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Écologiste annécien

des centres plus verts, des banlieues plus grises

Je découvre seulement maintenant l'étude de 2021 de l'Institut des politiques publiques sur l'impact de la fermeture des 3,3 kilomètres de voies sur berges à PARIS en 2016. L'étude montre le transfert pérenne du trafic sur le périphérique sud dans ses axes ouest-est entraînant ainsi l'exposition à la pollution du double de personnes que si l'on avait maintenu les voies sur berges. Mais ce ne sont pas les mêmes personnes, pas les mêmes communes et donc pas les mêmes électeurs.

Ce qui est mis en oeuvre au niveau de la commune centre pour protéger ses habitants impacte les habitants des communes extérieures. La question sociale doit être prise en compte : celle de l'exposition accrue d'habitants qui n'ont pas les moyens d'habiter dans l'hyper centre mais auxquels on fait subir le transfert du trafic. Cette question sociale était au coeur du travail engagé autour de la Zone de faible émission que nous avions lancée. 

Il serait intéressant de mesurer l'impact de la fermeture partielle du Pont Albert LEBRUN sur la qualité de l'air du Crêt du Maure, du Boulevard du Rhône et de la Rocade pour illustrer cela et pointer l'enjeu de la spatialisation de la pollution. Le projet VIZIONNAIR devait nous permettre de le faire. Je ne sais pas si il a été mobilisé. Ce qui est certain, c'est que l'écolo-égoïsme actuel, en bloquant les permis de construire dans la ville centre, contribue à l'étalement urbain qui sature les voies de circulation et renforce la pollution de l'air. 

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