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thierry billet

Vice président Climat Air Energie du GRAND ANNECY

Permaculture et transition énergétique

Publié le 25 Octobre 2013 par Thierry BILLET

La réflexion sur les Villes en transition énergétique permet de mobiliser les citoyens intéressés par cette mise en mouvement concrète de la société civile qui prend en mains le changement de ses habitudes quotidiennes pour plus de sobriété.

Le mouvement de la transition utilise beaucoup le principe de la permaculture : kézaco ?

La permaculture, un concept qui s’étend à l’échelle de la ville

Totnes en Angleterre.

Totnes en Angleterre.

Analyser le fonctionnement de la nature et comprendre son organisation sont les bases du concept de la permaculture. Cette notion qui remonte aux années 1970 trouve actuellement de nouveaux champs d’application à l’échelle du territoire pour penser la ville de demain. Explications.

L’agriculture comme point de départ
Dans les années 1970, les Australiens Bill Mollison et David Holmgren conceptualisent l’idée de la permaculture. Dés le début, l’ambition est de créer des systèmes agricoles stables, tout en rejetant les pratiques agro-industrielles. En 1978, ils co-écrivent l’ouvrage « Perma-Culture 1, une agriculture pérenne pour l’autosuffisance et les exploitations de toutes tailles » qui en détaille les grands principes. La permaculture est un système de polyculture aménagé en cercles concentriques qui doit permettre de créer un équilibre naturel où les déchets sont recyclés. Selon les deux auteurs, les écosytsèmes naturels sont plus productifs que ceux créés par l’homme et doivent inspirer les systèmes de production. Ainsi, ils préconisent l’utilisation de semences locales adaptées au terroir et bannissent labour et intrants.


Vers des principes universels
Par la suite, le champ d’études initial est élargi. Si ce système peut être positif à l’échelle d’une parcelle agricole alors il peut l’être à une plus vaste échelle… Le mouvement tente de s’étendre à tous les domaines : économie, transports, habitat…Des partisans de la permaculture commencent ainsi à réfléchir à développer des lieux de vie écologiquement soutenables, socialement équitables et économiquement viables.


Et c’est le permaculteur Rob Hopkins qui inaugure en 2005 en Irlande cette approche en milieu urbain et élabore le concept de ville en transition. La petite bourgade de Totnes en Angleterre en devient le laboratoire dés 2006. Mettre en circulation une monnaie locale, réapprendre des savoir-faire anciens, se passer de sa voiture, voici quelques unes des propositions soulevées par le mouvement des villes en transition. Le but est de préparer la population à l’après-pétrole « en douceur »  en s’appuyant notamment sur  la relocalisation de l’agriculture en ville.

 

Depuis, d’autres villes ont rejoint ce mouvement  Selon le site www.transitionfrance.fr,  « Il y a aujourd’hui plus de 1100 initiatives de Transition dans 43 pays réunies dans le réseau international de la Transition. »

In UNIVERS NATURE...
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JULIEN René 25/10/2013 15:21


.


 


Le concept est plus que séduisant , car il est une tentative , parmi d'autres , de concilier croissance nécessaire et suffisante , avec la préservation et conservation des ressources (
ce qui pourrait être la bonne transcription de sustenable development ).


 


C'est aussi sans doute une des  principales voies pour passer harmonieusement du local au terrestre ( que je préfère à mondial , même si nôtre " mudus" est en fait la "parrure" que les grecs
baptisent Kosmos ) et lycée de versailles .


J'écris aussi parfois que c'est une façon de tirer le meilleur jus de la pensée du philosophe ( connais toi toi même )( ce pourrait être l'archétype du global raisonné ) et de l'anarchiste (
fais toi toi même )( ce pourrait être l'archétype du local et du désir passionnné) , dans ce qu'ellles ont de meilleur , pourvu que l'une et l'autre passent par le sas commun de la
Responsabilité devant autrui et devant le vivant .


 


Une remarque de fond , qui est cependant celle que l'on peut faire à tous les efforts pour rendre notre écosystème plus propice à conserver et permettre la vie : la particularité tragique de
l'écosystème " espèce humaine" est , jusqu'à ce jour ,de placer " le Pouvoir" ( sous toutes ses déclinaisons ) comme élément structurant du système , et comme élément polluant des systèmes
connexes dont il a besoin ( dont financier) .


 


L'affaire ne serait pas tragique ( au contraire ) ,  si "Pouvoir" adoptait vraiment  la définition qu'en donne Tolstoï : " l'état de plus grande dépendance où l'on se trouve à
l'égard d'autrui"


 


Depuis le début de l'Histoire, le Pouvoir a en fait usé de la compétition et de l'agressivité seules , pour  " être" et " préjuger" . Le capitalisme financier est son aboutissement
actuel , qui assassine les tentatives démocratiques , petites avancées chèrement payées pour aller vers un Pouvoir plus " permaculturel" , où la coopération , la proposition , l'expérience , la
mesure d'impact rapide , la correction , la multiplicité des "terrains " et des "entreprises" , la rétroaction, le "recyclage" ...seraient à la manoeuvre .


 


C'est bien ce qui me fait écrire que l'avenir ne sera pas ( et la permaculture non plus ) ,  si on ne remet pas à plat tous les attendus , outils , relations , lieux , modes d'exercice ,
contrôles , défintion même , du Pouvoir " sociétal" et du système financier qui va avec .


 


La permaculture n'a aucune chance de se développer ,dans le respect de ses attendus ,  en sytème capitaliste et financier actuel.


 


Elle peut par contre contribuer à saper , avec d'autres approches , le TINA dudit sytème .