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Écologiste annécien

Alliance dans les Alpes : échange d'expériences


La force du réseau est de faire circuler l'information entre pairs, sans hiérarchie, mais sur la base de valeurs communes.

Personnellement, c'est un mode de travail que j'ai beaucoup pratiqué tant sur le plan professionnel que politique.


Avec l'Alliance dans les Alpes, ce réseau s'étend sur tout l'arc alpin et permet de s'enrichir des bonnes pratiques d'autres élus qui soutiennent la convention alpine sur le terrain.

Ainsi le maire d'ORSANO, dans la montagne au-dessus de TURIN, arrive à mobiliser un million d'euros de travaux en 2009 dans un village de 80 habitants. Pour cela, il monte des dossiers innovants qu'il arrive à faire prendre en charge par l'Union Européenne. Il affirme que dès l'instant où le projet est original, il peut trouver un financeur.

Tandis que des maires de communes plus proches comme celui de SAINT HILAIRE DU TOUVET raconte les difficultés de sa commune : les sanatorium ont été remplacés par des centres de soins de suite que l'Agence régionale d'hospitalisation fait fermer pour les rapporocher de GRENOBLE, soit 700 emplois. Et 60.000 mètres carrés construits qui sont abandonnés dont 45.000 à raser car ils sont en zone de grand risque naturel.

Ou de BOURG d'OISAN qui doit faire face - toujours dans le cadre de la protection des risques naturels - à des projets d'aménagement de la plaine agricole.

Ou de VALLORCINES, bien plus attirée par MARTIGNY en SUISSE que par CHAMONIX dont historiquement le village est coupé bien plus longtemps que vers la SUISSE.

Ces deux caractéristiques de la montagne : la pente et le froid ont été soulignés par tous comme formant une culture spécifique.

Alain BOULOGNE, ancien maire des GETS, a rappelé son action en faveur d'une pause de l'urbanisation dans sa commune avec un gel des permis de construire pendant cinq ans; alors que le POS de 1980 prévoyait 60.000 lits à bâtir pour 16.500 lits construits... Il plaidait en faveur de la mise en valeur du capital naturel et insistait sur le fait que notre département doit vivre du tourisme, pas de l'immobilier.

Christian BUNZ, maire de CRUSEILLES, présentait, quant à lui, les actions engagées dans sa commune pour un agenda 21 d'exception et  la restructuration du centre ville, et notamment de la traversée de la commune (24.000 véhicules par jour !) rendue possible avec la fermeture du Pont de la Caille. Cette opération de rénovation urbaine est une nécessité pour CRUSEILLES devenue avec le temps une simple rue traversée de véhicules qui ne s'arrêtent jamais pour dynamiser le commerce local.

Mais les frontaliers prendront-ils bien l'A 41  si coûteuse pour réduire la pression sur la commune ? Cela n'est pas avéré : les maires des communes rurales des BORNES ou de CERCIER se plaignent du transfert du trafic pendulaire sur les petites routes de campagne depuis la fermetur du Pont de la Caille.
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