Villes des ALPES de l'année
ANNECY a été élue en 2012 "ville des alpes de l'ANNEE" par un jury international piloté par la Commission internationale pour la protection des ALPES (CIPRA). Nous avions alors expliqué à ce jury l'ensemble des actions environnementales menées par la Ville et avions été élus largement. Plus tard, j'ai présidé l'association qui regroupe toutes les villes élues mobilisant les équipes de la Ville et obtenant par exemple la candidature hautement symbolique de CHAMONIX MONT BLANC qui fut élue.
J'apprends à l'occasion de l'assemblée générale de l'association qui s'est tenue à CHAMONIX justement cette année que les LARDORG ont quitté l'association. Quelle funeste décision alors qu'elle est un endroit de première importance pour des échanges internationaux alpins tant en matière de projets menés en commun avec le soutien de l'Union européenne ou de pays membres de la Convention alpine ! Comment des écologistes ont-ils pu faire cela ?
Il y a deux raisons possibles : c'était un projet que j'ai mené à bien et les LARDORG ont voulu faire table rase des acquis de l'équipe précédente; tant pis si c'est un projet ou une réalisation pertinente et utile. L'autre raison est plus prosaïque mais elle est recevable : participer aux travaux de la Convention alpine, ça prend du temps. Il faut se déplacer partout dans l'arc alpin, rencontrer les maires de Slovénie ou de Suisse, monter des projets, chercher des financements, comprendre les modes de fonctionnement des collectivités locales dans chaque pays membre, etc.
Cela prend du temps; et ça les LARDORG ont montré depuis 2020 qu'ils n'en avaient pas à consacrer à leur mandat d'élu. Absentéisme en commission, absentéisme auprès des annéciens, absentéisme dans les dossiers intercommunaux, ... Les LARDORG n'ont pas travaillé; l'état de la Ville et du GRAND ANNECY en sont la pire preuve...
Antoine ARMAND, déserteur parachuté
Quand on a été ministre de l'économie à 30 ans, qu'on est député jusque 2027, qu'on a annoncé au pays qu'il fallait se mobiliser pour faire face à une dette abyssale comme si une guerre contre la dette était engagée, et qu'on vient en pleine bataille se présenter aux municipales dans la 30° ville de FRANCE au lieu d'aider M. LECORNU grâce à ses éminentes compétences économiques à créer les conditions pour que l'assemblée vote le budget 2026 je dis qu'Antoine ARMAND est un déserteur devant le pays et devant ses électeurs.
Quand on ne met pas ses gamins à l'école de la ville dont on veut devenir maire, quand on y habite soi-même pas, louant un studio avenue du Rhône, quand son épouse n'a aucune raison de venir travailler à ANNECY puisqu'elle travaille à l'Assemblée nationale, quand on a d'abord essayé de se faire élire à CRUSEILLES comme conseiller départemental, puis comme député, avant que M. SADDIER n'obtienne que la circonscription demeure LR et qu'on s'est présenté par défaut à ANNECY, je dis qu'Antoine ARMAND est un parachuté.
Un parachuté déserteur, ça fait beaucoup. Mais qui en sera réellement surpris ?
Pour ces premiers de la classe qui se croient des premiers de cordée, l'important c'est qu'ils soient devant. Bien entendu, il a commencé par dire que l'important c'était le programme et bien entendu que l'ordre dans la liste municipale était accessoire... Puisque le premier de la liste ce serait lui...
Antoine ARMAND a cru que la valetaille suivrait. Que JLR se rangerait gentiment comme un bon toutou désespérément provincial qu'il est.
Sauf que ça ne marche plus comme en 2017 quand il suffisait de créer un mouvement avec ses initiales (vous vous souvenez En marche EM comme Emmanuel M...) pour que ça fonctionne. Ah oui, j'oubliais la dose de mégalomanie. Le mouvement d'Antoine ARMAND, c'est les acteurs d'Annecy, AA comme les initiales du boss... Vous l'aviez deviné ?
Mais aussi comme celles des alcooliques anonymes: gageons qu'Antoine ARMAND risque avant tout une bonne gueule de bois.
Les annéciens ont rejeté la candidature de Pierre HERISSON parachuté depuis ... SEVRIER... Ils n'accepteront pas plus celui d'un parisien, clone d'un président aujourd'hui détesté pour avoir tant déçu.
Les VERTS sont des cannibales
Loin de l'image d'Epinal de militants vegan , les VERTS sont des cannibales : ils se mangent entre eux. Depuis leur création, ce qui les réunit c'est le syndrome des coupeurs de tête. Le dernier épisode en date est celui de la mise à l'écart d'Eric PIOLLE, le maire de GRENOBLE.
Pas du petit gibier : le maire réélu de la plus grosse municipalité gagnée par les VERTS en 2014, candidat à la candidature présidentielle, etc. Et donc, alors qu'il a été élu contre l'avis de Mme TONDELLIER, porte parole des VERTS, il est suspendu de ses fonctions au motif d'un embrouillamini de versement de quelques centaines d'euros par mois à sa première adjointe. Ceci était connu quand il s'est porté et candidat et il a été élu malgré cette casserole. Et bien quelques semaines après, il est suspendu pour le motif moral que tous les adhérents connaissaient et qui ne les a pas empêchés de l'élire... Comprenne qui pourra.
Les VERTS auront donc mangé l'un de leurs plus emblématiques militants. Mais rappelez vous qu'il y a quelques mois, ils ont mangé leur ancien secrétaire national M. BAYOU pour des raisons sexistes que personne n'a pu prouver... Et c'est vrai à tous les échelons : du local au régional, toute tête qui dépasse est une tête de trop qu'une coterie peut anéantir...
Je n'ai rencontré qu'une fois Eric PIOLLE, c'était du temps d'EUROPE ÉCOLOGIE, avant que les VERTS n'en reprennent le contrôle, ce qui marginalisa définitivement l'écologie politique en FRANCE après les succès retentissants de Dany COHN BENDIT aux européennes et aux régionales. Il venait me voir après que le groupe local des VERTS d'ANNECY eut décidé à l'unanimité de faire alliance avec Jean-Luc RIGAUT aux municipales de 2008 pour faire barrage au duo ACCOYER/HERISSON. Il cherchait à comprendre pourquoi les VERTS voulaient nous virer et comprendre le fonctionnement interne. Je le vois encore dans mon canapé. Rentré chez lui, Eric PIOLLE ne tint aucun compte de mon expérience et s'en trouva bien pour être élu à GRENOBLE. Il est maintenant rattrapé par le même syndrome anthropophage qui conduisit à mon départ.
Combien de militant(e)s des VERTS ont subi le même sort ? Nul ne le saura jamais tant ce parti passoire, incapable de progresser, broie ses militants les plus en vue. A six mois des municipales, virer Eric PIOLLE relève du suicide politique, mais qui se soucie du suicide politique des VERTS au moment où l'extrême droite est aux portes du pouvoir ?
Lecornu, un choix biscornu
Biscornu parce qu'il a deux visages... L'une de gauche est celle de la pure provocation de MACRON : nommer un de ses fidèles pour ne surtout pas nommer une femme ou un homme de gauche qui aurait remis sur la table la réforme des retraites... Et pour refaire les mêmes choix que BARNIER ou BAYROU, l'âge en moins.
L'autre - macroniste - qui voudrait que, pour durer jusqu'en 2027 sans dissoudre à nouveau, MACRON a choisi son plus proche collaborateur pour remettre en cause certaines de ses marottes et permettre un accord avec le PS pour tenir les 20 mois qui restent.
Du "en même temps" : je me renie et mais c'est moi qui décide de tout comme avant puisque j'ai choisi mon pote comme premier ministre et que j'ai refusé un premier ministre de gauche, même gentillette comme celle de Bernard CASENEUVE.
Pas de cohabitation avec la gauche, mais le dialogue avec le PS pour tenir le coup à la Présidence. Un exemple, la suppression des 2 jours fériés, une idée imposée par MACRON à BAYROU, que LECORNU s'empresse d'enterrer.
Personne ne peut savoir jusqu'à quel degré de lèse-majesté Monsieur LECORNU aura l'autorisation d'aller notamment en termes de justice fiscale alors que la pauvreté a gagné du terrain depuis 2017 et que les très grandes fortunes ont explosé.
L'histoire n'est pas écrite.
La grogne sociale est là. Les syndicats de salariés n'ont plus confiance en MACRON. Le patronat a choisi le R-HAINE plutôt que l'incertitude. Quel souvenir voudra laisser le Président de la République ? Mélangez tout cela et vous avez la situation politique et sociale française de l'heure...
Fin de régne chez les LARDORG
L'arrêté municipal CN-2025-2378 du 28 août 2025 signé par François ASTORG retire ses délégations à Monsieur Guillaume COHEN " dans le domaine de la propreté urbaine et du bien-être animal". La raison en est qu'il "est nécessaire, dans un souci de bonne marche de l'administration communale".
On ignore si M. COHEN a fait un recours contre cette grave décision et on ignore les raisons factuelles de cette décision rarissime.
Ce qui retient l'attention, c'est la date d'abord, en plein été, avec les plus grandes chances que cette décision ne soit pas lue ni connue (c'est raté, elle n'a pas échappé à la bucheuse Séverine GRARD sur son Facebook). Ensuite, c'est que pour que ça ne puisse attendre mars 2026, les griefs devaient être sérieux et étayés. Nous saurons bien un jour le fin mot de l'histoire...
La mésalliance LARDET/ASTORG se termine donc dans les pires conditions pour la Ville mais aussi dans des déchirements internes d'une particulière violence.
On sait que M. MULATIER GACHET s'est débarrassé de Mmes GREBER et LAFARIE et de M. TATU. Mme GREBER, cheffe des écologistes à la région RHONE ALPES, qui est manifestement lâchée par le groupe local des VERTS qui a choisi de rejoindre MULATIER GACHET. Groupe local qui serait maintenant sous tutelle du National suite à des affrontements violents entre ses membres.
Il faut dire que Mme LAFARIE, par exemple, qui a eu au moins le courage politique de pousser les feux sur le cyclisme doit en avoir gros sur la patate d'être lâchée en victime expiatoire des incohérences de son Maire. Elle, au moins, elle a bossé. A tort et à travers, mais elle a travaillé. Peu nombreux sont les LARDORG qui peuvent en dire autant.
Moi, MULATIER GACHET, je me sépare de mon bras gauche pour vous montrer comme je suis un gendre idéal pour la famille centriste annécienne, dit-il en substance aux annéciens. Demain, il nous dira pis que pendre de François ASTORG, tel un SARKOZY assassinant CHIRAC après avoir été son ministre.
Tout va donc pour le mieux chez REVEILLONS ANNECY et les sourires de façade ne cachent plus la déshérence d'un mandat pour rien.
MULATIER GACHET et la règle des 80%
REVEILLONS ANNECY fonctionne exactement comme les politiciens qu'il prétend abhorrer : en appliquant la méthode Coué. Nous, on a tout bien fait et ce qu'on n'a pas fait, c'est l'héritage de nos prédécesseurs. Chez M. Mulatier Gachet, cela prend la forme du "On a réalisé 80% du programme". En valeur d'investissement ? En nombre d'actions menées ? En réduction du bilan carbone de la Ville ? Vous resterez sur votre faim puisque ce n'est évidemment pas précisé et que cela ne le sera jamais puisque ce chiffre a été choisi par référence à la règle des "80/20" que l'on peut appliquer à beaucoup de situations. Il n'y a là rien de concret, juste un chiffre magique comme celui de la dette chez BAYROU ou celui du nombre d'étrangers en FRANCE chez LE PEN.
Le chiffre a alors pour fonction de donner une connotation scientifique à une allégation fantaisiste, nullement établie scientifiquement mais qui est simple à entendre et facile à seriner.
Parlons donc de ce bilan et félicitons nous :
- de l'ouverture l'année dernière de la première tranche du tramway et de l'engagement de la seconde dans des conditions techniques et financières maitrisées,
- de la réalisation de 4 parkings relais qui permettent de réduire significativement les embouteillages sur la périphérie urbaine,
- de la multiplication des réalisations en matière d'énergies vertes alors que la municipalité précédente n'avait fait que la boucle d'eau des MARQUISATS, le développement du programme "J'écorénove ma copro" et l'aide au lancement de la coopérative solaire
- de la réouverture de la piscine des MARQUISATS dès 2022
- de la réouverture de la Mairie fin 2021
- de l'ambiance de travail épanouie dans les services de la Mairie et du Grand ANNECY maquée par un effort sans précédent en matière de propreté urbaine et de qualité des espaces publics
- sans oublier le saccage de la piste cyclable de la rue du Président FAVRE
- et l'état de déliquescence de la société publique locale appelée SIBRA qui n'est plus en état de répondre à ses objectifs (sans parler du bilan de la société en charge des vélos en libre service...)
Arrêtons nous là tant la liste est longue de ce bilan digne de la Corée du Nord.
Et n'oublions pas de féliciter les LARDORG de leur magnifique bilan...
BAYROU carbonisé
J'ai soutenu François BAYROU le temps d'une campagne présidentielle avec l'ami Jean-Luc BENNAHMIAS tout juste sortant du secrétariat général des VERTS. Cela nous fait un joli souvenir et une photo jaunie tous sourires avec Bernard BOSSON lors d'une réunion publique dans le CHABLAIS. Il ne reste rien de ce BAYROU là en 2025. Il était l'acteur principal d'une rébellion du centre contre l'autoritarisme et la mercantilité de SARKOZY. Il est devenu triste pantomime d'une triste fin.
Triste fin qu'il chercha à éviter jusqu'à ces derniers jours en offrant au R-HAINE un projet de régression de l'aide médicale aux étrangers (AME) au grand dam du corps médical et de Médecins du Monde qui alertent sur les conséquences pour toute la population du pays d'une insuffisante prise en charge médicale des réfugiés ou des demandeurs du droit d'asile. Une indiscrétion de son collaborateur MIGNOLA à propos de la simple abstention du R-HAINE pour éviter la chute le 8 septembre suffit à les disqualifier moralement.
Mais politiquement, après avoir imposé sa désignation à MACRON il y a quelques semaines, quelle méthode a utilisé BAYROU pour gouverner ?
Berner le parti socialiste sur la conférence retraites, imposer un vote de confiance au lieu de chercher les compromis sur la répartition équitable de l'effort pour redresser les comptes publics, raconter des salades sur l'insoutenabilité de la dette et sur son origine (la moitié due aux cadeaux fiscaux aux plus riches du premier quinquennat MACRON selon l'OFCE alors que les inégalités de revenus ont explosé...), oublier totalement la dette écologique et le réchauffement climatique, ...
Personne ne regrettera ce BAYROU 2025 incapable de faire avancer un agenda raisonnable car discuté avec les groupes parlementaires démocratiques.
La seule question qui vaille est de savoir si MACRON dissoudra ou pas. Antoine ARMAND doit s'inquiéter; lui qui attend la décision pour renoncer aux municipales en 2026.
/image%2F0935223%2F20231224%2Fob_20fe5a_fa44fd04-3b83-4512-9dce-534c79192bb9-1.jpeg)