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thierry billet

Écologiste annécien

Edgar GROSPIRON, l'héliski, les Jeux

Publié le 10 Février 2010 par Thierry BILLET in Politique locale


"Une semaine d'héliski, ce n'est pas que des vacances singulières, c'est l'occasion idéale pour prendre du recul sur nos quotidiens stressants. Avec ce projet, nous souhaitons favoriser la prise de hauteur en proposant un accompagnement dans la réflexion sur soi, son rapport au monde. La fonction de l'héliski est là pour nous rappeler que nous sommes en vacances pour prendre du plaisir sans se prendre la tête."

C'est signé Edgar GROSPIRON pour un séjour à 6.590 euros du 9 au 18 avril 2010 pour un séminaire "Motivation et performance". Au milieu, pour permettre d'obtenir le financement au titre de la formation professionnelle de ces vacances pour cadres dirigeants, une vulgate sur la motivation sur des thématiques pertinentes : "la vie est un champ de bosses", "ces chasse neige qui nous freinent" "cette éthique qui nous caractérise" "visez haut"...

Pour vous inscrire : http://destination- poudreuse.agence-presse.net

Alors que l'offensive "anti RIGAUT" se poursuit dans la presse avec la récente violente sortie de Jean-Claude KILLY contre le Maire d'ANNECY traité plus bas que terre, la désignation de M. GROSPIRON à la tête de la candidature française aux JO a été présentée comme "la" solution.

En lisant cette publicité, j'ai le sentiment que cette nomination est devenue "le" problème pour les écologistes qui soutiennent le projet de candidature comme un moyen d'accélérer le changement des politiques publiques en HAUTE SAVOIE : développement sans précédent des transports ferroviaires, aucun investissement routier, architecture passive, équipements démontables si ils ne peuvent être utilisés dans l'avenir pour les besoins des habitants du département, bilan carbone prévisionnel, etc.

En effet, on ne peut pas tenir deux discours au Comité International Olympique, celui des Jeux les plus écolo que l'on ait connus jusqu'alors et celui de l'héliski pour patrons fortunés à 6.590 euros la semaine par personne.

Quand le "patron" de la candidature se fait rémunérer pour vanter l'héliski, on n'est plus dans la cohérence minimale avec le développement durable.

C'est au contraire le régne de la vitesse (déplacement de l'aéroport  de CALGARY au "lodge" où les participants sont hébergés en hélico !), du gaspillage des ressources naturelles, des accomodements avec la légalité (se faire payer ses vacances en faisant appel aux fonds de la formation professionnelle continue pour 1.000 euros sur les 6.590).

"Boostez votre motivation en héliski sur les traces d'Edgar GROSPIRON, au coeur des somptueuses Rocheuses canadiennes, une semaine de glisse et de conseils avec le coach préféré des businessmen et des sportifs", nous invite la publicité.

Mais la motivation pour quel objectif ? Se faire un maximum de pognon ou travailler à un projet d'aménagement du territoire pour le XXI° siècle ?

Ce qui se passe en ce moment autour de la candidature d'ANNECY aux JO 2018 est inquiétant.


La marginalisation de la Ville dans le pilotage du projet et le choix des personnalités qui sont maintenant en charge de l'animation de la candidature ne sont pas des hasards malheureux, mais le résultat d'une action planifiée sur le plan politique dont les ficelles sont à ANNECY LE VIEUX et à PARIS.