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thierry billet

Écologiste annécien

CEVA, c'est maintenant sur la bonne voie

Publié le 20 Juin 2011 par Thierry BILLET in Politique locale

Les recours déposés en SUISSE contre le CEVA sont maintenant rejetés. Cela ouvre la voie à la mise en chantier à l'automne 2011, enfin ! Une offre sérieuse de transports collectifs va naître entre GENEVE et la FRANCE. Bravo à tous ceux, comme l'association ALP RAIL, qui ont porté ce dossier pendant 25 ans...

 

GENÈVE Vendredi 17 juin 2011  (Le Temps)
La justice donne sa bénédiction au CEVA


Les derniers recours contre le projet ont été levés par le Tribunal administratif fédéral. Les travaux pourraient démarrer à l’automne
Il aura fallu trois ans. Trois années de procédure pour que le Tribunal administratif fédéral (TAF) lève la totalité des recours qui bloquaient le démarrage des travaux de la ligne Cornavin-Eaux- Vives-Annemasse (CEVA), le projet ferroviaire phare de Genève. La nouvelle a été communiquée hier en fin de journée au Conseil d’Etat genevois, qui a annoncé dans la foulée que les travaux pourraient commencer à l’automne. A moins que de nouveaux recours, assortis d’une demande d’effet suspensif, ne soient déposés auprès du Tribunal fédéral.


«Dans ce cas, nous évaluerons la situation à la fin de l’été et nous déciderons alors si nous démarrons le chantier ou pas. Nous ne voulons pas aller de l’avant s’il y a un risque de devoir ensuite interrompre les travaux», explique le libéral Mark Muller, ministre de l’Aménagement et des Constructions. Mais le magistrat espère bien éviter de nouveaux ajournements du chantier: «J’en appelle à la raison des recourants. Tous leurs arguments juridiques ont été écartés par le TAF. Sur le plan politique aussi les choses sont claires, puisque la population s’est prononcée à 62% en faveur du CEVA en novembre 2009. De nouveaux recours leur feraient gagner un peu de temps, mais de toute façon ce chantier va s’ouvrir et nous avons déjà perdu trois ans.»


Un retard qui a déjà provoqué un renchérissement des coûts «de 10 millions de francs environ», selon Mark Muller, alors que l’ensemble de l’ouvrage est devisé à 1,5 milliard. Si le Tribunal fédéral se penche à son tour sur l’autorisation de construire, la facture continuera d’augmenter. Reste à ­ savoir si les opposants qui redoutent les vibrations, le bruit et les autres éventuelles nuisances liées au CEVA décident de poursuivre leur combat.