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Pour la première fois depuis 1982, la France a été importatrice nette d'électricité en octobre. Bien que le froid n'ait pas été particulièrement sévère durant le mois, EDF a été dans l'incapacité de produire suffisamment pour satisfaire à la demande. Il a fallu importer 458 gigawattheures (GWH) d'électricité auprès des producteurs européens. En cause: la désorganisation du parc nucléaire français. Depuis la rentrée, les arrêts de centrales se sont accélérés. Il y a ceux qui sont programmés et les accidents comme Tricastin ou Flamanville. EDF a connu le nombre record de 19 centrales arrêtées sur un parc de 58 ces dernières semaines. Le groupe assure que la situation est en train de se normaliser. Il n'y aurait plus que 13 centrales arrêtées à ce jour, quand la norme est à cette saison entre trois et quatre.
Les tensions sont si grandes dans la gestion des réseaux électriques que RTE (Réseau de transport électrique) s'est senti dans l'obligation d'émettre un avertissement pour les mois à venir. A partir des déclarations prévisionnelles des producteurs en France – c'est-à-dire en premier lieu EDF qui fournit plus de 80% de l'électricité sur le territoire –, le gestionnaire de réseau estime que la France va être dans un état de dépendance inconnu jusqu'alors, par rapport aux autres pays européens. Le niveau d'importation estimé pourrait être, selon lui, de 4.000 MW entre novembre 2009 et janvier 2010.
Mais la situation risque de devenir critique si les températures baissent au-delà des normes saisonnières. La demande d'électricité en France est en effet devenue très sensible aux variations climatiques, en raison du développement au-delà du raisonnable du chauffage électrique: une baisse d'un degré se traduit par une demande supplémentaire de 2.100 MW (plus que deux tranches nucléaires). «Toute baisse supplémentaire de la disponibilité du parc de production français réduirait les marges prévisionnelles et augmenterait le risque de rupture d'approvisionnement en électricité en cas de vague de froid», prévient RTE. Au-delà de 9.000 MW d'électricité importée, le réseau atteint ses limites techniques, avertit le gestionnaire. En un mot, c'est la rupture, l'effondrement du réseau. RTE n'exclut pas, en cas de nécessité, de recourir à des mesures extrêmes comme des coupures. Il demande par avance à tous les consommateurs d'adopter des mesures d'économie afin de limiter la consommation.
Quand au nucléaire (et son électricité pourrie) et que l'on sait par exemple (rien qu'ici au Grd Bornand) que les promoteurs immobilier ne jurent et ne construisent leurs nouveaux bâtiments qu'avec le chauffage tout électrique … Ou encore, que de nombreux et inconscients (ou stupides) commerçants d'Annecy (et des environs) laissent encore leurs portes grandes ouvertes en plein hiver … L'on se dit que l'on a encore fort à faire ! …