Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
thierry billet

Vice président Climat Air Energie du GRAND ANNECY

Nos enfants nous accuseront

Publié le 31 Octobre 2008 par Thierry BILLET dans Environnement



Je vous invite à visionner la bande annonce de ce film soutenu par le WWF ou
Nature & Progrès.

La question de la détérioration de la santé humaine du fait de la dégradation de l'environnement est le scandale sanitaire encore nié par les pouvoirs publics et la justice pénale.

Mais comme pour l'amiante, elle finira par nous exploser à la figure lorsque la crise sanitaire sera devenue une catastrophe de santé publique.


link
commentaires

La culture à ANNECY

Publié le 30 Octobre 2008 par Thierry BILLET dans Politique locale


La communauté d'agglomération vient de publier un intéressant livret sur le secteur culturel "présentation & données chiffrées 2008".

L'action culturelle qui dépend maintenant de l'agglo et non plus des communes est pilotée par Marie Noëlle PROVENT et Sylvie GILLET DE THOREY.

La brochure fait le point de l'ensemble des aspects de la vie culturelle : les équipements, les budgets, les fréquentations, les engagements politiques, etc.

Pour le spectacle vivant, la C2A gère quatre équipements ( l'auditorium de SEYNOD, Bonlieu Scène Nationale, le Brise Glace et le Rabelais) soit 2.605 places et 287.228 spectateurs accueillis par an au cours de 521 représentations. Ces équipements emploient 58 salariés permanents, dont 30 à Bonlieu.

Le patrimoine, c'est à dire les musées, emploie 38 agents et 20 guides conférenciers avec une fréquentation 2007 de 136.387 entrées sur le Chateau, le Palais de l'Ile et Citia Expo.

L'enseignement artistique à l'Ecole d'Art des MARQUISATS, c'est 36 agents et 297 élèves dans les ateliers de pratiques artistiques. Le conservatoire à rayonnement régional, quant à lui, accueille 1.405 élèves dont 1.162 en section musique.

La Culture représente 7,74% du budget de la C2A.

Ce document doit être disponible sur demande à l'agglo :
www.agglo-annecy.fr

commentaires

FREIBURG, des idées d'avance

Publié le 29 Octobre 2008 par Thierry BILLET dans Environnement



Le Conseil d'architecture et d'environnement - CAUE- de la HAUTE SAVOIE a mis en ligne les photographies du voyage d'études des élus et techniciens de la Ville d'ANNECY à FREIBURG et NEUCHATEL sur la mise en oeuvre des écoquartiers.

Vous trouverez ces photographies sur le site du CAUE à l'adresse ci-jointe


Pour voir les photos : ftp://ftp.cg74.fr/incoming/services/4c0c813045612646a0b64ba191aedaf7/
commentaires

SARKO caméléon

Publié le 29 Octobre 2008 par Thierry BILLET dans C'est personnel


Ce qui est troublant avec SARKO est sa capacité à promettre aujourd'hui avec un aplomb absolu exactement le contraire de ce qu'il voulait faire en matière économique.

L'exemple le plus flagrant est celui des prêts hypothécaires qu'il voulait nous refiler : vous avez emprunté pour votre maison qui coûtait 200.000 €, elle vaut aujourd'hui 300.000 € au prix du marché qui n'arrête pas de grimper et vous avez déjà remboursé 60.000 €.

Donc on peut vous prêter sans problème 160.000 € puisque vous avez déjà remboursé 60.000 et que vous pouvez revendre votre maison 300.000 € !

Exactement ce qui a conduit à la crise des subprimes américains...

Et maintenant, vive l'éthique financière et les placements de bon père de famille.

Je ne sais pas qui cela trompe, mais il faut lui reconnaître une capacité physique à entretenir un rythme dément de voyages aux quatre coins du monde sans aucun répit qui impressionne.

Quand réfléchit il ? Sans doute jamais : l'activisme lui suffit et les notes de ses conseillers qu'il n'a pas le temps d'analyser.

Comment tient il le coup ? Je suis surpris qu'aucun journaliste ne s'étonne de cette capacité invraisemblable. Dopé, SARKO ?

En attendant, sur le plan judiciaire, regardez le bilan de l'agitation de SARKO relayée par DATI, maintenant en désamour, mais maître d'oeuvre activiste de sa politique, avec cet article d'un magistrat, Dominique BARELLA, ancien président de l'Union syndicale des magistrats :

http://lajustice.blogs.liberation.fr/barella/2008/10/nicolas-sarkozy.html

commentaires

Lipietz : Une crise de 29 puissance deux !

Publié le 28 Octobre 2008 par Thierry BILLET dans C'est personnel



 
 
Alternatives internationales : Quelle est votre réaction d’économiste face à la crise que nous connaissons ?
 
Alain Lipietz : Pour qui n’en est pas victime, cette crise est passionnante, une sorte de prodige car elle en résume beaucoup d’autres. C’est la première fois que la crise vient à la fois du social et de l’écologie pour se transformer en crise financière, et de là rebondir vers l’économie réelle dont elle est issue. Je suis agacé par ceux qui parlent « de crise d’origine financière qui finit par toucher l’économie réelle ». Non, cette crise vient de la prolifération du nombre de salariés pauvres américains depuis les années 1980. La mondialisation a accéléré cette dégradation, mettant fin au « compromis fordiste » des années 40.

Alternatives internationales : Les ouvriers américains ont pourtant continué à acheter des maisons, d’où la crise des subprimes…

Alain Lipietz : Oui, d’autant qu’acheter sa maison est une norme plus prégnante là-bas qu’ici. Ils ont fini par ne plus trouver que des usuriers pour leur prêter de l’argent (subprimes), usuriers qui ont vendu les titres liés aux hypothèques sur les marchés financiers, ce qui a intoxiqué tout le système financier mondial. Mais plus généralement, dans le monde, il y a énormément de pauvres et quelques énormément riches. On a dépassé en 2007, aux Etats-Unis, la polarisation sociale de 1928, c’est-à-dire la différence entre les 1 % les plus riches et les autres. Nous étions donc revenu au-delà du déséquilibre qui avait provoqué la crise de 1929, avec la destruction achevée du New Deal opéré par Roosevelt pour remédier à cette crise en développant une large classe moyenne.

En cela, cette crise est typiquement « 1929 » : des financiers ont accumulé beaucoup trop d’argent (y compris le gouvernement chinois en tant que propriétaire des usines chinoises, et les fonds de pension américains qui cherchaient des secteurs rentables pour financer les retraites de la génération fordienne). Les salariés pauvres étant devenus insolvables, on a une crise classique de sous-consommation (ou de suraccumulation). Les riches ont réalisé que les pauvres ne pourraient pas payer et tout a craqué . Les pauvres sont expulsés de leur maison, le prix de l’immobilier s’effondre, les établissements de prêts et les sociétés de réassurance des crédits s’effondrent, puis les banques...

Ajoutons, et c’est inédit par rapport à 1929, la mondialisation financière « casino » : tout titre peut être vendu dans le monde sans qu’on sache ce qu’il représente exactement. Sous Roosevelt, le législateur a re-compartimenté les activités entre banques d’affaires, assurances et banques de dépôt. Aujourd’hui, on propose une re-mutualisation générale : soit les banques d’affaire tombent en faillite, soit elles sont rachetées par les banques de dépôt, et celles-ci partiellement nationalisées. C’est une sorte de fuite en avant : « Il y a beaucoup de dégâts : on va les mélanger avec ce qui se porte mieux en espérant que cela se voie moins ».

Alternatives internationales : Vous dites que cette crise est à la fois sociale et environnementale. En quoi ? Est-ce la fin du « système libéral productiviste » que vous chroniquez sur votre blog ?

Alain Lipietz : Je viens d’évoquer l’aspect « libéral » de la crise, qui l’apparente à la crise de 1929 : une accumulation de richesses qui ne trouve plus à s’investir car les pauvres sont trop pauvres pour acheter. Dans les années 1930-1940, on a corrigé cet effet pervers du libéralisme par le « fordisme » : payer mieux les ouvriers pour faire croître la consommation et assurer le plein-emploi. Mais ce compromis fordiste, Thatcher, Reagan et la concurrence mondiale l’ont effacé à partir des années 1980, et l’on se retrouve dans une structure de distribution mondiale plus dangereuse encore que celle de 1928. Car d’une part les travailleurs américains ou européens se sont appauvris, mis en concurrence avec ceux de l’ex-tiers monde, alors que, d’autre part, la modernisation productive s’élargissait presque au monde entier. Or la crise de 1929 venait de la mauvaise distribution des gains de productivité : les salaires stagnaient tandis que la productivité accélérait dans les années 1920, avec des profits « rugissants ». De nos jours, les ouvriers chinois travaillent sur des machines achetées en Allemagne, avec la productivité de 2008, mais ils sont payés avec les salaires de 1900. Nous sommes face à une crise de 1929 au carré !

Le deuxième aspect, c’est l’aspect « productiviste » de la crise. Pour la première fois depuis 1848, voire la Grande Peste, on assiste, en plus de la crise du système économique, à une crise d’épuisement des ressources naturelles. En 1929, les récoltes étaient bonnes, aucun problème du côté de la Nature : on brûla le café invendable dans les locomotives. On atteint désormais la limite de la plupart des ressources non-renouvelables (le pétrole, les métaux…). Tout s’épuise à la fois : les matières premières et la possibilité de recycler les déchets, comme les gaz à effet de serre, péril bien plus grave encore.

En plus, le monde a manqué courir à la catastrophe totale, en se lançant en 2007 dans les agrocarburants. Pour lutter contre la rareté du pétrole, on aggravait la rareté des produits alimentaires. Et cela a précipité les propriétaires endettés dans la pauvreté, accélérant la crise des subprimes. Ce projet insensé est remis en question, du moins en Europe. Je ne condamne pas en bloc les agro-carburants (les Verts ont un agro-carburant pour emblème : le tournesol !). Mais l’idée que l’on puisse y consacrer 1/6ème des terres (« car au XIXe siècle, 1/6 de la terre française servait à nourrir les chevaux ») témoigne de notre folie. D’autant que les Chinois enrichis commencent à manger de la viande, dont la production consomme 10 à 15 fois plus d’hectare par protéine que les protéines végétales. Résultat : les 27 pays les plus pauvres étaient en état de crise alimentaire en mai 2008, en l’absence de sécheresse ou d’inondation particulière !

Alternatives internationales : Faut-il désespérer ?

Alain Lipietz : Voyons l’aspect positif des choses. Premièrement, la capacité de réaction de la planète est beaucoup plus forte que lors de la crise de 1929. Pourquoi ? Parce que celle-ci a eu lieu, justement. On a annulé les conquêtes du fordisme, mais on en avait gardé la théorie : le keynésianisme. Même George W. Bush, contrairement à Herbert Hoover (président des Etats-Unis de 1929 à 1932) en son temps, comprend que, face à une telle dépression, il faut lâcher les rênes du crédit et augmenter le pouvoir d’achat.

Deuxième aspect positif, la compétence plus grande de l’humanité en tant qu’intelligence collective. La façon dont les agrocarburants ont démarré puis ont été contestés est significative. Les parlementaires européens (les écologistes d’abord), les grandes organisations internationales, le « quatrième pouvoir » (la presse) bien sûr, ont mis le holà à cette folie, en un peu plus de dix mois. L’envolée du prix de la nourriture était alors de l’ordre de 60 ou 70 %. Toutes les céréales et les plantes à huile (colza, arbres à palme etc.) étaient connectées au prix du pétrole. La situation devenait catastrophique. La régulation intellectuelle et, partiellement, institutionnelle (ONG, institutions internationales) a marché. La démocratie, cela fonctionne, ce n’est pas la même chose que l’Union soviétique qui a vu la mer d’Aral s’assécher sans rien faire et sans se poser la question de l’impact de la culture du coton dans le Kazakhstan…

Mais de la critique à l’action politique il y a une marge. La « sortie par en haut » de la crise n’est pas gagnée.

Alternatives internationales : Quelle pourrait être la forme d’un autre régime d’accumulation, d’un autre mode de régulation et d’un nouveau modèle de développement ? On ne va pas revenir au fordisme ?

Alain Lipietz : Par ses ressemblances avec la crise de 1929, il devra sans doute y avoir quelque chose de rooseveltien dans les solutions à la crise actuelle, donc de la redistribution des revenus à l’échelle mondiale. Et l’Etat-Nation est désormais impuissant à réguler le capitalisme : il nous faut au moins une Europe fédérale. Mais non, bien sûr, on ne reviendra pas au fordisme, à cause de la crise écologique : il ne faut pas garantir une automobile à chacun, mais des logements bien isolés, produisant leur propre énergie, et des transports en commun !

C’est toute l’idée de la « croissance verte ». La norme de consommation devra être non seulement économe en énergie et en gaz à effet de serre, mais en plus réduire les déséquilibres accumulés. On ne peut pas se contenter de la « décroissance » de l’activité. Ce serait vrai si on était à l’équilibre et qu’il fallait maintenir les choses en l’état, or ce n’est pas du tout le cas.

Il faut bien comprendre qu’une décroissance de la crise écologique suppose une croissance massive de l’activité humaine. Nous devrions être aujourd’hui dans une « économie mobilisée » au sens de Janos Kornai, l’économiste hongrois, une économie où la question de la demande du consommateur ne se pose pas, tant les besoins collectifs sont impératifs. En un an, tout pays « mobilisé » pourrait être en situation de plein emploi, avec des gens en train de construire des logements écologiques, des vélos, des couloirs pour autobus à méthane issu de la fermentation des ordures, remettre HLM et copropriétés aux normes HQE (haute qualité environnementale). En France, pour amorcer le financement, il suffirait d’abolir la loi Tepa (loi de l’été 2007 « en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat ») : un peu moins de quinze milliards de manque à gagner fiscal par an ! Je ne suis pas un fou de la surimposition, mais là, cette loi n’a servi à rien, ni pour rétablir l’équilibre budgétaire, ni pour relancer l’activité. Restituons intégralement ces 15 milliards annuels au financement du Grenelle et, croyez-moi, on saura quoi en faire ! Et n’oublions pas que le prix de la lutte contre les désastres de l’effet de serre sont bien moins moindres que les dégâts engendrés.

Côté bancaire, ce qu’a montré la crise, c’est qu’une banque centrale ne doit pas prêter de l’argent au même taux selon les différents usages de l’argent. Si l’Union européenne avait le courage de réformer la BCE, elle édicterait que celle-ci doit racheter à taux zéro les titres émis par les chantiers de lutte contre l’effet de serre, et faire monter à 10 ou 15 % les taux de refinancement pour les titres spéculatifs sans rapport avec le bien commun.

Alternatives internationales : Les libéraux, observant la baisse de la consommation de carburant en France, estiment qu’au fond il n’y a pas mieux que le marché pour faire bouger les comportements…

Alain Lipietz : Non, c’est la crise écologique qui est en train de faire bouger les comportements des individus. Mais toute crise se régule d’une certaine façon par la mort de ce qui l’a provoquée. Le « développement soutenable » vise justement à éviter la violence des crises régulatrices. Il faut tout à la fois réguler le social et l’environnemental. Le problème de la nature, c’est que, comme elle est gratuite, tout le monde se sert et les riches bien plus que les pauvres ! La mission de l’écologie politique, dans laquelle je m’inscris, est d’alerter et de proposer un usage de la nature « assurant les besoins d’abord des plus démunis, et des générations futures ». Depuis 1972 (conférence de Stockholm), elle annonçait que le modèle de développement fordiste était insoutenable. Mais son successeur, le libéral productivisme était pire encore : pas davantage soutenable et en plus anti-social.

Notre rôle de prophète de malheur est terminé aujourd’hui. Le travail que nous avons à mener, dans les collectivités locales, à l’Europe (où les scrutins sont proportionnels et permettent de représenter les courants émergents), c’est de montrer ce que serait le « New Deal » du XXIe siècle. La révolution d’une redistribution égalitaire des gains de productivité selon des formes faisant reculer la crise écologique : croissance du temps libéré, économies d’énergie, reconversion vers une nourriture saine, etc.

Propos recueillis par Bertrand Richard

commentaires

Cinéma, architecture et empreinte écologique

Publié le 27 Octobre 2008 par Thierry BILLET dans Environnement


A noter sur votre agenda le 21 novembre de 18 heures à 20 heures à la MJC de NOVEL plusieurs fims sur la durabilité en architecture.

Des petits films de 8 minutes sur des réalisations locales, puis "L'épouvantail" de Buster Keaton et " Construction de l'extrême TOKYO " de C. SCHMIDT.


commentaires

Loi GRENELLE 1 : abstention !

Publié le 27 Octobre 2008 par Thierry BILLET dans Environnement


Les députés Verts  se sont abstenus lors du vote solennel sur le projet de loi de mise en œuvre du Grenelle de l’environnement cet après-midi à l’Assemblée nationale.

Les raisons principales de cette abstention sont les suivantes :

- l’amendement « Ollier » sur la norme thermique de 50 kWh/m2 /an pour les constructions neuves, infléchie en 80 ou même 120 kWh/m2/an lorsqu’équipées en chauffage électrique. Le lobby nucléaire est satisfait au détriment des ménages modestes qui paieront plus cher leurs factures électriques dans un habitat moins bien isolé.

- l’abandon du « plafonnement des capacités routières » de la France au profit d’une possibilité d’augmentation des routes pour des raisons « d’engorgement, de sécurité, ou d’intérêt local », formule qui justifiait déjà la bitumisation du pays depuis cinquante ans.

- l’amendement « Jacob » qui favorise la « valorisation énergétique » n’est qu’une relance des incinérateurs, degré zéro de l’intelligence de traitement des déchets.

commentaires

Oui au kite surf, non au surf board !

Publié le 26 Octobre 2008 par Thierry BILLET dans Environnement


Quel avenir voulons nous pour le lac ?

A l'occasion de deux dossiers concernant de nouvelles pratiques sportives sur le lac d'ANNECY, il convient de préciser le type d'activités qui sont compatibles avec l'avenir que nous voulons pour le lac.

Autrement dit, les pratiques destructrices du milieu naturel, ou nuisibles au calme des riverains et de l'éco système doivent progressivement se restreindre dans une démarche d'excellence environnementale que veut porter la conférence lac.

Dans cette perspective, la création d'une zone d'évolution du kite surf : ces cerfs volants de grande taille auxquels un sportif s'accroche pour décoller ne pose pas de difficultés, bien au contraire : il n'utilise que la force du vent.

En revanche, le surf board qui consiste à surcharger un bateau à moteur de forte puissance pour provoquer des grosses vagues sur lesquelles le surfeur pourra surfer est à proscrire avec la plus ferme exigence. Les effets de ces vagues sur les roselières est néfaste et le bruit provoqué par ces engins en sur régime est inacceptable.

La question posée aujourd'hui est celle du manque de moyens de l'Etat pour faire respecter la réglementation sur le lac : des bateaux circulent en pleine nuit à pleine vitesse pour se rendre dans des boites de nuit et personne n'y met fin alors qu'il est très simple de les identifier et de les verbaliser.

Faudra t-il que le SILA prenne en charge l'embauche de gardes lacustres ? L'idée fait son chemin.
commentaires

Conseil des rivages lacustres

Publié le 25 Octobre 2008 par Thierry BILLET dans Environnement


Belle représentation de la HAUTE SAVOIE ce mercredi à LYON avec les deux conseillers régionaux Renée POUSSARD et Jean Paul MOILLE, Christian JEANTET, conseiller général, et le maire de PUBLIER qui venait soutenir le rachat à l'Etat d'une parcelle limitrophe du lac Léman. J'y assistais pour le SILA.

Jean Paul a été élu président de la section du Conservatoire du littoral pour les rivages lacustres et Catherine SANDEL, conseillère régionale verte de PACA est vice-présidente.

Jérôme BIGNON, député de la SOMME et président du Conservatoire, assistait à la réunion.

Une grande bouffée de souvenirs lorsqu'il a relaté l'acquisition par le Conservatoire de la propriété NICOLAY à REGNIERES ECLUSES : 810 hectares en pleine Picardie Maritime.

Et les émotions de mon premier emploi : chargé de mission pour le parc naturel régional de Picardie Maritime.

Une ambiance studieuse et consensuelle, portée par le Grenelle de l'environnement, et par la compétence acquise par des élus verts comme Daniel BEGUIN, conseiller régional de LORRAINE.

Reénée POUSSARD continuera de présider la section alpine du conseil des rivages lacustres, secondée par Christian JEANTET.

Le Conservatoire du Littoral a acquis une dimension nationale incontournable après avoir acquis 118 455 hectares en FRANCE.

A noter dans le numéro 70 de RIVAGES, la revue du Conservatoire, un article de synthèse sur "les sports de nature" autour de la nécessité de concilier la pratique du sport et le respect des milieux.

www.conservatoire-du-littoral.fr



commentaires

Sauver la finance vaut mieux que sauver la planète ?

Publié le 23 Octobre 2008 par Thierry BILLET dans C'est personnel

Image 1_6_1.png

Ce qu'on a fait pour sauver la finance, faisons-le pour sauver la planète

Pour Denis Baupin et Pascal Canfin (Les Verts)*, la crise financière a au moins la vertu de montrer qu'une mobilisation massive et qu'un aggiornamento idéologique était possible, et «constitue une opportunité historique pour inventer un nouveau mode de développement qui ne repose pas sur la maximisation du profit à court terme mais sur la recherche d'un développement soutenable pour la planète et qui maximise le bien être des êtres humains».

Une révolution d'envergure vient de se dérouler sous nos yeux au niveau planétaire. En quelques semaines, des forteresses inexpugnables sont tombées: des forteresses financières, mais aussi des forteresses idéologiques.

 

Dans la façon dont les Etats ont commencé à répondre à la crise financière, cinq étapes caractéristiques peuvent être identifiées :

1. Prise de conscience de la gravité de la situation et de l'urgence de la catastrophe potentielle

2. Reconnaissance que le «laisser faire», la brutalité de la main obscure du marché, ne peut que conduire à une aggravation de la crise, voire à saper les fondements même de nos sociétés

3. Mobilisation des pouvoirs publics perçus comme les seuls garants de la sortie de crise

4. Mise en place d'une coordination internationale encore insatisfaisante mais réelle, et définition de politiques publiques

5. Injection de moyens financiers massifs

 

Il est aujourd'hui trop tôt pour savoir si ce remède de cheval évalué aujourd'hui par le FMI à 1.500 milliards de dollars sera suffisant. Mais, pour nous écologistes, cette «révolution» constitue un précédent particulièrement intéressant. Car une crise écologique bien plus grave nous menace, qui, par bien des aspects, s'apparente dans ses mécanismes à la crise de la finance internationale et pour laquelle les mêmes étapes peuvent être dessinées.

 

1. Prise de conscience de la gravité de la crise : à entendre les dernières études des climatologues, l'évolution des concentrations de carbone dans l'atmosphère constatée depuis quelques années est plus grave que le pire des scénarios envisagés il y a seulement un an par le GIEC : les conséquences climatiques (cyclones, sécheresses, montée du niveau de la mer...) et humaines (famines, réfugiés climatiques...) défient tous les scénarios élaborés jusque là ; à écouter nombre de géologues, la déplétion des ressources pétrolières (et de nombre d'autres matières premières) serait engagée ou tout le moins imminente, pouvant entraîner un accroissement brutal des prix de l'énergie aux conséquences géopolitiques (guerres), économiques et sociales majeures ; quant aux experts en matière de biodiversité, ils n'hésitent pas à parler d'une 6e extinction des espèces, dont les conséquences agricoles, climatiques et sanitaires sont imprévisibles.

Il ne s'agit pas ici de faire preuve de catastrophisme, mais d'un minimum de lucidité sur le signal d'alarme lancé par la communauté scientifique. Il ne s'agit pas de faire peur, mais de faire face.

 

2. Comme la crise financière, la crise écologique est l'échec d'une économie tournée uniquement sur la maximisation du profit à court terme. La confiance quasi religieuse dans le libre marché et dans l'impératif irréaliste d'une croissance continue et infinie ne peut que conduire à rencontrer, à un moment ou un autre, les limites physiques de la biosphère et des ressources énergétiques. De même que le marché a créé artificiellement des bulles (Internet, immobilier, ...) qui laissent croire qu'on peut vivre au-dessus de nos moyens et qui finissent toujours par exploser, nous vivons depuis près de 30 ans dans une « bulle écologique » (l'empreinte écologique de l'humanité est devenue supérieure à notre seule planète Terre !) dont « l'explosion » potentielle menace notre avenir collectif.

Là où une économie « économe » de nos ressources, parce que basée sur des équilibres de long terme, peut organiser la préservation des ressources et leur utilisation durable, une économie basée sur le profit à court terme de quelques uns conduit au gaspillage, et par voie de conséquence à la privation du plus grand nombre.

 

3. Il n'est donc pas surprenant que la grande majorité des scientifiques (du GIEC aux experts énergétiques ou de la biodiversité) et des responsables politiques les plus lucides (d'Al Gore à l'ONU) en appellent à la responsabilité des pouvoirs publics seuls capables de faire passer nos sociétés et nos économies du gaspillage à la sobriété, du pillage des ressources à leur préservation, d'une économie sauvage du chacun pour soit à une économie civilisée de coopération.

 

4. Pour cela, comme pour la crise financière, émerge l'impératif d'une gouvernance planétaire face à la crise. D'une certaine façon, le Sommet de la Terre à Rio, le protocole de Kyoto sur le réchauffement climatique en sont les précurseurs. Mais il s'agit maintenant de passer de l'expérimental au pérenne : éradiquer la pauvreté ; organiser la réduction des gaz à effet de serre en partageant équitablement les quotas d'émission entre pays ; mettre en place les dispositifs économiques pénalisant les gaspillages et favorisant les comportements vertueux ; protéger la biodiversité en donnant une valeur économique au fait de protéger les biens naturels mondiaux comme les forets tropicales ; mais aussi partager équitablement les ressources énergétiques fossiles tout en développant les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique ; et anticiper la prise en charge équitable des futurs réfugiés climatiques en proportion des responsabilités de chacun dans la crise ... Voila autant de chantiers prioritaires pour une gouvernance mondiale qui tenterait d'éviter que la crise ne se résolve par la loi du plus fort, celle qui d'Irak en Géorgie, en passant par le Darfour, conduit les superpuissances à s'accaparer militairement le contrôle des ressources énergétiques.

 

5. Cette mutation, elle aussi, nécessitera l'injection de moyens certes massifs, mais qui, au regard des centaines de milliards injectés en quelques semaines pour sauver le système financier, apparaissent particulièrement raisonnable. Ainsi, l'économiste Nicholas Stern a chiffré à 2% du PIB mondial d'ici 2050 les moyens nécessaires pour lutter contre le dérèglement climatique. Soit autour de 1 000 milliards de dollars sur 40 ans là où la crise financière a déjà 1.500 milliards de dollars en quelques mois !!!

 

Depuis la crise financière, nous savons dorénavant qu'un tel scénario est réalisable. Elle constitue une opportunité historique pour inventer un nouveau mode de développement qui ne repose pas sur la maximisation du profit à court terme mais sur la recherche d'un développement soutenable pour la planète et qui maximise le bien être des êtres humains. Ne reste qu'une question : les chefs d'Etat des pays riches sont ils capables de faire preuve de la même volonté politique pour sauver la planète que pour sauver la finance?

 

Denis Baupin, membre du conseil national des Verts, maire adjoint de Paris au développement durable

Pascal Canfin, responsable de la commission économie des Verts

commentaires
1 2 3 > >>