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thierry billet

Vice président Climat Air Energie du GRAND ANNECY

La barbarie ou Coppenhague...

Publié le 30 Août 2009 par Thierry BILLET dans Environnement


La question du réchauffement climatique et la capacité de stabiliser celui-ci à + 2° en moyenne a donné lieu à un atelier fort intéressant aux Journées d'été des VERTS et d'EUROPE ECOLOGIE.

J'en retiens une idée force développée par Antoine BONDUELLE du Réseau Action Climat, qui travaille à la préparation de la conférence de COPPENHAGUE sur le climat en décembre 2009.

"Si l'on n'arrive pas à stabiliser le réchauffement à + 2° d'ici 2050, la question ne sera plus entre capitalisme et socialisme, mais entre civilisation et barbarie".

Avez vous bien signé en ligne la pétition sur l'ultimatum climatique ?
www.copenhague-2009.com
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Réforme des collectivités territoriales, banco !

Publié le 28 Août 2009 par Thierry BILLET dans C'est personnel


La réforme proposée par la Commission BALLADUR a donné lieu à un débat intéressant aux Journées d'été d'EUROPE ECOLOGIE à Nîmes ce samedi.

En présence d'André VALLINI qui préside le CG de l'ISERE et a participé à la commission BALLADUR, le débat a porté sur ce projet de réforme qui va être rapidement votée car les conseillers régionaux élus en mars 2010 seront élus jusque 2014 seulement et la Loi doit le préciser avant l'élection.

A cette date, les conseillers généraux et les conseillers régionaux seront élus ensemble sur une même liste électorale, tout comme les conseillers municipaux et les conseillers d'agglomération élus enfin au suffrage universel.

Les écologistes ont plaidé au cours de ce forum pour le dépérissement des départements et des conseils municipaux, autour d'une structuration des collectivités territoriales sur le binôme : agglomération/région avec des compétences propres spécifiques, sans interférences les unes avec les autres.

La question n'est pas celle - poujadiste -  d'une diminution du nombre d'élus, mais d'une démocratisation des conseils d'agglo qui doivent être élus au suffrage universel pour cesser d'être un lieu où les maires des différentes communes de l'agglo tentent de trouver un consensus bien souvent très mou préservant les intérêts de chaque commune au détriment souvent de l'intérêt communautaire.

Reste à définir le mode de scrutin : nous prônons une proportionnelle intégrale avec recherche d'une majorité comme dans les élections régionales.



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Des primaires pour le candidat de la gauche à la présidentielle

Publié le 27 Août 2009 par Thierry BILLET dans C'est personnel


Il m'amuse d'avoir eu raison (trop ?) tôt quand le MODEM annonce officiellement via Mme DE SARNEZ avec l'accord de BAYROU à MARSEILLE ces jours-ci la perspective d'un grand front uni des écologistes, du PS et du MODEM, avec élection du candidat progessiste contre SARKOZY par un large collège électoral. Je connais des dents qui doivent grincer chez certain(e)s VERTS et certain(e)s socialistes qui se sont tant dépensés pour me traîner dans la boue quand j'annonçais cette nécessaire perspective. Pour autant, cela ne peut se faire n'importe comment.

C'est ce que précise l'ami Dany à RUE 89.

Alors que les personnalités socialistes favorables à des primaires élargies à toute la gauche sont chaque jour plus nombreuses, les autres formations d'opposition montrent leur agacement face à l'ampleur que prend le débat sur ce processus de désignation d'un candidat commun à la présidentielle de 2012.

Le NPA d'Olivier Besancenot et le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon y sont opposés, quand les communistes ou les Verts estiment surtout que les socialistes se servent des primaires pour masquer un déficit d'idées. Daniel Cohn-Bendit explique toutefois à Rue89 à quelles conditions il se déclarerait favorable à de telles primaires.


Etes-vous favorable à des primaires à gauche ?

On ne peut organiser les primaires que si on fait avant le rassemblement social, écologique et démocratique. Sinon les primaires ne veulent rien dire, n'ont aucun sens. Si ce rassemblement se fait, je ne suis évidemment pas contre des primaires.


Quelles règles devraient alors s'appliquer ?

Chaque parti qui souhaite participer à ce rassemblement devra nommer des représentants et ces représentants rédigeront ensemble un manifeste de l'espoir. Les formations, les politiques, les militants, les citoyens qui adhèrent à la politique définie pourront alors signer ce manifeste.

A la fin, on aura 500 000, un million, deux millions, trois millions ou quatre millions de signataires. Ce peuple électoral pourra alors élire son représentant pour la présidentielle.


Faut-il débuter le processus dès aujourd'hui ?

On peut préparer le débat, mais il faut attendre les régionales, où beaucoup de formations présenteront des listes autonomes au premier tour, sinon ça ne servirait à rien qu'il y ait deux tours.

A la présidentielle aussi il y a deux tours, mais il existe un petit détail qui s'appelle 2002. Si plusieurs formations de gauche font des scores à plus de 10%, il y a un risque de voir d'autres candidats leur passer devant.


Attendez-vous une prise de position de Martine Aubry ?

Comme je ne comprends pas Martine Aubry, je ne sais pas ce qu'elle va faire. Elle est sceptique face aux écologistes, face au MoDem… Elle recherche la stratégie où le PS ressort hégémonique.



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Taxe carbone : la braderie à 14 euros

Publié le 26 Août 2009 par Thierry BILLET dans Environnement


L'annonce par le gouvernement d'une taxe carbone à 14 euros la tonne, alors que Michel ROCARD la proposait à 32 pour aller à plus de 100 rapidement illustre les rodomontades de l'UMP en matière de changement climatique.

Comme devant les banquiers SARKOZY joue les gros bras en paroles et laisse filer ensuite.

Voici un entretien éclairant relevé sur MEDIAPART :

Pour Christian Gollier, directeur du laboratoire d'économie des ressources naturelles de la Toulouse School of Economics, et membre de la conférence d'experts sur la taxe carbone, «c'est une catastrophe».

Selon le rapport Rocard, afin d'induire un changement de comportement des agents économiques, et diminuer par quatre les émissions de gaz à effet de serre en 2050, la taxe carbone devrait s'établir la première année à environ 32 euros la tonne (soit 160 euros par ménage en moyenne la première année), pour ensuite augmenter chaque année afin d'atteindre 100 euros en 2030.


Comprise entre 14 et 20 euros comme l'a évoqué Chantal Jouanno, la taxe carbone serait-elle efficace ?

Christian Gollier – C'est une catastrophe. C'est une catastrophe car l'Etat donne de très mauvais signaux et démontre une fois de plus son incapacité à tenir ses engagements. Il ne peut pas à la fois dire que nous allons diviser par quatre les émissions de CO2 et limiter la taxe à 15 ou 20 euros la tonne de CO2. Ces deux choses-là sont incompatibles. Montrer cette inconsistance dans le projet politique d'une écologie responsable, intelligente et solidaire des générations futures, montrer cette incapacité à avoir une politique consistante, c'est une catastrophe. Au moment où il faut prendre les décisions qui fâchent, les décisions difficiles, l'Etat recule.


Pourquoi est-ce un niveau insuffisant ?

Climatologues, océanographes, sciences dures, économistes, travaillent depuis un certain nombre d'années pour essayer d'affiner l'évaluation des impacts de la hausse de la température sur l'environnement et le bien-être des êtres humains qui vivront dans les décennies et les siècles à venir, ainsi que les liens entre la concentration de CO2 et les dommages sur la planète. Ils ont établi que l'objectif de division par quatre dans cinquante ans des émissions de CO2 était désirable. Comment l'atteindre ? Ce n'est pas avec une taxe carbone à 15 euros la tonne de CO2 que l'on va radicalement changer le comportement des individus. Déjà, les 32 euros proposés par le rapport Quinet il y a un an et demi, avalisés par la commission Rocard en juillet, est un moins disant par rapport à cet objectif.

Le risque à vos yeux, c'est qu'une taxe carbone trop faible devienne invisible?

Les ménages réagissent à des signaux prix. Si le prix de l'essence augmente, ils vont, sur le long terme, rouler un peu moins, prendre plus les transports en commun, acheter des voitures moins gourmandes... Tout cela fait que globalement la société va émettre moins de CO2. Commencer à 20 plutôt qu'à 32 euros la tonne, ça veut dire qu'il faudra terminer non pas à 200 mais peut-être à 300 euros. Car dans le scénario à 32 euros la tonne la première année, la taxe carbone doit atteindre 200 euros la tonne en 2050. Mais dans un scénario à 15 ou 20 euros la tonne au départ, la taxe pourrait atteindre 300 euros la tonne en 2050 si l'on ne veut pas dépasser une concentration de 550 parts par million (ppm) dans l'atmosphère, ce qui est déjà une extrême limite pour ne pas dépasser une augmentation moyenne de la température de la terre de 2 ou 3 degrés. Tous les efforts en moins aujourd'hui seront des efforts en plus à l'avenir.

Idéalement, à quel niveau établiriez-vous la taxe carbone?


 Au vu des études menées aux Etats-Unis et en France, l'idéal c'est un prix mondial de départ autour de 45 euros la tonne de CO2, qui croisse par la suite à un taux de 5% par an dans les cinquante prochaines années. C'est ce que disent les modèles si on ne veut pas dépasser une concentration de 550 ppm. James Hansen, l'expert de la Nasa, défend même une taxe carbone à 100 euros la tonne. Il y a un débat international passionnant à ce sujet. Le consensus relativement solide aujourd'hui est de fixer un prix entre 30 et 50 euros la tonne de CO2. L'idée est que les agents économiques soient conscients que, s'ils investissent aujourd'hui dans l'achat d'une maison mal isolée ou une voiture qui consomme beaucoup ou dans la construction d'une centrale très émettrice, dans les décennies à venir ils devront payer pour les dommages qu'ils vont faire subir aux générations futures. Il faut qu'ils sachent qu'on est entré dans un nouveau système.
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retour de vacances en images

Publié le 26 Août 2009 par Thierry BILLET

Au cimetière d'AUBRAC



A la chasse aux papillons



Savoir faire paysan



Des vaches maquillées sur les yeux sur l'AUBRAC



Et partout la sécheresse...



et partout des témoignages du Moyen âge...




Bel été sur les chemins du Massif central...
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M. FREQUELIN et le désert de Platé

Publié le 19 Août 2009 par Thierry BILLET dans Environnement


Un ami m'envoie la copie de l'article du Dauphiné par lequel Sébastien LOEBB apporte son soutien à M. FREQUELIN pour qu'on ne démolisse pas (enfin !) son chalet édifié dans le désert de PLATE sans permis de construire, sinon une vague autorisation verbale de M. PERRIN maire (communiste !) de PASSY de l'époque.

M. FREQUELIN a été condamné à démolir ce chalet illégal il y a dix ans.

Depuis 10 ans, il a réussi à faire traîner les choses de manière à tenter d'obtenir que son chalet ne soit pas démoli, utilisant tous les appuis que son aura de pilote de course et de directeur d'écurie (chez CITROEN je crois) lui a permis d'obtenir.

Il semble qu'enfin l'Etat applique la décision de la Cour d'appel de CHAMBERY.

On ne peut que s'en féliciter.

Dans un baroud d'honneur, M. FREQUELIN fait jouer ses appuis médiatiques en la personne de M. LOEBB qui fait, en soutenant son ami, une désastreuse sortie de route.

Lui viendrait il à l'idée de contester le réglement de la course à laquelle il participe ?

Certainement pas : alors pourquoi soutient il M. FREQUELIN qui a violé la loi de la République en construisant sans permis de construire dans une zone protégéé ?

On aurait donc le droit quand on est riche et célèbre de se dispenser d'appliquer la loi commune ?

J'espère que tel n'est pas le point de vue de cet énorme champion qu'est Sébastien LOEBB.
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Bonnes vacances !

Publié le 8 Août 2009 par Thierry BILLET



Je suis en vacances jusque début septembre,
le blog également...
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16,95 € le kilo les cerises US...

Publié le 7 Août 2009 par Thierry BILLET


Un commerçant annécien vend Rue du Président Favre des cerises des Etats Unis à 16,95 euros le kilo.

Pourvu que personne ne lui en achète !
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Enveloppes T

Publié le 6 Août 2009 par Thierry BILLET dans C'est personnel


Si vous en avez marre de recevoir à ne plus savoir qu'en faire des publicités nominatives par courrier postal, vous pouvez renvoyer à l'expéditeur dans l'enveloppe T jointe tout ce qu'il vous a adressé.

Cela lui coûtera des sous, et son contrôleur de gestion lui signalera rapidement le coût excessif de cette mesure de publicité non souhaitée.

Si cela dépasse le poids autorisé, ce sera encore mieux...



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Fruits & légumes

Publié le 5 Août 2009 par Thierry BILLET dans C'est personnel


De 1992 à 2002, la FRANCE a versé aux producteurs de fruits et légumes des aides non déclarées à l'Union Européenne.

L'affaire éclate quand le nouveau ministre de l'agriculture se dit qu'il ne peut plus étouffer le dossier, d'autant qu'il est un européen convaincu.

De 1992 à 1997, gouvernement de droite, de 1997 à 2002, gouvernement de gauche.

Silence du PS assuré sur le dossier, merci M. GLAVANY.

Les producteurs affirment qu'ils ne peuvent rembourser puisqu'ils sont en crise de surproduction en 2009.

Quand on voit le prix des fruits et légumes cet été, on se demande où est passée la surproduction, sans aucun doute dans des poubelles ou dans les champs, pour "maintenir les cours"... à grand renfort de produits chimiques et de pesticides dans les exploitations.

Et l'on nous ressert la rengaine des charges sociales et du SMIC trop élevés pour les pauvres producteurs...

Mais à qui vendraient ils leurs fruits si chers sur l'étal si les gens étaient payés encore moins cher ?

Nous sommes en plein cercle vicieux : des productions de mauvaise qualité  alimentaire produites avec force pesticides et phytosanitaires, vendues trop cher aux consommateurs, et assistées par des aides publiques illicites distribuées sans contrôle et de manière opaque...

La cogestion de l'alimentation en FRANCE par la FNSEA et le Ministère de l'agriculture pour assurer la paix sociale dans les campagnes aboutit à une impasse.

Il est temps de réorienter complètement la production agricole vers des produits de qualité qui assurent un revenu honnête aux agriculteurs.

Exactement l'inverse de ce que la FRANCE s'apprête à défendre dans le cadre de la réforme de la Politique agricole commune.



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