Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
thierry billet

Écologiste annécien

Annecy Paysages 2018

Publié le 31 Août 2018 par Thierry BILLET

commentaires

Entretenir la flamme de la solidarité au lieu d’allumer le feu de la discorde

Publié le 30 Août 2018 par Thierry BILLET

Les propos du nouveau directeur de la Commission internationale pour la protection des ALPES (CIPRA) me vont droit au coeur : la crise climatique nécessite de se positionner comme citoyen du monde : le nationalisme est l'ennemi des écologistes et de la vie humaine sur la planète.

 
Point de vue : Entretenir la flamme de la solidarité au lieu d’allumer le feu de la discorde
 
La crise climatique et le nationalisme sont les deux plus grandes menaces de notre temps, déclare Kaspar Schuler, directeur de CIPRA International depuis juin dernier, à l’occasion du 30e anniversaire de l’action « Feux dans les Alpes"
 
(...) La diffusion de la notion de durabilité en tant que concept fondamental du développement montre que les innombrables pionniers avaient raison. En particulier ceux qui, depuis les années 1950, ont défendu inlassablement l’idée d’un traité de protection à l’échelle alpine. Ce traité est devenu réalité en 1995. Depuis cette date, la Convention alpine définit le cadre politique d’un développement économique compatible avec le respect de l’environnement.
 
Mais le travail n’est pas terminé. Une crise climatique imminente menace la région alpine. Et un poison bien connu palpite dans les veines de nombreux habitants des Alpes : le nationalisme.

Le changement climatique a montré ses crocs cet été avec la grave sécheresse qui a frappé les Alpes germanophones et qui, dans certains endroits, a entraîné une interdiction générale de faire du feu. Les feux dans les Alpes ont donc été remplacés par un show lumineux qui a fasciné les participants de l’événement organisé par l’Initiative des Alpes, Mountain Wilderness et la CIPRA à l’occasion du 30eanniversaire de l’action.

Le nationalisme célèbre une sombre renaissance en promettant des recettes simples pour résoudre les problèmes politiques. Or, il ne produit qu’une seule chose : des perdants. Mes vacances d’été au bord des eaux turquoise de la Soça en Slovénie me l’ont rappelé. Les rencontres chaleureuses avec les habitants des Alpes juliennes m’ont fasciné, au-delà des langues et des frontières. Mais les cicatrices du front de l’Isonzo encore visibles à flanc de montagnes et dans les villages ont ravivé en moi les terribles souvenirs de la Première Guerre mondiale. Au nom des idéaux nationalistes, les soldats slovènes, autrichiens, hongrois, allemands et italiens se sont entretués pendant deux ans sur les crêtes et dans les vallées, dans des combats qui ont coûté la vie à quelques 200 000 personnes.

C’est donc à nous, les habitants des Alpes d’aujourd’hui, qu’il incombe d’affronter ces deux menaces : le nationalisme et la crise climatique. Avec des actes d’innovation et de modestie, avec esprit d’ouverture et humanisme, unis par-delà les cimes et les frontières nationales. Pour que les feux ne brûlent pas en dévastant tout sur leur passage comme la guerre ou les feux de forêt, mais qu’ils fassent naître dans nos cœurs une flamme de solidarité.

 
commentaires

Les ALPES à court d'eau

Publié le 29 Août 2018 par Thierry BILLET

Les Alpes à court d’eau

 

L’été 2018 aura été l’un des plus secs et des plus chauds depuis le début des relevés de températures. Les Alpes habituellement si riches en eau ont souffert d’une sécheresse persistante.

Dans le Vorarlberg/A, la moitié des alpages ont souffert cet été d’une pénurie d’eau. Ils ont dû être approvisionnés en eau par des camions citernes, et les agriculteurs frappés par la sécheresse ont été obligés d’acheter du foin dans la région voisine de l’Allgäu/D. Depuis avril, il n’est tombé dans la région que la moitié des précipitations habituelles. Il faut remonter à 1976 et 2003 pour trouver des périodes de sécheresse d’une telle ampleur. En Suisse aussi, l’été 2018 restera dans les annales comme le plus chaud depuis le début des relevés en 1864. Dans le canton de Saint-Gall, des hélicoptères de l’armée suisse ont dû ravitailler en eau les alpages asséchés, et une interdiction générale de faire du feu a été imposée dans une grande partie de la Suisse orientale, du Tessin et du Valais en raison du risque élevé d’incendies de forêt. Dans le Tyrol du Sud/I, les organisations d’agriculteurs ont enregistré une baisse massive de la récolte de céréales. En Haute-Savoie, le niveau de la nappe phréatique a baissé à un point tel que la préfecture a mis en place des mesures de restriction de l’usage de l’eau, interdisant notamment de laver les véhicules, de remplir les piscines privées et d’arroser les pelouses.

Baisse du niveau de l’eau et mort des poissons

Le niveau du Lac Majeur à la frontière italo-suisse a baissé de trois centimètres par jour pendant la canicule du début du mois d’août : cela correspond à 6 milliards de litres perdus en 24 heures. Plusieurs tonnes de poissons sont morts à la même période dans le Rhin suisse. Au cours des deux premières semaines d’août, la température de l’eau y a dépassé par moments les 28 degrés. À des températures aussi élevées, la teneur en oxygène de l’eau diminue : une situation fatale en particulier pour des espèces telles que l’ombre ou la truite, qui ont besoin d’eau froide pour survivre.

2018 ne restera pas un cas isolé

Ces 15 dernières années, toutes les régions alpines ont été touchées de façon répétée par des épisodes de sécheresse marquée. Le changement climatique joue très vraisemblablement un rôle dans cette évolution, déclare Andrea Bianchini de la plate-forme « Gestion de l’eau dans les Alpes » de la Convention alpine. « Les épisodes de sécheresse se multiplient à un rythme alarmant. » Les modèles climatiques mettent en évidence les mêmes tendances dans tous les territoires étudiés. Selon Andrea Bianchini, les périodes de sécheresse extrême vont probablement devenir plus fréquentes, en particulier durant les mois d’été.

Selon les prévisions, la température moyenne devrait encore augmenter de deux à cinq degrés dans les Alpes d’ici la fin du siècle ; la quasi-totalité des glaciers alpins sont condamnés à disparaître. La chaleur et la sécheresse pourraient alors devenir un problème sérieux dans cette région qualifiée aujourd’hui de « château d’eau » de l’Europe. Avec son « Initiative pour les glaciers », l’Association suisse pour la protection du climat attire l’attention sur la crise climatique imminente. L’organisation qui a vu le jour le 25 août 2018 veut inscrire la protection du climat dans la Constitution suisse.

Cet article est tiré de la dernière lettre électronique de la CIPRA" alpmedia"

à laquelle je vous invite à vous abonner.

Mots-clés associés : , , ,

commentaires

Chapeau bas Monsieur HULOT

Publié le 28 Août 2018 par Thierry BILLET

Il faut écouter l'annonce de sa démission par Nicolas HULOT d'abord pour ce qu'elle dit de l'homme HULOT : "je ne veux plus me mentir", "sauf à devenir cynique", "par lassitude accepter de baisser les bras". Et donc de l'honnêteté intellectuelle et morale de cet écologiste exceptionnel qu'il est. Ses tics de visage traduisent son désarroi et son émotion en prononçant ces mots. 

Alors pour cela aussi "chapeau bas, Monsieur HULOT"

HULOT était un espoir pour les écologistes politiques, il l'était déjà depuis longtemps et les VERTS ont une lourde responsabilité de lui avoir préféré Eva JOLY aux avants-dernières présidentielles. Il l'était encore en rentrant au gouvernement MACRON. Cet espoir d'une écologie responsable et prête à gouverner sans rien abandonner de sa radicalité car il nous faut bel et bien changer de mode de développement et ne plus tergiverser. 

Sa démission est un constat d'échec pour tous : elle nous dit que l'écologie de façade n'est pas soutenable ni sur le plan écologique, ni sur le plan politique. Elle nous invite ici et maintenant à être encore plus convaincants auprès de nos concitoyens et des élus pour que le pire n'advienne pas. Or le pire est en cours sous nos yeux, mais nous ne devons pas, comme Nicolas HULOT, nous y résoudre. Sa démission est un appel à faire encore plus là où nous sommes, là où je suis.

commentaires

Les énergies renouvelables compétitives, le pari des grandes entreprises.

Publié le 24 Août 2018 par Thierry BILLET

Facebook, Walmart, Nike...Les grandes entreprises parient à long terme sur les énergies renouvelables

Les grandes entreprises ont d’ores et déjà acheté plus d’énergies renouvelables depuis le début de l’année qu’en 2017, selon une étude de Bloomberg NEF parue début août. Elles ont acquis pour 7,2 GW d’énergies renouvelables contre 5,4 GW en 2017 via des contrats de long terme avec les producteurs. Une alternative aux fournisseurs d'énergie et à la production interne qui montre une stratégie de long terme. 

Comme Walmart, ici en Californie, de nombreuses entreprises font le choix des énergies renouvelables
Walmart

Alors que le président américain opère un rétropédalage vers les énergies fossiles, les entreprises, elles, se fournissent de plus en plus en énergies renouvelables. Pour cela elles ont le choix entre plusieurs possibilités: soit passer par des fournisseurs d'énergie qui leur certifient que l'énergie utilisée est verte, soit produire en interne de l'électricité, via des éoliennes ou des panneaux solaires installés sur leurs sites par exemple. Ou encore, et c'est plus nouveau, en signant directement des contrats de long terme avec les producteurs (PPA).

Ce nouveau mécanisme a de beaux jours devant lui. S'il décolle depuis 2015, il devrait battre des records en 2018. Sur les sept premiers mois de 2018, les grandes entreprises (hors utilities), ont signé des contrats pour un volume de 7,2 GW d’énergies renouvelables contre 5,4 GW sur la totalité de l’année 2017, selon un rapport publié début août par Bloomberg NEF (1).

@Bloomberg NEF

Facebook, Microsoft ou Google, bons élèves

Ce sont les entreprises américaines qui sont en pointe (58% du marché). Notamment celles du secteur technologique qui ont initié la tendance. À ce titre, Facebook fait ainsi figure de proue suivi d'AT&T mais aussi de Microsoft ou de Google. "La demande des entreprises prouve qu’elles sont résilientes aux impacts des mesures de l’administration Trump", précise Kyle Harruson, analyste chez Bloomberg NEF.

@Bloomberg

En Europe du Nord, ce sont les fabricants d’aluminium Norsk Hydro et Alcoa qui tirent la croissance, grâce à la signature d’accords en Norvège et en Suède. Elles comptent pour le trois quart des 1,6 GW achetés par les entreprises européennes. En France, le mécanisme commence aussi à intéresser. Selon Les Echos, la SNCF et Aéroports de Paris se penchent sur le sujet mais aussi, de l'autre côté, Engie. 

Un choix pour la planète mais aussi de raison

De quoi permettre aux entreprises d’atteindre leurs objectifs climatiques. Ce n’est pas anodin si plusieurs des entreprises du RE100, une coalition d’entreprises qui se sont engagées à se fournir exclusivement en énergies renouvelables d’ici 2030 figurent dans le haut du classement de Bloomberg (voir plus bas). Celles-ci ont de gros besoin : afin d’atteindre leurs objectifs, Ikea, HSBC, Axa ou Apple, vont devoir acheter 197 TWh d’énergies propres supplémentaire sur la période, selon Bloomberg. De quoi élargir et faire grandir rapidement le marché de l’énergie propre. 

Mais il ne s’agit pas seulement de stratégie de développement durable, souligne le cabinet américain. Le choix des entreprises est aussi un choix de raison, pour se protéger de la volatilité des prix sur le marché de gros par exemple. Mais aussi parce que les énergies renouvelables sont compétitives et le seront de plus en plus sur le long terme, avec les réglementations à venir. Sur certains marchés, elles sont déjà les moins chères, assure Bloomberg. Depuis 2010 en effet, le coût des modules photovoltaïques a ainsi baissé de 84% en moyenne, celui des turbines pour les éoliennes de 32%... 

Béatrice Héraud @beatriceheraud


© 2018 Novethic - Tous droits réservés
commentaires

Miellée au Haras

Publié le 23 Août 2018 par Thierry BILLET

C'est à chaque fois un grand plaisir d'assister aux miellées au Haras d'ANNECY avec l'équipe réunie autour de Monsieur LAVOREL. Le cabinet de curiosités créé par l'association est le lieu de l'extraction du miel fabriqué par les abeilles annéciennes dans le Haras. La Ville privilégiant la plantation d'espèces floristiques mellifères, elles n'ont que l'embarras du choix; même si cette année, la sécheresse les a amenées à s'intéresser aux déchets sucrés de nos poubelles publiques.

Enfants et adultes y apprennent toujours quelque chose de nouveau sur la vie hors norme de la ruche : cette fois la fécondation en vol par une vingtaine de faux bourdons qui ensemencent la princesse abeille qui deviendra la future reine et pondra des milliers d'oeufs pendant sa vie de quelques années sans jamais ressortir de la ruche.

Pour disposer de toutes informations et venir assister, connectez vous sur la page Facebook du rucher :

commentaires

La ZCR mise en oeuvre en plein été

Publié le 19 Août 2018 par Thierry BILLET

La zone de circulation restreinte a été activée début août pour la première fois et dans un cadre particulier. La Ville et le GRAND ANNECY avaient décidé de la mise en oeuvre pour les pics de pollution hivernaux. Mais c'est dès l'été, à cause de la pollution à l'ozone, directement imputable à la transformation des gaz d'échappement en Ozone (O3) par la chaleur intense de cet été que la ZCR a été initiée. Cette hypothèse était envisagée mais elle n'était pas à l'origine de la décision prise par l'Etat et les collectivités territoriales.

Comme nous l'avions annoncé, cette mise en place est pédagogique : elle ne vise pas à faire entrer de l'argent dans les caisses publiques. Il s'agit de sensibiliser encore et encore sur les mesures que chacun peut prendre pour améliorer la qualité de l'air, notamment en modifiant ses habitudes de mobilité automobile; et en particulier pendant les pics de pollution.

Il est donc déplorable de lire dans un hebdomadaire que la mesure aurait fait "pschitt"... Bien sûr cela est peut-être plus vendeur mais c'est malhonnête sur le plan intellectuel et cela contribue à renforcer le camp de ceux qui pensent que "la pollution, ce n'est pas eux... ne changeons rien !". Un seul courriel reçu en mairie pour demander des explications sur la mesure et aucune lettre de critique à ma connaissance : la mesure est comprise par les annéciens qui savent bien que si l'on veut avancer sérieusement et sur la durée en matière de qualité de l'air il nous faut changer nos comportements. Et c'est déjà bien en route : regardez en ville le nombre de vélos cet été et le nombre de charrettes tirées par des parents pour transporter leurs enfants ! La zone 30 a marqué les esprits : les vélos sont en plus grande sécurité et deviennent de plus en plus attractifs. 

commentaires

Visitez ALPINE ALUMINIUM

Publié le 18 Août 2018 par Thierry BILLET

Les visites de l'usine ALPINE ALUMINIUM reprennent à partir de fin août, n'hésitez pas à vous inscrire pour les visites hebdomadaires du mercredi, mais aussi pour des visites spéciales en famille, avec des amis ou dans le cadre de votre comité d'entreprise ou de votre association. Vous découvrirez un patrimoine industriel en pleine activité au coeur de la commune nouvelle d'ANNECY.

commentaires

Si vous voulez aider le 15 septembre !

Publié le 14 Août 2018 par Thierry BILLET

Le 15 septembre est la journée mondiale du nettoyage de la planète. Un groupe annécien s'est constitué pour s'y associer et proposer des lieux où collecter des déchets abandonnés. La Mairie aidera avec la mise à disposition d'outils notamment. Les informations précises sont sur l'affichette jointe.

Si vous voulez aider le 15 septembre !
commentaires