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thierry billet

Vice président Climat Air Energie du GRAND ANNECY

Stéphane HESSEL

Publié le 28 Février 2013 par Thierry BILLET

Stéphane est décédé cette nuit. C’était un homme lumineux.

Ce fut un homme lumineux jusqu’au bout. Il y a trois semaines, il m’a appelé pour que je vienne le voir. Il était dans son lit. Son corps était usé mais son visage était toujours aussi souriant. Il savait que la mort pouvait advenir d’un jour à l’autre (cela fait plusieurs mois qu’il nous parlait de sa mort possible) mais comme Václav Havel qu’il aimait beaucoup, il voulait jusqu’au bout « contempler le miracle de l’être. »

Jusqu’au bout, agir pour la dignité de l’Homme et de la Femme. Un de ses plus grands regrets était de ne pas être parvenu à construire la Paix entre Israël et la Palestine. Juste avant Noël, lors d’un dîner amical, Christiane et Stéphane se demandaient encore quelle initiative on pouvait prendre pour ouvrir les yeux de ceux qui ne comprennent pas ce qui se passe en Palestine.

Jusqu’au bout, agir pour la dignité : même allongé dans son lit, il réfléchissait à ce que nous pouvions faire ensemble pour obliger les dirigeants de notre pays à mettre en œuvre les solutions de Roosevelt 2012. Nous pensions publier bientôt un petit livre (Répondez-nous !) et dans sa dernière interview au Nouvel Observateur, la semaine dernière, à deux reprises, il met en avant Roosevelt 2012 comme un des moyens de répondre à la crise du politique. Jusqu’au bout, alors que ses forces le quittaient, il aura porté cette volonté d’agir ensemble pour la justice, pour la dignité de l’homme et de la femme dans ce qu’elle a de très concret et de très matériel.

Mais jusqu’au bout, il aura porté aussi ce qu’il y a d’immatériel, de léger, d’inaliénable en chacune et chacun de nous : jamais un dîner ne se finissait sans que Stéphane ne récite un poème. Puis, dans le taxi, il me parlait du plaisir qu’il avait à retrouver Christiane : « J’ai beaucoup de chance d’avoir une femme aussi jeune - elle a dix ans de moins que moi - et aussi délicieuse que Christiane. »

Je ne sais comment nous pourrons consoler Christiane mais je pense que c’est nous qui avons eu beaucoup de chance de rencontrer Stéphane. Il avait dix ans de moins que nous. Il gardait au cœur une incroyable jeunesse. Lui qui avait connu tant de moments difficiles gardait une incroyable énergie et une Joie contagieuse.

A nous maintenant de reprendre le flambeau. En gardant la même intransigeance sur le fond et la même humanité dans le dialogue.


    Pierre Larrouturou

     Roosevelt2012.fr

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Le nucléaire ruine la France

Publié le 27 Février 2013 par Thierry BILLET dans Environnement

NUCLÉAIRE - Une grande part des difficultés économiques que rencontrent notre pays vient du secteur nucléaire, qu'il s'agisse de notre balance commerciale ou de notre développement industriel ou encore des coûts et de la précarité énergétique.


Les exportations moins stimulées, le pétrole toujours présent

Sur le plan de notre balance commerciale, si le secteur nucléaire a durant un temps dopé nos exportations, il n'en n'est plus ainsi depuis longtemps et nous consommons toujours autant de pétrole. Aucun EPR n'est vendu et ne risque de l'être compte tenu de l'enlisement des chantiers finlandais et français. Échecs successifs à Abu Dhabi, aux Emirats arabes Unis, aux Etats Unis et en Tchéquie. Quant aux partenariats avec la Chine, à la condition qu'ils ne nous dépossèdent pas de notre patrimoine immatériel (brevets), quelles seraient les retombées pour notre commerce extérieur?


Sur le plan industriel, la situation est encore plus grave

L'industrie nucléaire est arrivée à tuer dans l'œuf tout développement massif des ENr, empêchant toute filière nationale puissante de voir le jour. Non seulement la France sera dans l'impossibilité de respecter son objectif de 23% d'ENR en 2020, s'exposant à des sanctions financières, mais encore, elle perd chaque jour un peu plus la possibilité de créer et développer ses entreprises dans les ENr.

12.000 emplois ont été volontairement sacrifiés par le gouvernement Sarkozy et les efforts actuels sont dérisoires et n'ont en aucune manière l'ambition de rattraper le temps perdu. Or, c'est en libérant ce secteur et en encourageant les particuliers et les entreprises à se doter d'ENr que les industriels pourraient voir leur marché croître... sauf qu'il n'en n'est pas question. Les ENr sont condamnées à rester anecdotiques en France parce que le choix nucléaire exclut toute autre solution.

Les investissements en RD se font toujours massivement dans le nucléaire (ITER, ASTRID) et non dans les technologies indispensables que sont le stockage de l'énergie, le développement des éoliennes d'une nouvelle génération, ou les progrès dans le solaire. Quant à des choix simples comme la généralisation de la méthanisation dans l'agriculture, l'interdiction du chauffage électrique et l'obligation de doter toute construction nouvelle d'un chauffage à base d'ENr, ils sont bannis. Ce serait pourtant des solutions simples et économiques.

Les mêmes constats peuvent être formulés à propos de la réduction de la consommation énergétique qui n'est nullement encouragée, le comble étant les compteurs Linky, payés en définitive par l'usager mais qui serviront principalement EDF et non le consommateur.


Les situations financières d'EDF et d'Areva sont plus que préoccupantes

EDF vient d'exiger 5 Milliards d'euros de l'Etat, qui bien évidemment manqueront ailleurs. L'EPR est en passe de devenir un gouffre financier. Flamanville, qui tangente désormais les 9 mds d'euros, est déserté par le partenaire d'EDF, ENEL contraint de surcroît à lui rembourser la bagatelle de 610 M d'euros. Et qui va assumer la différence entre le prix de revient et le coût de l'EPR construit par Areva en Finlande (9Mds) et des 2 EPR construits en Chine a moitié prix.

Le projet anglais -avec un prix de rachat minimum de 10 cts d'euros qui n'est pas encore accepté par le gouvernement britannique- risque de se transformer en Trafalgar.

En effet, non seulement le partenaire d'EDF, Centrica, s'est retiré en raison de la hausse des coûts et des retards accumulés, mais encore le projet d'enfouissement des déchets radioactifs dans le comté de Cumbrie patine alors que dans la législation britannique, la solution pour les déchets est un préalable à la délivrance de l'autorisation de construction d'un réacteur. EDF va investir 9Mds en Grande Bretagne pour réaliser ces EPR. Que se passe-t-il en cas d'échec et combien l'usager et/ou le contribuable vont-ils devoir payer?


Le coût exorbitant du nucléaire va plomber durablement le prix de l'énergie

En effet, le prix de l'électricité va monter sauf que cette hausse va désormais être très largement le fait du nucléaire qui sera plus cher que l'éolien terrestre -les courbes sont en passe de se croiser en Allemagne- et sans doute le solaire va suivre (le prix du nucléaire augmente quand le prix des ENr baisse). Et ce coût va devenir insupportable pour de nombreuses raisons.

Tout d'abord, la dizaine de milliards dépensée par EDF pour sa politique d'acquisition internationale s'est faite au détriment des citoyens français puisqu'il n'y a quasiment pas eu d'investissements durant 15 ans ni dans les centrales ni dans les réseaux, comme le souligne la Cour des Comptes dans son dernier rapport. C'est l'usager qui va devoir payer pour cette stratégie calamiteuse qui a conduit en 2012 à une baisse importante de production, qui a coûté plusieurs centaines de millions d'euros.

En second lieu, les problèmes de sécurité dans les centrales deviennent préoccupants, ce qui a deux catégories de conséquences. D'une part, un besoin d'investissement énorme, probablement de l'ordre de 7 à 10Mds qu'il va falloir payer pour une situation qui ne donnera pas toute garantie de sécurité. D'autre part, la prise en considération croissante d'un risque d'accident, ce qui pose la question de l'assurance.

Jusqu'à présent, EDF a obtenu de retarder l'obligation qui lui était faite de monter l'assurance de la somme ridicule de 6 M à celle de 700 M. L'exploitant va enfin devoir régulariser cette situation. Mais cette somme est sans aucune relation, pas plus que celle du plafond global actuel de 1,5MDS d'euros pour un accident nucléaire évalué par l'IRSN à 400 MDS d'euros. D'où l'idée de supprimer dans les contrats de RC la clause d'exclusion d'accident nucléaire, ce qui revient à obliger les citoyens à s'assurer et donc à payer pour se couvrir. Sauf que la prime risque d'être colossale ou la couverture minimale!

Enfin, le fait que beaucoup de nos concitoyens n'aient d'autre choix que le chauffage électrique, beaucoup plus cher, les rend otages d'EDF. Et le pire est que cela continue puisque le chauffage électrique continue à être encouragé alors qu'il devrait être interdit.

Dès lors, bien loin de la propagande officielle d'une énergie nucléaire bon marché et moteur de l'économie française, elle devient un handicap pour notre développement économique et un gouffre financier pour nos concitoyens usagers et contribuables.

 

 

Suivre Corinne Lepage sur Twitter: www.twitter.com/corinnelepage

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Italie

Publié le 26 Février 2013 par Thierry BILLET dans C'est personnel

A 0,3 point près, BERLUSCONI pouvait redevenir Président du Conseil en ITALIE en étant majoritaire à la Chambre des députés. 0,3 point ! Franchement ça fait peur !

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En finir avec les partis politiques !?

Publié le 26 Février 2013 par Thierry BILLET

Une fois de plus, Dany dit, à propos des partis politiques, exactement ce que je pense. Il suffit de lire le blog de l'ami Yves PACCALET, pour bien se rendre compte que la désaffection subie par les EELV est directement liée à cela : la reprise en mains de l'appareil par des politiciens "hors sol" comme Jean-Vincent PLACE ou Cécile DUFLOT. Alors que les partis politiques devraient être les "intellectuels collectifs" dont rêvait GRAMSCI, ils sont des machines à faire élire les membres de la coterie majoritaire. Rappelons nous aux européennes l'élection en SAVOIE d'une dame du courant PLACE/DUFLOT aujourd'hui disparue à BRUXELLES... mais elle était dans le "bon" courant interne aux VERTS...

 

 

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Prévention des déchets : on avance !

Publié le 25 Février 2013 par Thierry BILLET

L'objectif est simple : réduire autant que faire se peut la production de déchets incinérés en diminuant d'abord la production de déchets (mais cela dépend de politiques nationales contre les suremballages par exemple) et ensuite en recyclant au maximum les déchets que l'agglo collecte.

Et on avance comme sur la collecte des cartons en centre-ville d'ANNECY où on collecte désormais plus de 2 tonnes de cartons à chaque passage deux fois par semaine avant une extension de la collecte rue du Président Favre sous peu.

L'ajustement des fréquences des collectes dans ANNECY a permis d'augmenter la charge transportée de près de 10% et de réduire les kilomètres parcourus de 33% : autant de gagner pour la qualité de l'air et la consommation de gazole.

La limitation de l'accès aux déchéteries de l'agglo pour les professionnels a également eu pour effet de réduire les apports non valorisés, alors qu'il existe une vraie filière de valorisation du placoplâtre par exemple.

Comme on ne sait pas combien de tonnes de capsules de NESPRESSO sont consommées dans l'agglo, on reste surpris de collecter en 2012 presque 12 tonnes de ces capsules... Pas sûr que ce résultat ne cache pas un gaspillage éhonté d'aluminium par la consommation de ce nouveau produit.

Grâce au changement de prestataire dans les déchéteries, l'agglo a pu valoriser 25 tonnes de batteries contre zéro les années précédentes. La preuve que les batteries étaient volées dans les déchéteries par les différents "récupérateurs" sauvages qui les fréquentaient. A 300 euros la tonne, le manque à gagner pour la collectivité était important.

Enfin, 108 tonnes de textile ont été collectées, sans compter les nouveaux apports par les associations caritatives qui désormais collaborent avec l'agglo. La mise en place de nouveaux containers de collecte en plus de la collecte associative va permettre d'augmenter encore ce recyclage des vêtements qui ne peuvent pas être revendus ou donnés par les associations.

Depuis 2002, l'agglo a diminué de 53.338 tonnes à 40.567 tonnes en 2012 sa production de déchets incinérés, malgré l'augmentation de la population. Mais il y a encore des progrés à faire : il y a encore plus de 700 tonnes de déchets mal triés dans le tri sélectif qui repartent à l'incinération ! Et nous pouvons mieux faire sur la collecte du verre en apport volontaire et sur le compostage en pied d'immeuble ou en appartement avec le lombricompostage.

 


 

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GRAPHOCOLOR

Publié le 22 Février 2013 par Thierry BILLET dans Environnement

Le Préfet vient de prendre deux arrêtés concernant la société GRAPHOCOLOR située dans la zone industrielle de VOVRAY à ANNECY.

L'un n° 2013038-0004 concerne la mise en oeuvre de mesures de réduction des NOx suite au contrôle "négatif" de juin 2012. Il demande à GRAPHOCOLOR de revenir à des valeurs de 150 milligrammes par mètre cube d'air pour les NOx dans un délai de trois mois. L'arrêté ne dit pas comment l'Etat le vérifiera. Il ne dit pas si c'est une mesure instantanée ou si il s'agit d'une moyenne, et dans ce cas quelle est la durée de la mesure...

Le second n° 2013038-0005 ordonne à GRAPHOCOLOR de conclure d'ici le 1er avril 2013 l'étude sur la distillation fractionnée qui devrait permettre de réduire à nouveau la production d'azote de l'usine. Cet azote que l'on retrouve en excès dans les rejets acqueux de l'usine qui se jettent dans l'ISERNON puis dans le THIOU. Je vous en ai abondamment parlé ici ou

Et si cela ne fonctionne pas de mettre à l'étude et de fixer un calendrier de mise  en oeuvre du procédé de brillantage électrolytique.

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Les barons socialistes ont gagné !

Publié le 21 Février 2013 par Thierry BILLET dans C'est personnel

La question du cumul des mandats est importante. Elle est une mesure essentielle pour rapprocher les élus des citoyens en mettant fin à une particularité française où les barons locaux cumulent avec un mandat parlementaire. Bien entendu, ce cumul n'est pas humainement tenable : il faut donc que l'un des mandats soit uniquement un faire valoir et que l'élu choisisse le mandat qu'il va réellement exercer. Bien entendu, c'est le mandat de parlementaire qui est délaissé. Cela n'a pas d'importance dans le fonctionnement  actuel de la démocratie en FRANCE. Les députés votent ce que le gouvernement leur demande de voter quelle que soit la majorité au pouvoir. Autrement dit, le travail parlementaire est confié à des élus qui n'ont pas le temps de l'exercer quand ils cumulent. Et les barons socialistes veulent continuer à appliquer cela encore 3 ans au moins. Les militants socialistes qui ont voté la fin du cumul il y a 3 ans maintenant sont pris pour des imbéciles. Les électeurs qui ont voté HOLLANDE parce qu'il avait promis une réforme démocratique indispensable sont trompés. Et VALLS a le toupet d'expliquer que l'application en 2014 obligerait des députés-maires à démissionner de leur mandat de parlementaire; ce qui correspondrait à une dissolution partielle de l'Assemblée ! Autrement dit, pour éviter des élections partielles que le gouvernement craint de perdre, ils sont prêts à renoncer à un engagement fort. Cela fera encore quelques abstentionnistes de plus. Mais au point où on en est, n'est-ce pas ? Ce gouvernement a décidé de désespérer ses électeurs, pourquoi changer ? Démoralisant alors que l'on attendait au moins de HOLLANDE qu'il modernise la vie publique.Allez, signez la pétition !

http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/la-limitation-du-cumul-des-mandats-c-est-maintenant

En plus cela ne coûte rien à l'Etat...

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Le tunnel sous le SEMNOZ n'est pas la priorité

Publié le 20 Février 2013 par Thierry BILLET dans Environnement

Je n'ai pas un mot de désaccord avec ce COMMUNIQUE DE PRESSE des associations de protection de l'environnement !


Bassin annécien : Le tunnel sous le Semnoz n'est pas la priorité

Nous demandons depuis des années, pour le bassin du lac d’Annecy, que les élus décident en priorité de l’amélioration des transports collectifs, pour que nous sortions progressivement du “tout voiture”. Sans succès.
En contraste, c'est avec une certaine précipitation que le Conseil Général est en train d'appeler les communautés de communes de la cluse du lac d'Annecy à cofinancer l'achat de terrains, par de l'argent public, aux entrées nord et sud d'un hypothétique tunnel sous le Semnoz. Ensemble, ils s'apprêtent à acheter pour 6,8 millions d'euros de terrains et d'immeubles pour un projet de tunnel encore non défini, dont environ la moitié du montant pour des acquisitions sur la commune de Sevrier, sur la base d'un dossier technique et financier très imprécis, et d’un plan de circulation qui demande encore un très gros travail d’évaluation.
Dans son projet d'aménagement à long terme, "Agglomération Annecy 2030", la C2A envisage non pas une, mais deux versions de tunnel sous le Semnoz, l'une longue, débouchant à la place de l'hôtel Riant-Port, à Sevrier, l'autre plus courte et moins coûteuse. Nos élus vont-ils acheter des terrains là où le tunnel ne débouchera pas ?
Pour la FRAPNA et ses partenaires, des priorités de bon sens devraient s'imposer à tous pour ces prises de décisions.

Jean-Pierre Crouzat, administrateur de la FRAPNA, les résume ainsi :

"que les pouvoirs publics mettent d'abord en place, sur la rive Ouest du lac, un système de transports collectifs en site propre performants, cadencés, peu ou pas émetteurs de gaz à effets de serre, et fonctionnant 7 jours sur 7 afin qu'il soit le plus attractif possible, de manière à rendre la vie quotidienne des usagers plus facile. Et également que soient prévus des parkings relais sécurisés, dits P+R, pour que les usagers habitant loin du TCSP puissent y garer leur voiture ou un deux-roues. Les emplacements existent le long du parcours, il suffit de les équiper.
que les élus de la grande région d’Annecy, comme les élus du tour du lac, décident enfin d'acter dans les SCoT et les PLU que la cluse du lac, du fait du caractère unique de son paysage, ne doit plus être considérée comme une des zones possibles d’extension de l’agglomération. Un tunnel sous le Semnoz ouvrirait la rive Ouest du lac à une pression d'urbanisation sans précédent, et nous voulons l'éviter.
qu’avant d’acheter des terrains sur une partie de l’itinéraire, les responsables municipaux et le Conseil Général adoptent, enfin, un projet global pour les déplacements entre Annecy et Ugine en s’appuyant sur les conclusions des multiples études menées depuis plus de 20 ans sur ce sujet, éventuellement complétées et actualisées.
Nous souhaitons vivement que nos élus prennent à leur compte ces priorités, exprimées collectivement par la société civile, et ne se précipitent pas à investir de l'argent public sur un projet de tunnel qui reste encore à définir, et dont le financement est pour le moins incertain, comme c'est le cas depuis au-moins deux décennies."
FRAPNA Haute-Savoie

Saint-Jorioz Environnement

Lac d’Annecy Environnement

Amis de la Terre 74

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Région, compte-rendu de mandat...

Publié le 19 Février 2013 par Thierry BILLET dans C'est personnel

J'ai oublié de vous faire le compte-rendu de la réunion de bilan des conseillères régionales socialistes et écologiste à ANNECY le 8 février 2013. Je répare cet oubli car cette réunion a permis de mieux cerner l'étendue des interventions de la Région dans tous les domaines de la vie quotidienne des rhonalpins. La salle était pleine et j'ai eu le plaisir de constater que de nombreux anciens adhérents d'EUROPE ECOLOGIE avaient fait le déplacement.

Tout le monde connaît les gros postes que sont l'équipement et le fonctionnement des Lycées, et l'achat des rames de chemin de fer pour mise à disposition de la SNCF. Mais la Région intervient de manière ponctuelle de manière beaucoup plus diversifiée, et notamment dans le cadre des politiques territorialisées que sont les contrats de développement durable Rhône-Alpes (CDDRA) qui contractualisent un projet de territoire commun à plusieurs établissements publics de coopération intercommunale (communauté de communes ou communautés d'agglomération). La démarche de la Région par exemple dans le cadre des appels à projet en faveur des jeunes est moins connue alors qu'elle est un coup de pouce déterminant pour des démarches citoyennes de jeunes rhonalpins.

Les responsables associatifs environnementaux présents ont interpelé les élues sur la charte du Parc National de la VANOISE : avez-vous bien signé la pétition de l'ami Yves PACCALET  

http://www.yves-paccalet.fr/blog/2012/10/11/petition-pour-la-vanoise/

Ou sur les transferts modaux entre la voiture et les transports collectifs ou encore le développement de l'agriculture biologique.

L'articulation des interventions des différentes collectivités territoriales apparaît alors très complexe dans la mesure où les objectifs des autres collectivités ne sont pas ceux de la Région. Et la Région ne peut rien si les collectivités locales « inférieures » sur le plan géographique ne jouent pas le jeu. C'est notamment le cas dans le domaine des transports collectifs où la Région rappelle qu'elle n'a pas attendu M. ACCOYER pour décréter l'urgence de la mise à deux voies de la voie de chemins de fer entre AIX LES BAINS et ANNECY...

Reste que des lignes budgétaires de la Région interrogent comme celle qui permet le financement des infrastructures sportives d'importance régionale que l'ETG veut mettre à profit... Je soupçonne la Région d'avoir voté cette ligne pour financer le stade de foot à GRENOBLE et de l'avoir étendue dans une délibération de principe pour qu'elle n'apparaisse pas comme du copinage avec les socialistes grenoblois. A vérifier !

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Football: au-delà de la raison.

Publié le 16 Février 2013 par Thierry BILLET

 

Alors que M. ACCOYER renouvelle son soutien déraisonnable à la construction d'un nouveau stade à SEYNDO, Jean-Luc BENNAHMIAS qui partage avec Dany COHN BENDIT un amour immodéré pour le foot signe cet article raisonnable.

FIFA, matches truqués, affaires de mœurs : et si l'UE mettait le nez dans le foot ?

Avatar de Jean-Luc Bennahmias

Par 
Vice-Président du MoDem

 

De but en but, de match en match, de transfert en transfert, de saison en saison, le scénario semble immuable. Et pourtant proche de nous, toujours plus menaçant. C'est bien un avis de tempête et de gros temps qui risque de secouer le football dans ses fondations les plus essentielles.

 

Qui pourrait sauver le football ?

 

C'est en effet, une sale séquence que vit actuellement le monde du football de haut niveau : lourdes suspicions de corruption sur la FIFA pour l'attribution des grandes compétitions, vaste réseau de matchs présumés truqués, endettement record des clubs européens, où l'on perçoit bien difficilement ce que sont les règles du "fair-play financier", proposées utilement par Michel Platini [1].

 

Le football ne tourne plus rond. Cela devient même flagrant, le football a besoin d'un pilote, de règles, et d'un minimum d'harmonisation. Pourtant on peine à savoir d'où ils pourraient venir.

 

La FIFA, forte de moyens financiers considérables - dont la puissance avoisine celle d'un État - finance, aux quatre coins de la planète, des projets pour aider le développement du football.

 

L'UEFA joue son rôle dans l'organisation des compétitions européennes et propose d'équilibrer au mieux le choc des titans que sont aujourd'hui les clubs disposant de mécènes oligarques.

 

Le Conseil de l'Europe [2] multiplie, lui, les avis pour lutter contre les discriminations existant aussi sur le carré vert, et sonne l'alarme sur les transferts de joueurs mineurs que l'on achète mais que l'on jette aussi dans le désarroi le plus total, lorsque le conte de fée s'avère sans lendemain - certes, tout cela existe.

 

Mais, dans tout ce panorama, qui est de taille à s'immiscer dans les affaires intérieurs du football ? Quels sont les acteurs capables de sauver le foot de lui-même ?

 

L’Union européenne, l'outsider ?

 

C'est peut-être une surprise, mais ça pourrait être l'Union européenne. Si elle ne résoudra, à coup sûr, pas tout d'elle-même, plusieurs sujets peuvent et doivent être mis sur la table.

 

De l'action de l'Union européenne dans le foot, les connaisseurs retiendront évidemment (pour le pire et le meilleur) l'arrêt Bosman suivi de l'arrêt Malaja qui ont ouvert portes et fenêtres aux vents des transferts, sous le parapluie de la libre circulation et de la libre installation des activités professionnelles.

 

Ces décisions, plus juridiques que politiques ont évidemment été la source des déstabilisations que l'on connaît, même si elles ont aussi permis de financer, sur le dos des plus-values, nos centres de formation. Mais l'ouverture à la concurrence bien rarement "non-faussée" ne fait pas une politique.

 

Plus discrètement, l'Union européenne s'apprête, dans les mois à venir, à publier un texte sur le rôle des agents de joueurs. C'est une bonne chose tant les dérives de la profession sont légions.

 

En attendant, que faire ? Je considère, pour ma part, qu'il devient urgent de poser d'autres réformes dans le débat public.

 

Colmater les brèches béantes de notre législation

 

L'enquête actuellement menée par la police européenne, Europol, illustre s'il était besoin, que le football n'est évidemment pas à l'abri des réseaux mafieux européens et internationaux. Or si l'Union européenne a agi pour réglementer les paris sportifs (notamment en ligne) en exigeant plus de transparence et plus de contrôle, il faut bien se faire à l'idée que nos dispositifs de prévention sont aujourd'hui largement dépassés.

 

Il s'agit maintenant de donner plus de moyens à la police européenne et de colmater, aussi rapidement que possible, les brèches béantes de notre législation. Pour ce faire, la voie tracée dans le monde du vélo par l'agence mondiale de lutte contre le dopage est utile de leçons à bien des égards. Certes, le chemin est long, mais les efforts de long terme et les pressions exercées finissent bien par porter leurs fruits.

 

La dernière affaire en date, détrônant Lance Armstrong, prouve que finalement peu de cyclistes échappent aux sanctions. Ce qui a été fait sur le dopage doit maintenant être fait sur les paris sportifs. La mise sur pied d'une agence mondiale indépendante de lutte contre les matchs truqués permettrait dans un délai réduit de faire de véritables pas en avant.

 

Taxer les clubs pour réveiller l'instinct solidaire

 

Enfin, loin des paillettes et des projecteurs, ce sont des millions (ou plutôt des milliards) d'euros de dette qui s'accumulent dans les tiroirs de nos clubs européens. L'illusion ne durera qu'un temps.

 

L'idée d'une taxe Tobin sur les transferts de joueurs aurait à cet effet de multiples avantages. D'un montant de 5 à 8% sur chaque transaction, elle permettrait de redonner immédiatement un peu de concret à l'idée de solidarité et d'équité si souvent mise en avant sans "le début d'un commencement" de réalité.

 

Qui plus est, elle permettrait de venir soutenir les efforts de Michel Platini à la tête de l'UEFA pour une gestion plus saine du football professionnel. Alors que la politique de l'autruche actuelle nous conduit tout droit vers un système à l'américaine de ligues fermées, l'Union européenne a donc un rôle à jouer dans les prochaines semaines, pour prouver sa valeur ajoutée sur le sujet. Il faut, en tout cas, l'encourager en ce sens.

 

Le débat n'en sera pas clos pour autant, cela va de soi. "Salary Cap", fin du mercato d'hiver, quotas de joueurs formés au club, lutte contre le blanchiment d'argent sale... sont à l'évidence autant de sujets primordiaux si l'on veut redonner un peu de couleur humaine au football professionnel.

 

Briser l'omerta, à tout prix

 

À ceci, s'ajoute la question du dopage dont on peut observer de manière bien désagréable (lors du procès de l'affaire de dopage Puerto) que l'omerta règne toujours en maître lorsqu'il s'agit d'aller regarder au-delà du seul cyclisme.

 

À ce niveau de réforme, c'est une mobilisation de l'ensemble des passionnés du foot que nous attendons sans réserve. Ne rien faire serait condamner le football à son triste sort et prendre le risque de voir l'ensemble des sports, au premier rang desquels des sports comme le tennis ou le rugby, sombrer eux-aussi dans les mêmes turpitudes. On a d'ailleurs déjà pu observer que le handball français n'était pas vierge de travers.

 

Au niveau français, européen et international, la politique a donc bien quelque chose à apporter au football professionnel. Il faut maintenant une volonté politique et sportive pour renverser le rapport de force.

 

 

 

[1] Michel Platini est depuis le 26 janvier 2007 le président de l'UEFA

 

[2] Le Conseil de l’Europe est une organisation gouvernementale instituée le 5 mai 1949 par le traité de Londres. Elle est la doyenne des organisations européennes, par le biais des normes juridiques dans les domaines de la protection des droits de l’homme, du renforcement de la démocratie et de la prééminence du droit en Europe. C’est une organisation internationale dotée d’une personnalité juridique reconnue en droit international public et qui rassemble 800 millions de ressortissants de 47 États membres. A ce titre, elle constitue une institution particulièrement utile pour pouvoir dialoguer avec un grand nombre de fédérations nationales.

 

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