Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
thierry billet

Écologiste annécien

CDDRA du bassin annécien, résilience et vulnérabilités.

Publié le 3 Décembre 2011 par Thierry BILLET in Politique locale

Une journée entière de discussion autour du prochain Contrat de développement du bassin annécien qui doit être négocié avec RHONE ALPES dans les prochaines semaines. Des représentants de tout le bassin depuis THONES jusqu'à FAVERGES pour aborder les différents défis que pose l'avenir de notre territoire.

Je suis intervenu autour de deux idées force en termes de vulnérabilité du territoire.

L'une liée au coût du transport pour une économie touristique fortement marquée par une fréquentation étrangère de plus en plus éloignée, et au coût de l'énergie dans la vie quotidienne des habitants.

Le facteur énergie est transversal car il va aussi concerner le sort de l'enneigement à échéance 2030-2050 selon les scénario de METEO FRANCE.

L'autre vulnérabilité pouvant être décelée est celle de l'argent plus rare et plus cher : la mobilisation de l'épargne locale au service de projets locaux est une véritable alternative au placement de son épargne dans des projets destructeurs sur le plan environnemental.

J'ai donc proposé deux axes structurants pour le CDDRA : la création d'emplois non délocalisables et le renforcement de la proximité consommateur/producteur.

Sur le premier champ, la question de l'efficacité énergétique est essentielle en faveur de la création d'emplois dans le bâtiment et celle du bois énergie qui concerne la future chaufferie biomasse de NOVEL, mais aussi les producteurs de la Vallée de THONES par exemple. Ce champ intégre la nécessaire évolution de la commande publique qui doit intégrer cette volonté de favoriser le "local" par des cahiers des charges intégrant cette dimension (exemple de la restauration municipale à ANNECY).

Sur le second champ, outre la question des circuits courts marchands, il me semble que le CDDRA devrait se préoccuper de deux projets : la mobilisation de l'épargne locale (avec une réflexion sur les "monnaies locales") et les montages financiers autour de l'économie sociale et solidaire (Société coopérative d'intérêt collectif, etc.).
Nous ne pourrons rien faire si NTN décide de laisser tomber le site SNR d'ANNECY. Notre capacité de résilience est liée à notre capacité de mobiliser les ressources locales pour déconnecter le territoire des effets négatifs de la mondialisation en reterritorialisant notre économie.