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thierry billet

Écologiste annécien

La tyrannie des bouffons

Publié le 8 Novembre 2020 par Thierry BILLET

"La tyrannie des bouffons", la note de lecture de Vanessa SCHNEIDER dans LE MONDE à propos du livre éponyme de Christian SALMON, au sujet moment politique où des clowns - de métier (Italie, Ukraine, ...) ou amateurs -  sont élus dans des démocraties et arrivent à s'y maintenir grâce à des mauvais génies des réseaux sociaux; chevilles ouvrières de ces victoires...

Dans « La Tyrannie des bouffons » (Les Liens qui libèrent), Christian Salmon analyse la dernière mue du politique qui ressemble plus aujourd’hui, selon lui, à un clown qu’à un homme d’Etat.

Par

Livre. Jamais les bouffons, les clowns et les pitres n’auront eu autant d’aura. C’est le constat de l’essayiste Christian Salmon qui décortique dans son nouvel essai l’inquiétant processus de décomposition politique auquel nous assistons. Partout où se porte le regard, le grotesque semble avoir pris le pouvoir : Donald Trump aux Etats-Unis, Jair Bolsonaro au Brésil, Boris Johnson en Grande-Bretagne, Matteo Salvini et Beppe Grillo en Italie, Narendra Modi en Inde, Volodymyr Zelensky qui se définit lui-même comme clown à la tête de l’Ukraine, Viktor Orban en Hongrie ou Jimmy Morales au Guatemala. Pour Christian Salmon, la crise du coronavirus met en lumière à l’échelle de la planète cette « tyrannie des bouffons » qui repose sur « le ressentiment des foules » et réveille « les vieux démons sexistes, racistes, antisémites ». « Des plates-formes comme Facebook, YouTube, Instagram et Twitter ont amplifié les théories complotistes », précise l’auteur.

Donald Trump est la première manifestation d’un phénomène qui s’est répandu, où « gesticulant au premier plan, usant de fake news et de provocations, le pouvoir grotesque incarne une nouvelle forme de pouvoir qui assure son emprise non pas par la rationalité, la tradition ou le charisme cher à Max Weber, mais par l’irrationalité, la transgression, la bouffonnerie ». Trump a beau dire et écrire n’importe quoi, annoncer à l’hiver que le virus disparaîtra avec le printemps, préconiser l’injection d’eau de javel pour se prémunir du Covid-19, Boris Johnson s’opposer au confinement au nom du « droit inaliénable du peuple anglais à aller au pub », Bolsonaro déclarer, alors que le nombre de contaminés s’envolait au Brésil, « Certains vont mourir ? Oui bien sûr, j’en suis désolé, mais c’est la vie », rien ne semble les ébranler. Et que dire d’un Narendra Modi, premier ministre indien, massivement suivi sur les réseaux sociaux, qui fit appel au chiffre magique 9 pour combattre le Covid, ou du président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador, lui aussi rétif aux mesures de confinement, qui brandit des amulettes protectrices − un trèfle à six feuilles et une image pieuse − en conférence de presse ?

« La pandémie de coronavirus, loin d’atténuer les outrances de ce pouvoir, en a été le théâtre grotesque, observe Christian Salmon. On a vu des chefs d’Etat rivaliser d’incompétence et d’irrationalité face à la gravité de la crise sanitaire. Le ridicule ne connut plus de limites, des postures viriles aux formes les plus archaïques de sorcellerie et de religiosité (…) Mais la gestion catastrophique de la crise par ces gouvernants ne les a en rien disqualifiés. Au contraire, elle a consolidé la base de leurs soutiens, et surtout leur a permis de manifester une forme d’impunité, la preuve qu’ils ne dépendaient d’aucun jugement politique, scientifique ni moral et pouvaient donc imposer inconditionnellement leur volonté. »

Sous le désordre, les algorithmes

Si le « bouffon » est si fort, c’est qu’il tire sa légitimité du discrédit de l’action politique : « Avec eux il ne s’agit plus de gouverner à l’intérieur du cadre démocratique, mais de spéculer à la baisse sur son discrédit (…) asseoir la crédibilité de leur discours sur le discrédit du système”. »

Ces « bouffons » ne pourraient accéder au sommet des Etats et s’y maintenir s’ils n’étaient pas aidés par une nouvelle sorte de conseillers, discrets et peu idéologisés : des informaticiens de choc maîtrisant données et algorithmes. Et c’est sans doute là que réside l’aspect le plus novateur du décryptage de Christian Salmon, qui appuie sa démonstration sur un travail méticuleux de recherches menées dans plusieurs pays et sur des exemples précis.

On découvre avec lui des personnages aussi inquiétants que leurs maîtres, peu connus du grand public, mais redoutablement efficaces : Dominic Cummings, le conseiller de Boris Johnson, Luca Morisi, celui de Salvini, ou Brad Parscale, celui de Donald Trump. Des geeks, des rois du big data « capables d’exploiter les potentialités politiques du Web et de canaliser vers les urnes la colère née sur les réseaux sociaux ». C’est cette alliance entre le clown débordant et l’informaticien virtuose qui permet à la tyrannie des bouffons de prospérer. « Sous le désordre apparent du carnaval, la rigueur des algorithmes », résume l’essayiste.

Cycle d’enquêtes

Christian Salmon poursuit avec La Tyrannie des bouffons un cycle d’enquêtes passionnantes sur la décomposition politique depuis les années 1990. Dans Storytelling. La machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits (La Découverte, 2007), il analysait comment l’art de la mise en scène s’était substitué à l’art de gouverner. Avec La Cérémonie cannibale (Fayard, 2013) il disséquait le processus de dévoration de l’homme politique par les médias et le passage de l’incarnation présidentielle à l’exhibition de la personne.

Dans L’Ere du clash (Fayard, 2019), il se penchait sur la spirale du discrédit et sur l’apparition de nouvelles « vérités algorithmiques », imposées par les Gafam (Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft) aux délibérations démocratiques traditionnelles. Dans cette vision pessimiste, il apporte aujourd’hui une nouvelle pierre au cimetière des illusions démocratiques perdues puisque, selon lui, l’homo politicus connaît une dernière mue : « Il abandonne la majesté pour revêtir les habits du bouffon. » Peu réjouissant, mais qui donne à réfléchir.

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TUMBACH condamné

Publié le 7 Novembre 2020 par Thierry BILLET

C'est une décision précieuse que la condamnation de Richard TUMBACH à titre personnel et de TRIGENIUM à titre d'entreprise par le Tribunal correctionnel d' ANNECY à plusieurs centaines de milliers d'euros ce vendredi 6 novembre. Ce récidiviste des incendies d'usine et des infractions au code de l'environnement est enfin condamné après des années de retards apportés à répondre aux demandes de l'inspection des installations classées pour la protection de l'environnement et un mépris complet pour les injonctions de l’État pour que cette usine fonctionne en conformité avec l'arrêté préfectoral d'exploitation.

Elle est aussi à marquer d'une pierre blanche car la Ville a été reçue dans sa constitution de partie civile et c'est une première sur une infraction environnementale. J'aurais eu le plaisir et la responsabilité de mener ce combat à son terme avant l'élection de mars en préparant les conditions de cette recevabilité judiciaire et en ne cessant jamais d'alerter les services compétents et la population comme cet article de 2018 parmi tant d'autres avant et après.

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Et donc on a décidé de le mettre sur notre compte de campagne

Publié le 6 Novembre 2020 par Thierry BILLET

RÉVEILLONS ANNECY a donc décidé d'inscrire sur son compte de campagne les tracts anonymes de MEYTHET; mais pas spontanément comme le prétendait  Monsieur ASTORG dans le DL d'hier. En effet, le compte de campagne de RÉVEILLONS a été clos pour le 11 septembre 2020. Et dès le début juillet, François ASTORG disposait de la protestation électorale de JLR et donc savait que nous n'ignorions rien du tract anonyme et de l'utilisation de la photocopieuse de la Ville. Dans la protestation, nous soulevions la question de l'inscription dans le compte de campagne de cette contribution massive à l'élection de François ASTORG.

En inscrivant cette dépense sur son compte de campagne, RÉVEILLONS ANNECY cautionne donc officiellement l'utilisation des moyens municipaux en vue de se faire élire.

Décision en violation de la charte de l'élu local au "4. L'élu local s'engage à ne pas utiliser les ressources et les moyens mis à sa disposition pour l'exercice de son mandat ou de ses fonctions à d'autres fins." de l' Article L1111-1-1 du code général des collectivités.

En tout état de cause, cette inscription confortera le Juge administratif à annuler le scrutin municipal puisque la liste élue revendique elle-même d'avoir utilisé les moyens municipaux.

 

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"Y compris la composition chimique des pochoirs"

Publié le 5 Novembre 2020 par Thierry BILLET

"Y compris la composition chimique des pochoirs" s'étonne (s'indigne ?) notre nouveau maire en réponse à la journaliste du DL qui lui demandait de réagir à ma demande de substitution à la Ville pour ester en Justice dans le dossier du photocopieur de MEYTHET. Ou plus précisément il me reproche de l'assaillir de demandes et notamment sur la composition chimique de la peinture utilisée sur les trottoirs de la commune. Je vous l'avais raconté ici à propos du risque d'invasion publicitaire et de pollution des eaux de surface :

 

Et un maire écologiste tourne en dérision cette question qu'il devrait au contraire prendre à bras le corps pour les 2 problèmes qu'elle soulève : la pollution publicitaire et la pollution de l'eau.

Mais François ASTORG s'en moque et c'est son droit. Mais quel autre maire écologiste réagirait de cette manière ? Effectivement si la composition chimique des produits utilisés par la Ville ne l'intéresse pas, alors il y a aucune chance que la gestion municipale de maintenant soit plus verte que celle d'hier.

Interpellé hier par un habitant sur ce sujet, jamais je ne lui aurais répondu comme me l'a fait Monsieur ASTORG de voir avec les services qui m'apporteraient réponse. J'aurais personnellement cherché à vérifier si la composition chimique posait problème et par quel produit de substitution pourrait le remplacer sans polluer.

Par exemple ce que nous étions en train de faire avant les élections municipales pour remplacer tous les produits de nettoyage par le prometteur procédé AQUAMA dont j'espère que l'expérimentation prévue n'a pas été arrêtée.

Monsieur ASTORG signe toutes les tribunes des maires écologistes pour se plaindre de l’État. Il serait plus efficace de se préoccuper ici et maintenant des actes concrets que la Ville peut poursuivre en matière de transition écologique. Et d'abord en continuant de supprimer tous les produits dangereux et toxiques.

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Publié le 3 Novembre 2020 par Thierry BILLET

Le 30 mars, Bruno LATOUR dans un article de la revue AOC s'inquiétait de l'utilisation de l'état de sidération dans lequel nous plonge la pandémie pour l'accélération de la désagrégation des solidarités au plan mondial. Il invitait ses lecteurs à se poser en "efficaces interrupteurs de globalisation" en se posant les questions que vous trouverez ci-dessous avec le lien sur l'article. Alors que nous devons apprendre à vivre avec une pandémie qui ne nous lâchera pas demain matin, tenter de répondre à ces questions est déjà un moment utile.

Il s’agit de faire la liste des activités dont vous vous sentez privés par la crise actuelle et qui vous donnent la sensation d’une atteinte à vos conditions essentielles de subsistance. Pour chaque activité, pouvez-vous indiquer si vous aimeriez que celles-ci reprennent à l’identique (comme avant), mieux, ou qu’elles ne reprennent pas du tout. Répondez aux questions suivantes :

Question 1 : Quelles sont les activités maintenant suspendues dont vous souhaiteriez qu’elles ne reprennent pas ?

Question 2 : Décrivez a) pourquoi cette activité vous apparaît nuisible/ superflue/ dangereuse/ incohérente ; b) en quoi sa disparition/ mise en veilleuse/ substitution rendrait d’autres activités que vous favorisez plus facile/ plus cohérente ? (Faire un paragraphe distinct pour chacune des réponses listées à la question 1.)

Question 3 : Quelles mesures préconisez-vous pour que les ouvriers/ employés/ agents/ entrepreneurs qui ne pourront plus continuer dans les activités que vous supprimez se voient faciliter la transition vers d’autres activités ?

Question 4 : Quelles sont les activités maintenant suspendues dont vous souhaiteriez qu’elles se développent/ reprennent ou celles qui devraient être inventées en remplacement ?

Question 5 : Décrivez a) pourquoi cette activité vous apparaît positive ; b) comment elle rend plus faciles/ harmonieuses/ cohérentes d’autres activités que vous favorisez ; et c) permettent de lutter contre celles que vous jugez défavorables ? (Faire un paragraphe distinct pour chacune des réponses listées à la question 4.)

Question 6 : Quelles mesures préconisez-vous pour aider les ouvriers/ employés/ agents/ entrepreneurs à acquérir les capacités/ moyens/ revenus/ instruments permettant la reprise/ le développement/ la création de cette activité ?

(Trouvez ensuite un moyen pour comparer votre description avec celles d’autres participants. La compilation puis la superposition des réponses devraient dessiner peu à peu un paysage composé de lignes de conflits, d’alliances, de controverses et d’oppositions.)

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"Aucun droit pour les ennemis du droit"

Publié le 2 Novembre 2020 par Thierry BILLET

Terrible phrase de Monsieur ESTROSI dans le MONDE du 1er novembre "Aucun droit pour les ennemis du droit" sur le même mode que le fameux "Pas de liberté pour les ennemis de la liberté" de Saint-Just  qui a fait voter la loi des suspects qui permettait d'arrêter ceux qui « n'ayant rien fait contre la Liberté, n'ont rien fait pour elle ». Il proclamait froidement : « Ce qui constitue une République, c'est la destruction totale de ce qui lui est opposé ».

On voit bien que derrière des formules guerrières comme celle de M. ESTROSI, c'est cette dérive liberticide à la SAINT-JUST qu'une partie de la droite et toute l'extrême droite veut nous imposer "en respectant l’État de droit" précisent-ils benoîtement alors qu'ils savent bien que si il n'y a plus de droits pour les "ennemis du droit", il n'y en aura plus pour personne.

Car l'Etat de droit est indivisible : il s'applique à tous les citoyens sinon il est mort. Si l'on accepte même l'idée que quelqu'un n'ait plus de droits, c'est la fin de l'état de droit et c'est donc la fin de la démocratie.

C'est exactement ce que dénonce Mireille DELMAS-MARTY, le 23 octobre, dans le MONDE, avant même la déclaration de ESTROSI : "D'un droit pénal de la responsabilité, qui fonde la punition sur la preuve de la culpabilité et la proportionne à la gravité de la faute, nous basculons vers un "droit pénal de la sécurité", un droit policier, voire guerrier, qui traite le suspect en criminel et le criminel en ennemi hors la loi".

C'est bien cette perspective qui anime de tous temps la droite extrême : s'arroger le pouvoir de désigner l'ennemi et se donner les moyens de le priver de droits par une rhétorique  militaire surfant sur la peur et l'angoisse de ces temps d'attentats barbares et de confinement dont elle sait qu'elle est favorable à la déraison. Faire d'une question religieuse l'alpha et l'oméga de la politique en FRANCE c'est l'objectif de l'extrême droite  et de l'islamisme radical; il nous faut refuser de nous laisser entraîner dans cette polarisation au détriment des problèmes sociaux et écologiques.

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Porter plainte en lieu et place de la Ville pour vol et abus de confiance

Publié le 31 Octobre 2020 par Thierry BILLET

Utiliser un photocopieur municipal dédié à favoriser le fonctionnement d'une association (MJC de MEYTHET) pour imprimer un tract anonyme "Guide de survie à la réélection de Jean-Luc RIGAUT" appelant à voter "RÉVEILLONS ANNECY", est-ce moralement acceptable ? Par delà la question du coût de l'impression, c'est le principe même 1/ d'un tract anonyme et 2/ de l'utilisation d'une ressource municipale pour faire élire ses amis qui pose question. J'avais suggéré à François ASTORG à titre amiable de demander le remboursement du coût de ces impressions = pas de réponse de sa part. Je passe donc à une étape supérieure en demandant au Conseil municipal l'autorisation de me substituer à la Ville d'ANNECY pour porter plainte pour vol et abus de confiance. Voici mon courrier.

Monsieur le Maire,

Par un courrier en date du 11 août 2020, je vous ai demandé « de bien vouloir formaliser auprès de Monsieur H J une demande de remboursement du coût de l’usage de la photocopieuse de la Ville qui a donné lieu à une convocation de ce dernier par la MJC et au dépôt d’une main courante ».

Vous n’avez ni accusé réception de ce courrier ni répondu à ma demande gracieuse.

J’en déduis que malgré les preuves de l’utilisation de la photocopieuse municipale dans un but électoral qui est étranger au service public et contraire aux règles d’utilisation des ressources de la collectivité, vous avez décidé de ne pas demander le remboursement à Monsieur HJ.

Votre refus tacite au terme du délai de deux mois - qui est la durée légale pour qu’une décision implicite de rejet soit considérée comme actée - me conduit à vous saisir cette fois formellement d’une demande d’autorisation à ester en Justice à l’encontre de Monsieur J en lieu et place de la Ville.

En application de l’article L 2132-5 du CGCT et des arrêts du Conseil d’Etat, 22 juillet 1992, Avrillier,n°134976 & 5 mai 2010 n°330700, je sollicite donc l’accord du Conseil municipal pour me substituer à la Ville d’ANNECY en vue de porter plainte pour vol contre Monsieur HJ

Vous trouverez ci-joint les pièces sur lesquelles je formule ma demande que je vous prie de communiquer à tous les conseillers municipaux.

Ces tracts anonymes ont été imprimés avec la mention générale« en cas de ré-élection de Jean-Luc RIGAUT GUIDE DE SURVIE » et ils concluent : « Après une étude approfondie des candidats, notre vote sera pour la liste citoyenne démocratique RÉVEILLONS ANNECY avec François ASTORG ».

Pièce  1

Il apparaît que ce tract anonyme a été photocopié en grand nombre sur la photocopieuse mise à disposition de la MJC de MEYTHET par la Ville et dont une association appelée « L’ecrevis » est adhérente.

Le tract anonyme a été imprimé à plusieurs milliers d’exemplaires par Monsieur HJ

Lorsque le président de la MJC s’en est aperçu, une main courante a été déposée en gendarmerie de Meythet le 10 Mars 2020 par la directrice de la MJC Centre Victor HUGO.

Pièce 2

La MJC a convoqué le jeudi 12 mars 2020 « l’ecrevis »à une réunion de mise au point de l’utilisation de la photocopieuse municipale mise à disposition de la MJC par HJ

« pour échanger sur le non respect de l’application des règles relatives à l’utilisation du photocopieur pour l’impression d’un tract « politique » par un des membres de votre association ce lundi 9 et mardi 10 mais également sur les répercussions sur notre structure ».

Pièce 3

Monsieur Khaled DEHGANE atteste de ce vol et de cet abus de confiance subis par la Ville du fait de l’utilisation abusive d’un photocopieur que la Ville met à la disposition d’une association et dont la Ville paie l’ensemble des frais de fonctionnement.

Pièce 4

En application de l’article L 2132-5 du CGCT, et en ma qualité de contribuable annécien, je vous demande de saisir le conseil municipal qui devra délibérer sur le point de savoir si il m’autorise à porter plainte avec constitution de partie civile au nom de la Ville d’ANNECY pour vol et abus de confiance à l’encontre de Monsieur J.

 

 

 

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Aliénation, Opium du peuple et droits de lhommisme

Publié le 27 Octobre 2020 par Thierry BILLET

Les images de foules musulmanes manifestant contre le président français dans un pays comme le BENGLADESH alors que leur pays est livré à la corruption, aux menaces dramatiques du nouveau régime climatique qui salinise les rizières, aux incendies à répétition et à l'exploitation la plus rude dans leurs usines de sous traitants textiles et à l'accueil des malheureux Rohinga enfuis de BIRMANIE laissent songeur tout honnête homme.

N'ont-ils donc rien de mieux à faire que de manifester contre les propos d'un président français alors qu'ils ignorent sans doute même où se trouve la FRANCE et n'ont aucune idée de ce que peut représenter l'idée de laïcité ? 

Comment prendre en considération que leur système de valeurs est tellement loin du nôtre, que la religion y a encore un poids qu'heureusement depuis 1905 et la séparation de l’Église et de L’État nous avons remis à la place qui doit être la sienne, celui d'une conviction intime que chacun doit respecter mais qui ne saurait s'imposer à tous ?

Cette aliénation du libre arbitre par la croyance religieuse renvoie évidemment à la célèbre formule de MARX "la religion c'est l'opium du peuple".

Aujourd'hui, les intégrismes religieux évangélistes aux USA ou au Brésil, salafistes en Orient, de certains juifs en ISRAEL qui veulent chasser les palestiniens et les repousser dans des "réserves" invivables , hindouiste en INDE contre les musulmans, mais aussi catholiques quand on voit ce qui se passe en POLOGNE avec l'interdiction de l'avortement, servent partout les intérêts les plus obscurantistes contre l'émancipation humaine. Ils ont en commun de s'attaquer en particulier aux droits des femmes car par delà leurs différences, ces intégrismes s'accordent tous pour réduire les femmes à leur rôle de mère et de soumise. Et ils réussissent néanmoins à mobiliser des femmes pour revendiquer leur propre inégalité par un mécanisme d'aliénation fondé sur la peur et la violence, mais aussi sur une forme d'endoctrinement notamment dans des écoles religieuses dédiées. L'utilisation de cette aliénation permet aux dirigeants de ces pays de se maintenir au pouvoir ou d'y parvenir quand on étudie la base électorale de TRUMP ou de BOLSONARO.  

En ce sens MARX avait raison, la religion quand elle se dévoie et veut devenir le "guide unique" des hommes devient un outil d'asservissement et de terreur. La terrible difficulté dans laquelle nous nous trouvons est que le modèle des droits de l'homme est aujourd'hui sur la défensive, maltraité de l'intérieur par ceux qui critiquent les "droits de lhommistes", accusés de crédulité ou de naïveté. Comme si l'issue de cet affrontement idéologique avec les intégristes religieux pouvait se gagner en utilisant les moyens de l'adversaire intégriste : la violence, la répression, la contrainte. Je suis persuadé au contraire que céder à cette déviance serait abandonner l'effort civilisationnel que nous avons accompli en FRANCE et en EUROPE depuis le 18° siècle. Je demeure un "droit de lhommiste" incurable qui vous invite humblement à écouter cette émission de FRANCE CULTURE.

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Quand un chef économiste se trompe lourdement sur le RSA

Publié le 27 Octobre 2020 par Thierry BILLET

ATD QUART MONDE répond avec le sérieux que l'on connaît à cette association aux allégations de soutien du chef économiste de NATIXIS au refus d'Emmanuel MACRON de revaloriser le RSA...Difficile de parler de la situation des plus pauvres quand on est soit même nanti sans écrire des bêtises.

Dans un texte publié le 15 octobre 2020 dans le quotidien La Croix, Patrick Artus, chef économiste de Natixis, justifie le refus d'Emmanuel Macron de revaloriser les minima sociaux dont le RSA. Cette revalorisation est pourtant une demande de longue date des associations de solidarité, car le RMI équivalait à sa création en 1988 à 50 % du SMIC et le RSA a dégringolé aujourd'hui à 37 % (452 € pour une personne seule sans enfant bénéficiant d'une aide au logement, contre 1 219 € net pour le SMIC) et aujourd'hui, quand on ne parvient pas à accéder à un emploi décent et qu'on est cantonné aux aides sociales, le RSA ne permet même plus à une famille de "survivre".

Qu'en est-il des arguments présentés par Patrick Artus ?

"Les personnes qui touchent le RSA n’ont a priori pas perdu de revenu [pendant le confinement]"
FAUX. Il suffit d'écouter les personnes concernées et les responsables d'associations de solidarité depuis six mois. Christophe Devys, président du collectif Alerte, résumait bien en septembre combien la crise sanitaire aggravait la situation des plus précaires : "les plus pauvres d’entre nous ont à la fois dû subir une hausse de leurs dépenses, sur le budget alimentation notamment, et une baisse de leurs revenus car beaucoup ont perdu les petits boulots qu’ils pouvaient avoir(1). Tout ça a abouti à ce que le recours à l’aide alimentaire augmente de près de 50 %. Sans cette aide distribuée par les associations, beaucoup de personnes n’auraient pas pu s’alimenter. Ce n’est pas normal dans un pays comme le nôtre. En outre, avec la crise sociale qui nous attend, les choses vont encore considérablement se dégrader dans les mois qui viennent."

"Si on cumule un RSA et une allocation logement, on a un revenu qui atteint 970 € par mois."
D'où sort ce chiffre ? Le revenu disponible mensuel d'une personne au RSA sans enfant est de 776 € selon le ministère de la Santé (c'est un peu variable en fonction du montant de l'aide au logement).
Peut-être Patrick Artus parle-t-il du RSA "majoré" (c'est-à-dire pour une personne seule avec au moins un enfant), qui est de 967 € (le revenu disponible est même de 1 158 € mensuel dans ce cas) ? Mais alors, il faut comparer ce revenu RSA d'une personne seule avec enfant au revenu SMIC d'une personne seule avec enfant, qui est de 1 866 €, et non pas 1 200 € dans l'exemple de M. Artus.

"Augmenter le RSA fait courir le risque de rendre la reprise d’un travail moins attractive."
FAUX. M. Artus appuie son raisonnement sur l'erreur de calcul que l'on vient de voir. D'autre part, il faut savoir que la décision de reprendre ou non un emploi ne dépend pas que d'un calcul financier. La valeur que la personne attribue au travail, sa volonté d'être utile et l'espoir qu'un emploi précaire débouchera sur un autre plus stable, entrent aussi en considération.
Esther Duflo, Prix Nobel d'économie, explique bien que "Au contraire, toutes les études ont montré qu’il n’y avait aucun effet décourageant sur le travail de garantir à ceux qui n’ont pas d’emploi un revenu plus important. [...] Des minima sociaux plus généreux encouragent et facilitent la reprise de l’activité."

"Le SMIC à temps plein étant à 1 200 € net, on peut en effet hésiter à prendre un travail pour 230 € supplémentaires."
ENTIÈREMENT FAUX. Cette erreur de calcul que l'on vient de voir est la plus grave erreur de Patrick Artus, et celle que l'on commet le plus souvent lorsque l'on compare SMIC et RSA : on oublie qu'une personne/famille au SMIC continue de percevoir des aides sociales : prime d'activité, aide au logement, aide pour une mutuelle santé... Résultat : l'écart de revenu mensuel est d'en moyenne 700 euros pour une famille entre un RSA et un SMIC, et de 300 euros entre un RSA et un demi-SMIC selon ces comparatifs effectués par la Drees (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques du ministère des Solidarités et de la Santé) pour la première fois en 2020, dans le fil des comparatifs publiés depuis 2013 par ATD Quart Monde dans son livre En finir avec les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté.
Cette erreur fondamentale est-elle excusable de la part d'un "chef économiste" ? A vous d'en juger.

 

"Je peux donc comprendre qu’Emmanuel Macron ne soit pas favorable à une revalorisation du RSA."
FAUX. Une revalorisation du RSA, comme le montrent plusieurs études, présente des intérêts pour les personnes concernées bien sûr, mais aussi pour le retour vers l'emploi et pour l'économie dans son ensemble. C'est aussi ce que rappelle Esther Duflo.

Patrick Artus aurait pu utiliser l'argument que si l'on considère les frais de transport et de garde d'enfant, il n'est pas financièrement profitable de reprendre un emploi. Mais on peut répondre à cet argument que les personnes privées d'emploi ont, elles aussi, certains frais quand elles sont en formation ou en recherche active d'emploi. Là aussi, il faut déconstruire une image erronée : celle du chômeur oisif qui attendrait sans rien faire que l'emploi arrive sur un plateau.

Ces discours erronés d'un chef économiste ne vont bien sûr pas jusqu'à d'autres que l'on retrouve ces jours-ci sur les réseaux sociaux, mais ils se renforcent les uns les autres.
Ils continuent à diffuser des idées fausses sur ce que vivent les personnes les plus précaires et sur les solutions pour s'en sortir.
Ils orientent les choix de nos politiques, influencent l'opinion publique par leur omniprésence médiatique et en rajoutent une couche à l'humiliation ressentie par nombre de bénéficiaires de minima sociaux, augmentant les non-recours à la protection sociale (qui est "la plus chère du monde", comme chacun sait) et les fractures dans notre société.

jean-christophe.sarrot@atd-quartmonde.org

(1) : Fin décembre 2015 en France, 14 % des bénéficiaires de minima sociaux sont salariés (17 % si l’on intègre les travailleurs indépendants) (source : "L’emploi salarié des bénéficiaires de minima sociaux" et "La composition du revenu des ménages modestes", Minima sociaux et prestations sociales, Drees, 2019).

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Servir ou se servir

Publié le 26 Octobre 2020 par Thierry BILLET

Il me faut vous raconter une anecdote qui explique mon attention aux conflits d'intérêts de la nouvelle équipe municipale, mais aussi aux tricheries de Mme LARDET et de M. ASTORG pendant la campagne municipale dont la commission nationale des comptes de campagne est saisie par JLR. C'était en 2008, juste après l'élection municipale qui avait fait entrer 4 VERTS au conseil municipal avec JLR. Je reçois une demande de stage d'un élève ingénieur qui propose de venir étudier l'impact de l'éclairage des vitrines de commerçants.

Cette idée me paraît bonne, cela ne coûte rien à la Ville et je recommande d'accepter cette proposition. Bloquage de l'administration municipale. Je rencontre bien entendu le Directeur général des services de l'époque qui me demande : "Vous avez vu le nom de ce stagiaire ?". J'avoue n'y avoir prêté aucune attention. "C'est le fils de l'une de vos collègues élue au conseil municipal sur votre liste. Et donc c'est impossible de lui accorder un stage. Aucun agent municipal, ni aucun de vos collègues ne doit pouvoir penser que ce jeune homme a obtenu ce stage parce qu'il était le fils d'une conseillère municipale."

Je suis tombé de mon siège et je n'ai jamais oublié cette "leçon" : il ne faut pas que le citoyen annécien, même le plus "tordu" ou le plus malveillant, puisse imaginer qu'une décision municipale était marquée du sceau de l'intérêt personnel d'un élu.

L'essentiel n'est même pas que le conflit d'intérêt existât. Il réside dans le fait qu'il puisse être imaginé, même par de mauvaises intentions.

Il ne faut pas que le doute puisse exister.

Exactement ce que Mme BATTAREL, MM. DIXNEUF et TOE, pour ne prendre que ces exemples n'ont pas compris, tout comme leurs mentors Mme LARDET et M. ASTORG qui les acceptent et donc les soutiennent : le simple doute sur l'existence d'un intérêt personnel direct ou indirect ne peut être toléré pour que la noblesse de l'engagement politique ne puisse servir à discréditer l'action publique.

Bernard BOSSON résumait cela d'une formule "Un élu c'est là pour servir, pas pour se servir".

Et c'est un grand bonheur pendant les 12 ans de mandat auprès de JLR de n'avoir jamais dû me poser la question dans toute l'action municipale et communautaire que nous avons menée sur ce sujet.

Et c'est parce que le doute existe sur cette équipe municipale que je continuerai inlassablement à scruter l'attitude des élus de la nouvelle majorité et à faire connaître les situations qui me paraissent poser problème.

Parce que "quand les bornes sont franchies, il n'y a plus de limite", notre vigilance citoyenne est indispensable.

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