuable a mieux à faire que de payer pour supprimer des emplois, l'économie a mieux à recevoir que des subventions qui créent du chômage, l'Etat a mieux à dépenser que de creuser des déficits qui accentuent la détresse de beaucoup.

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Changez de banque ! rejoignez la NEF...

Publié le 25 Février 2009 par Thierry BILLET dans C'est personnel


Une société plus écologique se construit au niveau des choix collectifs : c'est le sens de mon engagement politique. Mais aussi par des choix individuels par lesquels chacun peut influencer le cours des choses : acheter bio, utiliser moins sa voiture, etc.

La crise financière due à la bulle créée par les mécanismes de titrisation des prêts de plus en plus douteux devrait nous inciter à refuser de mettre notre argent à la disposition des banques qui nous ont conduit à cette catastrophe économique.

Il est possible de sortir notre argent, même si l'on n'est pas riche, de ce circuit gangrené.

Pour cela, vous avez la possibilité d'ouvrir un compte chèque à la NEF.

La NEF est engagée depuis 20 ans dans le financement d'initiatives à forte plus value sociale et environnementale : elle est le seul établissement financier reconu pour sa gestion responsable et éthique de l'épargne en France.

La NEF ne finance que des projets novateurs et écologiquement responsables dans les domaines de l'agriculture biodynamique, des énergies renouvelables, du commerce équitable, etc.

C'est le moment de changer de banque.

La NEF est représentée à ANNECY par le Crédit coopératif.

Pour prendre contact : 0811901190 (coût d'un appel local) ou internet link

N'attendez pas demain pour sortir de l'économie bancaire de casino.


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Autopartage à ANNECY : à nous de jouer !

Publié le 24 Février 2009 par Thierry BILLET dans Environnement


Je relaie volontiers cette invitation en faveur de l'autopartage à ANNECY.

L'AUTOPARTAGE =
SE DEPLACER AUTREMENT !



Vous souhaitez vous mobiliser pour la protection de l’environnement?
Vous aimeriez moins utiliser votre voiture?
Vous souhaitez faire des économies ?


REUNION-DEBAT
Mercredi 4 MARS 2009
20H30
SALLE DES CLARISSES
Quai des Clarisses, à proximité du parking Sainte Claire



VENEZ NOMBREUX CAR VOUS, CITOYENS, FEREZ VIVRE  CE PROJET

Qu'est-ce que l'autopartage?

L'autopartage est la mise à disposition de voitures pour une location de courte durée, à plusieurs endroits de la ville.
Les utilisateurs louent une voiture le temps de leur déplacement, et la ramènent à une station.


Une voiture partagée satisfait 10 utilisateurs

  • moins de voitures en circulation
  • moins de pollution, moins de bruit
  • moins de difficultés de stationnement


Alors qu’une voiture personnelle coûte entre 4500€ et 12000€ par an, une voiture partagée vous reviendrait  environ 5 fois moins cher !!!

Plus de soucis liés à l’entretien et la gestion d’un véhicule personnel.


L’autopartage, nouveau mode de déplacement urbain existe déjà dans une quinzaine de villes en France, dont Lyon, Grenoble et tout récemment Chambéry !

Mobilisons-nous pour le développement durable, solidaire et citoyen !

Plus d'info  sur le site d'ANNECY AUTOPARTAGE, en cliquant sur le lien :


link


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Eva Joly, l’atout centriste du jeu de cartes écologiste

Publié le 23 Février 2009 par Thierry BILLET dans Environnement

Européennes. Virée avec la colistière de Daniel Cohn-Bendit qui fut courtisée par le Modem.

Matthieu ECOIFFIER

Libération

Soixante-huitard libertaire, mais toujours galant avec les dames. Jeudi soir, pour leur première virée politique, Daniel Cohn-Bendit est passé chercher Eva Joly, sa colistière aux européennes, en bas de son domicile parisien, à Montparnasse.


Sitôt assis dans la voiture en route pour une réunion publique à Corbeil (Essonne), il l’amuse. «Ce matin, j’étais à Bruxelles écouter Václav Klaus [président tchèque de l’UE, ndlr]. C’était le carnaval. Il a pratiquement comparé l’Europe à l’Union soviétique et dit que la crise actuelle était due à trop de régulation européenne.» «Ah ! évidemment…» sourit l’ex-juge d’instruction de l’affaire Elf. «Aujourd’hui est un grand jour, je vais avec Dany. C’est notre première réunion ensemble.» Et, à 65 ans, un baptême du feu politique. «C’est très différent de mon ancien métier, où j’étais habituée à pointer les problèmes. En politique, il faut aussi proposer des solutions.»


Joutes. Après le tandem avec Laurence Vichnievsky, sa collègue du pôle financier de Paris, et sept ans passés auprès du gouvernement norvégien comme conseillère anticorruption, revoilà Eva Joly en duo avec l’ex-trublion de Mai 1968. «Je n’étais pas prête pour l’action publique avant. Maintenant, je sens que c’est le moment. Avec Dany, on représente une catégorie spéciale de politiciens. Je pense que personne ne contestera notre intégrité. On n’est pas bling-bling.»

Il est truculent et extraverti, elle est timide et réservée. Elle est franco-norvégienne, lui franco-allemand. «Sauf que Dany, c’est carrément le cœur de l’Europe, moi, je suis plus périphérique.» Que le courant passe entre l’ex-magistrate et l’eurodéputé depuis 1994, en lice pour un dernier mandat, est une condition sine qua non de la réussite du rassemblement des écologistes qui va de José Bové aux amis de Nicolas Hulot. «Eva Joly, c’est typiquement la personnalité de contenu. Elle incarne la lutte contre la corruption et les paradis fiscaux, une certaine idée de la régulation de la mondialisation. Sa présence montre qu’Europe Ecologie s’ouvre aussi bien à gauche, avec Bové, qu’au centre», explique Cohn-Bendit. Qui a réussi à piquer «Eva» à François Bayrou : «Elle a participé à la convention sur l’Europe du Modem [en juin 2008, ndlr], mais Bayrou l’a fait lambiner.» «Dany» lui a proposé d’être tête de liste. Se disant «débutante», elle a préféré être «numéro 2 de cordée» en Ile-de-France, derrière lui. Pour qu’elle soit élue le 7 juin, il leur faudra dépasser les 12 % des voix.

Un pari loin d’être gagné. «Les premiers sondages, explique Pascal Durand, le coordinateur de la campagne, nous donnaient 11 %, dont un quart de personnes non-affiliées à des partis. Dans le dernier, si on est à 7 % et Bayrou à 13 %, c’est parce qu’ils sont aussi tentés par le Modem.» Avec Eva Joly, l’objectif est de grappiller des voix au centre. Encore faut-il que la candidate tienne la route. La dureté des joutes politique ? «Je n’y pense pas. J’en ai tellement vécu.» Le film de Claude Chabrol qui romançait l’affaire Elf, faisant payer à la juge sa ténacité professionnelle par un drame personnel ? «C’est sa vision, vu de son canapé avec ses chips et ses bières. On ne s’est jamais rencontrés, il ne me connaît pas.» La page est tournée. Elle préfère se projeter dans le futur : «En avril, je serai à plein temps en campagne avec beaucoup de réunions, de rencontres.» Une pause : «Savez-vous comment Ségolène tient ? Avec des vitamines et beaucoup de sommeil ?» Au printemps, elle publiera un livre de portraits de «héros inconnus»


Micro. 21 heures. Une bonne centaine de personnes, des militants Verts, écolos associatifs et quelques curieux ont rempli la salle du cinéma de Corbeil. «Les gens se demandent ce qu’elle fait là», relève Cohn-Bendit. Au micro, Eva Joly se taille une place qui détone et élargit le spectre écologiste. La voix est douce, la syntaxe baroque à la manière d’une Jane Birkin. Et les arguments se veulent implacables. Elle tacle Tony Blair et Nicolas Sarkozy qui mettent «le bouton stop aux enquêtes gênantes». Et Patrick Ouart, le conseiller justice de l’Elysée : «Un homme qui a pour toute expérience de magistrat quelques années au tribunal de Lille et qui rédige un matin, sur un coin de table, le destin du droit pénal français. C’est extraordinairement antidémocratique.» Aussi raide qu’Olivier Besancenot, elle dénonce la «rapacité» du système capitaliste. Conclusion : «Pour moi les écologistes sont extraordinairement importants, car eux seuls ont pour principal objectif que la croissance future doit être sustainable[soutenable, ndlr].» Un blanc : «J’ai perdu un peu mon français, mais je sens que ça va revenir très vite.»

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Dany à Sarko

Publié le 23 Février 2009 par Thierry BILLET

En complément de mon article sur TOTAL, le scénario TITANIC,

TOTAL, scénario TITANIC

Voici l'adresse de Dany COHN BENDIT à SARKOZY à propos de TOTAL du 17 février

A monsieur le Président directeur général de "l'entreprise France"



Monsieur le Président, j'ai souvenir d'une réunion, il y a quelques mois avec d'autres responsables du Parlement européen, où vous nous affirmiez avec aplomb que vous deviez tout faire vous-même en France, car sinon rien ne se faisait.
Puis vous avez par la suite revendiqué fièrement votre propension à intervenir dans tout et sur tout, moquant l'inertie de vos prédécesseurs. Même si nous sommes rarement d'accord, je dois reconnaître que vous avez cette qualité d'aborder énergiquement les problèmes.
Aussi, après vous être si vaillamment attaqué à l'immoralité des bonus des banquiers et autres traders, j'aimerais que vous considériez quelques instants la singulière situation d'un « fleuron » de l'industrie française. Au moment où le PIB national connaît un recul spectaculaire, le groupe pétrolier Total vient d'annoncer un bénéfice record pour l'année 2008, avec 13,9 milliards d'euros, soit une hausse de 14%, qui perpétue une série d'années déjà bien fastes. On peut déjà saluer le fait que la répartition de cette manne n'ait pas complètement oublié les salariés, bien que savoir que près de 37% des bénéfices seront redistribués aux actionnaires relativise nettement cette « générosité » sociale. Vous noterez en passant qu'on est particulièrement loin de votre règle des trois tiers. Mais je crois que la question justement est ailleurs.

Car ce ne sont pas seulement les sommets atteints cet été par les fluctuations du prix du brut, mais d'après les chiffres, ce sont bien les marges de raffinage liées entre autres à la demande de carburant diesel, qui ne cessent d'enrichir ainsi le groupe pétrolier français. C'est-à-dire les activités pétrochimiques dont l'impact sur l'environnement est le plus catastrophique - je rappelle que Total est responsable dans le monde à lui seul de 58,4 millions de tonnes CO2eq ce qui correspond au total d'émission d'un pays industrialisé comme la Suisse. La dette écologique du groupe pétrolier s'était déjà singulièrement alourdie il y a 10 ans lors de la dramatique marée noire causée par le naufrage de l'Erika (estimation du coût environnemental autour de 1 milliard). Je voudrais d'ailleurs qu'on rapporte ces 14 milliards de bénéfices au misérable 0,192 milliard d'indemnités que le groupe a accepté de payer après sa condamnation, tout en persistant dans son refus de reconnaître sa responsabilité.
A l'heure où les conséquences de notre modèle de développement fondé sur les énergies carbonées deviennent évidentes pour tous, cette dette écologique se double en plus d'une dette sociale. Bien sûr, le groupe paye des impôts dans tous les pays où il est implanté. Mais sa responsabilité à l'égard de la communauté nationale (et internationale) va bien au-delà de cette simple formalité administrative : Total est peut-être une compagnie privée, mais il n'est pas une île. Il a donc des responsabilités à la mesure de son impact sur la dégradation de notre environnement à tous. On ne peut plus conserver une vision de l'entreprise comme un univers clos, appuyé sur une vision micro-économique où seuls les actionnaires, les employés et l'entreprise même serait le théâtre clos de l'économie.
 Où sont les consommateurs, les usagers, les citoyens ? Où est la réparation des coûts provoqués par les externalités négatives engendrés par les dégâts collatéraux, écologiques et sociaux, de l'entreprise Total ? 14 milliards, Monsieur le président ! C'est plus que la moitié du premier plan de relance que vous venez d'engager. Avec cet argent, on pourrait déjà financer quelques investissements significatifs pour commencer à sortir de l'économie du pétrole : dans les énergies renouvelables, dans les transports propres, dans la transformation radicale de notre modèle de croissance extensive, les possibilités sont nombreuses et les priorités évidentes.
Mais qu'apprend-on ? Que si M. de Margerie compte bien investir, c'est dans l'exploration de nouveaux champs hydrocarbures ou dans les capacités de raffinage - voire dans le nucléaire qui a peut-être moins d'impact sur le climat, mais qui n'est ni propre ni renouvelable. Autrement dit Total investit dans la consolidation d'un modèle économique dépassé et terriblement coûteux pour notre environnement et pour nous tous. Car au bout du compte qui devra payer la réparation des dommages écologiques, pétroliers ou nucléaires ? Les citoyens à travers leurs impôts et de nouvelles taxes et les pays pauvres dont les ressources sont pillées et les populations exploitées. Nous ne nous laissons pas leurrer par les réassurances d'engagement écologiques de la part de Total. Ses priorités d'investissements à venir démontrent que la rentabilité immédiate et le court-termisme continuent d'inspirer sa stratégie. Finalement, Martin Hirsch ne prend aucun risque à exiger que Total embauche, puisque le groupe l'a d'ores et déjà annoncé - mais sur quel objectif industriel ? Une croissance de l'activité et de l'emploi dans le secteur les plus polluant (le raffinage), ou bien le développement massif des énergies vertes renouvelables voire la création d'emplois visant à restaurer le milieu naturel et la biosphère. Il est temps de changer cette vision surannée de l'entreprise et des interdépendances économiques, sociales et écologiques. Si vous aviez une vision globale du monde, vous exigeriez autre chose Monsieur le Président Directeur Général de l'entreprise France. Vous exigeriez que Total crée les bons emplois. Autrement dit qu'il investisse dans l'avenir et non dans le passé. Vous aviez déclaré à l'occasion du Grenelle de l'environnement qu'il y avait là une « réserve de croissance fantastique ». Alors que la direction de Total ne semble pas le voir, et en tout cas, ne fait rien, il est temps que vous, vous fassiez quelque chose - puisque sans vous rien ne se fait en France. Daniel Cohn-Bendit Co-président du groupe desVerts au Parlement européen Tête de liste Europe-Ecologie Idf
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PARRAINAGE CITOYEN, un signe d'attachement à la laïcité

Publié le 22 Février 2009 par Thierry BILLET dans Politique locale


Le groupe majoritaire a décidé de proposer aux annéciens qui le souhaitent la possibilité de réunir, au cours d'une cérémonie à la Mairie, leur famille et leurs amis, pour offrir à leur enfant un "parrainage citoyen".

Recueilli par un élu, le parrainage a la vocation de réaffirmer les valeurs de la laïcité et de la République aux familles qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas avoir recours à une cérémonie religieuse à cette occasion.

La Loi ne reconnaît aujourd'hui aucune valeur au parrainage citoyen (appelé quelquefois "baptême républicain").

Des propositions de loi, (la dernière émanant de députés UMP) ont prévu de lui accorder un statut officiel. Mais elles sont restées lettre morte.

Le parrainage n'aura donc aucune valeur au titre de l'état-civil.

L'important est ailleurs : c'est l'engagement moral des parrains envers l'enfant et c'est la réaffirmation de la Mairie comme maison commune, au coeur de la défense du contrat social républicain.

Les cérémonies auront lieu le samedi matin à la Mairie. Le service de l'état-civil préparera le parrainage à la demande des parents.

C'est une belle décision qui permet d'affirmer les valeurs de la tolérance.



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Réserve du Bout du Lac, un bilan très positif

Publié le 22 Février 2009 par Thierry BILLET dans Environnement


La réunion du comité de gestion de la Réserve Naturelle du Bout du Lac, gérée par ASTERS, a été l'occasion d'un bilan très positif de la création de la Réserve.

Monsieur le Maire de DOUSSARD devait rappeler que sa création, en réplique au projet du Maire de l'époque en 1970 d'une marina pieds dans l'eau, avait été critiquée vivement. Mais aujourd'hui, la commune se félicite de la présence de la Réserve qui attire une clientèle touristique attirée par la qualité de la préservation de cet espace naturel exceptionnel autour des deltas de l'Ire et de l'Eau morte.

700 espèces florales et 323 espèces animales y trouvent un éco système favorable, soit un tiers de la diversité du département de la HAUTE SAVOIE.

Même si les effets de la sécheresse de 2003 ont été significatifs, notamment sur les plantes carnivores qui n'ont pas bien résisté à la chaleur anormale, d'autres espèces sont en développement comme les castors qui colonisent maintenant l'Ire et plus seulement l'Eau morte.

Ce dynamisme de la gestion par ASTERS qui inclut la lutte contre les espèces invasives pour maintenir la biodiversité est possible grâce au travail bénévole de l'association des Amis de la Réserve qui assure auprès des professionnels un rôle important d'animation et de connaissance du milieu local. Mais aussi, sur le terrain, en ramassant les crapeaux communs qui, sinon seraient écrasés sur la route par centaines. Le 5.000°  a été sauvé en 2008 !

A noter les nombreux accidents sur la RD 1508 dûs aux sangliers qui oublient de regarder quand ils traversent pour se rendre dans la réserve qui est un maillon essentiel du corridor biologique entre BORNES et BAUGES.

Pour plus d'information sur l'association, cliquez sur le lien

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