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thierry billet

Écologiste annécien

Club air climat sur le vélo

Publié le 17 Février 2018 par Thierry BILLET

L'un des axes forts d'accompagnement de la mise en place de la zone 30 en coeur de ville à partir du 9 avril 2018 est la création de parkings à vélos sécurisés. On sait que c'est une des raisons invoquées par les non cyclistes pour ne pas pratiquer. Et donc le Plan local pour la qualité de l'air en a fait une priorité. 

D'ores et déjà, l'installation de 210 nouvelles lyres à vélo amovibles est lancée pendant la période estivale pour renforcer l'offre quand l'usage du vélo est le plus développé.

Mais cela ne suffira pas à sécuriser des vélos plus chers comme les vélos à assistance électrique. Pour ceux là notamment il faut des consignes à clés pour que le risque de vol soit quasi nul. Et c'était le sujet de notre club air climat du 14 février au cours duquel  le bureau d'études INDIGGO et le GRAND ANNECY ont présenté l'étude en cours sur le sujet et les moyens techniques à notre disposition. Nous étions plus d'une vingtaine pour travailler sur ce sujet.

Pour entrer dans le vif du sujet, un groupe de travail associant le club se met en place sans délai pour choisir les lieux d'implantation les plus efficaces et les modèles d'équipements à même de répondre à notre demande. Un travail coopératif assorti d'un budget conséquent qui permettra une réalisation au premier semestre 2018.

Si le sujet vous intéresse et que vous souhaitiez participer au groupe de travail, n'hésitez pas à envoyer un courriel à plan_climat@ville-annecy.fr

 

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"Le trafic augmente, la pollution diminue"

Publié le 16 Février 2018 par Thierry BILLET

"Le trafic augmente, la pollution diminue", tel est le titre choc de l'Echo des pays de SAVOIE du 5 janvier 2018, accompagné d'une photo de M. Thierry REPENTIN, président d'Autoroute et tunnel du mont blanc et de la société du Tunnel du Fréjus. Prise littéralement, cette citation permet de considérer qu'il n'y a donc pas de problème de pollution de l'air.

L'entretien lui-même ne reprend pas cette formule choc.

Mais Thierry REPENTIN dit : "Lors de sa venue en HAUTE SAVOIE, Nicolas HULOT lui-même a estimé que la pollution de la vallée de l'ARVE était à 63% due aux activités résidentielles, 17% à la circulation routière, 14% à l'activité industrielle et seulement 2% aux poids lourds."

Outre le fait que Nicolas HULOT n'a certainement jamais dit cela, Thierry REPENTIN globalise dans une seule appellation "pollution de l'air" toutes les formes de pollution pour en tirer argument. Or si l'on veut être sérieux, il faut analyser polluant par polluant la source d'émission. La globalisation n'a pas de sens : on n'additionne pas des carottes et des navets, et bien c'est pareil pour la pollution. Chaque polluant a sa propre toxicité, ses propres voies de pénétration dans l'organisme et ses propres sources d'émission.

Pour les poussières fines en hiver, c'est le résidentiel qui prime; mais ce n'est plus vrai en été; et ce n'est pas vrai du tout pour le dioxyde d'azote ou le dioxyde de souffre ou l'ozone ou le benzo(a)pyrène.

Thierry REPENTIN précise après s'être félicité des actions environnementales menées par l'ATMB "mais il faut comprendre que pour nos actionnaire elle ne va pas forcément de soi : après tout nous investissons sur des sujets qui n'entrent pas dans notre objet social..." Affligeant de lire cela quand on voit que tous les grands groupes mondiaux se flattent de leur politique de responsabilité sociale et environnementale (RSE) avec l'accord de leurs actionnaires.

Encore plus quand on sait que les actionnaires d'ATMB sont  à 91,3% l’Etat et les collectivités territoriales... Autrement dit l'Etat et les collectivités territoriales engagées par la volonté gouvernementale dans la transition énergétique rechigneraient aux actions environnementales de l'ATMB ? Monsieur REPENTIN, donnez nous les noms des administrateurs de l'ATMB qui renâclent, vite !

Décidément être à la tête d'un des plus beaux fromages de la République, après tant d'autres recasés là après avoir servi le Prince du moment, n'aide pas à éviter les raccourcis trompeurs.

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Le SYANE en action

Publié le 16 Février 2018 par Thierry BILLET

Réuni ce jeudi 15 février, le Comité du SYANE a adopté le budget 2018 d’un montant de 100 M€. En 2018, le SYANE initiera de nouveaux projets en faveur du développement numérique de la Haute-Savoie et confirmera son engagement pour soutenir le développement des énergies renouvelables et la maîtrise de l’énergie. Les investissements, d’un montant de 61 M€, se répartissent pour moitié pour les réseaux d’énergie et la transition énergétique (28 M€), et pour moitié pour le déploiement de la fibre optique (33 M€). 

Les élus ont également approuvé deux décisions permettant la construction de nouveaux réseaux d’énergies : un réseau de chaleur sur la commune de Saint-Jeoire et un réseau de gaz naturel sur la commune de Marcellaz-en-Faucigny.

 

Ü En savoir plus ? http://www.syane.fr/actus-1/2018/comite-du-syane-61-m-d-investissements-en-2018

 

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Ciné débat de la ligue des droits de l'homme ce vendredi 16 février

Publié le 15 Février 2018 par Thierry BILLET

Un excellent film selon la critique cinématographique sur un sujet de société....

Ciné débat de la ligue des droits de l'homme ce vendredi 16 février
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Une convention Ville - Roule & Co

Publié le 14 Février 2018 par Thierry BILLET

La Ville vient de signer une convention avec l'association ROULE & co pour recycler les vélos abandonnés retrouvés par la Police municipale et stockés dans un premier temps au parc des services techniques de VOVRAY.

Ces vélos seront remis gratuitement à ROULE & co pour être recyclés dans son atelier à CRAN GEVRIER et trouver une seconde vie.

Une utile contribution à l'économie circulaire sur le territoire de la commune nouvelle.

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Soutien à la grève de la Cour nationale du droit d’asile du 13 février

Publié le 13 Février 2018 par Thierry BILLET

Les avocats doivent être solidaires de l’appel à la grève de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) qui débutera à compter du 13 février.

Par Emmanuel Daoud le 09 Février 2018

En effet, cet appel à la grève est légitime lorsque l’on prend connaissance des dispositions du projet de loi gouvernemental modifiant de manière drastique les conditions de l’asile dans notre pays.

À titre d’exemple, ce projet de loi asile-immigration durcit considérablement les procédures de demande d’asile, raccourcit les délais de recours, renforce le contrôle de manière à réduire le nombre de réfugiés et à augmenter le nombre d’expulsions.

Sous couvert d’écourter les délais de procédures, il s’agira en réalité d’une limitation sans précédent de l’accès au droit et à la justice pour ces justiciables parmi les plus vulnérables. À cet égard, le projet de loi a diminué le temps passé à l’examen individualisé des demandes à six mois (recours compris), et en réduisant de moitié (un mois à deux semaines) le délai de recours en cas de refus.

À l’inverse, le projet de loi double la durée maximale de séjour en rétention administrative, de 45 à 90 jours, voire à 115 jours. Ainsi, les « damnés de la terre » pourront être incarcérés pendant le tiers d’une année dans notre pays après avoir pourtant survécu à des régimes dictatoriaux, ou bien encore à la traversée de zones de guerre, et à celle du désert ou de la Méditerranée ( qui s’est transformée en véritable cimetière marin).

La logique répressive du texte est par conséquent sans ambiguïté : deux fois moins de temps pour les droits, deux fois plus pour la rétention.

Si l’on ajoute à cela le durcissement au niveau européen du Règlement Dublin (Dublin IV interdira à tout débouté une nouvelle demande d’asile dans un autre pays de l’Union européenne), outre l’expulsion de ces migrants « dublinés » sans attendre l’arrêt de transfert tel que prévu par le projet de loi, c’est bien toute notre politique d’accueil des réfugiés et des migrants qui s’en trouve bouleversée au préjudice des droits des plus démunis.

Conformément à nos traditions, les avocats du barreau de Paris doivent exprimer leur solidarité et défendre les plus faibles, ce qui doit nous conduire immanquablement à participer à ce mouvement de grève de la Cour nationale du droit d’asile.

Cet appel à la grève (et espérons-le le succès de celle-ci) doit inciter le gouvernement à modifier significativement le projet de loi afin que celui-ci favorise l’accès au droit et la défense des droits des réfugiés et des migrants conformément aux valeurs et à l’histoire de notre pays.

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EN MARCHE a calé à deux reprises

Publié le 11 Février 2018 par Thierry BILLET

Les médias sont passés bien vite sur les deux défaites des candidats EN MARCHE aux législatives partielles. Pourtant, elles devraient étonner : la vulgate médiatique ne cesse de tresser des lauriers à ce jeune président « qui fait ce qu'il a dit », qui parle anglais et serait philosophe. Patatras, ses candidats ont perdu. Pourquoi alors que sa cote de popularité est insolente ?

La réponse est simple : parce que les électeurs de gauche qui ont aidé Emmanuel MACRON à devenir président par crainte de FILLON et LE PEN ne se sont pas déplacés cette fois. Emmanuel MACRON mène sur le plan économique et social une politique radicale, violente dont le PDG de TOTAL dans LE MONDE du 7 février dit – après Thomas PIKETTY – qu'elle « n'est pas si différente que celle de Donald TRUMP ». Il faut effectivement être aveugle ou servile pour ne pas le voir.

Sans compter le cynisme du Ministre de l'Intérieur Gérard COLLOMB et du Président à l'égard des réfugiés, dénoncé violemment par la présidente du Secours catholique dans le même journal et le même jour. Il n'y a pas de hasard.

Alors maintenant que « le pire » n'est plus en piste électorale pour le pouvoir, voter avec ses pieds redevient possible. Ils l'ont fait et ils le referont tant qu'un espoir ne renaîtra pas à gauche, peut-être plus vite que les commentateurs, qui avaient enterré avec constance le "Labour" anglais, ne le croient.

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Unanimité pour le PLQA

Publié le 10 Février 2018 par Thierry BILLET

Le conseil communautaire a adopté à l'unanimité le Plan local de la qualité de l'air du GRAND ANNECY ce jeudi soir. J'en suis sincèrement satisfait car ce vote est une reconnaissance du travail de concertation, de recueil des propositions et des idées de tous les citoyens et de toutes les associations qui ont participé à notre comité d'orientation pour la qualité de l'air, puis au club air climat de l'agglomération.

Avec des mesures phare comme la mise en place volontaire d'une zone de circulation restreinte – la seule en FRANCE - pour inciter nos concitoyens à acheter la vignette CRIT'AIR, le vote d'un fonds air bois (le dernier de la Région AUVERGNE RHONE ALPES), la création d'un grand secteur apaisé à 30 km/heure en coeur de ville ou l'achat de véhicules d'autopartage mis à disposition des habitants des territoires péri urbains, nous avons franchi une étape significative pour un air plus pur et un climat moins menacé.

Bien entendu, cette feuille de route sera complétée dans notre Plan climat énergie territorial (PCAET); mais ce premier pas est essentiel et il est frappé du sceau du volontarisme politique.

Dès la semaine prochaine, nous travaillerons avec le club air climat sur l'installation de parkings à vélo sécurisés : une vitesse réduite et des parkings « anti vol », les deux moyens de faciliter encore l'usage du deux roues.

Pour participer au club air climat, donner votre avis, faire connaître vos propositions, envoyez un courriel à plan_climat@ville-annecy.f

 

 

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Puce du canard, bilan 2017

Publié le 5 Février 2018 par Thierry BILLET

La dermatite cercarienne est un fléau sur le lac d'ANNECY ou plutôt dans les eaux peu profondes du bord du lac contre lequel des mesures annuelles sont prises pour limiter le développement des cercaires qui viennent piquer les baigneurs.

D'abord par une régulation du nombre de canards colverts qui abritent le parasite est effectuée chaque année par les chasseurs. En 2002 ils avaient tué 506 canards quand nous étions au pic du développement du parasite. En moyenne, il s'en tire environ 200 par an et cette année seulement 70. L'objectif crucial est d'éviter que les canards colverts sédentarisés ne soient une source illimitée de parasites.

Ensuite par des hersages des plages pour détruire les limnées, ces coquillages dans lesquels migrent les parasites quand ils quittent les canards. Il s'agit de limiter l'habitat du cercaire. Le hersage est efficace : une densité de 30 limnées au m2 était mesurée avant hersage au printemps 2017; elle était tombée à 14 limnées après le hersage. Les années antérieures où la présence de limnées était plus importante qu'en 2017, l'efficacité moyenne du hersage était une réduction de 74% des limnées présentes dans le fonds du lac.

La chronique 2006-2013 montrait une forte corrélation proche de 100% entre la température minimale de l'eau au cours de l'hiver et la densité de limnées au printemps suivant. Une température moins froide  semblait favoriser les limnées et donc les risques de prolifération du parasite. Ces observations ne sont plus fiables depuis 2014 où la corrélation s'étiole sans que l'on ait déterminé quels autres facteurs expliquent cette divergence d'évolution. Il y a là pour la direction de l'environnement et du cycle de l'eau du SILA une interrogation à résoudre dans les années à venir. Peut-être la conséquence d'un doublement des jours de hersage depuis 2012 ?

Le taux de parasitisme est également étudié par le SILA, c'est à dire le % de limnées qui sont parasitées par des "furcocercaires ocellées pigmentées", seuls vecteurs de la dermatite. Ce pourcentage est de 0,3% en 2017 - pratiquement constant depuis 2006 - à comparer du résultat de 1999 qui donnait un taux de parasitisme de 3,7%. La prévalence du parasite a nettement diminué grâce au travail de prévention réalisé.

La régulation des canards colverts sédentaires sur le lac et des limnées le long des berges des plages montre son efficacité depuis presque vingt ans. Il reste néanmoins des incertitudes sur les conditions favorables au développement du parasite et notamment les températures favorables tant en hiver qu'en été. Sur ce point comme sur tout l'écosystème alpin, l'élévation moyenne de la température favorise des espèces indésirables.

 

 

 

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Compagnie Nationale du Rhône, déficit hydrique prononcé

Publié le 4 Février 2018 par Thierry BILLET

Lors des assises de la transition énergétique à GENEVE, une des interventions marquantes aura été celle de la présidente de la CNR Mme Elisabeth Ayrault, poussant un cri d'alarme sur le déficit hydrique du RHONE. Le débit annuel moyen en 2017 est inférieur de 30% à celui des vingt dernières années. Et ses prévisions sont qu'il pourrait encore baisser de 10 à 40% dans les années à venir.

Le pic printanier généralement enregistré à la fonte des neiges a avancé de vingt deux jours en un siècle. En 2017, le fleuve a connu son étiage en décembre - un phénomène de basses eaux jamais constaté en période hivernale. En vérité, ce sont les "à coups" marqués entre des périodes extrêmes de plus en plus fortes sans transition : on passe de la sécheresse à des pluies diluviennes sans période intermédiaire.

Dans LE MONDE du 2 février, le directeur de l'agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse, explique que "Le RHONE est affecté par le changement climatique; ce qui se passe dans les Alpes le concerne directement. Il n'est pas inépuisable, les baisses des débits enregistrés sont considérables, il y a une nécessité d'agir".  Le même article affirme que la température du lac LEMAN est passée de 5,4° à 7,4° en cent ans à 50 mètres de fond, soit un réchauffement considérable de 2° en un siècle.

Les mêmes tendances d'évolution de diminution de l'alimentation en eau par les affluents du lac d'ANNECY avaient été discernées lors de l'étude sur le rétablissement du marnage en 2013. Ce phénomène ne s'est pas arrêté.

Si nous ne prenons pas, comme nous y invite l'Agence de l'eau,  les mesures d'adaptation au changement climatique qui nous a déjà rattrapé, le réveil risque d'être douloureux face à des épisodes météorologiques que nous ne connaissons pas.

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