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thierry billet

SARKOZY en plein délire barbouzard...

1 Septembre 2011 , Rédigé par Thierry BILLET

Le problème en FRANCE, c'est que les réflexes démocratiques sont tellement émoussés par des décennies de pouvoir présidentiel absolu de droite comme de gauche  (Mitterrand et l'affaire des irlandais de Vincennes...) que des évidences sont complétement oubliées.

Par exemple, le respect des journalistes et du secret de leurs sources.

Avec l'affaire de la DCRI qui recherche les contacts téléphoniques du journaliste du MONDE qui suit l'affaire BETTENCOURT pour protéger SARKOZY, on franchit un nouveau pas dans l'inacceptable.


On ne peut que souscrire à l'éditorial du MONDE :


"L'affaire de l'atteinte au secret des sources du Monde dans le traitement du dossier Bettencourt prend désormais la dimension d'une affaire d'Etat", s'emporte Le Monde. Dans son édito du jour, il relève que "le pouvoir n'a pas hésité à bafouer la loi" : "La législation sur les écoutes, d'abord, qui réserve la recherche des fadettes au cas, strict, où les intérêts de l'Etat sont en danger. Mais aussi et surtout la loi sur la liberté de la presse, dont la dernière réforme, du 4 janvier 2010 [voulue par Nicolas Sarkozy, ndlr], dispose qu'"il ne peut être porté atteinte directement ou indirectement au secret des sources" des journalistes.


"Le sommet de l'Etat a utilisé des moyens publics à des fins privées et pour protéger le parti du président, n'hésitant pas à détourner l'action des services policiers de leur véritable mission de protection des citoyens", dénonce le journal, qui rappelle qu'il y a un an, plusieurs proches du pouvoir avaient démenti toute action illégale : "«La DCRI, ce n'est pas la Stasi, avait dit à l'Assemblée nationale le 4 novembre l'ancien ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux. L'objectif de la DCRI, ce n'est pas de suivre des journalistes.» Nathalie Kosciusko-Morizet, alors secrétaire d'Etat à l'économie numérique, avait parlé, s'agissant de la surveillance de journalistes, «d'un vieux fantasme français" relayé par «les médias». Bernard Squarcini, interrogé par le JDD, avait nié s'être intéressé aux journalistes : «Les seuls journalistes qui m'intéressent sont ceux qui fricotent avec les services étrangers», avait-il déclaré. Jusqu'au chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, qui, interrogé le 16 novembre 2010 par des journalistes sur la possibilité que les services de police aient pu violer la loi sur le secret des sources, avait répondu : «Non, je ne l'imagine pas, je ne le crois pas…»"

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