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Les lecteurs assidus de ce blog savent que je suis très préoccupé par le Dépôt pétrolier de la HAUTE-SAVOIE à VOVRAY. J'ai déjà évoqué ici à plusieurs reprises mon action en qualité de président du Comité local d'information et de concertation (CLIC).

La dernière réunion du Comité a été marquée par une attitude désinvolte de l'exploitant sur deux points essentiels : la participation des salariés du DPHS et la sécurité incendie.

Les textes prévoient que le secrétaire du Comité d'entreprise participe au CLIC : je le réclame donc depuis trois ans; et, depuis trois ans, le DPHS trouve toujours une argutie pour ne pas le mettre en oeuvre. J'ai donc saisi officiellement le PDG d'une demande de sa présence personnelle au prochain CLIC et d'une demande d'information sur la structure de la représentation du personnel dans cette entreprise où il semble qu'il n'y ait pas de comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail...

Plus grave, lors de la réunion, le SDIS a fait valoir que la citerne du DPHS était vide aux 4/5° lors du dernier exercice sur le terrain; alors que l'exploitant ne l'en avait pas informé. Le DPHS a alors expliqué qu'il envisageait de ne pas conserver ce stockage puisqu'une nouvelle réserve avait été construite.

Or, pour tous les membres du CLIC, cette nouvelle réserve s'ajoutait à l'existante : elle ne la remplaçait pas. Il n'a jamais été question d'un tel scénario avant la réunion du CLIC. Et l'Etat n'en avait jamais été informé auparavant.

Autrement dit, le DPHS était sur le point de mettre en place un scénario de défense contre l'incendie qui n'avait pas été homologué par les services de contrôle.

Or les expériences passés sur le niveau de puissance du réseau public d'eau potable qui sert à la défense incendie exigent une rigueur inflexible dans l'élaboration des scénarios de défense incendie par l'exploitant, puis, en cas d'insuffisance des moyens internes par le SDIS.

Par exemple :

http://www.thierry-billet.org/article-echec-de-l-exercice-ppi-du-groupement-petrolier-a-vovray-

Une prochaine réunion aura lieu en février.

En attendant, le DPHS a été sommé de conserver en eau les équipements existants.

Pour le plaisir d'écouter un discours de Bernard BOSSON, mais aussi pour le contenu de ses propositions, son discours de l'Université d'été du MODEM : cliquez sur le lien ...

 

link

 

J'avais beaucoup apprécié le précédent livre de BAYROU. Mes lecteurs curieux, en tapant BAYROU sur le moteur de recherche de ce blog l'y trouveront en bonne place.

Le 28 juin 2009, j'écrivais ceci :

ABUS de POUVOIR

Je reviendrai plus tard en détail sur le dernier bouquin de François BAYROU "2012 ETAT d'URGENCE"  que je vous conseille et qui trace les grandes lignes d'un programme politique avec lequel je dois reconnaître que je me trouve en grand accord.

N'est-ce pas, au demeurant, Eva JOLY qui déclarait :

"Il a raison, les problèmes que nous devons affronter sont graves et réunir nos forces à la fin, c'est une nécessité".

Pour avoir dit depuis des années que la nouvelle majorité présidentielle devait intégrer le MODEM, les VERTS m'ont mis au piquet... Eva JOLY devrait se méfier ! Elle qui flirta avec BAYROU avant de rejoindre Dany et EUROPE ECOLOGIE.

 

J'ai néanmoins un point de désaccord avec la thèse du livre, c'est celle du temps de travail. Les 35 heures ont été positives : sinon SARKOZY les aurait supprimées.

Si il ne l'a pas fait, c'est simplement que les Français y sont attachés car elles permettent de mieux accorder la vie personnelle et la vie au travail. Et que l'on arrête avec la comparaison avec l'ALLEMAGNE: la durée moyenne de travail y est plus basse que la nôtre. Ce n'est pas le "travailler plus" qui explique les succès industriels de notre voisin, c'est le dialogue social qui permet de limiter le recours aux licenciements et gère correctement le temps partiel choisi.

On pourra toujours citer le cas de la Fonction publique hospitalière où les 35 heures ont généré non pas du temps de travail partagé, mais des stocks d'heures sur le comptes épargne temps à cause de l'impossibilité de recruter simultanément du personnel formé. Mais cet arbre ne doit pas cacher la forêt. La réduction du temps de travail est l'un des progrès humains.

Je suis assez surpris de voir que la question de la présidentielle semble déjà acquise et que presque tous les partis se positionnent comme si l'affaire était réglée. L'épisode CHIRAC - BALLADUR de 1995 ne doit pas être oublié et rien n'est acquis sur le plan électoral, surtout dans le climat d'incertitude économique dans lequel nous nous trouvons. On en est à la répartition entre les appareils politiques des circonscriptions; alors que le débat sur les propositions des candidat(e)s n'a pas eu lieu et que les électeurs n'ont pas choisi.

Dès lors, ma posture est simple.

Soit M. SARKOZY est réélu et la messe est dite, l'UMP gagnera toutes les circonscriptions de la HAUTE SAVOIE.

Soit M. SARKOZY est battu, et il devient envisageable de gagner des circonscriptions en HAUTE SAVOIE.

Celles qui intéressent les annéciens sont celles de MM. ACCOYER  (74-1) et TARDY (74-2).

L'un serait alors l'ancien président de l'Assemblée nationale ayant saupoudré sa réserve parlementaire abondante dans sa circonscription depuis 5 ans, et l'autre un député d'un seul mandat cultivant une certaine autonomie vis à vis de ses mentors, twittant à tout rompre et n'hésitant pas à rendre compte de son mandat et à participer aux débats des autres (Loi littoral, gaz de schistes, etc.).

Ils ne "tomberont" pas tous seuls.

Si l'on a réellement envie d'assurer une alternance, il faut s'en donner les moyens. Dans une élection à deux tours, cela veut dire être suffisamment haut au premier tour pour créer une dynamique au second. Pour cela, il faut faire plus de 40% des voix au premier tour.

Si MM. ACCOYER ou TARDY réalisent ce score, ce qui laisse 60% d'électeurs qui n'ont pas voté pour eux au premier, la dynamique de la campagne jouera pour eux. Ils seront élus au 2° tour. Regardez les résultats des élections partielles depuis 2007 : elles donnent toutes ce seuil fatidique.

Ma proposition est simple si l'on veut se donner les moyens de la victoire : organiser une primaire ouverte à tout le spectre politique opposé à l'UMP du Front de Gauche, aux VERTS en passant par le MODEM, CAP 21 et le Parti socialiste.

Dans des départements moins monocolores que le nôtre, les différents partis peuvent cultiver leurs différences au premier tour. Mais dans un département aussi contrôlé par l'UMP, il faut se donner les moyens de candidatures communes.

Pour ce faire, le meilleur moyen est celui de primaires ouvertes à tout(e) candidat(e) à la candidature pourvu qu'il soit soutenu par un nombre significatif d'habitants de la circonscription (250 personnes par exemple) permettant de désigner la ou le candidat que l'actuelle opposition veut voir élu(e).

Le succès de la primaire socialiste montre que cette démarche permet de mobiliser l'électorat, de créer une dynamique, de faire de la pédagogie politique et de rassembler.

Une primaire législative permettrait de montrer aux électeurs que les promesses de faire de la politique autrement et de mettre en place plus de démocratie participative ne sont pas des voeux pieux, mais des engagements sincères que l'on met en pratique immédiatement.

Qu'auraient les partis à y perdre ?

Si leur candidat est le "bon" pour les électeurs opposés à l'UMP, il sera désigné par le collège électoral.

Mais si il n'est pas assez connu pour son travail de terrain, si il n'a pas l'expérience politique d'une campagne législative, si il ignore les dossiers locaux, bref si il n'a pas fait ses preuves, ou si il a été désigné par un si petit nombre d'adhérents qu'ils ne savent pas faire nombre, il pourrait être écarté lors de la primaire.

Qui s'en plaindrait ?

En revanche si une candidate de la société civile apparaissait comme la meilleure pour s'opposer à MM. ACCOYER ou TARDY, elle aurait toute sa place et pourrait être désignée; alors qu'elle n'a aucune chance aujourd'hui si elle n'appartient pas à un parti...

On a toujours le choix : poursuivre dans la logique perdante du témoignage ou se donner les moyens de la mobilisation unitaire.

Je soumets cette proposition à la discussion sociale et politique des adhérents des partis, mais aussi de toutes celles et de tous ceux qui souhaitent une alternative à l'UMP en HAUTE SAVOIE.


Une journée entière de discussion autour du prochain Contrat de développement du bassin annécien qui doit être négocié avec RHONE ALPES dans les prochaines semaines. Des représentants de tout le bassin depuis THONES jusqu'à FAVERGES pour aborder les différents défis que pose l'avenir de notre territoire.

Je suis intervenu autour de deux idées force en termes de vulnérabilité du territoire.

L'une liée au coût du transport pour une économie touristique fortement marquée par une fréquentation étrangère de plus en plus éloignée, et au coût de l'énergie dans la vie quotidienne des habitants.

Le facteur énergie est transversal car il va aussi concerner le sort de l'enneigement à échéance 2030-2050 selon les scénario de METEO FRANCE.

L'autre vulnérabilité pouvant être décelée est celle de l'argent plus rare et plus cher : la mobilisation de l'épargne locale au service de projets locaux est une véritable alternative au placement de son épargne dans des projets destructeurs sur le plan environnemental.

J'ai donc proposé deux axes structurants pour le CDDRA : la création d'emplois non délocalisables et le renforcement de la proximité consommateur/producteur.

Sur le premier champ, la question de l'efficacité énergétique est essentielle en faveur de la création d'emplois dans le bâtiment et celle du bois énergie qui concerne la future chaufferie biomasse de NOVEL, mais aussi les producteurs de la Vallée de THONES par exemple. Ce champ intégre la nécessaire évolution de la commande publique qui doit intégrer cette volonté de favoriser le "local" par des cahiers des charges intégrant cette dimension (exemple de la restauration municipale à ANNECY).

Sur le second champ, outre la question des circuits courts marchands, il me semble que le CDDRA devrait se préoccuper de deux projets : la mobilisation de l'épargne locale (avec une réflexion sur les "monnaies locales") et les montages financiers autour de l'économie sociale et solidaire (Société coopérative d'intérêt collectif, etc.).
Nous ne pourrons rien faire si NTN décide de laisser tomber le site SNR d'ANNECY. Notre capacité de résilience est liée à notre capacité de mobiliser les ressources locales pour déconnecter le territoire des effets négatifs de la mondialisation en reterritorialisant notre économie.

 

La désignation de Philippe MEIRIEU, tête de liste régionale EUROPE ECOLOGIE en RHONE-ALPES, et devenu Président du Conseil fédéral des VERTS, comme candidat à LYON se heurte au veto de Gérard COLLOMB, maire de LYON qui multiplie les déclarations pour s'opposer à cette désignation concoctée à PARIS.


Dans LE MONDE du 21 novembre, François LAMY, proche de Martine AUBRY, explique que le PS a compris qu'il n'y aurait pas d'accord si Cécile DUFLOT et Philippe MEIRIEU n'avaient pas "leur" circonscription réservée.

Las, à PARIS comme à LYON, cela ne se fait pas sans cris ni menaces.

COLLOMB traite MEIRIEU de "khmer vert" utilisant l'épisode peu glorieux de la demande du groupe vert de participer aux organes de décision de RHONE ALPES CINEMA.

COLLOMB en tire argument pour mettre en cause la pratique politique des VERTS et leur intégrisme...

Il a répété cela sur FRANCE CULTURE vendredi matin avec fermeté, utilisant d'autres votes des Verts au Conseil régional...

Le maire écologiste du 9e arrondissement, Alain Giordano conteste lui-aussi la candidature de Philippe Meirieu, dans la 1ere circonscription du Rhône.

"La décision nationale d'imposer Philippe Meirieu dans une circonscription où on ne l'a jamais vu, sans même en parler avec le maire écologiste du 9e et les autres élus violent totalement ces fondamentaux", raille-t-il, questionné par Le Progrès, considérant de plus que Philippe Meirieu "est un écologiste de fraiche date". Il termine son propos en le traitant de "Perben vert". 

COLLOMB s'en délecte :

« Pour moi, l’affaire est entendue, il y aura deux candidats à gauche sur cette circonscription, Thierry Braillard et Philippe Meirieu. Que le meilleur gagne » a ainsi déclaré Gérard Collomb au PROGRES. Avant d’ajouter, un brin malicieux : « Il ne vous a pas échappé que déjà un élu Vert a refusé cette candidature Meirieu. Je pense que d’autres suivront bientôt ».


En réalité, ce qui se joue dans cette tragi comédie, c'est la réponse du PS à l'attitude des VERTS à la Région qui n'assument pas, selon le PS, leur rôle de partie prenante de la majorité régionale, et prennent le plus souvent pour cible l'exécutif socialiste, plutôt que l'opposition de droite.


Philippe MEIRIEU n'a rien d'un intégriste, mais le PS de RHONE ALPES lui fait payer le positionnement politique des VERTS au Conseil régional, dont il n'a pas voulu se démarquer alors qu'il est en charge dans l'exécutif régional des dossiers structurants sur l'éducation tout au long de la vie... 


Philippe MEIRIEU adore répéter qu'il faut "sortir par le haut" de toute situation politique. Combien de fois ne me l'a t'il pas écrit alors que j'étais l'objet de toutes les menaces des intégristes verts et des savoisiens... avant de capituler devant eux ?

Philippe MEIRIEU a été fort heureux que je mène pour lui la campagne EUROPE ECOLOGIE des Régionales en HAUTE SAVOIE et particulièrement à ANNECY, après notre succès local aux EUROPEENNES. A l'époque, mon appartenance à l'équipe de Jean-Luc RIGAUT ne lui posait pas de problème. Je lui avais posé la question de confiance lors d'une réunion houleuse en début de campagne à ANNECY au cours de laquelle, en signe fort, il m'avait dit qu'il était prêt à m'embrasser. Il ne rechignait pas alors à s'afficher avec moi, ni à utiliser ma notoriété locale et mon engagement sur le terrain depuis 20 ans contre ACCOYER et l'UMP pour réussir le meilleur score d'EUROPE ECOLOGIE de toute la Région.

Lorsque nous avons rencontré Jean-Luc RIGAUT à la Mairie pendant les Régionales, il savait qu'il  fallait aller chercher les voix centristes que Dany COHN BENDIT avait su mobiliser pour les Européennes.


 

Par la suite, Philippe MEIRIEU a fait le choix d'une alliance avec le binôme DUFLOT/PLACE en remplaçant au pied levé à la présidence des VERTS l'ami Jean-Paul BESSET qui espérait que sa démission créerait un électrochoc politique sur le recentrage de l'écologie politique. Ils lui ont renvoyé l'ascenceur avec une circonscription gagnable exigée du PS dans les négociations nationales.

L'objectif évident de Philippe MEIRIEU est clair : devenir Ministre de l'Education Nationale. Il faudra auparavant convaincre les Lyonnais qu'il est le meilleur député possible pour leur circonscription. 




Et voilà que Christian MONTEIL emmène quelques amis à STRASBOURG pour se tuyauter sur la fusion en cours des départements du Haut et du Bas-Rhin...

Histoire de relancer l'antienne de la fusion des deux départements savoyards en une seule entité juridique.

Quelques belles photos, un verre de gewurztraminer dans la main... Et cela donne deux pages dans le DAUPHINE...

Mais quels élus veulent de cette fusion ?

La majorité UMP du CG de SAVOIE la veut sans doute : fusionner les deux CG empêcherait la gauche de prendre la présidence du CG de SAVOIE à la prochaine échéance.

Mais en HAUTE SAVOIE, qui y a intérêt ?

Car ce qui frappe dans ce déplacement, c'est que l'on n'évoque pas les raisons politiques d'une telle fusion.


On voit bien les raisons politiciennes :

  • sauver la majorité UMP de SAVOIE,
  • créer un contre pouvoir à la Région Rhône Alpes qui est fortement ancrée à gauche,
  • s'acoquiner avec quelques régionalistes aujourd'hui au chaud chez les VERTS, mais uniquement motivés par leur projet régionaliste, pour déstabiliser l'écologie politique dans les deux départements,

Mais les raisons politiques ?

Vous n'en trouverez aucune. Car il n'y en a aucune.

La fusion si elle n'a pour objectif que de faire des économies de personnel en mutualisant certains services (et il faudrait encore prouver que ce soit possible et réellement bénéfique) aurait pour conséquence des délais d'instruction des dossiers allongés, des processus de décision complexifiés, etc.

La réforme des collectivités territoriales sera remise sur le chantier par le prochain gouvernement de gauche. Heureusement...

 

 


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