Plus de zones à 30 km/h
Jean-Luc RIGAUT l'avait annoncé en conseil municipal lundi dernier, la Ville va étendre les rues soumises à la
limitation de vitesse à 30 km/h.
Il s'agit clairement de sécuriser l'usage du vélo sur ces tronçons routiers en réduisant la vitesse des voitures, de manière à ce que chacun partage mieux la voirie et éviter aux vélos de devoir
emprunter les trottoirs.
Cela sera le cas entre le Pont de la Halle et Bonlieu pour permettre aux vélos de pouvoir plus facilement entrer dans le flux des voitures et éviter les vélos sur les trottoirs Quai du collège
Chapuisien et le long du Vassé dans l'autre sens.
Ce sera également le cas de l'avenue de GENEVE sur laquelle des aménagements cyclistes sont impossibles sans mettre par terre les platanes que personne ne voudrait voir abîmés.
Cela va s'accompagner d'un renforcement vigoureux des marquages au sol, en lien avec la commission "déplacement" du Club climat qui a beaucoup travaillé sur ces solutions d'amélioration.
Plusieurs arguments entrent en ligne de compte pour l'introduction d'une zone 30. Voici lesquels :
- Plus de sécurité !
Les risque et la gravité des accidents sont directement proportionnels à la vitesse. La zone 30 est donc un dispositif de sécurisation important pour les piétons.
- Distance de freinage raccourcie !
A 30km/h, il est possible d'arrêter sa voiture sur 13 mètres. A 50 km/h, cette distance est doublée !
- Plus de convivialité !
Circulons zen ! La réduction de la vitesse permet de concilier vie locale et circulation, donnant à la ville une dimension plus humaine.
- Moins de pollution !
La limitation à 30km/h réduit les émissions polluantes et la consommation d'essence. Les meilleurs effets sont obtenus quand les conducteurs adoptent une conduite "souple".
- Plus de fluidité !
Il est prouvé qu'une vitesse réduite entraîne une circulation plus aisée, notamment dans les carrefours.
- Moins de bruit !
La réduction de la vitesse entraîne une réduction du bruit en ville de l'ordre de 2 à 3 décibels.
- Moins de trafic de transit !
cette mesure est dissuasive pour les véhicules dits "de transit", qui ne font que traverser le centre ville.
- Une meilleure cohabitation entre tous les usagers !
Chacun est plus attentif aux déplacements des autres. La cohabitation est plus harmonieuse avec les vélos et les autres usagers.
La Ville s'inscrit ainsi dans une politique d'apaisement de la circulation routière.
Bien entendu, le scénario optimal serait de pouvoir créer de réelles voies cyclables sur ces deux axes, mais ils sont aujourd'hui encore trop indispensables pour sortir de la Ville et y entrer pour que l'on ne puisse le faire sans créer des queues de voitures insurmontables.
Tant que la rive Ouest du lac restera desservie quasi exclusivement par les voitures et que si peu
de personnes voudront covoiturer alors qu'elles vont au même endroit et à la même heure, nous resterons tributaires de l'absence de vision des élus qui ont laissé se développer l'urbanisation de
la rive Ouest sans mettre en place simultanément le réseau de transports en commun adapté.
Le pont des amours en rose
Ne soyez pas aussi benêt que moi l'année dernière en découvrant le Pont des amours en rose fluo...
Sachez que c'est un des symboles de l'association d'ANNECY à la manifestation "octobre rose" contre le cancer du sein.

Première école MINERGIE P en FRANCE... à ANNECY
Nous sommes décidément trop modestes.
La réalisation de la première école certifiée "MINERGIE P", c'est à dire répondant à un cahier des charges particulièrement rigoureux permettant d'assurer que le bâtiment est bien passif d'un point de vue énergétique n'a pas eu tout l'écho qu'elle mérite.
A lire la presse, on a l'impression qu'il n'y a plus de voitures à BORDEAUX, ou que NICE est un modèle environnemental, ou que la transition énergétique est finalisée à CLERMONT FERRAND... alors qu'il n'en est rien.
Mais, à ANNECY, nous réalisons un équipement de 13 millions d'euros dans un calendrier serré, ouvert comme prévue à la rentrée de septembre 2013 et qui respecte le lourd cahier des charges de MINERGIE P... Et cela semble naturel et sans éclat particulier !
En tous cas, si vous voulez venir visiter ce bâtiment exceptionnel, vous pouvez le faire les 7 et 8 novembre 2013 à 17 heures dans le cadre des visites de bâtiments organisées par PRIORITERRE. Inscriptions sur leur site...
Plus d'informations sur l'équipement scolaire VALLIN-FIER :
http://www.annecy.fr/723-ecoquartier-vallin-fier.htm#par6712
Jardins en ville, l'inauguration
C'était ce samedi, entre deux averses, l'inauguration des jardins en ville après une première saison de culture au 66, chemin des fins nord.
Quel plaisir de voir le résultat du travail des 26 jardiniers qui ont mis en valeur ce terrain municipal en pleine ville et ont développé des cultures de toutes sortes dans une ambiance conviviale !
Ce sera le grand enseignement de cette initiative : associer écologie urbaine, convivialité et cohérence de l'action muncipale en faveur de la biodiversité sur le territoire communal.
Pour notre maire, comme pour moi, le jardin représente toute une part de notre enfance, tant il était indispensable à l'économie familiale.
Je me souviens encore du coffre de ma première voiture chargé des légumes de la semaine pour rejoindre ANTHONY et la classe préparatoire... Avec la révolution du congélateur, ce fut encore plus prégnant : rien ne se perdait plus.
Et je repense aux journées de bêchage (2 tranches de bêche, une aberration agroécologique sans doute !) mais la terre était si bonne qu'elle ne s'en plaignait pas.
En tous cas, 25 mètres carrés à ANNECY permettent de produire en abondance, haricots verts, aubergines, salades, tomates, pour le plus grand bonheur de chaque famille qui a eu la chance d'être tirée au sort.
25 nouvelles parcelles vont être ouvertes Route de Vignières cet automne, cette action n'a pas fini de faire parler d'elle...
Boucle d'eau
Je vous ai déjà entretenu de l'étude de faisabilité de la boucle d'eau qui pourraît "climatiser" des bâtiments publics et/ou industriels dans les années à venir.
Ce projet innovant et ambitieux nécessite que les "clients" s'engagent sur une durée suffisamment longue pour que les importants investissements de départ soient
amortis sur 20 ans environ.
Dans ce contexte, une réunion de travail avec NTN-SNR a eu lieu cette semaine afin de présenter dans le détail la première phase de l'étude de faisabilité aux responsables projet de l'usine d'ANNECY, de préciser la méthodologie de travail en commun qu'il est nécessaire de mettre en oeuvre et d'envisager les conditions de faisabilité à moyen terme d'un tel projet.
Ce projet nécessite en effet un partenariat de long terme avec NTN-SNR qui ne peut se décider sans études plus approfondies.
Il faut remercier l'entreprise d'accepter de s'inscrire dans cette démarche novatrice et de permettre ainsi d'envisager une suite possible favorable à cette
idée.
Plan climat de l'agglomération
Réunion de cadrage intéressante ce mercredi soir sur le plan climat de l'agglomération dans la perspective de la candidature "Territoire à énergie positive" envers la Région avec le Parc naturel régional des BAUGES et CHAMBERY Métropole, et de la labellisation "Cit'ergie" avec l'ADEME de la Ville d'ANNECY et de la C2A.
Les services présentaient aux élus leur travail transversal de réponses aux enjeux d'un plan climat énergie territorial et les débuts des fiches actions qu'ils voudraient voir mûrir d'ici la fin de l'année.
On voit bien la synergie entre ces propositions et le plan d'actions du PCET de la Ville d'ANNECY en de nombreux domaines sur lesquels la compétence relève de l'agglomération. Par exemple, le projet de maison de la mobilité qui serait un outil utile à la mise en oeuvre concrète des modes doux de transport... Ou les propositions très concrètes pour aboutir à la production de "zéro déchet" lors des manifestations organisées par la C2A...
La présentation des travaux de notre Club Climat par son président Hervé BRELOT, directeur de la recherche chez NTN-SNR, et les rapporteurs des quatre commissions, ce lundi 30 septembre au Conseil municipal d'ANNECY en introduction du Conseil a permis de montrer combien la société civile était prête à ces évolutions des comportements car les mentalités sont demandeuses désormais de tels changements.
Le principe de rapprocher le consommateur du producteur est aujourd'hui largement partagé : il convient de mettre en musique et de faire des propositions concrètes pour favoriser le maraîchage notamment. L'intérêt porté par la presse à notre initiative des "Jardins en ville" et le plaisir partagé des jardiniers rencontrés par les journalistes témoignent de la vivacité de cette approche et de sa pertinence.
Prochaine étape évoquée lors du Conseil municipal par Pierre POLES si j'ai bonne mémoire : la mise en place d'un système de "monnaie locale" que nous avons déjà
évoquée dans les travaux du Club climat.
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Nucléaire au Japon
On peut lire dans LES ECHOS, cet article concernant la relance du programme électronucléaire. L'ancien premier ministre japonais KOIZUMI déclare :
«Les gens du milieu économique disent que l’option zéro nucléaire serait irresponsable, mais ce qu’il l’est bien plus c’est de continuer sur la
voie de l’énergie atomique alors même qu’il n’existe aucun lieu de traitement des déchets»,
A faire suivre aux responsables politiques français...
Shinzo Abe, le Premier ministre japonais, se serait bien passé de ce nouvel adversaire dans sa course à la relance du parc nucléaire de l’archipel. Depuis quelques jours, Junichiro Koizumi, le toujours très influent leader de droite qui dirigea le pays de 2001 à 2006, multiplie les rencontres et interviews pour annoncer qu’il est désormais convaincu que le Japon devrait totalement renoncer au nucléaire. Membre de la même formation politique que Shinzo Abe, il vient ainsi d’appeler, lors d’une réunion à Nagoya, des cadres du parti au pouvoir et des hommes d’affaires à revoir leur théorie énergétique.
«Les gens du milieu économique disent que l’option zéro nucléaire serait irresponsable, mais ce qu’il l’est bien plus c’est de continuer sur la voie de l’énergie atomique alors même qu’il n’existe aucun lieu de traitement des déchets», a expliqué Junichiro Koizumi, avant de plaider pour un développement des énergies renouvelables.
L’ancien leader qui fut, en son temps, l’un des grands promoteurs de l’atome estime que l’argument du faible coût de l’électricité d’origine nucléaire a perdu de sa pertinence au regard des sommes faramineuses que le pays va devoir dépenser pour gérer le démantèlement de Fukushima-Daiichi. Embarrassé par ce repositionnement, le gouvernement a pour l’instant indiqué qu’il était normal que le pays ouvre un débat sur l’avenir de sa politique énergétique mais a rappelé qu’il était, lui, favorable à une relance des réacteurs, qui sont, actuellement tous à l’arrêt.
Achat du couvent des capucins
Le dernier conseil municipal a voté l'achat du couvent des capucins au bas de l'avenue de CRAN GEVRIER. Cette acquisition foncière, quelques semaines après celle des HARAS NATIONAUX est exceptionnelle pour une Ville de 50.000 habitants. Plus de 12 millions d'euros investis dans l'achat de deux ténements prestigieux en plein centre ville, quelle autre ville de la taille d'ANNECY pourrait se le permettre dans le cadre de son budget normal ?
Nous ne nous rendons sans doute pas assez compte de la chance que nous avons de vivre dans une ville dont la gestion permet de réaliser de telles opérations foncières sans se jeter dans les bras d'un promoteur, ni sans monter ces partenariats public-privé ruineux pour les collectivités; mais sans lesquels elles ne pourraient rien réaliser maintenant, léguant à leurs successeurs le paiement des remboursements faramineux à BOUYGHES et autres VINCI.
Les débats sur ce point au Conseil municipal de lundi auront été légèrement surréalistes. Plutôt que de se féliciter collectivement de la réussite de ce
projet, la discussion a pris un tour inutilement polémique sur fond de prochaines élections municipales. Les annéciens seront assez grands pour déterminer qui aura eu le plus de bonnes idées dans
le mandat qui s'achève et qui aura les meilleures pour l'avenir sans transformer les dernières réunions de conseil municipal en échange de vilains mots.
Toujours plus près des 20%...
Le bilan au 1er janvier 2012 du logement social de la Ville d'ANNECY montre que nous sommes toujours plus près de l'objectif de 20% de logements sociaux. Au 1er janvier 2011, nous étions à 19,19 % et au 1er janvier 2012 à 19,29 %. Avec les logements sociaux livrés en 2012, la Ville devrait avoir atteint ou dépassé le seuil fixé par la première loi SRU; qui était l'objectif de ce mandat.
Signe de cet effort, 42% des logements livrés en 2011 et 2012 ont été des logements sociaux, soit 292 sur 688 livrés. Comme l'Etat n'a pas encore communiqué le nombre global de logements principaux sur ANNECY en 2012, on ne peut pas encore mesuré l'impact de ces constructions sur la part gloable du logement social sur la Ville.
Cet effort n'est pas partagé dans l'agglo : seulement 25% de logements sociaux en moyenne au cours des années 2011 et 2012 en intégrant les dépassements de cette valeur à ANNECY; ce qui signifie que les autres villes ont globalement fait moins bien qu'ANNECY, soit autour de 16 % (276 logements sociaux sur 1588 logements construits hors ANNECY dans l'agglo).
L'effort continu de la Ville n'est donc toujours pas égalé.
Les besoins restent insuffisamment pris en charge si l'on considère le nombre de demandes insatisfaites dont 41 % par des personnes seules et 22% par des familles monoparentales.
ANNECY se classe enfin toujours au 11° rang des communes de l'agglo pour le revenu par foyer fiscal avec 24.321 euros annuels au 1er janvier 2011. QUINTAL tient la tête avec 35.916 euros, suivi d'ANNECY LE VIEUX à 35.742 et de de PRINGY à 35.646 euros.
Les villes socialistes sont en queue : MEYTHET avec 22.293 euros et CRAN GEVRIER avec 21.810 euros.
L'écart est considérable, de l'ordre de 50% supérieur avec les villes aux habitants en moyenne les plus riches.
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