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thierry billet

Écologiste annécien

DARMANIN démission !

Publié le 28 Novembre 2020 par Thierry BILLET

Il n'y a pas de policiers qui "déconnent" selon l'expression ministérielle ; il y a des responsables politiques qui dysfonctionnent et autorisent des agissements répréhensibles et dangereux. Et le premier d'entre eux est le Ministre de l'Intérieur Gérald DARMANIN. Rappelons nous qu'en 1968, le Préfet de police, Monsieur Maurice GRIMAUD, a réussi à éviter l'irréparable en refusant que le policiers ne frappent des manifestants à terre par exemple. Mais qu'en 1961, le préfet PAPON avait autorisé la répression mortifère des algériens soutenant le FLN. Ce sont les chefs qui sont responsables, pas les exécutants.

La question n'est donc pas celle de simples "brebis galeuses", mais celle des dirigeants politiques qui autorisent et de ce fait excusent par avance par leurs discours de tels comportements. Sauf quand ils sont filmés, d'où le fameux article 24 de la loi sécurité globale pour interdire ces films... Et alors si ils sont filmés, on les "isole" comme "brebis égarées" sans rien changer aux coups de mentons virils imités de SARKOZY.

Si l'on y ajoute la fameuse ordonnance de DUPONT-MORETTI permettant de "visio conférencer" la fin d'un procès criminel en rupture avec tous les principes démocratiques de notre histoire judiciaire et que le Conseil d’État vient de suspendre en référé, force est de constater que ce gouvernement déraille complètement en matière de libertés publiques.

Plus amusant et dérisoire, cette déclaration à FR3 de Mme LARDET, disant en substance qu'il n'était "pas plus dangereux d'être sur ses skis que dans le métro"... alors que nous savons tous que la question posée par l'interdiction de rouvrir les stations de ski n'est pas la diffusion du virus, mais la traumatologie qui risque d'emboliser nos hôpitaux. Effectivement difficile de présider le GRAND ANNECY, d'être maire adjoint au commerce, députée de la République, et de prendre le temps de la réflexion sur des sujets majeurs comme la pandémie ou les libertés publiques. 

Tout ceci au final participe d'une même dévaluation de la parole des responsables politiques : démagogie et autoritarisme.