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thierry billet

Écologiste annécien

L'artificialisation des sols, une tendance lourde...

Publié le 29 Juillet 2011 par Thierry BILLET in Environnement

Alors que les écologistes et les gens raisonnables plaident pour économiser l'espace agricole et naturel, les tendances à l'oeuvre sont inverses. Cet enjeu est essentiel. Pour le bassin annécien, c'est la Schéma de cohérence territoriale (SCOT) qui doit organiser cela. Il avance si lentement que les belles intentions qu'il contient deviennent à chaque mois qui passe des regrets supplémentaires de ne pas le voir se mettre en place concrètement.

Voici ce que nous dit la lettre d'information d'Univers Nature sur le sujet :

 

D’après le Commissariat général au développement durable (1), les espaces artificialisés ont augmenté d’environ 3 % (+ 820 km²), entre 2000 et 2006, en France. En 2006, ils occupaient ainsi plus de 5 % du territoire métropolitain selon la base de données européennes Corine Land Cover. Ces espaces artificialisés englobent tant les zones urbanisées, industrielles ou commerciales et les réseaux de communication que les mines, décharges et chantiers ou les espaces verts urbains.

 

L’accroissement global de ce phénomène s’est fait à 90 % aux dépens de terres agricoles (745 km²), lesquelles incluent principalement des terres arables (44 %) et des zones agricoles hétérogènes. Ces dernières regroupent majoritairement des mosaïques agricoles (31 %) et des prairies (18 %). Outre l’impact sur les ressources agricoles, l’artificialisation des sols a de lourdes retombées environnementales. Responsable de l’imperméabilisation de la surface des sols, elle favorise le ruissellement de l’eau le long des pentes au détriment de son infiltration, l’érosion des sols, les coulées d’eau boueuse et le risque d’inondation. Par ailleurs, la concentration du ruissellement intensifie le transfert de sédiments, chargés de contaminants des sols (2), vers les cours d’eau. Enfin, l’artificialisation des sols contribue également à la fragmentation des habitats naturels et des écosystèmes, fragilisant la biodiversité.

 

En France métropolitaine, les sols de très bonne qualité agronomique représentaient plus du tiers (34,8 %) des surfaces agricoles artificialisées entre 2000 et 2006, au niveau national. Dans environ la moitié des régions françaises, les sols qui présentent le meilleur potentiel agronomique sont les plus touchés.

 

Cécile Cassier

 

1- Le Commissariat général au développement durable interfère auprès de l’ensemble des ministères pour promouvoir une meilleure intégration de l’environnement dans leurs propres politiques et projets.

2- Engrais azotés ou phosphatés, hydrocarbures, métaux lourds, produits phytosanitaires.