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thierry billet

Écologiste annécien

Beau fixe pour la pêche au lac

Publié le 29 Novembre 2017 par Thierry BILLET

La commission consultative pour la pêche dans le lac d'ANNECY ce lundi a permis de faire le point sur la situation de la pêche à partir du bilan de l'année 2016 pour laquelle il a été possible de disposer des résultats des carnets de pêche des pêcheurs amateurs et des chiffres des pêcheurs professionnels. Ces résultats montrent une pêche importante, largement au-dessus de la moyenne des années antérieures à 2015. L'année 2015 avait été exceptionnelle. Elle ne peut servir de référence, mais les résultats 2016 et les estimations de 2017 montrent que la ressource halieutique est abondante et que les décisions de gestion prises ces dernières années pour une exploitation durable ont porté leurs fruits.

A noter le développement constant de l'écrevisse, espère envahissante, dont près de 2 tonnes ont été prises par les pêcheurs professionnels en 2016...

La bonne entente retrouvée entre les pêcheurs professionnels et les pêcheurs amateurs est un des acquis du travail du SILA en ce domaine qui permet aujourd'hui d'avancer de manière consensuelle pour une protection de la ressource dans une vision de long terme.

L'éditorial de Pierre BOUTILLON, président d'ANNECY LAC PECHE, dans le bulletin de novembre 2017, appelle néanmoins les pouvoirs publics à poursuivre les efforts de gestion durables du lac. Et notamment en remettant sur le chantier, le projet de marnage du lac qui est un impératif si l'on veut poursuivre le travail de restauration des roselières. Le travail de conférence de consensus que le SILA a mené il y a trois ans doit être ressorti des tiroirs. C'est à l'Etat de piloter cela en 2018, tel est l'un de mes voeux pour l'année nouvelle.

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Plan climat air énergie du Grand Annecy, un point de méthode

Publié le 28 Novembre 2017 par Thierry BILLET

Après un travail intense sur le plan local de la qualité de l'air en 2017, l'année 2018 sera marquée par la recherche de la labellisation CIT'ERGIE sur le périmètre des services de la Ville et du GRAND ANNECY et par l'élaboration du Plan climat air énergie du GRAND ANNECY. On parle là de l'ensemble des émissions de gaz à effet de serre des habitants, des touristes et des entreprises du territoire dans leur ensemble. C'est un travail considérable et il convient donc d'adopter une méthodologie pertinente.

C'était l'objet d'une réunion avec la direction départementale des territoires pour convenir de la collaboration entre le GRAND ANNECY et l'Etat dans la phase essentielle de diagnostic.

En effet, les débuts de l'ouverture publique des données (le fameux "open data") permet de disposer d'éléments précis de consommation énergétique au niveau infra municipal que nous devons prendre en considération alors qu'ils n'étaient pas disponibles quand nous avons travaillé sur le plan climat de la Ville. De même, les opérateurs disposent d'informations détaillées -qui s'amélioreront encore avec les données issues des compteurs LINKY et GAZPAR - qui doivent être sur la table pour disposer d'une cartographie de la consommation énergétique.

Il est en effet hors de question de rédiger un PCAET qui ne soit pas en prise directe avec les caractéristiques locales et qui soit réaliste quant aux capacités effectives de diminution de la consommation d'énergie fossile. La collaboration avec l'Etat pour cet état des lieux détaillé qui sera ensuite mis à la disposition des parties prenantes du PCAET (associations, entreprises, citoyens,...) est un gage de sérieux et d'accès au maximum d'informations.

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Affluence à la réunion du Grenelle des transports

Publié le 27 Novembre 2017 par Thierry BILLET

Remarquable succès de la réunion d'information du Grenelle des transports à FAVERGES mercredi dernier : 150 personnes présentes au moins pour écouter les analyses et les propositions des associations et d'un élu grenoblois. Dans la situation désastreuse que nous connaissons de manque de confiance dans la parole politique, les associations conservent une crédibilité certaine qui est attestée par cette participation importante. Il faut s'en féliciter car la société civile a besoin de lieux de débats et de propositions qui permettent de synthétiser les aspirations des uns et des autres.

Pour être franc, le contenu de la réunion m'a moins enthousiasmé.

J'ai regretté les approximations sur la réalité de la qualité de l'air dans l'agglomération et l'oubli systématique de l'amélioration constante et significative de la qualité de l'air partout en FRANCE depuis 15 ans.

Tout comme la présentation de la solution du tram d'ANNECY à FAVERGES à côté de la piste cyclable ne m'a pas convaincu. Loin des habitations, posant des problèmes de sécurité évidents et interdisant la poursuite de l'aménagement d'un cheminement piéton à côté du cheminement cycliste déjà surchargé aujourd'hui, je ne pense pas qu'il s'agisse d'une solution crédible. Le projet de "fil" proposé par une association a été démonté d'un mot en le renvoyant à la seule situation de la nécessité de franchissement d'un obstacle, mais nullement à une progression en ligne.

Reste que l'enjeu de la concertation publique en cours, préalable à l'enquête publique, a été parfaitement décrit et les associations y participent activement; ce qui est essentiel. Et que nous savons tous que l'on ne pourra régler le problème de la circulation par des extensions continues de capacité. Il faut innover et trouver des solutions qui, grâce notamment au numérique, permettent d'utiliser au mieux la voirie existante et de développer le covoiturage. Attendre que le tunnel sous le SEMNOZ améliore la situation ou craindre qu'il ne l'aggrave sont les deux facettes d'une même impasse temporelle. Il nous faut imaginer des solutions plus rapides, agiles, permettant aux habitants de la rive Ouest de covoiturer aisément et améliorer l'offre de transports collectifs à l'occasion du transfert de la compétence "bus" à la Région, grande absente de cette réunion publique.

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Les fusillés de la guerre 1914-1918

Publié le 25 Novembre 2017 par Thierry BILLET

Je croyais que les fusillés de la guerre 14-18 étaient des bidasses qui avaient refusé la boucherie en 1917 en se révoltant ou en se mutinant. L'exposition au forum BONLIEU, au second étage, mérite le détour car elle montre que tel n'a pas été le cas.

Il y a quand même eu 3 427 mutins jugés coupables, 554 condamnés à mort mais moins d'une trentaine seront fusillés... Cette idée reçue mérite d'être balayée. En réalité les exécutions ont eu lieu en 1915  (298) et 1916 (130) pour tomber à 89 en 1917 (en comptant les mutins) et 14 en 1918.

L'exposition montre les abus de la justice militaire qui bénéficiait d'une totale délégation de pouvoir en 1915 et 1916 de la part du pouvoir politique pour exécuter qui elle voulait sans contrôle et sans respect du droit à la défense des soldats. Une loi de 1916 votée à l'initiative de la Ligue des droits de l'homme a remisé l'arbitraire militaire et réduit les exécutions sommaires... et les multiples condamnations abusives dont l'exposition donne plusieurs exemples notoires.

Une exposition historique utile donc pour rappeler que le droit des faibles et la peine de mort ne font jamais bon ménage, en temps de guerre comme en temps de paix.

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Vote des étrangers aux élections locales

Publié le 25 Novembre 2017 par Thierry BILLET

Selon le sondage annuel de "La lettre de la citoyenneté" 56 % des français sont favorables au vote des étrangers aux élections locales. Après un creux en 2014, ce sondage montre qu'une majorité de nos concitoyens le soutient; en progression constante...

Voilà qui permet d'espérer alors que l'on a l'impression que le racisme gagne partout !

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Plan de déplacement inter entreprises du GRAND ANNECY

Publié le 24 Novembre 2017 par Thierry BILLET

Il ne fallait pas moins de trois vice présidents du GRAND ANNECY (économie, mobilité, air climat énergie) pour lancer l'appui de l'agglomération aux entreprises qui souhaitent mettre en place un plan de déplacements de leurs salariés, rester toute la matinée avec elles et répondre à leurs questions.

Reprenons quelques éléments du constat : 50% des déplacements dans le GRAND ANNECY sont inférieurs à 3 kilomètres & 79% des déplacements domicile-travail sont effectués en voiture individuelle. Il faut donc inciter les gens qui ont moins de 3 kilomètres à faire à renoncer à leur voiture et ceux qui n'ont pas d'offre de transports collectifs ou ont plus de 3 km à faire pour aller au travail à covoiturer. Une voiture est immobile 95% du temps et elle coûte 500 euros par mois en moyenne, quelle gabegie !

40 entreprises se sont inscrites dans ce projet, soit plus de 10.000 salariés, et elles vont être accompagnées par l'agence d'éco mobilité des Pays de SAVOIE pour cartographier les domiciles de leurs salariés, les rapprocher des offres de transports collectifs existants selon leurs contraintes horaires, puis les aider à rédiger leurs plans d'action et à mener les animations qui permettront de faire changer effectivement les comportements "auto solistes".

Cette démarche selon une participante travaillant dans un groupe implanté sur toute la FRANCE apparaît unique en son genre. Elle est financée dans le cadre du TERRITOIRE à ENERGIE POSITIVE dont elle est une des mesures phares, et qui entre en synergie avec notre travail sur la qualité de l'air. La grande participation des entreprises et l'assiduité à la réunion qui sera suivie de 4 réunions de travail thématiques est le gage d'un engagement fort. Le travail sera étendu aux entreprises du même secteur géographique qui le souhaitent, notamment par un travail au niveau des zones d'activité...

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Poubelles sur le domaine public, comment exploiter ce gisement ?

Publié le 23 Novembre 2017 par Thierry BILLET

L'opération de collecte de déchets recyclables dans les poubelles publiques Samedi dernier avec le collectif "zéro déchet" a confirmé le gisement que représentent les déchets déposés là par les habitants et les touristes. Bien sûr beaucoup de carton et de canettes de la restauration à emporter, mais aussi des bouteilles, des bocaux...

La solution qui vient immédiatement à l'esprit est de mettre à disposition des poubelles de tri qui permettent à chacun de trier. Certaines institutions (SNCF, ...) le font. Mais le résultat en termes de qualité du tri est déplorable, comme il l'est lors des manifestations publiques où le tri est possible si il n'est pas encadré par des bénévoles qui veillent au grain. Sur l'espace public, le tri n'est pas pratiqué comme il l'est à la maison. On ne connaît pas bien les raisons de cette désaffection, mais elle existe et installer du tri pour ensuite devoir tout envoyer à l'incinération, cela n'est pas efficace ni sérieux.

Il faut donc inventer d'autres solutions et la commune nouvelle y travaille d'une part pour harmoniser les pratiques sur les six anciennes communes (36 sortes de poubelles !) et d'autre part pour récupérer l'or de ces poubelles : l'aluminium, le verre et le papier carton...

On pourrait aussi rêver que la loi exige de la restauration à emporter qu'elle consigne ses emballages. Un amendement "Mac Do, Subway ou Quick" serait le bienvenue et de loin bien plus efficace que de traiter le sujet après que le déchet ait été déposé dans une poubelle !

 

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Ruthenium, la mise au point de la CRIIRAD !

Publié le 22 Novembre 2017 par Thierry BILLET

  
 
 
De nombreux médias ont titré sur les niveaux de contamination "extrêmement élevés" publiés par l'agence russe ROSHYDROMET, parfois même sur les "aveux" de la Russie.
La CRIIRAD a diffusé hier, en urgence, une mise au point expliquant que les niveaux de contamination étaient en fait comparables à ceux mesurés en Europe mais des informations erronées continuent d'être diffusées. Un second communiqué a été envoyé aux journaliste ce matin. Il est repris ci-dessous.


NON, les niveaux de contamination atmosphérique publiés par l'agence fédérale de météorologie ne sont pas « extrêmement élevés ».

Les niveaux de ruthénium 106 mesurés au sud de Mayak sont comparables à ceux mesurés dans l'air en Italie, en Hongrie ou en Ukraine, et même inférieurs aux concentrations mesurées en Roumanie. Les gouvernements et experts de ces États ont qualifié tous ces résultats de très faibles, voire d'extrêmement faibles, sans aucune conséquence sanitaire ou environnementale. Cette information a été largement relayée par les médias. Il faut être cohérent : des résultats similaires ne peuvent être qualifiés de "très faibles" en Europe et de "très élevés" en Russie.

NON, les niveaux de contamination mesurés en Russie ne confirment pas les modélisations de l'IRSN et de son homologue allemand, le BfS, qui ont désigné le sud de l'Oural comme l'origine de la pollution.

En fait, loin de valider les modélisations, les mesures russes sur les retombées au sol tendent plutôt à les infirmer. Les calculs de l'IRSN conduisent à des dépôts de ruthénium 106 compris entre 60 000 et 100 000 Bq/m² jusqu'à 40 km du point de rejet alors que les mesures disponibles font état de dépôts compris entre 10 et 400 Bq/m² (maximum de 330 Bq/m2 à Metlino, à environ 15 km au nord-est de Mayak).
L'IRSN et le BfS se grandiraient à ne pas laisser publier des commentaires erronés même si ils paraissent conforter leurs travaux.

OUI, le mystère reste entier.

Les chiffres qui ont été publiés ne prouvent pas pour autant que la Russie n'est pas à l'origine de la contamination et le site de Mayak demeure parmi les sites pouvant être à l'origine du rejet. Les données publiées par l'agence météorologique russe sont en effet très insuffisantes : les points de mesures sont bien trop rares en regard de l'étendue du territoire, des précisions sont nécessaires sur les méthodes d'évaluation, les installations susceptibles de rejeter du ruthénium 106 ne sont pas identifiées, leurs rejets n'ont pas été publiés, etc. La CRIIRAD appuie sans réserve la demande d'enquête de Greenpeace Russie et renouvelle son appel à une totale transparence : cet appel s'adresse aussi aux organismes d'expertise, à l'Europe et à l'AIEA car les zones d'ombre ne concernent pas que la Fédération de Russie.
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54 vélos électriques pour la commune nouvelle

Publié le 22 Novembre 2017 par Thierry BILLET

Au total ce seront 54 vélos à assistance électrique qui auront été achetés en 2017 par la commune nouvelle pour équiper les agents qui doivent se déplacer entre les différentes mairies déléguées où les services sont maintenant installés. Un investissement de près de 60 000 euros pour faciliter la vie quotidienne des agents sans encombrer les rues de nouvelles voitures.

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Jacques BARROT vs Laurent WAUQUIEZ

Publié le 21 Novembre 2017 par Thierry BILLET

Je découvre, grâce à l'excellent journal "LES JOURS" sur internet qui suit Laurent WAUQUIEZ dans une enquête au long cours, cette opinion de son "mentor" Jacques BARROT dans Les ECHOS. Il n'y a rien à ajouter...

IDEES & DEBATS // OPINIONS

L'Europe mérite mieux que le populisme et la peur de l'autre !

Jacques Barrot - Les Echos | Le 07/05/2014

J'oppose un désaveu à l'ouvrage « Europe, il faut tout changer ", publié le mois dernier sous la plume de Laurent Wauquiez. Ancien commissaire européen, je tiens à exprimer mon désaccord devant une thèse qui prône un choix manichéen et dangereux dans la mesure où sans l'Europe des Six, il n'y aurait plus d'Europe. On demeure rêveur de lire « qu'il n'y a pas d'histoire européenne sans esprit nationaliste ». C'est oublier l'intuition de Jean Monet qui avait bien compris à la lumière de l'entre-deux-guerres que les nations continueraient à en découdre, sauf si on les conduisait à accepter de partager des intérêts communs et de s'en remettre à une autorité supranationale. C'est oublier que Jacques Delors a su convaincre le président Mitterrand que l'adhésion de la France au système monétaire était le seul moyen d'éviter le déclin.

C'est oublier que l'Europe est la réalisation d'une vision géopolitique au long cours. Elle est, par essence, fragile, et c'est sa grandeur, puisque qu'elle se construit à partir de compromis inévitables entre les Etats-nations.

C'est oublier que c'est l'élargissement qui a permis de mettre en cause le mur de Berlin. C'est oublier que c'est l'Union européenne qui nous a conduits vers la paix des pays d'Europe centrale, comme il en est de même, aujourd'hui, pour les Balkans pourtant à l'origine de la Première Guerre mondiale.

C'est oublier que Schengen permet à tout Européen de se rendre librement dans n'importe quel pays de l'Union. Pourquoi devrions-nous priver les Européens de la liberté d'aller et venir, liberté qui leur est chère ? Schengen est créateur de liens à travers tous les Etats membres. Détruire Schengen, c'est détruire les liens qui nous unissent et qui nous apprennent à mieux nous connaître entre Européens, alors même qu'une politique plus stricte d'émigration est possible !

C'est oublier que la Commission est garante de l'intérêt général européen. C'est oublier le dernier grand chantier de celle-ci et l'avancée que constitue l'union bancaire européenne grâce à Michel Barnier.

C'est oublier aussi que moi-même, j'ai fait avancer cet Etat de droit où personne ne peut plus se retrouver accusé, sans avocat, dans l'ignorance de ses droits. C'est oublier que l'Europe est régie aujourd'hui par la Charte des Droits fondamentaux donnant ainsi l'exemple au monde entier de ce que devrait être un Etat de droit. À travers cet écrit, c'est une charge excessive contre une Europe accusée de tous les maux, de toutes les faiblesses qui nous est livrée.

L'Union européenne mérite mieux que ce livre inspiré par je ne sais quel populisme en cours aujourd'hui. On y trouve tous les ingrédients qui nous renvoient au siècle dernier avec un protectionnisme qui a montré ses limites en attisant la peur de l'autre.

L'Union européenne mérite mieux que cette description caricaturale. L'humanisme qui m'inspire m'a appris à surmonter ces réflexes de méfiance de peur et d'hostilité vis-à-vis de l'autre. Et mon expérience européenne m'interdit de penser aujourd'hui qu'il faut faire « exploser " l'Europe comme certains le croient. Oui, l'Europe reste pour la France et pour tous les autres pays européens, les 28, la seule chance de grandir ensemble, même si cela comporte des exigences, même si ce n'est pas la voie de la facilité.

Jacques Barrot, ancien vice-président de la Commission européenne.

 

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