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thierry billet

Maire adjoint au développement durable et à la Ville du futur d'ANNECY

Tchernobyl, veille de procès...

Publié le 30 Mars 2011 par Thierry BILLET

Demain la Chambre de l'instruction de la Cour d'appel de PARIS examinera le dossier des cancers de la thyroïde que l'association française des malades de la thyroïde et la Criirad considèrent comme la conséquence du passage du nuage de particules radioactives de TCHERNOBYL.

 

Procès crucial qui pourrait voir la Cour ordonner un non lieu dans ce scandale de santé publique qu'aura été en 1986 le traitement par les pouvoirs publics des conséquences sanitaires de TCHERNOBYL.

 

Le Parquet Général a requis le non lieu dans une démarche dont le lobby nucléaire français ne pourra que se féliciter.  Le problème est qu'au moment de la rédaction de ce réquisitoire, l'Etat espérait pouvoir compter sur le fait que le souvenir de TCHERNOBYL s'estompait en FRANCE, 25 ans après la catastrophe. Avec ce qui se passe au JAPON, ce sera une occasion ratée d'enterrer ce dossier sans faire de vagues. L'ampleur de la catastrophe de FUKUSHIMA qui risque de dépasser celle de 1986 rend d'une particulière acuité le problème de la transparence du nucléaire et de la fiabilité des informations données aux citoyens.

 

En 1986, la Criirad a montré que l'on avait menti sur la gravité de la pollution et que ces mensonges avaient conduit à ne pas prendre les précautions nécessaire pour interdire la consommation de produits contaminés (lait, légumes, etc.) là où la pluie avait pu polluer les sols de manière significative.

 

Les médias se sont emparés du dossier et j'ai pu répondre à quelques interviews de journalistes en vue de l'audience de demain où j'assiste la Criirad. Le pire n'est jamais sûr, mais la suspension de la Juge d'instruction en charge de ce dossier avant même que la Cour ne statue définitivement est un signe peu encourageant.

 


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Chaufferie de NOVEL, le choix du bois

Publié le 29 Mars 2011 par Thierry BILLET dans Environnement

Délibération d'une importance stratégique hier soir au Conseil municipal sur la question de la chaufferie de NOVEL.

Actuellement alimentée par du fuel et du gaz, elle va passer d'ici deux ans à la biomasse, avec une progression importante du réseau dans d'autres immeubles du quartier.

Non seulement, cela permettra de diminuer le coût du chauffage pour les annéciens concernés car les améliorations du process vont améliorer l'efficacité énergétique, mais le bilan de nos émissions de gaz à effet de serre va être radicalement amélioré.

L'économie sur un appartement moyen sera de l'ordre de  35%...

Dans le cadre du Plan climat, nous allons chiffrer les économies de gaz à effet de serre que cet équipement va nous permettre de réaliser.

Clin d'oeil, la chaufferie sera construite sur le site de la Société industrielle de construction nucléaire (SICN).

Passage de relais du nucléaire à la biomasse; un signe d'une reconversion réussie et d'une orientation stratégique de la Ville en ces domaines.

Il va donc falloir construire ce nouvel équipement, modifier les réseaux qui sont actuellement en surpression coûteux, et réhabiliter le site actuel, après avoir obtenu toutes les autorisations administratives car il convient d'assurer une excellente filtration des fumées de combustion.

La délégation de service public a été confiée à la même entreprise qui exploitait déjà la chaufferie.

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Téléphonie mobile, un pas supplémentaire pour la santé publique

Publié le 28 Mars 2011 par Thierry BILLET

Le Conseil municipal de ce lundi 28 au soir a délibéré sur la téléphonie mobile d'une manière novatrice en matière de protection de la santé publique en faisant de la Ville un acteur incontournable de la politique de réduction des ondes électromagnétiques.

Pour aller vite, devant la jurisprudence du Conseil d'Etat qui dénie aux collectivités territoriales la possibilité d'invoquer le principe de précaution pour refuser l'implantation d'une antenne sur un édifice privé, les villes n'ont pratiquement aucun pouvoir en ce domaine. Les antennes sont généralement soumises à une simple déclaration de travaux et non à un permis de construire. Donc les moyens juridiques de s'y opposer sont quasiment nuls.

En revanche, la jurisprudence civile reconnaît le principe de précaution, et il est donc parfaitement possible pour les riverains de l'invoquer en cas d'implantation d'une antenne proche de leurs domiciles...

Mais pour revenir aux compétences municipales, la délibération du 28 mars ouvre la voie à une procédure transparente de mesure des niveaux d'exposition générés par les antennes de téléphonie mobile installées sur le patrimoine municipal : les opérateurs feront des mesures à chaque fois et ces mesures seront contrôlées ensuite par un bureau de contrôle totalement indépendant qui ne travaille JAMAIS pour les opérateurs. On pourra alors comparer et travailler sur les moyens de réduire au maximum les émissions.

Pour aller plus loin encore, la Ville d'ANNECY lance une consultation pour s'assurer la collaboration d'un cabinet qui puisse mener une étude prévisionnelle des champs émis AVANT l'implantation d'une antenne.

L'objectif est clairement de pouvoir refuser aux opérateurs dès le départ un site qui n'est pas adapté à la protection des habitants.

L'ensemble de ces éléments sera disponible sur le site internet de la Ville et consultable par tous.

La Ville espère ainsi entraîner tous les propriétaires privés qui envisagent d'accepter une antenne ou qui sont en cours de renouvellement de leurs baux de location à mettre en oeuvre la même démarche de réduction des émissions.

Avec le développement des smartphone et de l'internet sur les téléphones portables, les puissances nécessaires sont en croissance continue. Les mêmes qui redoutent les antennes ont acheté un smartphone et attendent l'internet 4G... Il faut donc à la fois permettre une réception correcte et limiter les émissions perçues par les habitants. Quadrature du cercle qui ne peut se résoudre que par le dialogue, la transparence et la prise de responsabilité de chacun.


Par exemple, celle des parents qui équipent leurs enfants de plus en plus tôt, au mépris de toutes les recommandations de santé publique alors que la loi interdit par exemple


 

« Art. L. 5231-3. - Toute publicité, quel qu'en soit le moyen ou le support, ayant pour but direct de promouvoir la vente, la mise à disposition, l'utilisation ou l'usage d'un téléphone mobile par des enfants de moins de quatorze ans est interdite.(code de la santé publique)

 

« Art. L. 511-5. - Dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges, l'utilisation durant toute activité d'enseignement et dans les lieux prévus par le règlement intérieur, par un élève, d'un téléphone mobile est interdite. » (code de l’éducation)

 

Cette politique municipale est en cohérence complète avec la candidature de la Ville à l'expérimentation du GRENELLE des Ondes qui aurait pu nous permettre de tester une réduction à 0,6 volt par mètre des émissions. Malheureusement, notre candidature n'a pas été retenue par le Ministère de l'Environnement. Pour autant, la Ville continue donc d'avancer dans ce sens avec détermination.

 

Un comité consultatif représentatif des parents d'élèves, des comités de quartier et des associations de protection de l'environnement suivra l'application de cette politique régulièrement et évaluera avec les élus les progrés réalisés et les difficultés rencontrées.


 


 

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Front républicain, maintien au 2° tour...

Publié le 27 Mars 2011 par Thierry BILLET dans C'est personnel

Cette élection cantonale boudée par les électeurs marque la défiance de nos concitoyens par rapport à une institution qui n'a plus aucun sens pour une population de plus en plus urbaine dans laquelle le "canton" n'a aucune visibilité politique. Ce n'est pas la fusion des conseillers généraux et des conseillers régionaux en 2014 par des élections sans proportionnelle qui améliorera les choses. Le PS a annoncé qu'il abrogerait cette loi : à suivre en 2012 en fonction du résultat de la présidentielle.

 

Mais cette élection a également conduit l'UMP à revenir sur un principe fort de mise à l'écart du FRONT NATIONAL : on vote pour le candidat qui est opposé au FN même si il n'est pas de sa famille politique. Nous l'avons fait en 2002 pour Jacques CHIRAC. Maintenant SARKOZY, dans sa course droitière a fait sauter ce principe en refusant de choisir entre le PS et le FN... Ce qui bien entendu reconnaît au FN un statut démocratique identique à celui du PS... On voit bien qu'il s'agit d'une posture qui vise à ne pas se "fâcher" définitivement avec l'électorat FN que SARKOZY espère récupérer en 2012 à la Présidentielle. Mais, ce faisant, SARKOZY donne au FN un certificat de fréquentabilité alors qu'il n'avait pas besoin de ce nouveau cadeau, après les débats dangereux sur l'identité nationale, l'islam, etc. La stratégie électorale de SARKOZY est claire : on va vers une alliance tacite avec le FN. Une partie de l'UMP y est déjà acquise et multiplie les déclarations en ce sens. Sans doute SARKOZY estime t'il qu'il n'a plus aucune chance de gagner sans cela. Trop tôt pour le dire, mais ce scénario n'est plus exclu... Rappelons nous en HAUTE SAVOIE, le soutien des grands élus UMP (HERISSON, CARLE, etc.) à l'alliance entre Charles MILLON et le FN à la Région ! Il y a déjà eu des précédents.

 

Seconde nouveauté de ce scrutin : le maintien des candidats des VERTS au 2° tour dans des duels contre le PS quand la droite a été éliminée.

L'argument des écologistes se tient : il faut laisser aux électeurs un choix. Si les VERTS ne se présentent pas, il n'y a plus qu'un candidat et ce n'est pas cela la démocratie. Mais cela bris également un autre tabou.

Dans ce scénario, l'arbitrage entre le PS et les VERTS, ce sont les électeurs de droite du premier tour qui vont le faire. Autrement dit, l'espoir implicite des écologistes est qu'une partie de l'électorat de droite va voter pour le candidat écolo pour faire battre le candidat du PS. Prendre cette décision, c'est donc confier aux électeurs de l'autre "camp" le soin de départager les électeurs de gauche...

Quand on compare les cris d'orfraie de certains  VERTS sur la sacro sainte appartenance à la gauche et les mesures d'exclusion voulues à l'égard des contrevenants qui osent s'allier avec des centristes et le soutien des mêmes  apparatchiks à une stratégie de maintien au 2° tour, on voit bien la contradiction manifeste entre ces deux postures.

Si EELV est génétiquement "de gauche", ce maintien au 2° tour est une hérésie, car l'important est de faire gagner son camp et de respecter le classement des électeurs du premier tour.

Si, en revanche, EELV estime que les alliances au 2° tour doivent être négociées au plus prés du terrain pour tenir compte des situations locales et créer  sans tabou les alliances efficaces qui permettent de battre l'UMP, alors il faut le dire clairement. Et affirmer que le PS n'est pas le seul allié possible des écologistes, comme cela se passes en ALLEMAGNE, en BELGIQUE ou en SUISSE.

La posture actuelle d'EELV a de quoi agacer les militants socialistes qui ont le sentiment d'être trompés en étant soumis au bon vouloir de l'électorat de l'adversaire.

Entre les déclarations la main sur le coeur sur l'appartenance sans faille à la gauche et la volonté manifeste d'en découdre avec le PS aux cantonales et dans la gestion du Conseil Régional, les responsables des VERTS mènent une politique illisible.


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Tchernobyl, non lieu pour M. PELLERIN malgré Fukushima ?

Publié le 26 Mars 2011 par Thierry BILLET

Drôle de Samedi à travailler sur l'audience de la Chambre de l'instruction de PARIS qui va statuer sur la demande de non lieu du Professeur PELLERIN, celui qui ne savait pas que le nuage de TCHERNOBYL ne serait pas inoffensif... en écoutant les informations alarmantes sur la centrale nucléaire de FUKUSHIMA.

Ni l'ASN, ni l'IRSN n'osent adopter aujourd'hui la même désinvolture que le Professeur PELLERIN en 1986 dans leur communication.

Pour autant, le mémoire du Parquet Général en faveur du non lieu de M. PELLERIN fait la part belle aux "arguments" démontés depuis 1986 par la CRIIRAD : celles de l'OMS discréditée depuis par l'affaire du H1N1,  celles de l'Académie des sciences et l'Académie de médecine qui trouvèrent l'amiante sans danger, ou celles du Professeur AURENGO, grand chantre du nucléaire.

Tous sont convoqués pour nier l'existence de troubles majeurs de santé publique après TCHERNOBYL.

Tous sont liés au lobby nucléaire français.

Tous illustrent la faillite des institutions qui devraient assurer au-delà de tous les conflits d'intérêts la sûreté des citoyens.

25 ans après TCHERNOBYL, soutenir le non lieu pour M. PELLERIN, c'est pour le Parquet général de PARIS, vouloir solder le dossier des cancers de la thyroïde sans avoir tout fait pour découvrir la vérité.

Le 31 mars, dans quel état sera la centrale japonaise ?

En tout cas, c'est en pensant aux japonais que l'on plaidera ce jour-là pour que l'information judiciaire se poursuive.

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Nicolas HULOT, prêt pour 2012 ?

Publié le 25 Mars 2011 par Thierry BILLET dans Environnement

Les INROCKUPTIBLES consacrent un long article à la plus que probable candidature de Nicolas HULOT à la présidentielle.

 

Voici le lien :

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/61706/date/2011-03-20/article/nicolas-hulot-pret-pour-2012/

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Développement durable du bassin annécien

Publié le 25 Mars 2011 par Thierry BILLET

Je découvre plus d'un an après sa publication un "guide méthodologique" de la Direction départementale des Territoires de la HAUTE SAVOIE intitulé "Développement durable du bassin annécien" de janvier 2010.

Ce guide prend en considération plusieurs exemples concrets comme le quartier des PAPETERIES à CRAN GEVRIER, le secteur LOVERCHY PONT NEUF à ANNECY, celui des ILETTES entre ANNECY, Annecy le Vieux et CRAN ou en zone rurale la Zone bâtie dans le secteur de la CORDICE à DOUSSARD ou la densification du centre bourg d'ENTREVERNES.

Ce travail intéressant se veut une synthèse des bonnes questions à se poser dans le cadre du développement durable du bassin annécien autour de 5 situations de référence : la reconstruction de la ville sur la ville, les franges urbaines en mutation, la création de nouveaux quartiers et hameaux, l'extension des villages et hameaux ruraux et périurbains, la densification/restructuration des coeurs de bourgs, villages et hameaux.

Ce travail à destination des élus intéressera tous les citoyens qui veulent prendre en mains leur environnement autour du lac d'ANNECY.

Site de la DDT :

www.haute-savoie.equipement-agriculture.gouv.fr

 

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Plan climat d'ANNECY, une méthodologie

Publié le 24 Mars 2011 par Thierry BILLET dans Environnement

La mise en place du plan climat exige une capacité des acteurs à déterminer non seulement une liste aussi complète que possible des actions à mener. C'est le travail réalisé dans le cadre des ateliers climat.

Elle demande également une méthode qui permette de cadrer de manière pertinente les priorités à accorder à ces propositions.

Nous travaillons donc en ce moment sur cette démarche de hiérarchisation autour de trois points : l'importance des économies d'énergie réalisables, la capacité des acteurs à mettre en oeuvre cette action et enfin le caractère symbolique, entraînant que l'action revêt. Nous sommes inscrits dans cette réflexion car au-delà du caractère difficile ou impopulaire de telle ou telle action, l'efficacité doit guider nos pas.

En clair, si l'on est réellement persuadé de l'urgence écologique, alors un changement radical de nos décisions doit avoir lieu.

Prenons deux exemples.

L'abattage d'arbres anciens, forts jolis, mais piètres capteurs de carbone, peut être une politique particulièrement utile en matière environnementale. Paysage contre gaz à effet de serre, il y a là une contradiction dont il faut discuter.

La densification urbaine est une nécessité pour éviter le mitage de l'espace rural et les déplacements en voiture permanents. Mais l'on souhaite développer également le jardinage et le maraîchage sur place. Cette contradiction apparente nous contraint à penser la densification autrement que dans les années 1960 en préservant des espaces cultivables; mais sans renoncer à l'essentiel.

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Cantonales à ANNECY LE VIEUX

Publié le 23 Mars 2011 par Thierry BILLET dans Politique locale

Les résultats des cantonales dans les deux cantons d'ANNECY CENTRE et d'ANNECY LE VIEUX où EELV est au second tour ne renvoient pas aux mêmes explications.


Je me suis exprimé sur ANNECY Centre.

Cantonale 1er tour, seconde analyse

Résultats des cantonales à ANNECY


Sur ANNECY LE VIEUX, les explications me semblent différentes.

En effet, le candidat socialiste, Jean-Jacques PASQUIER fait un travail de terrain remarquable à ANNECY LE VIEUX, en assumant avec beaucoup de convictions un travail de conseiller municipal d'opposition à Bernard ACCOYER dans des conditions difficiles.

Son échec électoral me semble donc lié à toute autre chose : la sociologie de ce canton où les catégories socio professionnelles les plus riches sont en grande proportion.

Cet électorat est sensible aux thèses écologistes : il veut défendre sa qualité de vie autour du lac et compte sur les écologistes pour le faire.

Le vote EELV sur ce canton est donc un vote de préservation du lac par une catégorie socio professionnelle bien déterminée dont une majeure partie ne se définit pas comme étant de gauche, bien au contraire !

Le hiatus sur le vote écologiste est ici entier : il est perçu par certains militants radicaux de l'écologie comme un soutien aux "anti JO"; alors qu'il est  en réalité l'expression politique d'une population aisée qui souhaite conserver un cadre de vie agréable, et qui se préoccupe de sa santé et de l'environnement pour elle et ses enfants.

Dans ce contexte, le vote socialiste n'apparaît pas comme pertinent dans la mesure où le PS a été très absent de ces enjeux autour du lac depuis nos grandes luttes depuis 2005 sur la loi littoral.

Et surtout où cet électorat n'est pas un électorat de gauche (cela se saurait !) et qu'il alterne ses votes en fonction du scrutin, de son enjeu et des régles électorales.

Un même résultat électoral sur deux cantons contigüs n'est pas le résultat d'une seule posture politique : il est l'expression de deux mouvements politiques différents issus de deux sociologies électorales distinctes.

La sociologie d'ANNECY Ville n'est pas celle des bords du lac où les catégories sociales supérieures ont "émigré" en quittant le coeur de ville.

C'est cette analyse qui me fait penser qu'un candidat écologiste peut battre l'UMP aux législatives dans notre département parce qu'il peut mieux rassembler une large palette de sensibilités.



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Atelier de plutonium de CADARACHE

Publié le 22 Mars 2011 par Thierry BILLET dans Environnement

Le Juge des référés du Conseil d’Etat a rejeté ce 18 mars le référé déposé par le Collectif antinucléaire 13 demandant la suspension du démantèlement de l’Installation nucléaire de base n°32 implantée sur le centre nucléaire du CEA de Cadarache.

 

Cette ordonnance appelle plusieurs remarques d’une grande actualité en pleine crise nucléaire mondiale.

 

L’ordonnance expose tout d’abord que le Juge des référés a entendu les parties présentes à l’audience et notamment l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Or l’ASN n’était pas partie prenante au procès : elle n’était pas mise en cause par le Collectif antinucléaire. C’est donc à la demande de l’Etat que l’ASN est venue à l’audience cautionner la politique nucléaire en cours.

L’ASN est au titre de l’article 4 de la Loi de 2006  une « autorité administrative indépendante, (qui) participe au contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection et à l'information du public dans ces domaines. »

La présence à l’audience de l’ASN aux côtés de l’Etat, du CEA et d’AREVA, pour défendre le point de vue des exploitants, illustre que l’ASN n’a rien d’un organisme indépendant comme elle essaie d’en persuader les populations.

 

Ensuite, l’ordonnance considère que l’absence de crédibilité de la masse de matière fissile présente sur le site et qui a été largement sous estimée ne rend pas caduque l’étude de dangers et qu’il suffit que celle-ci ait évoqué le risque de criticité nucléaire pour que celui-ci soit suffisamment maîtrisé.

Cette utilisation de la méthode Coué dans une étude de danger concernant le démantèlement d’une usine contenant du plutonium laisse pantois alors que le CEA et AREVA sont incapables de dire aujourd’hui encore quelle quantité de plutonium se trouve sur le site.

 

Ainsi va la politique nucléaire en FRANCE, l'un des principaux dirigeants de l'ASN est un...conseiller d'Etat en la personne de M. SANSON.

Quand le juge qui est sensé contrôler la légalité est en même temps susceptible d'être aux commandes de l'institution qui devrait être indépendants et qui vient malgré tout assister les exploitants nucléaires... on a bouclé la chaîne d'intérêts convergents qui rend une catastrophe nucléaire possible en FRANCE par manque d'autonomie du contrôleur par rapport aux contrôlés.

 

 

 

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