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thierry billet

Maire adjoint au développement durable et à la Ville du futur d'ANNECY

Pour Christian JEANTET

Publié le 31 Janvier 2011 par Thierry BILLET dans Politique locale

Le "Comité politique régional" (CPR) des VERTS Région SAVOIE vient de nous apprendre que la position majoritaire des adhérents de l'agglomération d'ANNECY n'était pas retenue pour les cantonales d'ANNECY NORD OUEST.

Le comité local avait majoritairement exprimé qu'il souhaitait que EUROPE ECOLOGIE ne présente pas de candidats contre Christian JEANTET, conseiller général socialiste sortant, qui se proposait de faire une doublette avec Anne HUGUET, maire adjoint à MEYTHET et adhérente de EELV, engagée de la première heure dans l'écologie de terrain sur le plan associatif.

Le CPR a refusé de ratifier cette proposition majoritaire et a désigné des candidats qui n'habitent pas dans le canton...

Cette décision stupéfiante a été prise par une instance qui ignore tout de l'histoire politique de ce canton.

Christian a été élu à l'occasion d'une triangulaire qui l'opposait à un candidat UDF (M. VEYRET) et à un candidat UMP (Pierre BRUYERE). J'avais activement participé à son élection au second tour en s'appuyant sur les résultats de Patrick CAILLET, candidat vert sur ce canton qui avait réalisé un excellent score au premier tour.

J'ai encore le souvenir des remerciements des amis socialistes de MEYTHET à la Préfecture le soir du second tour.

Depuis son élection, il a réalisé un travail de terrain salué par tous les maires de son canton. Il a été l'un de ceux qui ont fait bouger le conseil général sur des dossiers comme celui des espaces naturels sensibles ou sur le contrat de rivière du Fier.

Je siège avec lui au SILA où ses compétences financières sont reconnues et son soutien aux actions environnementales sans faille.

Il suit avec assiduité le travail du Conseil des rivages lacustres du Conservatoire du Littoral.

Bref, il a effectué un parcours sans faute dans son mandat de conseiller général.

Et il affronte pour ces cantonales, l'assistant parlementaire de Bernard ACCOYER, M. CARBONNEL.

Christian peut être élu au premier tour si les écologistes font équipe avec lui.

Et bien, plutôt que de jouer gagnant gagnant dans ce canton, les dirigeants de cette instance régionale verte ont pris une position absurde sur le plan politique sans connaître la situation, sans l'avoir analysée, sans se fier à la connaissance de terrain des militants locaux.

Les mêmes qui nous serinent une orthodoxie d'appartenance à la gauche, posent un acte fort d'agression à l'égard d'un élu socialiste sortant, parfaitement correct avec les écologistes.

Il faut pourtant savoir reconnaître et soutenir le travail de terrain d'un des deux seuls conseillers généraux de gauche en HAUTE SAVOIE.

Ils contribuent à la biodiversité politique de ce département tellement contrôlé par la droite qu'il en perd toute créativité.

On verra si cette décision malencontreuse est maintenue. Le pire n'est jamais sûr...

Mais si elle l'était, en leur âme et conscience, les élus écologistes d'ANNECY feront la campagne de Christian JEANTET et de Anne HUGUET sur ce canton qui englobe une partie d'ANNECY et nous appellerons l'important électorat écologiste  dans ce canton à faire de même.

Il est très regrettable que la fédération du PS ait décliné la possibilité d'un accord départemental, seul capable de faire élire des conseillers généraux socialistes ou écologistes. C'est une position de courte vue. Mais cela ne doit pas empêcher de saluer le travail réalisé par un élu sortant et de conclure avec lui un accord politique partiel qui fasse avancer la crédibilité des écologistes.


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Un emprunt toxique au SILA légué à nos successeurs...

Publié le 30 Janvier 2011 par Thierry BILLET dans Politique locale

Pour pallier le refus du Conseil régionale de RHONE ALPES de financer la rénovation d'une cale sèche à SEVRIER pour les bateaux de la Compagnie de navigation sur le lac d'ANNECY, Pierre HERISSON, grand ami du propriétaire de la compagnie, a pris le risque de souscrire un emprunt d'une toxicité rare au SILA, en souscrivant  fin 2007 2,1 millions d'euros auprès d'une banque A qui a ensuite échangé le taux avec une autre banque B.

Cette banque B a ensuite pris une couverture sur le SILA en lui transférant le risque lié aux évolutions du taux de change de l'euro par rapport au franc suisse et au dollar.

A l'époque, le franc suisse et le dollar était à parité.

La chambre régionale des comptes, dans un avis qui est examiné ce lundi 31 janvier par le comité syndical du SILA, considère cet emprunt comme étant d'une particulière toxicité puisque le SILA n'a aucune maîtrise du taux de remboursement de celui-ci.

Par exemple, avec un dollar à 1,55 euro et un euro pour 1,15 franc suisse, le taux d'intérêt serait de 21,7%...

Bien entendu, cela ne se posera qu'en 2027 : pendant 20 ans, le SILA ne paie pas d'intérêt.
Mais en 2027 et pour ensuite 20 ans, la note peut être terriblement salée pour nos successeurs.

Ce tour de passe passe financier a pour conséquence que  le SILA soit donc soumis à un risque de change direct considérable.

Selon les explications données par Pierre HERISSON à la Chambre régionale des comptes, "il existerait une exigence politique de financement intégral par l'emprunt".

Bien entendu, c'est un mensonge éhonté.

Il avait fallu à l'époque que nous nous battions pour que la CNLA rembourse au moins une partie de la dépense alors qu'elle en est l'unique bénéficiaire...

Pour mes lecteurs qui n'étaient pas là en 2007 et 2008, plus d'informations ici :

 

SILA : cale sèche c'est toujours à l'eau !

CALE SECHE de SEVRIER

SILA, un budget sincère (1) ?

SILA, un budget sincère (2) ?

Gestion du SILA : toujours pas de réponse.

"Ecologiste sectaire", dixit Pierre HERISSON


On pouvait faire payer plus la CNLA qui affiche des résultats économiques excellents ou réduire la dépense par exemple en installant une cale sèche temporaire puisque ces contrôles n'ont lieu que tous les cinq ans.

L'investissement est alors presque uniquement public et le bénéfice uniquement privé.

Le SILA vit donc sur une bombe financière qui éclatera en 2027 sans que l'on puisse la déminer d'ici là.

Le coût de rachat du "swap" à fin janvier 2011 est de 5,6 millions d'euros ! Pour un emprunt de base de 2,1 millions d'euros ! C'est dire la culbute que la banque espère faire entre  2027 et 2047...

Ainsi pour financer cet investissement que je continue d'estimer inutile, Pierre HERISSON a fait prendre au SILA un risque majeur qui sera payé par les contribuables dans 15 ans.

Irresponsabilité majeure et preuve que les déclarations de vertu financière de nos parlementaires UMP s'arrêtent là où commencent leurs amitiés personnelles.

 

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Réchauffement climatique et neige artificielle

Publié le 29 Janvier 2011 par Thierry BILLET

SAINT JORIOZ ENVIRONNEMENT organise une soirée débat sur le thème du réchauffement climatique et de la neige artificielle autour de la question "Jusqu'où ira t'on ?" le 11 février à l'UCPA. Carmen de JONG, auteure de rapports iconoclastes sur le sujet de la neige artificielle animera la soirée.

 

 

 

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CDDRA du bassin annécien

Publié le 28 Janvier 2011 par Thierry BILLET dans Environnement

Une journée entière à faire le bilan et à tracer les perspectives du contrat de développement durable Rhône-Alpes ce 26 janvier 2011.

Beaucoup de monde : 45 personnes environ et un gros travail d'animation conduit par la petite équipe qui travaille à la C2A à la mise en oeuvre et au suivi du CDDRA.

Ce lieu est un endroit exceptionnel où tout le bassin de vie annécien de THONES à FAVERGES est réuni sur des projets communs.

La journée a permis de balayer toute la stratégie de développement économique, de préservation des espaces agricoles et naturels, de plan climat, etc.

Je suis intervenu notamment sur la nécessité d'aller jusqu'à l'achat des parcelles de terres agricoles et naturelles qui apparaissent stratégiques sur le plan de la préservation de la nature, et non de se contenter de mesures juridiques telles que les Plan local d'urbanisme, Schéma de cohérence territoriale, etc.

Le modèle de développement économique du département valorisant la qualité du cadre de vie pour attirer touristes et entreprises  a créé une pression foncière énorme qui fait que le modèle s'essoufle à mesure que les pressions foncières remettent en cause la qualité du cadre de vie.

Cet essouflement se traduit clairement par la tension sur les documents d'urbanisme qui sont de plus en plus fréquemment contestés. En quelques semaines, ce sont les PLU de SEVRIER, de SAINT-JORIOZ et de RUMILLY qui ont été annulés par la juridiction administrative.

Cette conflictualité croissante que la juridiction administrative traite essentiellement sur le pur plan formale n'est évidemment pas satisfaisante sur le plan politique.

Il faut donc revenir à la cause de cette conflictualité et non se contenter de regretter l'insécurité juridique.

Sur des espaces stratégiques, je pense que les collectivités territoriales doivent aller au bout de la stratégie de protection : faire passer dans le domaine public et rendre inaliénables des lieux qui vont bloquer l'urbanisation à venir ou protéger définitivement des parcelles qui, si elles ne sont pas achetées, feront basculer le territoire d'une commune de manière irratrapable.

Les élus de la vallée de THONES ont donné l'exemple de bâtiments d'alpages lorgnés par des investisseurs spéculateurs, alors qu'ils sont déterminants pour le maintien des alpages, mais on peut citer certaines parcelles stratégiques sur des corridors biologiques notamment.

Le consensus n'a pas eu lieu sur ce sujet au cours de la réunion, mais le débat n'est pas fini. Et aucune décision définitive n'a été prise.

Après la journée du 25 passée au Conseil des rivages lacustres du Conservatoire du Littoral, cette question de la maîtrise foncière est bien présente dans mes réflexions. La compétence acquise par le Conservatoire tant sur la définition des espaces stratégiques que sur le montage financier de ces opérations d'acquisition gagnerait à être diffusée au sein des collectivités territoriales.

J'y reviendrai, à propos de l'ETG qui utilise des terrains acquis par le Conservatoire à PUBLIER. Les bâtiments utilisés par l'ETG pour son centre de formation doivent être détruits pour que le terrain soit rendu à l'état naturel, ce qui est la vocation du Conservatoire. Au lieu de l'accepter, l'ETG fait pression au plus haut niveau de l'Etat sur le conseil d'administration du Conservatoire du Littoral pour que cette destruction indispensable n'ait pas lieu. C'est scandaleux, mais c'est le foot business qui se croit tout permis.

 

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A Strasbourg, Cohn-Bendit s’agite en coulisses

Publié le 27 Janvier 2011 par Thierry BILLET dans C'est personnel

Avec le sous titre :

"Une journée avec l’eurodéputé écologiste : coups de gueule, présidentielle et primaire pour départager Nicolas Hulot et Eva Joly",  MATTHIEU ECOIFFIER Envoyé spécial de LIBERATION rend compte d'une journée de Dany COHN BENDIT à STRASBOURG.

De quoi éclairer le débat qui anime EELV à propos des présidentielles (y aller ou pas ? Et si oui avec quel candidat ?) et plus généralement quel doit être son positionnement politique ?

En ayant marre d'attendre un jugement qui ne vient pas sur le point de savoir si nous avons l'autorisation d'adhérer à EELV, les quatre élus annéciens ont décidé d'adhérer.

Si les coupeurs de têtes gagnent, nous serons exclus.

Sinon nous resterons.

Mais si nous sommes virés, EELV aura trompé les électeurs d'EUROPE ECOLOGIE en RHONE ALPES et singulièrement en HAUTE SAVOIE.

EUROPE ECOLOGIE aurait alors été un feu de paille électoral que l'appareil des VERTS aura récupéré et non l'espoir collectif que les écologistes de tous poils avaient mis dans une rénovation de l'offre politique écologiste apte à nous faire entrer dans les exécutifs sur la base de programmes politiques structurés.

Certains anciens verts n'hésitent pas à regretter en réunions les scores à 5% qui donnaient moins de responsabilités...

C'est ce repli identitaire qu'il nous faut combattre à l'intérieur d'EELV... si nous y restons.

 

 

"On dit pouvoir juger un homme à ses chaussures. Mais cette règle s’applique-t-elle aux écologistes ? Mardi, Strasbourg : Daniel Cohn-Bendit arpente les couloirs du Parlement européen d’une étrange démarche chaloupée. A ses pieds, de drôles de chaussures aux semelles en forme de demi-lune. «Ça me fait faire de la gym en marchant et travailler la hanche après mon opération», confie le coprésident du groupe Verts. Sur son site, la marque assure : «L’effet positif des antichaussures MBT repose sur le principe de "l’instabilité naturelle".» La formule colle bien à la pratique politique de «Dany» comme à celle d’«Europe Ecologie» comme il dit, sans jamais ajouter «les Verts» au sigle adopté à Lyon cet automne lors de la fusion des deux formations.

 

A quinze mois de la présidentielle, la candidature d’Eva Joly se voit déstabilisée par l’hypothétique entrée en lice de Nicolas Hulot. Et l’ascension de Marine Le Pen fait ressurgir le spectre du 21 avril, conduisant Gaby Cohn-Bendit, son frère, à évoquer le retrait de la candidature écologiste. Dany n’en est pas là, même s’il reconnaît que «la présidentielle, c’est la merde pour nous». Pour en sortir, il propose d’organiser une primaire ouverte afin de départager Eva Joly et Nicolas Hulot.

 

10 h 30

La veille, les eurodéputés Verts ont demandé une réorientation des aides de l’UE vers la transition démocratique en Tunisie. En vain. «J’avais honte d’être membre de ce Parlement, incapable de trouver une résolution qui dise aux Tunisiens : "Bravo, on vous soutient", dénonce Cohn-Bendit devant la presse. Pourquoi ? Parce que le PPE [conservateurs] et le PSE [Parti socialiste européen] ont refusé. Parce que MM. Mitterrand, Chirac et Sarkozy sont les grands copains de Ben Ali», poursuit-il aux côtés de l’Allemande Rebecca Harms, la coprésidente du groupe.

 

Dans son bureau, un haut fonctionnaire du Conseil européen l’attend pour un bilan de la coopération avec le Parlement. «Ici, je suis comme un poisson dans l’eau», lâche Cohn-Bendit. Ce qui le fait frétiller? «Des initiatives avec certains socialistes et les libéraux pour renforcer les Etats-Unis d’Europe.» Loin de Paris et «des manigances organisationnelles» d’Europe Ecologie-les Verts (EELV). «Mon contrat avec EE est terminé. Je ne veux et ne peux plus jouer le rôle de catalyseur. Mais, je serai dedans, je peux participer à des débats et soutenir Eva [Joly].»

 

12 heures

Noyée parmi les 700 eurodéputés, la bande des quatorze écologistes élus en 2009 vote à main levée. Assis dans l’hémicycle par ordre alphabétique : José Bové, le leader altermondialiste à côté de Jean-Paul Besset, proche de Nicolas Hulot, Eva Joly et Yannick Jadot, ex-Greenpeace. La veille au soir, comme tous les lundis de session, ils ont dîné autour de la candidate déclarée d’EELV. «Il y avait Jadot, Besset et Dany, c’est-à-dire les directeurs de campagne de Joly, Hulot et DSK», plaisante un convive en allusion aux lauriers tressés par Cohn-Bendit au directeur du FMI. «Avec ses interventions, Dany nous fait du mal, il torpille la candidature d’Eva», se désespère un dirigeant d’EELV. L’intéressé le sait, mais n’en a cure : «Beaucoup de gens me disent : "Vas-y ! Mais si tu n’y vas pas, ferme ta gueule !"» Il dit n’avoir aucun regret. Un ami allemand l’a invité à demander la nationalité française. Il a refusé. «Ma nationalité, c’est mon vaccin contre le virus de la présidentielle. Il est si fort et violent, et te grise tellement !» A ses côtés, Jadot et Besset, qui poussent chacun leur candidat, rient jaune.

 

12 h 45

En sortant de l’hémicycle, il tombe sur Jean-Luc Mélenchon. «Dis donc toi, tombe la veste ! s’échauffe l’eurodéputé du Parti de gauche. J’en ai marre que vous disiez que je ne fous rien ici. Les séances que je rate, c’est pour être à des manifs», s’énerve celui que Cohn-Bendit accuse de «labourer sur les terres du FN».«Je suis un socialiste républicain et jacobin», fulmine-t-il encore, le poing en avant. «Mais, c’est vrai que tu ne fous rien !» réplique Dany, à l’abri de la haute stature de Jadot. Une élue fait diversion. Mélenchon tourne les talons.

 

Les trois écologistes enchaînent sur la montée du populisme. De Geert Wilders aux Pays-Bas à Marine Le Pen. Besset et Jadot jugent «prématuré» le débat sur le retrait de la candidature écologiste. «Attention aux prophéties autoréalisatrices ! Si tu entres dans la logique de front républicain, tu stigmatises Le Pen et tu la renforces», argue Jadot. Besset acquiesce : «Nous voulons une candidature écologiste pour sauver la droite et la gauche de la tentation du national-populisme.» Cohn-Bendit opine, mais prévient : «Si l’extrême droite monte trop, une partie de notre électorat tranchera à notre place» et votera pour le PS dès le premier tour. Ils tombent d’accord pour évaluer la situation «trois mois avant» le scrutin de 2012.

 

13 h 20

Quand on parle du loup. Au restaurant des élus, nappes blanches et larges baies vitrées, les eurodéputés Bruno Gollnisch et Jean-Marie Le Pen, visages cireux, déjeunent à la même table. Cohn-Bendit casse la croûte avec un Verts belge. Et s’adonne à son sport favori : «Marine Le Pen a besoin d’une défaite de Sarkozy pour mettre le FN au cœur de la recomposition de la droite. Car en 2017, Copé ne pourra gagner qu’avec elle.» Mais quid de la candidature écologiste ? «L’argument le plus bête, c’est : "Si tu n’es pas à la présidentielle, tu n’existes pas." Les écolos ont fait 3% avec Voynet et Bové en 2007. Avec son pacte, Hulot a eu plus d’impact. Et ce qu’on a fait aux européennes a été plus déterminant.» Il moque le «revival gauche plurielle de Voynet» dans une récente interview à Libération, le 13 janvier. «Elle ne dit à aucun moment que des ministres écolos sans groupe charnière au Parlement cela ne sert à rien !» Et dénonce les «conseils morbides» prodigués par Cécile Duflot et Dominique Voynet à la candidate Joly. «Faut qu’Eva s’impose dans un espace autonome.»

 

16 heures

Cohn-Bendit retrouve Joly et l’eurodéputée (EELV) Hélène Flautre à une audition d’opposants de Ben Ali, en direct de Tunis, via Skype. L’ancienne juge lui propose d’embarquer dans l’avion qu’elles doivent prendre la semaine prochaine pour la Tunisie. «Ça fait longtemps que tu n’as pas vécu de révolution», moque-t-elle.

 

Entre Joly et Hulot, Cohn-Bendit refuse de choisir : «Ce sont tous deux de bons candidats, atypiques. Jamais Nicolas ne sera aussi crédible qu’Eva sur l’impartialité de l’Etat et la justice sociale. Même si dans l’argumentaire écolo stricto sensu, il exprime plus de choses.» Il a eu longuement l’animateur d’Ushuaïa au téléphone. «Mon sentiment, c’est qu’Hulot ferait une campagne très "alternative écologiste". Cela te place de facto contre la droite et interroge la gauche. Si tu arrives à te positionner comme ça, c’est une grande force», juge-t-il. La popularité de Hulot le fait saliver. Moins le flou de son ancrage politique. Pour propulser le débat, l’ex-leader de Mai 68 dégaine une proposition : «Organiser une grande primaire du peuple de l’écologie entre Hulot et Joly, à l’appel d’EELV, mais aussi de France Nature Environnement, de Greenpeace, etc. Avec quatre grands débats dans quatre régions retransmis sur Internet.»

 

17 h 30

Cohn-Bendit s’énerve : deux ascenseurs ont été réquisitionnés pour Viktor Orbán. Le président hongrois de l’UE a rendez-vous avec lui. «See you later», lui lance Dany. Qui lui demandera en vain de renoncer à sa loi liberticide sur les médias. «Si tu écris un article pas équilibré, c’est 30 000 euros d’amende. On est dans un monde de fou !» balance-t-il. En oscillant sur ses chaussures.

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EELV et le financement de l'enseignement privé

Publié le 26 Janvier 2011 par Thierry BILLET

J'ai été interpelé par des élus socialistes haut savoyards sur la prise de position du groupe EELV au Conseil régional sur la question du financement des lycées privés.

Vous ne savez peut être pas que la loi impose aux collectivités une participation obligatoire aux établissements d'enseignement privé.

Ne voilà t'il pas qu'à l'initiative d'un conseiller régional vert de la HAUTE SAVOIE, par ailleurs enseignant dans un lycée privé, les porte-paroles du groupe ont soutenu en réunion de de la majorité régionale l'idée que la Région finance plus que l'obligation légale les lycées privés qui rendraient une mission de "service public".

On croit rêver.

Quand je suis arrivé en HAUTE SAVOIE, j'ai découvert qu'à MANIGOD, et d'autres villages des ARAVIS, il n'y avait pas d'école publique.

Cette époque est heureusement révolue. On a construit des écoles publiques.

Et voilà que les écologistes reviendraient à ces temps anciens.

Si il manque un lycée public, il faut agir pour qu'il ouvre.

Et non pas financer un lycée privé !

Jean-Claude CARLE doit se demander ce qui lui arrive de se voir ainsi soutenu par les écolos...

Revenez vite sur terre, amis conseillers régionaux !

 

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Lionel Tardy, l'autre cost killer de l'éducation...

Publié le 25 Janvier 2011 par Thierry BILLET dans C'est personnel

 

Sous ce titre, LE MONDE  daté du 25 janvier 2011 publie un portrait de Lionel TARDY.

Demander la suppression d'un organisme sans connaître la qualité de sa prestation; tout un programme, celui du buldozzer.

Il affirme – c'est imparable – ne pas connaître les travaux du HCE et avoue ne jamais les avoir lus, mais il en demande la suppression...

Au moment où les suppressions de postes dans l'enseignement saignent littéralement les rangs des enseignants et allongent ceux des élèves, M. TARDY s'attaque à la racine des problèmes...

 

"On savait que Luc Chatel chassait les coûts et sabrait d'un geste sûr dans les rangs enseignants. On savait moins qu'il était aidé dans sa tâche par un député de la Haute-Savoie. Un certain Lionel Tardy.  Si le premier laisse aux recteurs le choix des coupes à faire sur le terrain, le second a une autre méthode. Il y va à l'aveugle. Aussi a-t-il décidé un beau matin de décembre 2009 de faire disparaître du paysage le Haut Conseil à l'éducation (HCE).

 

"Leurs rapports ? Personne n'en parle. On ne sait pas trop ce que font les membres de ce comité Théodule, ni combien de fois ils se réunissent par an. Cela coûte de l'argent au contribuable." Voilà comment le député explique son souhait d'en finir avec cette instance. Et ce divers droite est bien décidé à ne pas lâcher son combat  contre l'instance de réflexion sur l'école.

 

D'ailleurs, il a deux arguments de taille qu'il rappelle volontiers : "D'une part, personne n'est venu me dire que leurs travaux étaient importants pour le système éducatif. D'autre part, des rapports sur le système éducatif, il y en a des tas." Pourtant, son voisin de bureau à l'Assemblée, Jacques Grosperrin (UMP), député du Doubs, se dit, mardi 25 janvier, prêt à lui expliquer pourquoi le HCE est une pièce maîtresse dans la politique éducative.

 

COMITÉ THÉODULE

"Depuis 2007, je conteste cette politique qui consiste à créer sans cesse des hauts conseils et autres comités, qui rendent des avis et des rapports", précise M. Tardy. Ce député est l'auteur de l'amendement voté en commission des lois de l'Assemblée nationale, mercredi 19 janvier, et qui n'en finit pas de faire des vaguelettes depuis. Un texte qui supprime tout bonnement l'instance mise en place en 2005 pour produire chaque année et remettre au ministre un rapport sur le système éducatif, et rendre des avis.

 

Et c'est une récidive. Le Haut Conseil avait déjà été supprimé par les soins du même M. Tardy une première fois en commission des lois en mars 2010, avant d'être rétabli en décembre par le Sénat. "Régulièrement, l'administration fait le ménage dans les comités. Le dernier a eu lieu en 2009, mais n'a concerné que les comités créés par décret. Or, certains, comme le HCE, sont créés par des lois, donc il faut des lois pour les supprimer", ajoute l'homme politique.

 

Ce "comité Théodule", comme l'appelle M. le député, ne compte pas que des professeurs Nimbus. Il a à sa tête le président de la Bibliothèque nationale de France (BNF), Bruno Racine, compte un professeur au Collège de France, Antoine Compagnon, mais aussi l'administrateur général du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), Christian Forestier, qui connaît la grande maison éducation nationale sur le bout des doigts.


Et puis au HCE, on cogite. Depuis sa création, il produit chaque année un rapport sur un maillon du système. Et jamais au hasard. En 2007, il met les pieds dans le plat avec un bilan très sévère sur l'école primaire. Une première approche critique de cette petite école à laquelle les Français, très attachés, ne trouvaient que des qualités quand elle a tout de même quelques gros défauts, pointés justement par cette instance.

Cette année, c'est au collège qu'il s'est attaqué, dans un rapport qui, là encore, ne mâche pas ses mots et prend la défense du collège unique ou du socle commun de connaissances et de compétences – ce "kit de survie" dont chaque jeune devrait disposer à la fin de sa scolarité obligatoire.

 

 TERRAIN MINÉ

Et c'est ainsi que le vaillant député se retrouve en terrain miné. Le voilà accusé non pas d'être un "cost-killer" aveugle mais le bras armé de toute cette frange de la droite qui ne veut plus du collège unique. Ce dont il se défend avec véhémence. "Que l'on discute du bien-fondé de mon action contre les comités consultatifs, c'est tout à fait normal, mais merci de ne pas mélanger les genres en faisant de mon initiative ce qu'elle n'est pas", rétorque le politique.

 

Pour prouver sa bonne foi, Lionel Tardy a un argument sans appel. Il affirme – c'est imparable – ne pas connaître les travaux du HCE et avoue ne jamais les avoir lus. "L'initiative n'est pas hasardeuse, comme vous semblez le croire. Alors que vous avez une vision 'éducation', j'ai une vision 'comités consultatifs', d'où une différence d'appréciation. Je ne vise pas l'Education et je prends soin de préciser que je n'entre pas dans le débat de fond autour des questions éducatives." Dommage."


Maryline Baumard

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Le nom des gens

Publié le 24 Janvier 2011 par Thierry BILLET

J'ai oublié de vous recommander le film "le nom des gens" avec Sarah FORESTIER et Jacques GAMBLIN.

Ne le manquez pas :  il est encore à l'affiche des NEMOURS cette semaine.

Lionel JOSPIN en acteur comique est excellent, même si son apparition est brève.

Je n'avais pas autant ri au cinéma qu'en voyant ce film.

Courez y !

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500 millions d'euros pour le parc privé annécien (plan climat n°3)

Publié le 24 Janvier 2011 par Thierry BILLET dans Environnement

Les grandes masses des émissions de gaz à effet de serre sur le territoire annécien sont les bâtiments (61%) et la mobilité des personnes (21%).

Ces deux secteurs ont des caractéristiques spécifiques.


Pour le bâtiment, les solutions techniques sont connues, mais les problématiques financières sont très lourdes.


Pour la mobilité des personnes qu'il faut limiter autant que faire se peut, l'inertie des changements est forte (une fois que l'on a acheté une maison à tel endroit, on ne bouge pas facilement et une infrastructure de transports met longtemps à se créer et ensuite dure longtemps).


Le bâtiment se décompose en 36% du total pour le résidentiel (les logements) et en 25% pour le tertiaire, soit 61% des émissions.


87% des émissions de GES sont dues au chauffage avec trois enjeux : la réhabilitation du parc privé, le parc social et les changements d'énergie, par exemple dans le cadre du réseau de chaleur (délégation de service public de la chaufferie dite "de NOVEL"). Il ne faut pas compter sur les constructions neuves pour avoir un impact sur l'ensemble  : elles représentent 2% du parc.

Comme le parc annécien est à 96% en logements collectifs, il convient de mobiliser les copropriétés pour qu'elles intégrent la réflexion sur les changements climatiques. Repeindre les façades est une excellent chose, mais il ne faudrait plus repeindre sans isoler par l'extérieur. Pour tenir les objectifs du Grenelle, il faudrait réhabiliter 1.700 à 1.900 logements par an à ANNECY, et dépenser 30.000 euros par logement.


Le coût de ce programme de mise à niveau énergétique est donc de l'ordre de 500 millions d'euros pour le propriétaires privés annéciens.

On imagine l'impact sur l'emploi d'un tel programme de réhabilitation en faveur de l'efficacité énergétique.

Le changement d'échelle que le réchauffement climatique et le renchérissement continu des énergies fossiles nous imposeront de toutes façons, donne le vertige.

Et pourtant à l'échelle de notre territoire, de sa richesse et de ses capacités, il est à notre portée.

 

A suivre...

 

 

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Plan climat d'ANNECY (2)

Publié le 23 Janvier 2011 par Thierry BILLET dans Environnement

Comme cela remonte le moral de parler d'autre chose que des exclusions au sein d'EUROPE ECOLOGIE LES VERTS, ou peut-être comme disent désormais les journalistes LES VERTS, ou de la désignation de candidats régionalistes exfiltrés de la Ligue Savoisienne aux cantonales, je vous entretiens comme annoncé du Plan climat d'ANNECY.

 

Le choix a été fait d'ouvrir le comité de pilotage très largement sur les partenaires de la Ville dans ce domaine : Habitat social, Etat, Conseil général (CG), Prioriterre, FNAIM, C2A,... de manière à inscrire le plan climat municipal dans l'ensemble des préoccupations relatives aux changements climatiques.

 

C'est ainsi que la question des transports dans la Ville percute évidemment les compétences TRANSPORTS de la C2A et du Conseil général qui devront eux-même élaborer leur plan climat.

 

J'ai donc proposé qu'un groupe de travail thématique TRANSPORTS associe les collectivités concernées et l'Etat pour élaborer la partie "TRANSPORTS" des plans climat de chaque collectivité de manière à intégrer les démarches et à ne rien oublier de ce qui est aujourd'hui "dans les tuyaux" sous forme d'études (dégroupage des colis à VOVRAY pour une desserte en centre ville en petits véhicules, études sur la RD 1508 par le CG, etc.) ou d'actions (réhabilitation de la gare d'ANNECY, etc.).

 

J'avais proposé cela à la Région Rhône Alpes lors d'une rencontre régionale sur les plans climat : l'intégration par la Région de la problématique des changements climatiques dans les départements alpins pour que les différents CG et les villes ne refassent pas les mêmes études dans leurs coins et qu'il existe un lieu central de recueil de la bibliographie pour tout l'arc alpin. Pour le moment, pas de nouvelles...

 

Les deux volets du plan climat : l'atténuation mais aussi l'adaptation aux changements climatiques sont donc au coeur d'une démarche d'évaluation du "profil climat d'ANNECY", c'est à dire la présentation des enjeux du changement climatique croisés avec les compétences de la Ville, notamment en matière d'animation territoriale.

 

Il faut bien comprendre que la question posée est d'abord une question de RESPONSABILITE dans l'affectation des émissions de GES. Ainsi, pour les transports pendulaires entre le domicile et le travail à ANNECY, 50% des émissions de GES sont mis à la charge de la Ville car elle a une part de responsabilité dans l'organisation spatiale du territoire.  Pour aller vite, le modèle utilisé met l'accent sur le fait que la politique foncière municipale a une influence sur l'extension urbaine et que cette politique foncière doit être la plus vertueuse possible. On voit bien la démarche intellectuelle que nous avons choisie : la Ville peut mener des politiques publiques qui ont un impact direct ou indirect sur l'obligation faite à nos concitoyens de quitter la Ville parce qu'elle est trop chère. Bien entendu, la Ville ne peut pas tout compte-tenu de l'attractivité d'ANNECY, mais elle a le choix entre une politique du laisser faire et une politique active de densification urbaine et de promotion de l'habitat social. De ce point de vue, la politique urbaine d'ANNECY qui est félicitée annuellement par la Fondation Abbé Pierre est clairement engagée dans l'application de la loi SRU de manière à s'opposer à une tension foncière croissante.

 

La démarche du plan climat est donc une démarche d'intégration et de cohérence de l'action municipale : construire de l'habitat social, c'est diminuer les déplacements et donc améliorer notre bilan carbone. Où l'action sociale se conjugue à la démarche écologiste, CQFD.

 

A demain !

 

 

 

 

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