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thierry billet

PLUME, l'application bidonnée sur la qualité de l'air

8 Février 2020 , Rédigé par Thierry BILLET

Si vous voulez connaître la qualité de l'air sur une application dédiée, vous pouvez choisir la source officielle des données indiscutables et vous téléchargez "AIR TO GO" ou vous pouvez vous faire peur ou accréditer les idées fausses et vous téléchargez "PLUME". Les détracteurs de l'action municipale téléchargent PLUME et nous font des exégèses quotidiennes sur la mauvaise qualité de l'air (QA).

Sauf que PLUME n'explique nulle part ses émoticones alarmistes alors qu'il utilise les données d'ATMO qui édite "AIR TO GO" comme il l'écrit sur son site : "Contient des données modifiées du Copernicus Atmosphere Monitoring Service 2020. Ni la Commission Européenne ni l'ECMWF ne sont responsables de l'usage fait de ces données par Plume Labs".

Autrement dit, avec les mêmes données, PLUME noircit le tableau par rapport à ATMO et n'explique nulle part quelle est sa méthode de travail. En quoi ces données sont elles "modifiées" comme il l'écrit : vous ne trouverez aucune explication scientifique de cette modification.

Et puis, cerise sur le gâteau, PLUME vend "un capteur personnel révolutionnaire de qualité de l'air" pour la modique somme de 159 euros. Ficher la trouille aux gens pour leur vendre ensuite un capteur; la ficelle est grosse. Étonnant comment des écologistes estampillés peuvent utiliser les mêmes ficelles que TRUMP : des fausses nouvelles pour servir leurs intérêts. La qualité de l'air est un sujet trop important pour ne pas véhiculer des fake news.
 

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ANTICOR

7 Février 2020 , Rédigé par Thierry BILLET

Le travail conduit par l'association ANTICOR pour la déontologie de l'action publique est essentiel. ANTICOR interpelle les élus français à respecter des règles notamment sur les conflits d'intérêts qui sont devenues des standards en EUROPE mais qui restent mal compris en FRANCE. L'épisode tragicomique de M. DELEVOYE n'en est qu'une expression récente. Ce n'est bien entendu pas l'apanage des élus : de nombreux scientifiques, médecins et "experts" "oublient" de déclarer leurs liens avec les entreprises.

C'est ainsi que les candidats de la liste de Jean Luc RIGAUT se sont engagés à respecter les principes de la charte ANTICOR pour les municipales dans la continuité des pratiques politiques annéciennes. Je raconte toujours comment, saisi par un jeune homme qui voulait faire un stage à la Mairie sur l'éclairage des vitrines en vue de réduire la consommation électrique, l'administration municipale m'avait retoqué la candidature au motif qu'il était le fils d'un conseiller municipal, ce que j'ignorais et alors qu'il n'était en concurrence avec aucun autre candidat. Le principe était qu'il ne fallait pas que les annéciens puissent penser qu'il avait obtenu son stage à cause du mandat de son parent. J'avais trouvé cela injuste pour le jeune; mais je me félicite tous les jours de cette rigueur municipale.  

Pour autant, l'utilisation malsaine de la charte proposée par ANTICOR aux élus municipaux repose encore et toujours sur des ragots qu'il faut combattre. Il en est ainsi s'agissant de Jean-Luc RIGAUT de la limitation des mandats. JLR a deux mandats du "bloc communal" : maire et président d'agglomération. Il n'a pas de mandat départemental, régional ou national. Il a été élu président de l'association nationale des communautés de communes et d'agglomération, fonction (et non mandat)  bénévole et temporaire. ANTICOR n'interdit évidemment pas que les associations nationales d'élus élisent l'un des leurs pour présider ces associations; ce qui de fait empêcherait le fonctionnement de ces associations nationales. 

J'attends que l'on me reproche de présider l'association des "Villes des ALPES de l'année".

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Comment changent les comportements ?

6 Février 2020 , Rédigé par Thierry BILLET

Le plan climat air énergie du GRAND ANNECY met l'accent sur la nécessité d'un changement culturel massif pour réussir la transition écologique : c'est l'un des principaux enseignements de nos ateliers climat. Avec l'appui scientifique de Xavier BRISBOIS, pyschologue, nous avons travaillé une demie journée sur les expériences du tri sélectif mais aussi du rapport de l'Espace citoyen sur le changement de mobilité pour essayer de comprendre quels étaient les facteurs de succès du changement en faveur de l'écologie.

Ce que je retiens, c'est que chacun a une "bonne raison" de ne pas changer et que tant qu'on ne répond pas à cette bonne raison, le changement individuel n'aura pas lieu. Le cheminement proposé par l'Espace citoyen sur la mobilité est le suivant : "donner envie et inciter", "expérimenter" c'est à dire rassurer l'indécis pour qu'il soit enclin à recommencer car une première mauvaise expérience du bus par exemple est irrattrapable et "pérenniser".

Xavier BRISBOIS insiste d'abord sur le fait que les choix en matière de mobilité n'ont rien de rationnel : les gens ne savent pas combien ils dépensent pour leur voiture et agissent en unités fonctionnelles quotidiennes dont l'une est "se déplacer". La dernière étude de 2014 montre que les français pensaient dépenser 2 000 euros par an pour leur voiture alors que la dépense moyenne est de 6 000 euros. Le temps de trajet "perçu" en voiture est systématiquement réduit : l'appréciation personnelle est fausse et dévalorise donc les solutions collectives.

Il insiste sur les effets du statut social pour favoriser l'incitation. Il donne l'exemple de la violation du feu rouge sur les passages piétons. Une observation montre qu'en moyenne 16% des piétons violent le feu. Si un sociologue déguisé en clochard viole le feu, le % tombe à 9%. Si le sociologue est en costume 3 pièces, le taux passe à 54%... Ces phénomènes psychologiques doivent être pris en compte dans la démarche de transition écologique.

Trois étapes sont nécessaires pour avancer : inhiber l'habitude, fournir les raisons de changer et permettre le passage à l'acte.

Inhiber l'habitude nécessite de trouver les moyens d'augmenter l'attention des personnes pour qu'elles sortent de leurs automatismes et aient une meilleure conscience des choix qui s'offrent à elles ou de mettre en place des "biais" par le guidage, l'ergonomie qui incitent inconsciemment à tenter une nouvelle expérience.

Fournir les raisons de changer c'est permettre à chacun d'appréhender les bénéfices attendus du changement et d'inviter les personnes à adopter une nouvelle norme sociale plus adaptée à la vie d'aujourd'hui.

Faciliter le passage à l'acte c'est bien entendu mettre des moyens à disposition.

Au fond, ce qui est déterminant ce sont les représentations sociales liées au mode de déplacement qui est d'abord l'expression d'un mode de vie. Tant que se déplacer à vélo sera considéré comme un signe de pauvreté pour les personnes les moins fortunées, elles feront tout pour continuer à utiliser une voiture quel qu'en soit le coût.

Il faut que la transition écologique synthétise un mode de vie, une identité, qui soient désirables et sereinement atteignable. Ce changement est possible : on a pendant des siècles dépenser des fortunes pour son tombeau; on les dépense depuis 40 ans pour des voitures ou des vacances. Le changement est un processus à partir de comportements "pionniers" qui doivent devenir la référence culturelle. Nous l'avons largement réussi sur le tri sélectif; nous commençons à le réussir sur la rénovation thermique de l'habitat : il nous faut l'acquérir sur la mobilité. Sans représentation positive de la transition écologique dans l'imaginaire collectif nous n'arriverons pas à l'objectif de neutralité carbone.

Mais déjà le monde bouge. Les constructeurs automobiles sont obligés de dépenser 2 500 euros par véhicule en publicité pour arriver à le vendre; une somme jamais atteinte qui montre que le modèle dominant vacille et nécessite des jambes de bois de plus en plus coûteuses. L'espoir est permis.

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Gueules cassées

5 Février 2020 , Rédigé par Thierry BILLET

Le hasard des lectures fait que je lis l'un après l'autre "Croire aux fauves" de Nastassja MARTIN et "Le lambeau" de Philippe LANÇON ; avec un point de départ identique : la mâchoire fracassée d'une anthropologue agressée par un ours au fin fond du KAMTCHATKA et celle d'un journaliste de CHARLIE HEBDO mitraillé par les frères KOUACHI.

Car le livre de Philippe LANÇON ne parle que de cela, de la réparation, des échecs médicaux, du lien qui se noue avec la chirurgienne qui le soigne, de la force qu'il faut pour renouer le contact avec ceux qui sont du monde à jamais perdu d'AVANT les tirs et ne comprennent pas le survivant.

Et celui de Nastassja MARTIN commence l'instant d'après l'attaque de l'ours et raconte moins la guérison physique que la nécessité d'y retourner, de se replonger dans le monde sauvage des "EVENES" retournés à la chasse de subsistance après l'effondrement soviétique pour comprendre pourquoi elle avait rêvé de l'ours quelques jours plus tôt. Mme MARTIN est définie là-bas comme une "miedka", passée de l'autre côté de la normalité humaine grâce à ce contact violent mais non mortel avec l'animal mythique qu'est l'ours. Je vous recommande ce livre palpitant.

 

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ESPACE INFO ÉNERGIE, bilan 2019

4 Février 2020 , Rédigé par Thierry BILLET

L'espace info énergie (EIE) de HAUTE SAVOIE animé depuis mai 2019 par ASDER pour le territoire du GRAND ANNECY a oublié un premier bilan de son intervention. 1 558 appels téléphoniques reçus et 112 rendez vous individuels avec des habitants. C'est un résultat encourageant après plusieurs années d'abandon suite à la malheureuse liquidation judiciaire de PRIORITERRE qui nous avait privé d'un service de qualité. Le n° de téléphone commence à être connu 04 58 57 01 70.

Les 3 questions les plus fréquentes : les aides financières possibles, les offres à 1 € et le démarchage abusif, et le remplacement d'un système de chauffage. Gageons que 2020, première année entière de l'EIE, verra une augmentation spectaculaire de sa fréquentation.

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TUMBACH-TRIGENIUM, nouvelle consignation

3 Février 2020 , Rédigé par Thierry BILLET

Alors que l'audience correctionnelle le concernant était prévue le 24 janvier et a été reportée du fait de la grève des avocats, TUMBACH/TRIGENIUM continue sur sa lancée en écopant d'une nouvelle décision préfectorale de consignation. Voici les raisons de cette décision. TRIGENIUM n'a pas respecté l'arrêté préfectoral de mise en demeure du 5 février 2019 qui lui enjoignait :

"sous un délai d'un mois", de faire "réaliser l'ensemble des piézomètres recommandés par l'étude hydrogéologique du 5 janvier 2015, demandés par courrier du 2 octobre 2015 de l'inspection des installations classées".

"avant la fin du premier trimestre 2019", de faire "exécuter des campagnes d'analyse des eaux souterraines à une fréquence trimestrielle"

"sous un délai de 2 mois, de finaliser "le diagnostic de pollution transmis dans le cadre de l'étude du 5 janvier 2015".

La simple lecture des dates laisse pantois. Depuis 2015, TUMBACH ne respecte pas des demandes de l'inspection des installations classées pour la protection de l'environnement. En février 2019, une mise en demeure exige qu'il le fasse. En février 2020, il n'y a toujours pas répondu ! 5 années de délinquance écologique alors qu'il est cité à comparaître devant le Tribunal correctionnel d'ANNECY ! Pendant ce temps, à chaque lessivage par la pluie, l'ISERNON se remplit de polluants qui se déversent dans le THIOU au Pont Neuf.

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