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thierry billet

Vice président Climat Air Energie du GRAND ANNECY

Déchets, pour une gestion durable au SILA

Publié le 13 Février 2007 par Thierry BILLET dans Politique locale

Dans mon article du 30 janvier 2007, je rapportais le débat du SILA sur la gestion des déchets. Les écologistes veulent passer d'une ère du "TOUT JETABLE" à une société DURABLE où le meilleur déchet sera celui que l'on ne produira pas. Henri DUPASSIEUX apporte sa pierre à l'édifice.

Note pour orienter la réflexion sur la mutualisation des moyens de traitement des déchets ménagers en Savoie par Henri DUPASSIEUX  Adjoint au Maire de CHAMBERY le 28 01 2007

Prendre en compte les nouvelles données de production de déchets à incinérer qui sont en diminution
depuis 2002 dans tous les territoires

D’une manière générale , il est constaté en France une stabilisation, voir une diminution de l’ordre de 1 à 2 % des tonnages de déchets à traiter dans les installations ultimes (incinération ou enfouissement).

C’est le cas de notre département et particulièrement à l’usine d’incinération de Chambéry Métropole où il a été constaté que les tonnages incinérés sont en diminution de 1 à 2 % par an soit de 1000 à 2000 tonnes/an depuis 2002 (5 000 t pour la CCChambéry Métropole soit –12 % en 4 ans).

L’écart entre le bilan 2005 et les estimations de l’étude TIRU réalisée en 2002 est de 18 000 t en moins, et de près de 10 000 tonnes en moins pour l’étude Trivalor réalisée en 2004.

En 2005, l’usine de Chambéry Métropole n’a eu que 94 900 tonnes à traiter au lieu des 104 500 tonnes prévues pour l’hypothèse la moins élevée , alors que la collecte de la fraction fermentescible (FFOM) et des déchets organiques des activités (5 à 6000 tonnes de prévue au plan départemental) n’ont pas encore été engagés, et que la redevance spéciale pour les déchets des activités se met en place très progressivement. Cette dernière devrait permettre de diminuer les 40 000 tonnes issues de ce gisement, collectées avec les déchets ménagers

La diminution des tonnages à incinérer est constatée à l’usine de Pontcharra, et c’est probablement le cas sur le territoire de SIMVALLEE.

Si cette tendance se poursuivait à raison d’une diminution de 1 % à 2 % par an, engagement pris dans le cadre du projet d’agglomération de Chambéry Métropole, il y aurait 25 000 tonnes de surcapacité à Chambéry Métropole en 2010 dont 10 000 tonnes de disponibilité pour le secours inter usine.


Devant ce constat, il apparaît qu’une autre alternative
pourrait être proposée pour la gestion des unités de traitement
au niveau du plan départemental
en associant réduction – tri mécano bilogique en vue de l’enfouissement – et incinération efficace

Avec la réalisation d’une unité de traitement de tri mécanique en Combe de Savoie (séparation des déchets secs de la fraction fermentescible), nous pourrions envisager de réduire les tonnages à incinérer de 70 % pour le SIMVALEE, le SICTOM de Maurienne et le SIBRESCA.

Un tri mécano biologique conduit à la répartition suivante :

  • évaporation par méthanisation : 30 %

  • déchets secs pour incinération : 30 %

  • fraction stabilisée en compost pour enfouissement : 40 %

Le composte issue de la part fermentescible du tri mécanique sur ordure brut serait stabilisé par méthanisation avec valorisation du biogaz et pourrait être traité en centre d’enfouissement de classe II (ce qui suppose à terme que la Savoie en soit dotée). Les refus de tri (déchets secs) seraient traités à l’usine d’incinération de Chambéry et de Pontcharra.

Cette orientation aurait le mérite de réduire très fortement les tonnages à incinérer, et à faire fonctionner l’usine de Chambéry Métropole au mieux de ses capacités.

Par ailleurs, l’usine de Chambéry Métropole est la seule usine qui fonctionnera en cogénération production de chaleur et d’électricité grâce au raccordement prévu sur le réseau de chaleur de Chambéry.

Cela garantira une très bonne valorisation énergétique, et une réduction des gaz à effet de serre de 24 000 t de CO2/an.

Une simulation des tonnages à l'année 2010 (disponible sur demande, mais impossible de reproduire au format du blog)  montre que nous pouvons à la fois éviter l’augmentation de capacité de l’usine de Pontcharra et la création d’une nouvelle usine en Combe de Savoie, et ceci sur la base d’une hypothèse de réduction basée sur un taux de réduction de 1%/an.

En élargissant la réflexion, nous pourrions également tenir compte également de l’unité du SILA à Seynod qui possède 20 000 t de surcapacité dont 10 000 t sont utilisées pour traiter des déchets du périmètre Savoyard évoqué ci-dessus.


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Classement du lac à l'UNESCO : le hold up de l'UMP !

Publié le 12 Février 2007 par Thierry BILLET dans Politique locale

Classement du lac à l'UNESCO : le hold up de l'UMP !

Le dossier du classement de la Cluse du lac a été porté par les associations de protection de la nature, et en particulier mes amis de LAC d'ANNECY ENVIRONNEMENT, qui ont fait signer des milliers de citoyens pour que la Cluse soit protégée par un classement ambitieux, établissant des règles contraignantes.

Mais le classement en lui-même n'impose aucune règle nouvelle.

Lorsque l'UMP l'a compris, ses élus ont bondi sur l'occasion de se refaire une virginité à bon compte en reprenant le dossier au SILA.

150.000 euros d'honoraires plus loin, Pierre HERISSON dépose un dossier au Ministère de l'Ecologie qui n'engage à rien.

C'est un cache misère passé sur la cale sèche de SEVRIER, ce chantier naval offert à M. CECCON et financé à moitié sur fonds publics, sur la tentative de hold up sur la domanialité du lac d'ANNECY, que nous avons heureusement fait capoter grâce à l'action de nos conseillers régionaux, et bien entendu, last but not least, la modification de la loi littoral sur les lacs pour laquelle notre mobilisation a permis d'obtenir un sursis qui ne durera que si Nicolas SARKOSY n'est pas président de la République...

Il s'agit bien d'un hold up : celui d'une idée généreuse et porteuse d'un engagement fort d'un territoire en faveur d'une gestion raisonnée, porteuse de tourisme durable et de qualité de la vie, par des hommes politiques avides de se refaire une virginité après les 18.000 signatures de la pétition des AMIS DE LA TERRE et de LAC d'ANNECY ENVIRONNEMENT.


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Vive l'impôt !

Publié le 11 Février 2007 par Thierry BILLET dans Elections 2007

Je viens de signer l'appel lancé par le mensuel « ALTERNATIVES ECONOMIQUES » qui fut lancé par mon ami Denis CLERC, et dont le succès éditorial est un élément déterminant de la critique d'une économie politique ultra libérale, devenue une forme de credo incontournable, alors qu'il s'agit d'une pure et simple construction idéologique. Je vous invite à le faire sur le site du journal.

Appel : « Pourquoi nous consentons à l’impôt »

Nous, soussignés, assujettis à l’impôt sur le revenu, et pour certains d’entre nous, à l’impôt de solidarité sur la fortune, considérons ces prélèvements comme légitimes et sommes fiers d’apporter ainsi notre contribution aux dépenses publiques nécessaires au progrès, à la cohésion sociale et à la sécurité de la nation. Nous considérons également qu’un impôt progressif sur les successions est le corollaire indispensable des libertés économiques offertes par l’économie de marché. Le marché est facteur de progrès parce qu’il permet à l’esprit d’entreprise de s’exprimer. Mais les inégalités qu’il engendre sont mortifères pour la démocratie si aucune limite n’est mise à la transmission héréditaire de la richesse. Celle-ci doit être acquise par le travail, par le talent, et non par le simple fait d’avoir hérité de ses parents. Une société où le pouvoir économique se transmet par héritage, est une société condamnée à une croissance lente, où les rentiers l’emportent sur les créateurs et où travail et mérite perdent toute valeur.
L’Etat doit bien sûr savoir se réformer. Augmenter les impôts n’est pas une fin en soi et la liberté de chacun passe par la libre disposition d’une large part du fruit de son travail. Mais voir des candidats à la magistrature suprême proposer des mesures démagogiques en matière fiscale et justifier la sécession sociale des plus riches nous consterne. Car nos revenus ne proviennent pas seulement de notre talent personnel. Ils ont été acquis par notre travail, mais celui-ci ne porterait pas ses fruits sans le stock d’infrastructures, d’innovations, de savoir-faire, de goût d’entreprendre, de lien social, qui nous a été transmis par les générations qui nous ont précédés. C’est cet héritage commun qu’il nous revient de préserver et de développer en priorité afin d’assurer la qualité actuelle et future de notre vie individuelle et collective. Ce qui passe par un niveau élevé de dépenses publiques. Ces dépenses ne sont pas seulement un coût, elles sont aussi un investissement, gage à la fois de justice et de dynamisme. C’est pourquoi nous consentons à l’impôt et récusons des baisses de la fiscalité dont la contrepartie serait l’insuffisance des moyens donnés à la protection sociale des plus pauvres, à l’éducation, à la recherche, à la santé, au logement ou encore à l’environnement.


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Autoroute A 41 (4) : Et la démocratie ?

Publié le 9 Février 2007 par Thierry BILLET dans Politique locale

La première déclaration d'utilité publique (DUP) de l'autoroute date de 1994.
Elle a fait suite à une enquête publique qui a complètement passé sous silence la question de la ressource en eau, à un moment où Bernard BOSSON était le ministre de l'équipement de BALLADUR et l'homme politique incontournable de la HAUTE SAVOIE.
A l'époque, Bernard BOSSON disait qu'une ville sans voiture lui faisait penser à l'Allemagne de l'Est.
Peu de monde s'est mobilisé dans le cadre de cette enquête; l'attention étant attirée par le second volet de ce programme autoroutier, l'A 400 dans le CHABLAIS où l'opposition conduite par l'ACPAT devait aboutir à l'annulation de la DUP par le Conseil d'Etat au motif de l'absence de réel avantage par rapport aux coûts de l'ouvrage.
Ce n'est que plus tard qu'une opposition locale s'est mise en place autour de la réalisation de l'échangeur de COPPONEX et l'action inlassable du regretté André CHARVEYS. Dominique VOYNET, que j'avais sollicitée en sa qualité de ministre de l'environnement, devait réagir début 1998 en réclamant des études complètement aires sur les déblais et les aménagements.
Mais surtout, la pression effectuée auprès de Jean Claude GAYSSOT, ministre des transports, devait se révéler efficace sur le plan européen, car la directive « marchés publics de travaux » interdisait l'adossement d'un projet autoroutier sur le titulaire d'un autre marché public. L'ATMB ne pouvait réaliser l'A 41 contre une prolongation de l'exploitation du Tunnel du Mont Blanc. Le Conseil d'Etat le confirmait et les travaux étaient suspendus sine die puisqu'aucune concession n'avait encore été signée ! Seulement une simple lettre de Bernard PONS à Rémi CHARDON... Quelle incroyable assurance de n'avoir de comptes à rendre à personne !
Nous sommes alors là au coeur de la Chiraquie : PONS est le président de l'association des amis de Jacques Chirac et Rémi CHARDON est son ancien directeur de cabinet à la mairie de Paris, venu pantoufler à l'ATMB.
En 2000 néanmoins, GAYSSOT et JOSPIN décident de prolonger la DUP. Si ils ne l'avaient pas fait, l'A 41 ne serait jamais repartie... A l'époque, Dominique VOYNET avait refusé de co signer ce décret; mais le PS et le PC n'étaient pas encore convaincus qu'une politique des transports durable c'est le rail contre la route...
Mais le projet ne pouvait se financer : une étude sur la politique autoroutière présentait ce projet comme une liaison « d'intérêt régional », dont « 30 ans d'exploitation finançaient 10% de l'investissement ». L'élection d'une majorité de gauche au Conseil régional qui faisait campagne contre un financement régional de l'autoroute semblait interdire toute remise en route du chantier.
Pour préserver l'avenir, l'UMP faisait prolonger une seconde fois la DUP en 2004; mais il n'y avait toujours pas de sous.
Et voilà que, tout à coup, au moment où le gouvernement décide de privatiser les autoroutes, une concession est passée avec un groupement composé de l'AREA et de BOUYGUES qui s'engage à réaliser l'autoroute en 36 mois, sans financement public, et au même coût qu'en 1994...

Cherchez l'erreur !

Lors d'un conseil municipal où j'interpellais Bernard BOSSON sur le coût de réalisation inchangé, il me fit cette réponse en éclatant de rire : « La différence entre vous et moi, Monsieur BILLET, c'est que moi je crois aux miracles ».

Et effectivement il y eût miracle.

Or les miracles n'existent pas dans ce monde économique. On saura peut être un jour quelle entente a été passée, au moment du bradage des autoroutes avec les acheteurs – le plus souvent des groupes de BTP – pour que ce projet de l'autoroute la plus chère de FRANCE au kilomètre trouve preneur.. Un renvoi d'ascenseur aurait-il été organisé ? En effet, si des promoteurs privés étaient réellement intéressés, pourquoi ne s'était il rien passé de 2002 à 2006 ? Pourquoi Bernard ACCOYER insultait il les socialistes et les Verts qui ne voulaient pas financer l'autoroute, si il était si simple de trouver un concessionnaire privé ?

Ceci demeure une énigme.

Mais il y a plus grave.

Une enquête publique conduite au début des années 1990 peut elle justifier la construction d'une autoroute 15 ans plus tard ? Normalement une DUP a une validité de 5 ans : mais on permet de la renouveler sans consulter à nouveau les citoyens. Les agriculteurs auraient-ils soutenu ce projet si on les avait consultés en 2006 ? La population locale aurait elle laissé faire sans débat cette infrastructure au moment où tous souffrent de la pression foncière ?

La FRANCE a ratifié la convention d'AARHUS qui exige un renforcement du débat public... Mais le gouvernement VILLEPIN n'a nullement envisagé de le mettre en oeuvre !

Ce déficit démocratique est le troisième volet de mon opposition à cette autoroute.

J'estime que le débat public est le seul moyen de vivifier la vie démocratique, de redonner au citoyen le goût de la chose publique.

Or l'on assiste encore aujourd'hui à un déni complet de la part des autorités qui ne rêvent que de décisions incontestées parce que cachées et découvertes au dernier moment par quelques « emmerdeurs » patentés que l'on stigmatise à longueur de discours.

Qu'il faille encore que les citoyens saisissent la commission d'accès aux documents administratifs créée en 1978 parce que des maires, des préfets refusent de communiquer des documents d'urbanisme, des relevés de mesures ou des délibérations illustre le déficit démocratique de notre pays.

Le secret est encore la règle et la transparence le dernier des soucis.


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OGM, il faut un débat politique !

Publié le 8 Février 2007 par Thierry BILLET dans Environnement

Dominique VOYNET vient de rendre publique cette déclaration après l'arrêt de la Cour de Cassation; mais le problème n'est pas juridique, il est politique. A quoi sert d'invoquer à tout bout de champ le principe de précaution si on ne l'applique pas aux OGM ?


La Cour de Cassation vient de rendre définitive la condamnation frappant José Bové, Noël Mamère et plusieurs faucheurs volontaires.

Cette mauvaise nouvelle est la déplorable conséquence de la stratégie de pourrissement choisie, depuis cinq ans, par le gouvernement français.

Depuis 2002, aucun débat public, y compris dans l'enceinte du Parlement, n'a pu avoir lieu sur cette question. Les ministres successifs de l'Agriculture se sont comportés en avocats des seuls intérêts des firmes semencières, et ont persisté à ne pas entendre l'opposition de la société française. La directive européenne 2001-18 n'est toujours pas transposée en droit national, laissant la France exposée à de lourdes sanctions financières pour le non respect de ses engagements.

Je suis indignée que les faucheurs volontaires paient aujourd'hui le prix des manoeuvres et des bricolages du gouvernement. Je leur dis à nouveau mon entière solidarité et mon soutien dans les épreuves qui les attendent. La lutte contre les OGM doit être poursuivie : avec les Verts, avec les faucheurs volontaires, je continuerai d'y prendre toute ma part.

Dominique VOYNET

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SEMNOZ, l'incroyable projet de télésiège !

Publié le 7 Février 2007 par Thierry BILLET dans Politique locale

Au conseil municipal d'ANNECY du 5 février 2007, j'ai souhaité obtenir des informations sur le projet du SIPAS de construire un télésiège sur le versant des Bauges du SEMNOZ.

La réponse est venue de l'un des délégués de la Ville au SIPAS (par l'intermédiaire de la communauté d'agglomération) qui a donné trois séries de raisons.

La première serait qu'il s'agit de remplacer l'actuel téléski qui serait dangereux, créerait régulièrement des accidents et devrait être remplacé.

La seconde serait qu'il permettrait de monter des skieurs de fond au sommet.

La troisième serait que le conseil général souhaite un projet « complet » à financer, et qu'il faudrait donc y inclure le télésiège pour que le conseil général finance.

Jean Luc RIGAUT a immédiatement réagi en précisant que jamais le conseil général n'avait demandé la réalisation de ce télésiège et que le CG pourrait financer des aménagements au SEMNOZ sans que le télésiège ne soit dans la liste des aménagements.

Dont acte.

Quant aux autres arguments, si le téléski actuel est dangereux il peut être remplacé par un téléski... si l'enneigement est suffisant ! Encore faut il prouver qu'il est dangereux et dans ce cas, pourquoi la commission de sécurité ne le ferme t-elle pas ?

Et équiper la montagne d'un télésiège pour monter des fondeurs, ce serait une première en France ou presque !

Tout cela n'est pas sérieux.

J'ai qualifié ce projet de « délirant » au conseil, soutenu en cela tacitement par une majorité des conseillers.

J'ai demandé un débat au conseil municipal sur cette question.

Au moment où l'OCDE condamne les stations situées à moins de 1.500 mètres d'altitude compte tenu du réchauffement climatique, cet investissement de plusieurs centaines de milliers d'euros illustre que notre département a trop d'argent à dépenser dans des dépenses de gaspillage.

Nos aînés se sont opposés à la création d'une station de ski au SEMNOZ, lui préférant un équipement léger de stade de neige.

Il est peut être temps aujourd'hui, tenant compte du réchauffement climatique de laisser doucement s'éteindre l'activité de ski de piste, et de développer les modes doux d'utilisation de cet espace remarquable, y compris en réfléchissant à la réduction de l'utilisation de la voiture individuelle pour y accéder. Par exemple, les navettes de bus de l'été ne pourraient elles se prolonger l'hiver, notamment le week end ?

Au fait, combien de jours d'enneigement au SEMNOZ cet hiver ?







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Déchets : Réduction à la source, mieux que le tri !

Publié le 4 Février 2007 par Thierry BILLET dans Politique locale

Je connais Dany DIETMAN par son combat remarquable pour une réduction à la source des déchets, seule alternative au gaspillage et à l'incinération. Il était venu à CLUSES à l'initiative des VERTS en particulier, parler de son expérience : c'est à cette occasion que M. MUGNIER, conseiller général de BONNEVILLE avait annoncé l'abandon du projet de second four. La semaine où un hebdomadaire local titre sur "le tri sélectif vous pouvez mieux faire", la communauté de communes de la Porte d'ALSACE passe sous la barre des 100 kg/hab/an de déchets ménagers. La parole à Dany.

Hier au soir s'est tenue la réunion de la "Commision des Ordures Ménagères" de la Communauté de  Communes de la Porte d'Alsace pour faire le bilan de l'année 2006.

Force est de constater que les résultats poursuivent leur progression puisqu'en 2006 les ménages de nos communes ont ramené la masse des produits résiduels ménagers ultimes à 96 kg/hab/an.

La barre des 100kg vient d'être allègrement franchie et c'est tant mieux.

Cette nouvelle référence, calée sur 33 communes pour 14 000 habitants, ouvre sans nul doute de nouvelles perspectives, à condition qu'Ecoemballage et Nelly Olin se mettent enfin à jouer le jeu d'une politique nouvelle, reconnaissant enfin l'efficience  de la consomaction ou de la contribaction, et instituant une réelle rétribution de la valeur ajoutée du geste de tri écocitoyen. A 6 €/hab/an, Ecoemballage est très loin du compte et très loin de nos voisins allemands qui rétribuent à hauteur de 27€/hab/an. Au même moment à Pithiviers, Nelly OLIN pose la première pierre d'un incinérateur, en revêtant le costume  d'un ministre de la santé procédant au coup d'envoi d'un concours de fumeurs de pipes... Affligeant !!!

Toujours est-il qu'à 96kg par habitant/an, la France tomberait à une production de produits résiduels ménagers de 5,8 millions de tonnes au lieu de 38 millions de tonnes aujourd'hui. Ce qui obligerait à réduire le nombre d'incinérateurs de 130 à 19.  Idem pour les décharges.  

En clair les ménages de la Porte d'Alsace, viennent de matérialiser le prototype du scénario catastrophe que redoutent les industriels du déchet.

Pour peu que la législation européenne, en Février, se mette à parcourir les sentiers de l'éco-conception des emballages, j'ai l'immense espoir de voir atteinte la barre des 60 kg pour 2015, date à laquelle Mme la Ministre voudrait  que l'on remonte à 200 kg pour garantir les rentes de situations des actionnaires privés du déchet.

 
Passer sous la barre des 100 kg, c'est faire éclater toutes les échelles de références, c'est donner un coup de chapeau à la population, c'est ouvrir la porte d'une évolution durable concrète,  c'est reconnaître la valeur et la richesse des hommes et des produits, c'est respecter la précieuse fragilité des ressources de  notre planète. 

Excusez-moi pour cette envolée philosophique, mais ce matin je suis heureux  ! 

 Amitiés

 
Dany DIETMANN, maire de MANSPACH


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A 41 (3), une catastrophe annoncée pour l'aménagement du territoire

Publié le 3 Février 2007 par Thierry BILLET dans Politique locale

Une autoroute entre ANNECY et GENEVE, deux villes éloignées de 50 kilomètres, alors qu'il en existe déjà une par ANNEMASSE, quelles seront
les conséquences en matière d'aménagement du territoire ?
  • Un mitage encore plus important de l'espace rural dans le secteur de CRUSEILLES :

Ce sont des centaines d'hectares qui deviennent fragilisés, notamment avec l'échangeur de COPPONEX.

Chaque commune veut en plus sa zone d'activités; promesse qu'avait dû leur faire M. PELLERIN, ancien président du Conseil général et conseiller général de CRUSEILLES, en obtenant la création de l'échangeur de COPPONEX; dont chacun s'accorde à dire qu'il est inutile et dangereux, à commencer par Bernard BOSSON ou Pierre HERISSON dans des courriers à mon ami André CHARVEYS, trop tôt emporté par un cancer. Et grâce auquel nous avons obtenu ce sursis de plusieurs années...

Pour empêcher que la FDSEA ne dépose un recours contre l'autoroute, Bernard ACCOYER et le Préfet seraient en train d'imposer aux communes de limiter ces zones à 40 hectares. Mais que vaudront ces engagements, si ils sont pris, après les prochaines municipales de 2008 ?

  • Un temps de trajet de 20 minutes entre ANNECY et GENEVE, c'est une accentuation inédite de la pression foncière dans l'agglomération annécienne.

Dans une période où ANNECY est passée sous la barre des 50.000 habitants car les familles ne peuvent plus s'y loger et sont remplacés par des retraités fortunés (comme l'illustrent sans conteste les documents préparatoires au Plan local d'urbanisme) , le temps de déplacement entre une ville suisse saturée et encore plus chère qu'ANNECY va susciter une pression foncière accrue sur l'agglomération et la ville, qui n'ont RIEN anticipé !

Lors du conseil municipal de décembre, j'ai alerté Bernard BOSSON sur la signature entre GENEVE et les collectivités territoriales frontalières françaises d'un contrat de développement prévoyant l'urbanisation à venir de la zone frontalière. Le maire d'ANNECY ignorait tout de ce document !

Autrement dit, la coupure de la HAUTE SAVOIE en deux est avérée, mais personne ne s'est préoccupé de l'impact de l'autoroute !

C'est d'autant plus grave que l'Etat, dans le cadre du contrat de plan qui devrait débuter en 2007, prévoit un découpage de la région RHONE ALPES qui entérine le rattachement du GENEVOIS à une grande région transfontalière franco suisse; tandis que le sillon alpin rattacherait ANNECY à ... VALENCE...

Entre SAINT JULIEN en GENEVOIS et ANNECY, c'est « coupé » en termes de réflexion prospective; mais on construit une autoroute entre les deux !

Le marché immobilier y trouvera son compte; d'autant que l'on peut compter sur Bernard ACCOYER pour que le Schéma de cohérence territoriale ne voit pas le jour avant des lustres, et ne limite en aucun cas l'urbanisation...

Pour une illustration de la volonté politique de M. ACCOYER en ce domaine; le compte rendu de la seule réunion d'information du SCOT est exemplaire. A lire sur

http://www.amisdelaterre.org/

La-Baleine-des-Lacs-No36.html

Cette autoroute, lancée par Bernard BOSSON, avant qu'il ne devienne « écolo compatible » pour cause de loi littoral et de prise de conscience de la gravité de la crise écologique, était le résultat d'un deal au plus haut niveau quant à la transformation de la Société du Tunnel du Mont Blanc en société autoroutière qui devait construire l'A 400 et l'A 41 au début des années 1990, sous la houlette de M. CHARDON, ancien directeur de cabinet de Jacques CHIRAC à la mairie de PARIS. Et en échange, bien entendu, de la prolongation de la concession du Tunnel du Mont Blanc pour financer ces travaux non rentables. Cela s'appelait « l'adossement », heureusement l'Union européenne y mit bon ordre.

Il ne manque plus que le volet « démocratie » de cette série d'articles sur l'A 41, même si l'histoire mériterait mieux que quelques lignes dans un blog. Il faudrait pouvoir prendre le temps d'écrire l'histoire de MM. PONS, CHARDON, BREUIL et comprendre pourquoi le RPR puis l'UMP se sont autant investis pour que cette autoroute se fasse... Et le lien avec la catastrophe du Tunnel du Mont Blanc, ou comment la préoccupation de M. CHARDON de construire ces autoroutes l'a fait oublier de se préoccuper de la sécurité dans le Tunnel et d'y consacrer les moyens qui auraient évité la catastrophe de 1999.






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A 41 (2bis) : le captage de la DOUAI est déjà pollué !

Publié le 2 Février 2007 par Thierry BILLET dans Politique locale

Le Dauphiné Libéré rapporte le nouveau combat de l'Union locale des consommateurs de CRUSEILLES, dont l'action exemplaire sur le prix de l'eau, il y a de nombreuses années, avait été un combat phare des écologistes de la HAUTE SAVOIE, emmenés par l'ami Bernard MAGISSON, qui a malheureusement quitté le département. L'ULC confirme les craintes de pollution; quant à la vacuité du "plan de secours" - qui se limite à deux feuilles A 4 ! que je peux adresser à qui le souhaite-, elle illustre le sérieux du traitement de ce dossier par la Préfecture. Il fallait démarrer les travaux sans tarder, tant que l'UMP avait le pouvoir dans ce pays.

"Décidément, la source de la Douai ne coulera jamais des jours paisibles... Cette résurgence située sous les ponts de la Caille est victime de remous,générés cette fois par le chantier de l'A 41. Trente ans après une âpre bataille au sujet de sa "potabilité ", menée par une poignée d'habitants réunis sous la bannière de l'Union locale des consommateurs (ULC), quatre d'entre eux reprennent le combat. Ils viennent de déposer un recours auprès du Tribunal administratif de Grenoble. Objectif : obtenir l'annulation de l'arrêté préfectoral du 13 avril 2006, portant sur l'autorisation de travaux et ouvrages d 'aménagement hydraulique et de gestion liés à la construction de la liaison autoroutière A41, confiée à Adélac.

« Nous sommes inquiets à plusieurs titres » explique Léo Vanhelmon, membre fondateur et actuel président de l'ULC. « Les analyses de suivi des eaux de la Douai prévues dans l'arrêté laissent apparaître régulièrement de juillet à octobre, la présence inquiétante d'un composé organique volatil (COV), le té-trachloroéthylène. Les doses varient de 1,9 à 7,7 microgrammes/litre » poursuit Marc Lecourt, autre membre de l'association signataire du recours. Un produit qui, selon eux, « n'apparaissait pas dans les analyses fournies d'avril à juin...».

Soit avant le début du chantier de l'A41.

«Il n'existe pas dans la région d'industries utilisant ces produits (fabriquant de la peinture, de l'encre ou de nettoyage industriel de vêtements).» Directement en cause donc selon eux : les tirs de mines, brassages de terre et la présence en nombre de véhicules de chantier.

Cette « pollution », avérée pour les signataires, les pousse à remettre également en cause le plan d'alerte prévu dans l'arrêté « qui sera peut-être déclenché après in­gestion par les usagers des pollutions détectées... ». Ils dénoncent également le plan de secours de la source de la Douai, « toujours pas validé alors que les travaux ont commencé ». Un dispositif imposé par un arrêté préfectoral, datant lui du 13 janvier 1994. Il prévoit notamment, en cas de pollution accidentelle pendant les travaux, une diversification de l'alimentation en eau. « Aucun plan sérieux de substitution n'est actuellement envisagé » affirment les membres de l'ULC. Qui s'inquiètent aussi « du dimensionnement des bassins de collecte prévus le long de 1'A41, notamment de ceux à l'aplomb du captage de la Douai». Quid également du « sort réservé au marais de Troinex et à sa flore... » Une somme «d'erreurs d'appréciation», voilà ce qu'ils reprochent au texte.« Le captage de la Douai est exceptionnellement fragile ; on est sur un plateau calcaire, très perméable. Et la tranchée dite du Noiret passe en plein périmètre de protection...»

 LA DOUAI EN CHIFFRES

L'eau captée à la Douai alimente quotidiennement les 9.000 usagers des 13 communes de la Communauté de communes du Pays de Cruseilles. Elle leur fournit 3 500 m3 par jour

30 ANS DE COMBAT

Même si depuis, l'eau a coulé sous les ponts et que les consommateurs de la Douai ont repris confiance avec l'eau de leur robinet, les membres de l'ULC (affiliée à l'origine à l'UFC-Que Choisir), eux, n'ont cependant jamais cessé de veiller sur cette ressource. «En 1976, et pendant de longues années (jusqu'en 2002, NDLR), nous nous sommes battus pour prouver la non "potabilité" des eaux distribuées pour la consommation humaine par la Communauté de communes du Pays de Cruseilles, ex-District Rural de Cruseilles » explique Léo Vanhelmon. « Une non "potabilité" qui s'expliquait par la fragilité de la source de La Douai. Des périmètres de protection ont été décrétés en 1992, alors qu'une loi de 1965 les imposait... Périmètres traversés aujourd'hui par le tracé de l'A41.»

 
Source : Le Dauphiné Libéré / Isabelle Davier

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Malaise sur le pacte écologique de Nicolas HULOT

Publié le 1 Février 2007 par Thierry BILLET dans Environnement

Je regarde tout à l'heure FRANCE 3 qui s'attarde sur le signature du Pacte écologique par Nicolas SARKOZY. Et je me sens empli de malaise.

D'abord comment croire en sa sincérité quand son gouvernement est celui qui a vidé de son sens la loi littoral sur les grands lacs et notamment le lac d'ANNECY ?

Ensuite, comment imaginer que la toute puissante TF1 qui sponsorise les deux Nicolas va sacrifier sa filiale BOUYGUES et arrêter les travaux de l'autoroute A 41 au nom de la diminution du CO² ?

Enfin, comme penser un instant que Nicolas SARKOZY prendra en compte l'impact environnemental de ses décisions, alors qu'il est à fond pour le nucléaire, le routier et les infrastructures massives ?

Il tricherait donc en signant : sa signature n'engagerait alors que ceux qui le croient, comme tant d'autres promesses qu'il a faites et non tenues.

C'est une hypothèse crédible; mais alors comment Nicolas HULOT, qui n'est pas une perdrix de l'année, peut il croire qu'il s'agit d'un engagement sérieux, alors que les 40 dernières années ont montré de quoi était capable la droite en FRANCE ?

Soit il fait semblant, coincé qu'il est entre ses différentes sponsors qui lui ouvrent grands les principaux médias pour développer ses thèses, sous réserve qu'il fasse dans la communion et les belles images.


Soit il y croit vraiment, et par la crédibilisation des candidats non écologistes que la signature du pacte leur accorde, Nicolas HULOT met sur le même pied d'égalité les militants écologistes (Lepage, Waechter, Voynet) et tous les candidats signataires de l'appel. Il y a toujours plus de place dans les nouvelles églises pour les repentis.Mais alors, il n'y aurait pas besoin de voter pour Dominique VOYNET pour affirmer un choix écologiste à la présidentielle; puisqu'elle n'est, après tout, que l'une des candidates à avoir signé le pacte et qu'il vaut mieux soutenir un « gros » candidat qui l'a signé dans le cadre du vote utile.

Le Pacte serait ainsi l'alpha et l'oméga de la pensée écologiste en 2007 et contiendrait toutes les recettes à appliquer demain par n'importe quel président de la République de quelque bord qu'il fût.

Qui peut sérieusement croire cette fadaise ?

Je crains que le Pacte ne devienne une énorme supercherie qui donne à tous ses signataires le blanc seing de la défense de l'environnement... Munis de ce viatique, les candidats qui se moquent de l'environnement pourront continuer de discuter des choses sérieuses (les bourdes de Ségolène ROYAL, l'utilisation des RG et des forces de police par SARKOZY) le plus longtemps possible puisque « sur l'environnement on est d'accord »...Et qu'il suffit d'une grand messe chez Nicolas HULOT pour avoir le pardon de ses fautes passées...

N'assiste t-on pas en définitive par le Pacte à un enterrement royal de l'écologie politique dans un consensus sponsorisé par TF1 dont l'objectif est, rappelons le, de « vendre du temps de cerveau disponible pour la publicité » ? Puisque tous les candidats sont écolos, alors n'en parlons plus, nous savons ce qu'il faut faire.

Si c'est cela, les lendemains qu'on nous prépare seront des cauchemars de cynisme et de reniements.





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