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thierry billet

Écologiste annécien

Un rassemblement pour ANNECY et l'écologie avec Jean Luc RIGAUT

Publié le 27 Janvier 2008 par Thierry BILLET in Municipales 2008

MUNICIPALES ANNECY 2008

Notre choix :
L’Alliance avec Jean Luc RIGAUT

Réunion de présentation
de la liste
le lundi 28 janvier à 20 heures
salle Eugène Verdun à Bonlieu


Pour les écologistes annéciens, la question des élections municipales est d’une part, celle de l’identification des enjeux dans le cadre d’une élection locale (1) sur le plan politique (1.1) et environnemental (1.2) et d’autre part, celle de l’urgence écologique et du bilan de 7 années passées dans l’opposition municipale (2).

De l’examen de ces enjeux et de ce bilan, découlent des choix politiques d’efficacité (3) sans renier ses convictions.

1. Les enjeux de l’élection municipale annécienne et le bilan de 7 années de mandat dans l’opposition :

 

1.1. Les enjeux politiques locaux : la main mise de quelques uns sur ANNECY & l’agglomération :

 

Après la défaite de Bernard BOSSON aux législatives, l’UMP règne sur la HAUTE SAVOIE.

Seul le « bastion » annécien résiste encore.

Il faut donc le conquérir : c’est le rôle de Pierre HERISSON et Lionel TARDY. En prenant la Mairie, ils prennent l’agglomération pour le compte de Bernard ACCOYER.

Ainsi toute la HAUTE SAVOIE deviendrait monocolore sous le règne d'un seul parti. 

 
L’existence d’une liste conduite par un centriste, héritier de Bernard BOSSON, est donc un écueil sérieux pour empêcher cette main mise.

 

1.2. Les enjeux environnementaux locaux :

 

De plus, si  Pierre HERISSON devient maire d'ANNECY, des garde fous posés en matière écologique seront détruits : il s’agit de deux questions centrales :

 

  • La domanialité du Lac qui serait mise entre les mains du SILA, comme il l'a encore répété au Conseil syndical du 21 janvier 2008, en se cachant derrière l'argument d'une "gestion conjointe" avec l'Etat.

 

  • La modification de la loi LITTORAL sur les lacs : tant qu’ANNECY refuse de s’associer à un consensus des communes du tour du Lac sur le passage du « trait » entre la loi Montagne et la loi Littoral, la modification de la loi LITTORAL n’est pas effective.

 

La victoire de  Pierre Hérisson aux municipales annéciennes serait donc une catastrophe écologique.

  Ces deux enjeux sont stratégiques : toute la politique de sauvegarde de la Cluse du Lac devienrait d’un seul coup obsolète si la protection des espaces agricoles et naturels est remise en question par des intérêts à court terme…

L’urbanisation massive et la marchandisation du plan d’eau seraient relancées.

La collusion avec des intérêts privés dénoncée à maintes reprises par Bernard BOSSON éclaterait au grand jour.

Etre responsables, pour des écologistes, c’est trouver le meilleur moyen d’éviter ce scénario en participant à une majorité municipale qui s’engage à ne pas revenir sur ces deux aspects de la politique de la Ville.


Sur un plan plus politique, la présence sur la liste de Pierre HERISSON de militants d'extrême droite n'est pas sans rappeler son soutien à Charles MILLION dans son alliance à la Région RHONE ALPES avec le Front National. 

 

2. Le bilan de 7 ans de mandat & l’urgence écologique :

 

2.1. L’urgence écologique :

 

La course de vitesse pour freiner le réchauffement climatique ne souffre pas de pause. Il y a bien urgence écologique, comme les VERTS et les associations de protection de la nature le crient sur tous les toits.

 

L’action politique efficace est celle qui permet d’engager MAINTENANT au plan local tout ce qui peut l’être pour que la Ville s’engage dans la voie de la sobriété énergétique et qu’elle participe efficacement à la lutte contre les gaz à effet de serre.

 

Le choix d’une tactique électorale passe par là : quel est le meilleur choix pour passer du « dire » au « faire » ?

2.2. 7 ans de mandat :

 

Après 7 années dans l’opposition dans un groupe de « gauche plurielle », il est possible de tirer un bilan de l’action des deux élus écologistes.

 

Nous sommes partis en 2001 d’une situation où la question environnementale  figurait peu dans les préoccupations municipales. Bernard BOSSON disait alors qu’une ville sans voiture le faisait penser à l’Allemagne de l’Est.

 

Nous sommes en 2007 dans une situation où la Ville a formalisé son agenda 21, a engagé son premier chantier HQE (centre de congrès), a engagé son premier bâtiment auto suffisant (salle Chatenoud), réfléchit aux modalités des passage aux énergies renouvelables sur la chaufferie de NOVEL, a effectué la thermographie aérienne de la Ville, engage la compensation de sa production de gaz à effet de serre, a étendu plus largement le stationnement payant, a développé des sites propres pour les bus de manière significative, etc.

 

La prise en compte de nos remarques, propositions, critiques, a été réelle et se traduit, outre ce qui a été signalé ci-dessus par l’interdiction des OGM dans les menus de la cantine centralisée, des avancées sur le bio, des « pédibus » pour le ramassage scolaire, l’utilisation du papier recyclé, une majorité du  parc de véhicules au GPL, etc.

 

Bien entendu, on aurait pu faire plus.

Mais étant dans la minorité, on se contente de tenter de contrer les projets les plus dangereux et de proposer des solutions alternatives : on ne décide pas.

 

C’est cette envie de faire plus qui nous pousse à peser sur les politiques publiques en passant des alliances avec celles et ceux qui sont convaincus de la nécessité de sauvegarder la planète.

 

Quel est alors le choix le plus efficace ?

 

3. Quel choix tactique ?

 

Nous étions donc devant un choix à assumer politiquement : ne plus être spectateurs et participer à un projet politique municipal qui donne toute sa place à l’écologie et empêcher la victoire de Pierre HERISSON aux municipales et de Bernard ACCOYER à l’agglomération.

C’est dans ce cadre que la discussion avec Jean Luc RIGAUT s’est engagée  avec trois volets :

 

  • Un affrontement clair et net avec les sectaires de l'UMP sur le plan des valeurs républicaines et environnementales qui nous avaient déjà réuni contre la modification de la loi LITTORAL et de la domanialité du Lac : avec Jean Luc RIGAUT à la Mairie, ANNECY ne reviendra sur aucun de ses engagements en ces domaines

 

  • Une liste municipale diverse sans affiliation politique nationale affichée laissant une large place à la société civile, et accordant aux VERTS une représentation équitable

 

  • Une volonté politique de décliner efficacement les objectifs de l’agenda 21 autour d’une volonté d’excellence environnementale que les finances de la Ville et la sensibilité de sa population permettent de rendre effective, y compris sur le plan de l’aménagement du territoire : poursuite des transports en commun en sites propres, Schéma de cohérence territoriale, extension du périmètre de l’agglomération, développement d’une offre de transports collectifs à l’échelle du bassin de vie (tram train, agence de location de voitures partagées, etc.)

 

En quittant une posture de spectateur et/ou de distributeur de mauvais points, nous prenons un risque.

Mais l’état de la planète l’exige : dans 6 ans nous ferons le bilan de ce choix exigeant.

Thierry BILLET, Véronique BONNEAU,
Catherine CHOTIN, Stéphane CURIOZ,
Candidats sur la liste de Jean Luc RIGAUT