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thierry billet

Écologiste annécien

Rassembler les écologistes, dépasser les idéologies

Publié le 9 Décembre 2012 par Thierry BILLET

Gaby COHN BENDIT et Leïla AICHI ont réuni le 5 décembre à PARIS des écologistes politiques appartenant à tous les partis politiques. A cette occasion, Laurence VICHNIEVSKI, magistrate, et conseillère régionale de PACA a diffusé ce texte dans lequel je me reconnais entièrement.

 

Rassembler les écologistes,

dépasser les idéologies

 

  1. Nous, écologistes, ne pouvons compter que sur nos propres forces

 

Depuis 30 ans, les gouvernements français se suivent et se ressemblent dans le traitement de l'écologie. Pour eux, l’écologie ne saurait être un principe directeur de l’action politique, elle n'est qu'une variable d’ajustement de leurs stratégies électorales respectives. Il avait fallu trois ans à Nicolas Sarkozy pour admettre que « l’environnement, ça commence à bien faire », il n’a fallu que cinq semaines à François Hollande pour limoger Nicole Bricq.

 

Pour défendre notre cause, nous ne pouvons compter que sur nos propres forces.

 

  1. Nous avons l’obligation stratégique de nous rassembler

 

La situation globale se dégrade plus vite que prévu. La planète est confrontée non seulement à l’épuisement de ses ressources naturelles et aux atteintes irréversibles à la biodiversité, mais surtout aux conséquences d’un changement climatique non maîtrisé et au risque majeur d’un effondrement des écosystèmes. Et les nouvelles qui nous viennent de la conférence de Doha n’incitent pas à l’optimisme.

Face à ces menaces, ce qui nous rassemble devient chaque jour plus important, ce qui nous oppose devient chaque jour plus relatif.

 

  1. Nous devons nous rassembler sur des revendications concrètes et dépasser les idéologies

 

Il y a un certain nombre de sujets sur lesquels nous pouvons avancer tous ensemble :

  • nous voulons faire interdire l’extraction des gaz de schiste par fracturation hydraulique ;

  • nous exigeons un contrôle strict de la commercialisation de produits OGM sur notre territoire ; il faut saluer à cet égard l’appel, signé par cinq anciennes ministres de l’environnement, à remettre en cause les études ayant permis l'autorisation de mise sur le marché du maïs NK603 ;

  • nous voulons réduire dans les grandes villes, à bref délai, la circulation des véhicules diesel émetteurs de particules fines cancérigènes ;

  • nous voulons réduire l’utilisation des pesticides dans l’agriculture et interdire l’usage des plus nocifs d’entre eux pour la santé publique ;

  • nous voulons développer les énergies renouvelables et réduire la consommation d’énergie, en particulier par l’isolation thermique des bâtiments ;

  • nous voulons une fiscalité dissuasive des émissions de gaz carbonique.

 

Cette liste n’est pas exhaustive mais elle nous donne une feuille de route. Je n'ai pas parlé de Notre-Dame-des-Landes, parce que nous pouvons espérer aujourd’hui que l’aéroport ne se fera pas.

 

Notre action doit être trans-partisane, ce qui veut dire que nous devons agir pour la cause de l’écologie, que nous soyons dans la majorité ou dans l’opposition, que nous adhérions à un parti politique ou à une ONG, ou que nous n'appartenions à aucune organisation.

 

Nous devons être capables de porter ensemble le débat, au sein de la société civile, sur les enjeux écologiques.Nous devons être capables de nous entendre sur des propositions de loi communes, qui soient signées et soutenues par les parlementaires écologistes des différents partis.

 

 

Laurence Vichnievsky, conseillère régionale PACA