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thierry billet

Écologiste annécien

Rebondir après l'échec de l'UNESCO

Publié le 14 Novembre 2009 par Thierry BILLET in Environnement


Rebondir après le rejet de la candidature au Patrimoine mondial de l’UNESCO.


Rappelons qu’historiquement le dossier de la candidature au patrimoine mondial a été initié par l’association Lac d’Annecy Environnement qui a su réunir plusieurs milliers de signatures sur ce projet de protection de la cluse du Lac. La lettre du Ministère ne laisse aucun espoir quant à la reprise du dossier dans la même catégorie de candidature au patrimoine mondial. Nous avons donc réfléchi au niveau du comité EUROPE ECOLOGIE pour que ce rejet ne soit pas un signal donné aux bétonneurs qu'ils vont pouvoir reprendre leur croisade.


Il faut en effet rebondir après une telle décision


La protection optimale du bassin versant se décline en plusieurs facettes. Sur le plan urbanistique, c’est le Schéma de cohérence territoriale (SCOT) qui doit fixer les limites de l’urbanisation.  En commençant par cerner les terrains qui sont indispensables à la poursuite de l’agriculture paysanne et ceux qui relèvent d’un intérêt majeur pour la biodiversité ; au lieu de les considérer comme "ce qui reste" quand on a défini ce qu’on voulait urbaniser.


Dans ce cadre, nous vous appelons à soutenir TERRES DE LAC, l’association qui se propose d’acheter des terres agricoles de la Cluse du Lac pour les soustraire à la pression d’urbanisation.


Plus d’informations sur :

http://terresdulac.over-blog.com/categorie-10988796.html


Dans le cadre du plan d’aménagement durable (PADD) du SCOT, une charte architecturale serait particulièrement utile pour éviter des maisons AXE & D partout autour du lac ou des permis de construire sans intégration dans les vieux bourgs.


Sur le plan de la biodiversité, la cluse du lac est déjà couverte par plusieurs réserves naturelles (le Bout du lac et le Roc de Chère), par des zones NATURA 2000, etc. Et le contrat de rivière  « FIER et Lac » qui devrait voir le jour en 2010 couvrira le lac et permettra d’aborder la gestion de la masse d’eau de manière offensive vis à vis des polluants organiques persistants par exemple. On pourrait donc initier des démarches originales et de haute tenue environnementale. Nous en présentons deux qui s’appuient sur des expériences encore peu connues, mais qui vont dans le sens d’une dynamique de développement durable sur le bassin versant du lac.


Une réserve de biosphère

 

Une réserve de biosphère est une aire portant sur des écosystèmes terrestres et/ou côtiers/marins, qui vise à promouvoir des approches et des moyens pour réconcilier la conservation de la diversité biologique avec son utilisation durable. Ainsi, une répartition par zones et une gestion appropriée sont combinées avec l'utilisation des ressources naturelles au profit des communautés locales. Ceci inclut la recherche, la surveillance, l'éducation et la formation. Ces éléments sont des outils pour mettre en application l'Agenda 21, la Convention sur la Diversité Biologique, ainsi que d'autres accords internationaux. C’est une démarche patronnée par l’UNESCO comme l’inscription au patrimoine mondial.

 

 

http://portal.unesco.org/science/fr/ev.php-URL_ID=4801&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html
link


Une telle réserve serait un projet sérieux et mobilisateur sur le « petit lac » entre DUINGT et TALLOIRES en passant par SAINT JORIOZ.

 

 Une réserve de nuit étoilée.


Face à la pollution lumineuse, et après que SAINT JORIOZ et ANNECY se soient associées à la manifestation du « Jour de la Nuit », transformer la cluse du Lac en réserve de nuit étoilée est également un projet mobilisateur et permettant de combiner de multiples actions locales autour du lac tant de la part des municipalités, que des particuliers et des commerçants. L’idée est de réduire de manière significative les éclairages de nuit notamment en coupant complètement l’éclairage à partir de certaines heures ou de développer l’installation de matériels plus performants moins consommateurs d’énergie et plus discrets.


Ces deux projets sont de nature à nous permettre de rebondir collectivement pour que l’échec du dossier UNESCO ne soit pas un cadeau aux bétonneurs mais le signal que nous ne devons pas nous contenter de ce qui existe aujourd’hui. Il y a cinquante ans, les élus ont su se projeter dans l’avenir en reconquérant un lac pur. Nous devons être aussi ambitieux pour l’avenir du lac et de son bassin versant : s’attaquer aux polluants organiques persistants, protéger les paysages agricoles, devenir une référence pour l’efficacité énergétique et la biodiversité.