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thierry billet

Vice président Climat Air Energie du GRAND ANNECY

La fabrique écologique

Publié le 19 Novembre 2013 par Thierry BILLET

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JULIEN René 19/11/2013 17:13


C'est un signe , encourageant sans doute , mais surtout traducteur lui même  de l'urgence de la nécessité qui va faire de plus en plus loi.


 


Ce que l'on appelle aujourd'hui "écologie" est la petite  partie visible de l'iceberg psychique , philosophique, économique , technologique , biologique ...dont l'évolution extraordinaire (
seule chance de survie de l'espèce) commence à se manifester,  et se manifestera de plus en plus , au fur et à mesure que les habitants de cette planète seront confrontés à la réalité d'une
terre contrainte dans son proche environnement , sans espoir illlusoire d'un far wesr martien , lunaire ou plus , pour aller piller et polluer un peu plus loin , selon la tradition capitaliste et
libérale .


 


Je n'ai pas repéré beaucoup d'ingénieur(e)s ou technicien(ne)s dans cette vidéo , et si le frémissement est bon à prendre , il serait dommage de s'enliser dans la fabrique de l'écologie plutôt
que de travailler dans la fabriqe écologique , comme le lapsus du directeur de la CDC le laisse percevoir en dérive potentielle .

Gobert 19/11/2013 11:31


Un peu d'espoir ? J'espère, car nous en avons un grand besoin. Et comme l'explique très justement Aurélien Boutaud :


"Arrêter cette course stupide à la productivité, réduire et partager le temps de travail, répartir équitablement les richesses en fixant un revenu maximum autorisé, faire décroître (et
disparaître) tous les secteurs d'activité qui nuisent à la santé et à l'environnement, favoriser la qualité plutôt que la quantité, la coopération plutôt que la compétitivité, bref…
inventer une économie post-croissance.


Par exemple, si tous les gains de productivité acquis depuis le début des années 1950 avaient été investis dans la réduction du temps de travail (plutôt que dans l'accroissement de la production)
on travaillerait alors aujourd'hui environ un jour par semaine : l'homme serait libéré du travail, au lieu de lui être asservi, et notre empreinte écologique serait deux fois moindre
!


Mais il arrive que les gains de productivité se soient opérés au détriment de l'environnement : il faudrait dans ce cas remettre en cause une partie de ces gains : car réduire la productivité,
c'est à la fois augmenter la quantité de travail et la qualité de la production. Par exemple, si l'agriculture industrielle et intensive était remplacé par une agriculture local et
biologique, la qualité des produits et le contenu en emploi de l'agriculture seraient largement augmentés. Les sommes colossales d'argent public employées pour lutter contre l'impact sanitaire et
environnementale de l'agriculture pétrochimique n'auraient plus lieu d'être.


Ily aurait plus d'emploi, plus de qualité, moins de dégâts environnementaux, moins de coûts sociaux induits. Et ce n'est là qu'un exemple…


Mais cela, évidemment, c'est beaucoup trop compliqué. Pas vrai ? Alors mieux vaut détruire la planète en invoquant la croissance et en traitant les écologistes d'irresponsables et d'égoïstes.
C'est tout de même beaucoup plus simple…"