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thierry billet

Écologiste annécien

Centre de congrès, pas de pourvoi devant le conseil d'Etat

Publié le 1 Août 2019 par Thierry BILLET

Projet de centre de congrès sur la Presqu’île d’Albigny Point presse du 1er Août 2019

Rappel du contexte

L’agglomération d’Annecy bénéficie d’une très forte attractivité touristique due à un environnement naturel exceptionnel qui a permis à notre territoire de développer un domaine d’activité très porteur et créateur d’emplois : le tourisme d’affaires.

La forte demande dans ce secteur a conduit la Communauté de l’Agglomération d’Annecy, en Novembre 2010, à lancer des études pour la création d’un Centre d’Expositions, de Séminaires et de Congrès.

Le choix de la Presqu’île d’Albigny a été retenu pour deux raisons stratégiques :

- Une complémentarité avec l’actuel centre de l’Impérial Palace, apportant la surface d’exposition manquante

- Un site exceptionnel rendant la destination attractive pour les congressistes

Le Préfet de la Haute-Savoie a signé, le 12 Septembre 2016, l’arrêté de reconnaissance d’utilité publique du centre de congrès.

Cette signature a constitué une étape majeure dans l’avancée du projet puisqu’elle a permis d’engager les acquisitions foncières des derniers terrains privés bordant le lac.

Suite à un recours contentieux devant le Tribunal administratif, la déclaration d’utilité publique prise par l’État a été annulée. La Cour administrative d’appel a alors été saisie. La Cour administrative d’appel vient de confirmer l’annulation de la DUP.

Décisions du Grand Annecy

Le Grand Annecy ne fera pas appel de cette décision et ne saisira donc pas le Conseil d’État.

La justice a tranché de manière très stricte.

Nous le regrettons, convaincus qu’il s’agissait d’un très beau projet, bien intégré et répondant aux besoins de notre territoire.

En effet, l’interprétation qui a été faite de la Loi Littoral autorise la construction de 2 500 m2 sur la parcelle concernée alors que le projet en comptait 10 000, en grande partie enterré.

Nous prenons donc acte que l’équipement d’envergure dont nous avons besoin ne pourra pas se réaliser à cet endroit.

Nous allons donc retravailler avec tous les professionnels et avec les habitants pour imaginer un nouveau projet sur un autre site, en adéquation avec les demandes des congressistes (qui ont évolué depuis 2010), car il est de notre devoir de doter notre territoire d’une offre de congrès à la hauteur de ses besoins.

Par ailleurs, nous voulons poursuivre les acquisitions foncières sur la Presqu’île, afin de maîtriser totalement ce périmètre pour l’ouvrir pleinement au public.

Il est utile de le rappeler : la majeure partie des dépenses engagées ont servi à acquérir ces terrains qui sont devenus notre bien commun.

Enfin, nous allons étudier comment apporter à l’Impérial les aménagements complémentaires dont il a cruellement besoin, en utilisant au mieux les 2 500 m2 autorisés par la Loi Littorale à cet endroit.

Ils devront être parfaitement intégrés au site, à son environnement et pourquoi pas totalement souterrains.

Les études nous diront s’il est pertinent ou non d’explorer cette piste.

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La forêt, de découvertes en découvertes

Publié le 30 Juillet 2019 par Thierry BILLET

Les scientifiques découvrent chaque jour l'incroyable communication établie entre les arbres sous la surface du sol. L'article le plus lu du MONDE du 29 juillet est titré :

L’arbre zombie qui pourrait changer notre regard sur la forêt : La découverte en Nouvelle-Zélande d’une souche maintenue en vie par les arbres environnants de la même espèce invite à considérer les forêts comme des « superorganismes » vivants.

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Pollution des eaux, conduite à tenir

Publié le 29 Juillet 2019 par Thierry BILLET

Si vous êtes témoin d'une pollution aquatique, le réflexe doit être d'appeler les pompiers au 112 et de leur signaler l'endroit précis de la pollution. L'affichette ci-jointe peut être disposée dans tous les lieux publics; n'hésitez pas à la reproduire.

Pollution des eaux, conduite à tenir

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Activation de la zone de circulation différenciée le 24/07

Publié le 23 Juillet 2019 par Thierry BILLET

QUALITE DE L’AIR

Mise en place des mesures dans le cadre de l’épisode de pollution, mercredi 24 juillet à partir de 7h30.

Considérant l’épisode de pollution en cours sur le bassin annécien, la Ville activera la circulation différenciée en centre-ville (intérieur de la rocade) à partir du mercredi 24 juillet, 7h30, pour une durée pour le moment indéterminée.

Ainsi, pour circuler à l’intérieur de la zone de circulation différenciée, vous devez impérativement disposer d’un véhicule doté d’une vignette Crit’Air 0,1,2, ou 3. Il en est de même pour accéder à un parking municipal. Le certificat concerne tous les véhicules routiers à moteur : deux roues, trois roues, quatre roues, véhicules particuliers, utilitaires et poids lourds.

Il est donc conseillé aux véhicules Crit’Air 4 et 5 de rester stationnés et de ne pas se déplacer.

Les jours de circulation différenciée, la SIBRA met en place le ticket à 1€ valable toute la journée sur toutes les lignes comme à chaque épisode de pollution.

 Je n’ai pas de vignette Crit’Air ?

Attention ! La Police municipale orientera les véhicules sans vignette Crit’Air ou muni de certificat 4 et 5 vers des parkings situés en dehors du périmètre de la zone de circulation différenciée.

 Comment se procurer une vignette Crit’Air
Rendez-vous sur le site www.certificat-air.gouv.fr muni de votre carte grise.

La vignette Crit’Air est un dispositif national. Elle coûte 3,62€. Ce prix couvre uniquement les frais de fabrication, de gestion, et d’envoi. Il ne s’agit pas d’une taxe et il n’y a aucune recette pour le budget de l’Etat.

Merci pour votre participation active.

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HORIZON 2020, appel à projets européen "smart city"

Publié le 23 Juillet 2019 par Thierry BILLET

L'année dernière, nous avions été coiffés au poteau par la candidature d'AMSTERDAM avec laquelle nous nous étions trouvés en compétition. Déçus, mais aussi impressionnés de jouer dans la même cour qu'une capitale de plusieurs millions d'habitants. Cette année nous repartons en campagne avec le Commissariat aux énergies alternatives (CEA) autour de la constitution d'un "bloc à énergie positive" que nous implanterions dans le quartier de NOVEL si l'Union européenne retient notre proposition.

Gros projet de l'ordre de 4 millions d'euros de subventions européennes qui nécessite de mobiliser la Ville, les producteurs locaux d'ENR, des bailleurs sociaux et des entreprises, mais aussi les habitants qui vont devoir apprendre à changer leurs habitudes dans des logements devenus producteurs nets d'énergie.

Les premiers contacts avec nos partenaires locaux en mairie ce jeudi sont plus que prometteurs : ce projet peut nous permettre d'accélérer des initiatives qui, sans l'aide de l'EUROPE, mettraient plus de temps à se réaliser. Tous les participants sollicités se déclarent enthousiastes pour monter le dossier définitif auprès de l'UE d'ici février 2020. Créer cette dynamique locale avec l'appui méthodologique et industriel du CEA pour installer à ANNECY un démonstrateur d'équilibrage sur l'année de la production et de la consommation d'énergie (électricité et chauffage) est un vrai bonheur. Le contenu technique est bien entendu confidentiel à ce stade. Mais la question technique est presque accessoire; l'essentiel est dans la synergie que nous sommes en train de créer pour la transition écologique.

 

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Farines animales et CETA : comment le gouvernement a-t-il pu se tromper ?

Publié le 22 Juillet 2019 par Thierry BILLET

En finissant à l'instant de lire cet article des DÉCODEURS du journal LE MONDE, je viens d'envoyer un courriel à nos 4 députés LREM pour leur demander de ne pas voter la ratification du CETA. La "maladie de la vache folle" possiblement de retour, on tombe sur le derrière.

Farines animales et CETA : comment le gouvernement a-t-il pu se tromper ?

Le gouvernement a reconnu que des bêtes nourries avec des farines animales pourraient être vendues légalement sur le marché européen une fois l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada voté. 

Par  Maxime Vaudano   Publié aujourd’hui à 18h25

Programmée au creux de l’été, la ratification parlementaire de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (CETA) s’annonçait comme une formalité pour la majorité. C’était sans compter sur la mobilisation d’un front aussi hétéroclite qu’inédit, agrégeant députés de l’opposition de gauche comme de droite, syndicats agricoles et ONG. Début juillet, à quelques jours du vote, le débat se cristallise sur les farines animales, bannies en Europe après qu’elles eurent provoqué la crise de la « vache folle ».

D’un côté, les détracteurs du CETA relèvent le risque que des bœufs canadiens nourris avec des farines animales arrivent dans l’assiette des consommateurs européens. De l’autre, le gouvernement et la majorité démentent catégoriquement. Les deux camps s’écharpent par voie de presse et sur les bancs de l’Assemblée nationale, en s’accusant mutuellement de propager des « fake news ». Le débat est suffisamment technique pour en perdre son latin.

En épluchant les réglementations vétérinaires canadiennes et européennes avec l’aide d’experts, une conclusion finit par se dessiner : les pouvoirs publics se sont trompés en jurant que l’interdiction des farines animales était absolue. Un trou dans la législation autorise en fait les éleveurs canadiens à nourrir leurs bœufs avec des farines produites à partir de ce qu’il reste de leurs congénères une fois découpés à l’abattoir – le sang, les poils, le gras – et à les envoyer sur le sol européen sans que le consommateur en soit informé.

Comment le doute a commencé à s’installer

Le 15 juillet, à la veille du vote au Palais-Bourbon – qui sera finalement repoussé au 23 juillet –, le cabinet du ministre de l’agriculture, Didier Guillaume, tente d’éteindre l’incendie en conviant une vingtaine de journalistes pour un « brief informel »matinal autour d’un juge de paix nommé Loïc Evain, chef des services vétérinaires français. Ce pilier de la direction générale de l’alimentation est présenté comme le haut fonctionnaire qui maîtrise le mieux ces questions sanitaires.

Devant les journalistes, il se veut rassurant : « Non, il n’est pas possible que des ruminants arrivent dans l’UE après avoir été nourris par des farines de ruminants au Canada. » En aparté, à la fin de son intervention, le doute commence pourtant à s’installer chez Loïc Evain lorsqu’il est confronté aux références précises des textes réglementaires. Admettant pour la première fois, entre les lignes, que le gouvernement a pu se tromper, l’expert du ministère promet d’approfondir ses recherches. Contacté à nouveau par Le Mondelundi 22 juillet, il n’a pas souhaité donner suite.

Entre-temps, les autorités canadiennes ont pourtant reconnu le 19 juillet auprès d’Agra Presse que, « malgré une interdiction de principe de l’alimentation des ruminants à base de farines issues de ruminants, la législation canadienne autorise l’utilisation de certaines protéines, comme les farines de sang et la gélatine ». Or, comme nous l’écrivions à l’issue du « brief » de Loïc Evain, aucune règle européenne ne permet de refouler à la frontière les bœufs canadiens nourris avec ces « protéines ». Aussi étonnant que cela puisse paraître, toutes les normes sanitaires applicables sur le sol européen ne valent pas automatiquement pour les produits importés.

Cannibalisme intra-espèce

Quelques heures plus tard, le député (La République en marche) Jacques Maire, chargé par la majorité de préparer l’examen du CETA, est contraint de rectifier in extremis son rapport parlementaire, en admettant son erreur. En séance, il dit avoir été « victime » d’une « grande confusion des termes extrêmement technocratiques ». La majorité tente alors de minimiser l’importance du couac, en insistant sur le fait que ces farines ne présentent aucun danger pour la santé. En écartant la moelle épinière et en chauffant les restes bovins à très haute température, les fabricants éliminent en effet tout risque de transmission des maladies comme l’encéphalopathie spongiforme bovine (la maladie de la « vache folle »).

Il n’empêche que cette alimentation n’est pas interdite par hasard en Europe : vingt ans après une épidémie que les farines animales avaient largement alimentée, l’UE préfère toujours les proscrire pour éviter les risques de contamination croisée, rassurer les consommateurs et éviter le cannibalisme intra-espèce des bovins. Les laisser pénétrer par la fenêtre canadienne n’est donc pas si anodin.

Si personne n’est à l’abri d’une erreur, c’est l’attitude du gouvernement français qui interroge dans cette « affaire des farines ». Il avait en effet été alerté sur ce problème dès septembre 2017 par la commission indépendante d’évaluation du CETA, puis interpellé pendant des mois par des ONG comme la Fondation pour la nature et l’homme ou l’Institut Veblen pour clarifier la législation applicable, sans jamais fournir de réponse satisfaisante. Sur des questions aussi techniques, le ministère de l’agriculture dispose pourtant d’un quasi-monopole sur l’information, compliquant toute contre-expertise citoyenne.

Il aura fallu attendre l’avant-veille du vote de ratification à l’Assemblée nationale pour que le gouvernement admette enfin le problème, sans en tirer de conséquences particulières. Sur le site du gouvernement, une page qualifie toujours de « faux » le fait que le CETA favorisera l’importation de bovins nourris aux farines animales.

Maxime Vaudano

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Sécheresse, mesures de restrictions municipales

Publié le 22 Juillet 2019 par Thierry BILLET

En raison de la sécheresse qui touche actuellement le département, la Ville a décidé de couper l’alimentation de ses fontaines en circuit ouvert jusqu’à la levée de l’alerte.

La Préfecture de la Haute-Savoie a dressé le constat de sécheresse sur le département et placé certaines communes sous arrêté de restriction d’eau.

La Ville d’Annecy ne fait pas partie des communes concernées, cependant, par souci de protection de l’environnement et de nos ressources en eau, la Ville a décidé de couper l’alimentation des fontaines en circuit ouvert de son territoire.

Les services municipaux gèrent 35 fontaines dont 11 en circuit ouvert.On parle de fontaine en circuit ouvert lorsqu’il s’agit d’équipements ornementaux ou historiques (puits, ...) qui fonctionnent avec de l’eau provenant soit du réseau d’eau potable soit du lac, en fonction de son positionnement sur le territoire.

Sur ces 11 fontaines, 10 ont été mises hors état de fonctionnement jusqu’à la levée des restrictions d’eau. Le circuit fermé est un fonctionnement plus économe en eau puisqu’il s’auto-alimente en permanence. La Ville travaille au passage progressif de toutes ses fontaines en circuit fermé.En ce qui concerne la 11ème l’eau est pompée et rejetée dans le lac, ainsi, tant que le niveau du lac le permet, cette fontaine reste en fonctionnement.

Cette coupure de l’alimentation en eau ne concerne pas les 24 fontaines en circuit fermé ni les bornes d’eau potable, vertes, accessibles à tous.

Et l’arrosage des massifs de la Ville ?

Pour ses massifs de fleurs, la Ville a anticipé les mesures d’alerte en mettant en place, depuis une semaine, un arrosage de nuit et adapté aux massifs selon le juste besoin des essences, grâce à un système de goutte à goutte. Seuls les massifs nécessitant d’être arrosés le sont. Nombre des massifs de la Ville sont composés de vivaces qui nécessitent peu d’eau.

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Plus haut monte le singe...

Publié le 21 Juillet 2019 par Thierry BILLET

"Plus haut monte le singe, plus il montre son cul" =  Michel de MONTAIGNE, cité par Andréa CAMILLERI, le grand écrivain sicilien dans LE MONDE du 17 juillet 2019. Toute relation avec une affaire récente est un pure vue de l'esprit.

CAMILLERI disait aussi dans cet entretien quelques jours avant de mourir :  « La majorité des Italiens ont adoré Mussolini, et cette volonté d’obéissance n’a jamais disparu ». Même physiquement aveugle, il avait "vu" SALVINI. 

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URGENCE ECOLOGIQUE

Publié le 21 Juillet 2019 par Thierry BILLET

Le mouvement "EXTINCTION RÉBELLION" a saisi la Ville et l'agglomération pour que les conseils municipal et communautaire votent une délibération proclamant l'état d'urgence écologique. J'ai rencontré les animateurs annéciens pour faire connaissance et leur expliquer notre position. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas "EXTINCTION RÉBELLION", il s'agit d'un mouvement international d'activistes pour le climat qui veut sensibiliser sur l'urgence climatique, notamment par des actions spectaculaires non violentes.

J'ai répondu négativement à cette demande pour une raison qui est la marque de nos pratiques politiques : nous ne voulons pas de longue date voter des déclarations de politique générale ou des voeux sur quelque sujet que ce soit qui ne soient pas assortis des moyens à mettre en oeuvre pour que ce voeu ou cette déclaration soit mis en musique concrètement.

Proclamer l'urgence écologiste et ne pas décider dans le même élan toutes les actions possibles au niveau local pour mettre nos actes en cohérence avec ce que signifie l'urgence écologiste ne nous satisfait pas. Nous ne voulons pas nous payer de mots : nous voulons agir de manière cohérente et ordonnée pour arriver à la neutralité carbone. Pour nous, c'est cela déclarer l'urgence écologiste : ce n'est pas une délibération de principe du conseil communautaire, c'est le plan d'actions qui permet de montrer que nos politiques publiques sont à la hauteur de l'urgence climatique et nous permettent d'atteindre la neutralité carbone en 2050.

​​​​​​​Pour le GRAND ANNECY, le plan d'actions de l'urgence écologiste, ce sera notre plan climat air énergie qui sera présenté comme convenu aux participants aux ateliers climat à l'automne pour vérifier que les propositions émises par les habitants, les entreprises et les associations ont bien été entendues;  puis son adoption par le conseil communautaire en décembre 2019.

Nous nous sommes séparés en désaccord, mais j'espère persuadés les uns et les autres de l'honnêteté intellectuel de chacun et de notre volonté commune d'être responsables de la planète.

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OZONE, notre nouvelle frontière

Publié le 20 Juillet 2019 par Thierry BILLET

Le prochaine épisode de canicule va nous conduire à remettre en place notre zone de circulation différenciée (ZCD), sans doute à partir de lundi prochain. L'INERIS vient de publier une note sur la question qui mérite d'être lue et que je reproduis intégralement. On entend tellement d'infox sur la pollution de l'air à ANNECY et la période pré-électorale n'arrange rien pour que j'essaie de donner dans ce blog l'information scientifique qui seule nous permettra de mener les actions efficaces sur la qualité de l'air.

Quelles priorités dans la lutte contre l’ozone ?

L’ozone est et restera un sujet d’étude dans les années à venir du fait de sa sensibilité au transport de la pollution atmosphérique à longue distance et aux effets du réchauffement climatique.

Un effet pénalisant du changement climatique sur l’évolution de la pollution à l’ozone

C’est un sujet largement investigué à l’Ineris, notamment à travers une méta-analyse de plus de 25 résultats de modélisation de la qualité de l’air à longue échéance (d’ici à 2100) en intégrant les effets du changements climatiques associés à différents scénarios énergétiques. Ces travaux publiés dans Environmental Research Letters montrent une convergence des diagnostics et la mise en évidence d’un effet du réchauffement climatique d’ici la fin du siècle sur les concentrations d’ozone. Cet impact climatique devrait pénaliser les efforts des réductions des émissions de quelques microgrammes/m3. Cette étude montre donc tout l’intérêt pour les décideurs politiques de rester ambitieux dans la mise en œuvre de stratégies de réduction des émissions.

Le rôle déterminant de la pollution transfrontière

L’ozone est l’exemple type du polluant influencé par le transport des masses d’air sur de très longues distances. L’Ineris a mené des travaux qui visaient à estimer le poids respectif, dans les niveaux d’ozone observés, de différents facteurs déterminants, tels que le transport des polluants à longue distance, la réduction des émissions, et la « pénalité climatique ». 

Un scénario à échéance 2050, dans lequel les politiques de gestion de la pollution atmosphérique et du changement climatique resteraient au même niveau d’ambition que ceux en vigueur dans les réglementations actuelles, a été étudié. Il apparait que les efforts de réduction des émissions de précurseurs sont entièrement contrebalancés par les imports transcontinentaux d’ozone.

En revanche, une gestion concertée au niveau européen et international des réductions d’émissions de ces précurseurs pourrait résoudre une large partie du problème et rétablir l’équilibre en faveur d’une réduction des niveaux d’ozone, en France et en Europe.

Ces éléments doivent encourager les décideurs politiques à maintenir une attention particulière sur la question de l’ozone qui, même si des progrès substantiels sont notés au cours des dernières décennies, reste un enjeu, en particulier pour l’Europe méditerranéenne. Le dispositif de surveillance doit être maintenu à un bon niveau, de même que le dispositif d’alerte ou de vigilance qui ne doit pas se limiter aux valeurs les plus élevées mais aussi prendre en compte une exposition plus chronique. 

Enfin, la concertation internationale est essentielle pour développer des moyens de luttes co-efficaces à cause de la nature très particulière de ce polluant qui peut continuer à se former et transformer dans l’atmosphère à des centaines, voire des milliers de kilomètres des lieux d’émissions de précurseurs.


 

 

 

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