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thierry billet

Écologiste annécien

1 an déjà, discours creux, politique vide

Publié le 29 Août 2021 par Thierry BILLET

"Un Discours creux pour une politique vide", voilà le résumé d'un an de gestion municipale par le duo ASTORG/LARDET. La lecture d'une "enquête" de MEDIAPART sur les écologistes au pouvoir municipal et le social illustre cette immense vacance de pensée de notre maire actuel. Interrogé sur la manière dont les nouveaux maires écolo appréhendent la question sociale, François ASTORG commence par répondre à côté de la plaque en évoquant les stations et les saisonniers. Puis, de retour des Journées d'été des VERTS où il a dû se faire méchamment chambrer à quelques mois de la présidentielle sur son alliance avec Mme LARDET, il tente de la justifier en qualifiant celle-ci de "ex-macroniste" puis, comme il en a l'habitude d'habiller cela avec une référence aussi vague que déliquescente au "projet".

Projet dont, plus d'un an après l'élection, on ne voit rien. Sauf la mise en oeuvre de ce que nous avions préparé : la piscine des MARQUISATS, le Haras, le plan climat énergie territorial, l'affectation du parking CARNOT aux seuls abonnés et la piétonisation de la rue de la paix, ANNECY PAYSAGES, la fin de l'AVANT SCÈNE qui a effacé la barre de l'ancien hôpital et se fond parfaitement dans le décor montagnard vu depuis le lac,  etc.

A propos du social, François ASTORG n'évoque même pas le bail réel solidaire sur lequel nous nous appuyions dans le cadre du Programme local de l'Habitat. Pour tout vous dire, je pense qu'il ignore totalement ce que c'est. 

Seuls les fabricants de peinture verte, au propre comme au figuré, ont vu le changement à ANNECY. Mais aussi les services municipaux qui voient quotidiennement des élus qui n'hésitent pas à confondre leurs intérêts personnels et le service de la collectivité.

Je vous reproduis intégralement ci-dessous son entretien pour que vous compreniez ce qui signifie le mot "vacuité". 

Plus à l’est, au pied des montagnes à Annecy, le dérèglement climatique se voit à l’œil nu, un défi et une urgence pour une ville qui vit beaucoup des sports d’hiver, dirigée depuis un an par l’écologiste non encarté François Astorg, associé au cours de sa campagne avec l’ex-macroniste Frédérique Lardet. Tout autour, les stations préservent tant bien que mal leur modèle économique hivernal, souvent à grand renfort de canons à neige.
La station la plus proche d’Annecy vit de la même manière tous les problèmes des stations de basse altitude. Une neige aléatoire et des infrastructures lourdes. « Le choix que nous appuyons, c’est de transformer cette montage vers des activités plus naturelles, mais aussi plus socialement accessibles à tous, décrit François Astorg. Mais le randonneur, il monte avec sa gourde et son casse-croûte, ça rapporte moins que le skieur… Je crois que l’écologie a gagné la bataille des esprits mais pas celle des pratiques. Elle touche tout de suite au porte-monnaie, donc à l’emploi. »
Même à Annecy, ville de canaux au bord d’un lac bleu ciel, la question sociale percute la carte postale. « Sur le sujet des saisonniers par exemple, on a quinze ans de retard à rattraper, ce n’est pas en un an qu’on va y arriver, complète François Astorg. L’essor économique est plutôt fort, la ville est attractive, mais du coup les logements et le foncier peuvent atteindre des sommes faramineuses. Cela oblige les saisonniers, incapables de se loger ici, à aller vivre plus loin, donc en générant des problèmes de transport et plus de pollution. »
Sa solution passe par « la consultation », plutôt que par « l’injonction immédiate », ce qui dès la constitution de sa liste a fait grincer les dents de son « parti de cœur », EELV. « L’écologie c’est ma culture mais il faut qu’on soit dans une logique de gouvernance plus qu’un parti de militants, bousculer ses lignes idéologiques. J’ai fait une alliance qui est apparue contre nature mais on était d’accord sur le projet. »
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Ultra résistante

Publié le 27 Août 2021 par Thierry BILLET

LIBÉRATION ce matin dresse le portrait de Mme Madeleine RIFFAUD, résistante, j'en extrais un passage sur la vaccination et la récupération par des "des racistes" de ce mouvement... Un moyen comme un autre de répondre aux quelques personnes qui m'interrogeaient sur le motif de mon article sur les écologistes et les manifestations anti vaccins.

"Ce n’est qu’à la demande du couple Aubrac qu’elle a fini, en 1994, par révéler son rôle. (...) Depuis, elle témoigne sur l’esprit de résistance : «Ne jamais pleurer sur l’état de son pays ou sur son propre sort. Aucune cause n’est jamais perdue, sauf si on abandonne.»

Ça la fait bien rire d’ailleurs : l’autre jour, on l’appelle, comme souvent, pour lui demander un conseil. Elle imite un jeune, c’est une conteuse naturelle, : «Il me dit : “Madame, j’ai fait mon premier acte de résistance, j’ai fait la fête avec des copains sans masque, sans rien.” Je lui ai répondu : “Dis donc mon petit, ce n’est pas un acte de résistance, ça. C’est suicidaire et même méchant pour les autres qui n’y sont pour rien.”». Elle est double vaccinée, aurait préféré qu’on laisse à chacun le choix mais se méfie de ceux qui manipulent les manifestants contre le pass sanitaire, «des gens de droite et des racistes qui veulent se refaire une santé». Elle ajoute : «L’étoile jaune, on ne rigole pas avec ça.»

Ultra résistante
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Mais qui donc a payé l'avocat ?

Publié le 20 Août 2021 par Thierry BILLET

Toujours aucune réponse à ma demande adressée à Mme LAFARIE et M. OSTERNAUD d'obtenir la preuve qu'ils ont payé leur avocat pour porter plainte contre moi. Si ils n'ont pas payé par eux-mêmes, qui l'a fait ? On sait qu'ils n'ont pas payé la lettre recommandée pour se désister de leur plainte quand le conseil municipal a dû décider de leur retirer la prise en charge de leur frais d'avocats. Mais qui a payé la rédaction de la plainte elle-même ? 

Pour en avoir le cœur net, je porterai plainte dans les prochains jours auprès de Madame la Procureure de la République afin d'engager une enquête préliminaire en vue de déterminer si, en plus de la prise illégale d'intérêts liée à l'affranchissement et au temps passé par la direction juridique de la Ville pour préparer la lettre de désistement, mais aussi les contacts avec le cabinet d'avocats précédant la plainte, c'est la Ville qui, d'une manière ou d'une autre, a payé les honoraires de leur conseil pour défendre leurs intérêts personnels. Je ne crois pas que les avocats aient travaillé gratuitement pour une plainte d'autant plus travaillée qu'elle était sans fondement.

Je suis d'autant plus déterminé à en avoir le cœur net que mes demandes concernant l'application de la charte anti corruption d'ANTICOR qu'il a signée ne trouve aucune réponse auprès du Maire d'ANNECY ni de son cabinet. 

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La loi du nombril

Publié le 19 Août 2021 par Thierry BILLET

Il faut bien essayer de comprendre pour quelle raison des « écologistes » peuvent accepter au motif de « passe sanitaire » de manifester avec des racistes antisémites et l’extrême-droite.

Le portrait robot des anti vaccins est celui d’une France moins éduquée, sympathisante des gilets jaunes, ayant perdu toute confiance dans l’État, l’OMS, influencée directement par des scientifiques en perdition (Raoult en est le symbole, mais aussi le sociologue MUCCHIELLI,…). Mais dans nos manifestations annéciennes, compte-tenu de la sociologie locale, il y a aussi nombre de sympathisants de l’écologie politique et d’un niveau scolaire élevé. Que font-ils dans ces manifestations avec l’extrême-droite ? Comment ce mélange peut-il se réaliser sur un sujet aussi personnel que le choix de se faire vacciner  ? Car le passe sanitaire n’est que le prétexte dérisoire du refus de la vaccination contre le covid-19.

Il me semble que l’explication la plus pertinente est celle du nombril.

Quand LE PEN préfère ses proches aux autres français et les français aux étrangers, il centre sa perception du monde sur sa boudinette qui est évidemment le centre du monde pour un fasciste.

Quand certains adeptes de l’alimentation « bio » ou des médecines naturelles ne pensent plus qu’à se protéger individuellement du monde qui les entoure, d’organiser leur vie autour de leur seule personne vécue comme menacée en permanence et protégée en tant que de besoin par des stages de psycho papouilles ; de certains tenants de l’école à la maison qui veulent « protéger leurs enfants », la perte de tout repère collectif devient la règle de vie. Il faut se « centrer sur sa personne », retrouver le sens de sa vie, quitte à ne plus manger que des aliments crus ou à jeûner à tort et à travers, se détoxer par ci par là… J’ai gardé le souvenir du titre d’une conférence du groupe santé d’ANNECY intitulée « ces maladies qui nous guérissent ». Tout un programme en ces temps de pandémie, non ? Bref, se regarder le nombril encore et toujours. Et choisir seul ce qui est bon pour moi.

Choix d’autant plus facile que si la médecine naturelle ne fonctionne pas, la Sécurité sociale est là qui m’assurera la gratuité des soins. Choix d’autant plus facile que si je change d’avis, l’école publique accueillera mon enfant gratuitement. Cette petite bourgeoisie éduquée a compris que le collectif leur assurerait la sauvegarde que leur mode de vie individuel pouvait nécessiter. « J’assume le risque de ne pas me vacciner » dit une proche, oubliant qu’elle prend juste le risque de surcharger les soignants dans l’hôpital le plus proche si elle attrape le covid-19.

Les cris de liberté des manifestants sont donc d’abord des appels à l’irresponsabilité individuelle dans le cadre d’une socialisation collective des moyens de pallier celle-ci. Sans Sécurité sociale, prendraient-ils le risque de ne pas se faire vacciner ?

Mais puisque personnellement moi-même je me porte mieux ou je pense que je me porte mieux en prenant le chemin strictement individualiste du refus de la vaccination, je peux manifester avec celui qui se sent libre de penser que les responsables de nos maux ce sont les juifs. Puisque nous défendons la même liberté, nous pouvons nous exprimer librement dans nos manifs, non ?

L’important n’est-il pas de se recentrer sur l’essentiel ? C’est à dire Moi. Voilà la clé, le point de passage entre l’extrême-droite et ces écologistes de salon : « MOI D’ABORD ».

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Qualité de l'air & vélomania

Publié le 7 Août 2021 par Thierry BILLET

Les donneurs de leçons d'hier sur la qualité de l'air (QA) devenus médiocres gestionnaires de la Ville n'ont pas pensé à vérifier que la mise en oeuvre en coeur de ville de leur politique du "tout vélo" pouvait avoir un impact négatif sur la qualité de l'air en faisant stagner à l'arrêt des dizaines de véhicules par jour.

Si ils avaient pris le temps d'écouter ce que nous faisions avec le projet VIZIONN'AIR, ils auraient installé des capteurs d'air AVANT les travaux, puis APRÈS les travaux en prenant soin que les équipements soient réversibles si la QA s'était dégradée. Les experts de C NOTRE AIR pouvaient faire cela aisément comme cela avait été fait pour la déviation de PRINGY ou pour mesurer au long cours le développement du fonds air bois.

Mais il fallait s'informer, ne pas mépriser ce que j'avais lancé, et être un peu modestes et pragmatiques. A peu près l'inverse de la morgue de l'équipe actuelle dont personne ne comprend les discours, par exemple sur la démocratie participative. Discours abscons d'élus qui n'ont découvert ( comme le premier adjoint pour ne citer que lui) ce qu'était le rôle des assesseurs dans les bureaux de vote qu' APRÈS leur élection car jamais ils ne s'étaient portés volontaires pour ce rôle bénévole et civique.

 

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Dictature, vaccination et confusionnisme

Publié le 6 Août 2021 par Thierry BILLET

Il faut s'interroger sur la participation aux mêmes manifestations anti vaccination de personnes d'extrême gauche, de certains écologistes et de l'extrême-droite réunies pour dénoncer la "dictature" que nous subirions. Je ne reviendrai pas sur la qualification d'une dictature en FRANCE; l'insulte aux biélorusses, aux birmans et autres syriens est suffisante. Par contre, ce qui m'intéresse ici, c'est le mélange, la présence côte à côte d'électeurs écologistes ou de la France insoumise et de fascistes notoires au nom d'une lutte commune contre la "dictature". Autrement dit, comment les fascistes ont-ils réussi à convaincre des français de gauche que nous vivions en dictature ? Même si l'on admettait qu'ils se sont convaincus eux-mêmes d'une telle absurdité, comment ne voient-ils pas que leur présence aux mêmes manifestations qu'un PHILIPPOT ou un DUPONT-AIGNAN sert surtout à donner à ces derniers un certificat de démocrate et de défenseurs des Libertés au lieu de dénoncer le risque de dictature que fait peser l'extrême-droite dans notre pays ? Cette dénonciation de la "dictature" de MACRON banalise donc le F-HAINE en l'associant à la lutte pour la "liberté de ne pas se faire vacciner". Ainsi font-ils cède symboliquement la frontière entre le F-HAINE et les démocrates. Par cet amalgame entre égoïsme vaccinal et liberté de choix, les manifestants font sauter une nouvelle fois la digue qui doit séparer les démocrates et le F-HAINE. Ils ne s'en rendent peut-être pas compte et ne le font sans doute pas volontairement.

Mais les mêmes s'interrogeront demain pour ne pas voter MACRON contre LE PEN au 2° tour de la présidentielle si c'est le scénario qui survient. Quand on a manifesté avec les fascistes, on peut bien voter pour eux, ou au moins ne pas voter pour celui qui - au final - peut les faire perdre. 

Ce "confusionnisme" selon le mot de Philippe CORCUFF est aujourd'hui en plein développement et les fausses nouvelles répétées ad nauseam sur les effets négatifs du vaccin permettent à une frange activiste de la population de s'affranchir des gardes-fous qui permettaient jusque-là de distinguer l'extrême-droite des autres partis politiques démocratiques. En ne prenant pas clairement position sur le sujet de la vaccination, MELENCHON, mais aussi les VERTS dont les déclarations sont bien ambiguës quand elles ne sont pas délirantes comme celles de Mme RIVASI, prennent une lourde responsabilité , celle de fragiliser encore le "cordon sanitaire" qui doit nous protéger du F-HAINE. Un virus peut en cacher un autre, mais les deux sont mortels.

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Crime de l'humanité contre la vie

Publié le 5 Août 2021 par Thierry BILLET

Jean-Jacques FRESKO, directeur d'info nature, signe un éditorial intitulé "crime de l'humanité contre la vie" qui mérite d'être reproduit sur ce blog.

« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. » Jamais cette phrase de Jacques Chirac, prononcée en 2002, n’a autant paru d’actualité. La Turquie et la Grèce luttent contre des incendies gigantesques dont elles peinent à venir à bout. 130 départs de feux se sont déclarés en six jours en Turquie. En Grèce, l’île de Rhodes et le nord-ouest du Péloponnèse -où le thermomètre dépasse ces jours-ci les 45 °C- sont la proie des flammes. Le « dôme de chaleur » qui a affecté le Canada en juin a fait plus de 700 victimes. Au motif qu’une « goutte froide » très localisée sur la France nous contraint à exhiber pulls et cirés en plein mois d’août, certains esprits forts répandent pourtant leur arrogante bêtise en expliquant que le changement climatique, la crise écologique, tout ça, vous voyez bien que c’est n’importe quoi… Rien, ni les mégafeux que connaissent l’Australie et la Californie, ni les inondations dramatiques que viennent de vivre l’Allemagne, la Belgique et, dans une moindre mesure, l’Angleterre, ne les fera changer d’avis. Bring Your Own Brigade ("Amenez votre propre brigade"), un documentaire qui sort dans les cinémas américains vendredi, examine les causes, problèmes et possibles solutions pour les feux qui endeuillent chaque année un peu plus l'Ouest des Etats-Unis. Il s'ouvre sur les images poignantes de deux incendies qui ont dévasté en 2018 Malibu et Paradise, deux villes californiennes aux réalités socio-économiques opposées, et tué 88 personnes. Ce qu’il montre, c’est que les personnes les plus affectées par les feux - et le changement climatique qui, selon les chercheurs, en accroît le risque - sont souvent les plus réticentes à changer leur comportement. Les habitants de Malibu ont par exemple refusé une proposition visant à augmenter les impôts pour embaucher plus de pompiers, accusant ces derniers d'avoir échoué à sauver leurs maisons. Et la ville de Paradise a rejeté une série de propositions peu chères et efficaces pour tenter d'éviter de futures tragédies, écartant même des solutions aussi simples que l'obligation de défricher un espace de 1,5 mètre autour des maisons ! Si même la survenue de catastrophes annoncées est impuissante à déloger les négationnistes de la posture de déni où ils se complaisent, notre planète risque de ne pas être le meilleur endroit pour passer les 100 prochaines années (l’ennui, c’est qu’il n’y en a pas d’autre). « Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas! Prenons garde que le 21e siècle ne devienne pas, pour les générations futures, celui d'un crime de l'humanité contre la vie. » C’est toujours de Chirac, toujours en 2002, dans le même discours de Johannesbourg.
 

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ANTICOR, encore

Publié le 4 Août 2021 par Thierry BILLET

Certains responsables politiques ont raconté tout et n'importe quoi à propos de la mise en examen d'Eric DUPONT-MORETTI. La présidente d'ANTICOR rappelle l'état du Droit en la matière et la nécessité de supprimer la Cour de Justice de la République.

Le 16 juillet dernier, le Ministre de la Justice a été mis en examen. C'est un tremblement de terre : dorénavant, c'est un Ministre dont des juges indépendants ont estimé qu'il avait peut-être commis une infraction qui va définir la politique pénale de la Nation et demander aux procureurs de France de la mettre en œuvre. 

Dans cette affaire, de nombreuses contre-vérités ont été véhiculées par le monde politique et dans la presse.

Il a par exemple été dit que cette affaire est le fait de quelques magistrats syndiqués, qui veulent faire tomber leur ministre. Peu de médias ont retenu que cette affaire a en réalité été initiée par Anticor, qui a porté plainte le 6 octobre 2020, plus de deux mois avant les syndicats de magistrats.

Ensuite, l'idée que ce sont ces syndicats de magistrats qui ont mis en examen le ministre a inondé les réseaux sociaux. Or, c'est la Cour de Justice qui a mis en examen M. Dupond Moretti. La Cour de Justice est une juridiction d'exception exclusivement chargée de juger les membres du gouvernement. Son existence même est une anomalie démocratique car elle met en péril le principe constitutionnel d'égalité devant la loi.

En revanche, il est faux de considérer, à ce stade de la procédure, que la Cour de Justice est une juridiction politique. Sous couvert d'une complexité exacerbée, personne n'a pris le temps d'en expliquer le fonctionnement.

Nous prenons le temps de cette mise au point, car elle est fondamentale. 

La Cour de Justice compte trois formations distinctes :

- La Commission des requêtes, qui juge de la recevabilité d'une plainte : elle est composée de trois juges de la Cour de cassation, la juridiction suprême de l'ordre judiciaire, deux juges du Conseil d'État, juridiction suprême de l'ordre administratif et de deux magistrats de la Cour des comptes, juridiction à la tête du contentieux financier. Ce sont donc des juges indépendants, qui en janvier 2020, ont considéré que la plainte d'Anticor était recevable et devait être instruite. Ils ont donc renvoyé le dossier au procureur de la République près la Cour de cassation, M. Mollins, qui a, par un réquisitoire circonstancié, saisit la commission d'instruction de la Cour de Justice ;

- La Commission d'instruction, qui auditionne les parties prenantes, m'a auditionnée, en qualité de présidente de l'association, durant plus de quatre heures et a auditionné les dirigeants des syndicats de magistrats, le Premier ministre et le Garde des Sceaux. Cette commission est composée de trois autres juges de la Cour de cassation, qui sont des juges dont l'indépendance est protégée par la Constitution. Ce sont ces trois juges qui ont décidé de la mise en examen du Ministre de la Justice. Cela signifie qu'ils ont considéré que des indices graves ou concordants laissaient penser que le Ministre a commis l'infraction pénale de prise illégale d'intérêts.

Alors que les politiques et médias ont dénoncé une mise en examen politique, il est important de souligner qu'il n'y a rien, à ce stade, de politique dans la composition de la Cour de Justice.

La prochaine étape, dans l'hypothèse où le Garde des Sceaux serait « renvoyé en correctionnelle », est celle du jugement. La formation de jugement de la Cour de Justice est celle qui pose éminemment problématique car elle est, elle,  fondamentalement politique. Elle est composée de trois autres juges de la Cour de cassation mais aussi et surtout de douze parlementaires, élus par les assemblées.

Parmi ces parlementaires figurent six députés :

  • M. Philippe GOSSELIN (LR) ;
  • M. Charles de COURSON, juge titulaire (centriste)
  • M. Didier PARIS, juge titulaire (LREM)
  • Mme Alexandra LOUIS, juge titulaire (LREM)
  • Mme Naïma MOUTCHOU, juge titulaire (LREM – démissionnaire), remplacée par M. Jean-Michel MIS, juge suppléant (LREM)
  • Mme Laurence VICHNIEVSKY, juge titulaire (Mouvement démocrate)

Et six sénateurs :

  • Mme Chantal DESEYNE, juge titulaire (LR)
  • Mme Catherine DI FOLCO, juge titulaire (LR)
  • M. Jean-Luc FICHET, juge titulaire (PS)
  • M. Antoine LEFÈVRE, juge titulaire (LR)
  • Mme Evelyne PERROT, juge titulaire (Union des démocrates et indépendants)
  • M. Teva ROHFRITSCH, juge titulaire (Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants)

C'est donc cette seule composition de « jugement » qui révèle une intense politisation de la Cour de Justice. C'est la raison pour laquelle Anticor réclame la suppression de cette juridiction depuis toujours. Pour François Colcombet, ancien membre de cette juridiction : « La CJR est une juridiction faite par des élus pour des élus. [...] Il y a une espèce de réflexe de la classe politique qui se protège elle-même. »

En effet, comment dans une démocratie, peut-on justifier que des Ministres, au lieu d'être jugés par des juges comme tout citoyen, soient jugés par des parlementaires, dont certains de leur parti et d'autres, de partis différents, et dont juger n'est pas le métier ? 

Cette opinion est d'autant plus fondée que ce privilège de juridiction est aussi une exception française. 

Aussi, quand bien même Anticor rappelle qu'à ce stade, toutes les décisions prises dans l'affaire Dupond-Moretti ont été prises par des juges indépendants, l'association maintient que dans une démocratie, une juridiction d'exception pour juger les ministres ne devrait pas exister.

À bientôt,

Élise VAN BENEDEN
Présidente d'Anticor

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toute honte bue

Publié le 3 Août 2021 par Thierry BILLET

Il faut avoir un impayable culot pour écrire un livre sur la victoire de la liste "citoyenne" d'ANNECY à destination des gogos qui voudront y trouver un mode d'emploi électoral à la gloire de Mme GREBER; alors que cette victoire n'a été possible que grâce à une alliance électorale avec l'ennemi des VERTS que représente la République en Marche. Mme GREBER soutient aux primaires des VERTS Eric PIOLLE qui va y regrouper les voix de l'extrême gauche. Mais à ANNECY elle a élu Mme LARDET députée LREM à la présidence du GRAND ANNECY et sans l'alliance avec elle, Mme GREBER ne serait sans doute pas élue au conseil municipal. RÉVEILLONS aurait perdu évidemment les municipales sans cette alliance contre nature. Drôle de manuel écolo citoyen qui, pour gagner, masque l'essentiel : l'alliance honnie avec LREM qu'aucune autre ville devenue "verte" n'a tolérée. Ni à LYON, ni à GRENOBLE, ni à TOURS, ni à STRASBOURG, ni à BORDEAUX ... 

Voilà la "politique autrement" telle que la nouvelle génération des écologistes annéciens la pratique. Celle d'une schyzophrénie politique où les alliances changent selon l'échelon territorial ou le scrutin. La France insoumise avec M. PIOLLE, LREM à ANNECY avec M. ASTORG. Pas un mot assez dur contre MACRON ou WAUQUIEZ, mais des courbettes à Mme LARDET pour essayer de se faire élire Vice présidente du GRAND ANNECY (ce qui a raté pour d'autres raisons...) Et bien entendu, les profanes qui ne comprennent pas comment des maires adjoints de la même majorité municipale peuvent être adversaires aux départementales sont des benêts qui n'ont pas encore lu le nouveau bréviaire : croyez ce que je dis, ne regardez pas ce que je fais.

A propos des primaires des VERTS, je prends le pari que Eric PIOLLE va bien entendu gagner. Il va faire à Yannick JADOT aujourd'hui positionné au centre ce que JADOT a fait en 2012 quand il avait soutenu Eva JOLY contre Nicolas HULOT. Les congrès des VERTS se gagnent à l'extrême gauche. Cette primaire ne changera pas la donne. 

 

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co2 et COVID-19

Publié le 2 Août 2021 par Thierry BILLET

Avec le projet VIZIONN'AIR, nous avions pris un temps d'avance en matière de qualité de l'air en installant des capteurs homologués sur tout le territoire du GRAND ANNECY pour monitorer en continu l'air extérieur sur une cinquantaine de capteurs disséminés. J'ignore où en est sa poursuite par la nouvelle équipe.

Par contre, je suis surpris qu'elle n'ait pas appliqué les recommandations du Haut Conseil de santé publique d'avril 2021 à propos de la mesure de la concentration en CO2 dans les écoles pour éviter la contamination par le virus qui y circule.  "Le HCSP indique que le taux de renouvellement de l’air peut être approché facilement par la mesure de la concentration en dioxyde de carbone dans l’air à des points et des périodes représentatives en période d’occupation. Une concentration en CO2 supérieure à un seuil de 800 ppm doit conduire dans tous les cas à ne pas occuper la salle et à agir en termes d’aération/renouvellement d’air et/ou de réduction du nombre de personnes admises dans les locaux d’un Etablissement recevant du public."

Nous avons la chance que le GRAND ANNECY ait contractualisé avec le laboratoire C NOTRE AIR qui a déjà mené de telles mesures d'air intérieur dans les écoles de DUINGT en 2019 d'une manière pertinente et immédiatement utile pour prendre les mesures d'amélioration de l'aération du groupe scolaire.

Mais tout ceci n'intéresse manifestement pas les élus actuels pour lesquels l'écologie est affaire de grandes déclarations sur la transition ici et maintenant mais d'aucune action concrète. 

Le silence assourdissant des associations environnementales face à cette absence de réalisations concrètes en est d'autant plus étonnant.

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