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thierry billet

Maire adjoint au développement durable et à la Ville du futur d'ANNECY

Réserves stratégiques de pétrole, une mesure électorale selon BAYROU

Publié le 31 Mars 2012 par Thierry BILLET

François Bayrou a estimé jeudi que puiser dans les réserves stratégiques de pétrole du pays pour endiguer le renchérissement des cours du brut, comme l'envisagent les autorités, était une "solution de très court terme".

"Cela ne peut être qu'une solution vraiment de très court terme, de quelques jours à peine, de semaines peut-être. Cela peut être utile en période électorale", a-t-il dit sur Canal +.

"Mais sur le long terme, la vérité oblige à dire que le prix de l'essence continuera à monter parce que du pétrole, il y en a de moins en moins et qu'il est de plus en plus cher à extraire", a souligné le candidat du MoDem.

François Bayrou a également estimé que l'"adaptation" des taxes prélevées par l'Etat sur l'essence, préconisée par le candidat socialiste François Hollande, n'est aussi qu'une "solution de court terme".

"La seule chose à faire", a-t-il dit, est d'oeuvrer en direction de "l'isolation" des bâtiments et de soutenir les recherches pour mettre au point des moteurs de véhicules de faible consommation ou électriques.

"C'est sur le long terme que l'on a besoin de réfléchir pour faire face au renchérissement du prix du pétrole. Si quelqu'un croit qu'il existe une solution miracle qui fera baisser le prix de l'essence, je lui dis avec sérieux que ce n'est pas vrai", a-t-il conclu.

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Verts et UMP retoquent le Schéma régional du climat

Publié le 31 Mars 2012 par Thierry BILLET

Le vice président et rapporteur vert qui a piloté pour la Région le schéma régional climat air énergie présente son rapport au nom de l'exécutif...puis annonce qu'il votera contre le rapport qu'il vient de faire... sur un dossier qu'il dirige depuis des années pour le compte de la Région.

L'UMP saisit cette nouvelle occasion de saluer la zizanie désormais permanente entre les VERTS et le PS... Et le schéma est rejeté !
Les VERTS nous expliqueront qu'il n'était pas assez ambitieux.
Et qu'il est sans doute préférable de n'avoir aucun schéma régional plutôt que d'en avoir un même imparfait...
Pendant ce temps les climato sceptiques se marrent et les acteurs de terrain désespèrent. Comme si l'enjeu politique pour les VERTS était de s'enguirlander sur l'objectif de pourcentage de réduction des émissions de gaz à effet de serre au pouillème près... (62 au lieu de 75% d'ici 2050...sans jamais préciser à partir de quelle date on se place).  Et alors que l'urgence est de mettre des moyens concrets en oeuvre... Cela attendra : ce sera mieux après les présidentielles, bien entendu.
Les VERTS pensent que mieux vaut la surenchère et l'affrontement que l'efficacité et la persuasion... sauf quand il s'agit d'obtenir des circonscriptions pour leurs leaders.

Sarah PEILLON, conseillère régionale socialiste raconte les débats d'hier au Conseil régional.

Les débats d’assemblée obéissent à certaines règles. Dans l’assemblée régionale comme au Palais Bourbon, on assiste à des batailles d’amendements, des effets de manches et parfois des coups de théâtre.
Vous l’avez peut-être lu dans la presse cette semaine, la Région devait aujourd’hui se prononcer sur le Schéma régional Air Climat Energie (SRCAE). Le Vice-président Europe Ecologie-Les Verts en charge de ce rapport et qui en a conduit les travaux pendant un an l’avait dit : il le présenterait mais voterait contre. Paradoxal.
Un Vice-président qui expose en tribune la position favorable de l’Exécutif, avant d’annoncer la minute suivante sa position personnelle, défavorable, il y a de quoi en perdre son latin.

Mais avant d’assister à cette étrange présentation, notre assemblée a dû se prononcer sur une question préalable déposée par le groupe EELV demandant que ce rapport ne soit pas examiné.
Saluer la procédure de concertation qui a permis l’élaboration de ce SRCAE, reconnaître l’engagement de tous, élus, services, citoyens, et demander que ce schéma ne soit pas examiné et débattu par l’assemblée, voilà une bien curieuse conception de la démocratie, du débat, et du respect des partenaires.
Un texte peut parfaitement ne pas nous convenir, il est toujours possible de déposer des amendements pour le modifier – ce que n’a pas souhaité faire le groupe EELV – ou encore de voter contre.

L’assemblée a donc voté sur cette question préalable. Elle a choisi de reprendre sereinement son travail, et le débat a, heureusement, pu avoir lieu. Chacun a pu s’exprimer, échanger, amender, voter.
Notre groupe a choisi d’approuver ce schéma, avec des réserves, certes – nous n’avons jamais prétendu que tout était parfait – pour permettre de progresser rapidement sur les objectifs fixés.

L’affaire aurait pu s’arrêter là. Mais trop heureuse de la situation la droite régionale en a profité pour voter contre ce Schéma pour faire « un coup ». Résultat des courses : le schéma a donc été rejeté. Les actions programmées en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre attendront.
L’urgence à agir en matière de climat attendra donc parce que certains s’amusent dans l’hémicycle et d’autres préfèrent ne pas avancer du tout tant qu’ils n’ont pas obtenu pleine satisfaction. Les Rhônalpins apprécieront.

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RAP POL' pour BAYROU

Publié le 30 Mars 2012 par Thierry BILLET

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L'empreinte écologique, kézaco ?

Publié le 30 Mars 2012 par Thierry BILLET

Le concept d'empreinte écologique est devenu d'usage courant.

Pour autant, de quoi s'agit-il exactement ?

Cette émission du "dessous des cartes" l'explique de manière remarquable.

 

 

 

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Brûlage et qualité de l'air

Publié le 29 Mars 2012 par Thierry BILLET

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"La solidarité écologique, ce lien qui nous oblige"...

Publié le 28 Mars 2012 par Thierry BILLET

«Regarder au-delà de l’horizon visible pour construire, par une convergence des luttes, aujourd’hui cloisonnées et sectorisées, pour le bien-être humain, la justice sociale et l’enjeu écologique, un futur souhaitable pour tous»: c'est ce que proposent Emmanuel Delannoy, directeur de l’institut Inspire, et Annabelle Jaeger, conseillère régionale EELV déléguée à la biodiversité en Provence-Alpes-Côte d'azur. <--break->

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La solidarité écologique. Ce lien qui nous oblige, ce livre de Raphaël Mathevet (1), nous invite à dépasser les débats entre protection et gestion de la nature, esthétisme et utilitarisme, éthique antropocentrée ou écocentrée; débats qui agitent un microcosme de spécialistes, chercheurs et acteurs de terrain, sans jamais atteindre le grand public.

D’une certaine idée de la nature à l’irruption brutale du concept de biodiversité, puis à celui de «services rendus par les écosystèmes», pour avancer vers la notion d’interdépendance, revenons un moment sur cette évolution conceptuelle vers la solidarité écologique.


La nature, domaine sauvage ou patrimoine à gérer?

Dès la fin du XIXe siècle, s’opposaient ceux qui, avec John Muir, voyaient dans la nature un «domaine sauvage», à conserver en l’état, à l’abri de l’influence des hommes, et ceux qui, avec Giffort Pinchot, pensaient que l’homme devait être «l’intendant de Dieu», et gérer en bon père de famille ce «patrimoine naturel» qui lui avait été confié.

La première vision, celle d’une nature sacrée où l’Homme n’a pas sa place, n’a aucune chance de mobiliser les populations pour quelque chose dont elles seraient exclues.

La seconde vision, très utilitariste, pourrait conduire à ne voir dans le vivant que des «ressources naturelles», destinées à l’usage exclusif de l’homme. Cette vision occulte les propriétés fondamentales du vivant: les espèces évoluent, s’influencent mutuellement au sein des écosystèmes, dans une dynamique d’émergence et de rétroaction complexe.

La communauté du vivant

La situation semblait bloquée, entre ces deux points de vue, jusqu’à ce qu’en 1984, Edward O. Wilson invente un nouveau mot, «biodiversity», par contraction de «biological diversity». La biodiversité, ce «tissu vivant de la planète» au sein duquel gènes, individus, espèces et écosystèmes interagissent et coévoluent, représente bien plus qu’un glissement sémantique. Etant nous-mêmes vivants, nous sommes, humains, ainsi que nos activités, inclus dans la biodiversité, dont nous sommes à la fois le produit et un acteur déterminant. Les conséquences ne sont pas uniquement scientifiques, elles ont des répercussions d’ordre philosophique, et même «politique», au sens large.

Philosophique, car la «conservation» d’espèces ou d’écosystèmes pour ce qu’ils sont aujourd’hui devient moins essentielle que la préservation de leur diversité, de leur «fonctionnalité» et de leurs potentialités évolutives.

Politique, parce que la biodiversité est, à la différence de la nature qui était le domaine réservé d’une élite d’experts, une «chose publique», un enjeu de société devant faire l’objet d’une gouvernance multi-acteurs pour la préservation d’un bien commun dont l’humanité –et donc chacun– dépend.


Pour services rendus

Comment évaluer l’état de la biodiversité si la plupart de ses constituants nous sont encore largement inconnus? L’Evaluation des écosystèmes pour le Millénaire, étude d’envergure mondiale réalisée en 2005 sous l’égide de l’ONU, a cherché à évaluer, non ce qui constitue la biodiversité, mais ce qui en sort: les bienfaits que les populations humaines en retirent, ou les «services rendus par les écosystèmes»

Cette notion de services écosystémiques a le mérite de démontrer à quel point nous dépendons, pour notre survie, notre confort et notre bien-être, de la biodiversité. Nous bénéficions au quotidien du bon état et du bon fonctionnement des écosystèmes.

Cette interdépendance constitue une véritable «solidarité de fait»: nous sommes dans le même bateau.

Mais la solidarité écologique va au-delà encore de ce constat. De simple «solidarité de fait», elle se veut solidarité d’action, elle est un projet de territoire, un projet de société. 


Un nouveau contrat social et naturel

Sa mise en œuvre suppose certains préalables. Notre mode de vie contemporain, dominé par l’artificialisation, la technologie et l’instantanéité, a pu laisser s’installer l’illusion que nous n’aurions plus besoin de la nature. Cette perte de lien entre l’humanité et sa matrice vivante, que Raphaël Mathevet appelle la déliance, nous conduit à voir le vivant comme quelque chose d’extérieur dont quelqu’un d’autre devrait s’occuper. A cette déliance doit s’opposer la reliance, qui suppose un programme d’actions éducatif, pédagogique et culturel. Il s’agit de renouer nos liens avec le vivant, de prendre conscience de notre interdépendance, de l’accepter pour préparer la nécessaire mobilisation.

Il s’agit aussi de reconnaître la pluralité des «valeurs» du vivant, et de concilier à l’impératif de gestion les valeurs éthiques, esthétiques, et existentielles du vivant, indépendamment de son éventuelle utilité pour notre espèce.

Un autre préalable est celui de la reconnaissance de la «dette écologique». Certains modèles de développement, certaines civilisations ont été plus prédatrices que d’autres. La richesse du Nord s’est aussi construite sur l’appauvrissement du Sud. La reconnaissance de cette dette écologique suppose de mettre en œuvre des mécanismes de régulation économique qui permettront à chacun de bénéficier des mêmes chances d’accéder à une vie digne.

Il s’agit là de solidarité dans le temps et l’espace. L’érosion de la biodiversité frappe d’abord les plus démunis; ceux qui retirent la grande majorité de leurs moyens de subsistance de la nature: agriculture vivrière, élevage, pêche... En prendre conscience et s’organiser pour y remédier relève d’un enjeu de justice sociale.

La solidarité écologique est ainsi un nouveau contrat, social et naturel. Elle suppose de regarder au-delà de l’horizon visible pour construire, par une convergence des luttes, aujourd’hui cloisonnées et sectorisées, pour le bien-être humain, la justice sociale et l’enjeu écologique, un futur souhaitable pour tous.


Avec la solidarité écologique, la pensée écologique a peut-être atteint, non pas sa fin (continuons à penser, ce travail-là ne sera jamais fini!), mais le début de sa maturité. Souhaitons simplement que sa mise en œuvre soit plus rapide que sa lente maturation.


(1) La solidarité écologique. Ce lien qui nous oblige, Raphaël Mathevet, éditions Acte Sud, janvier 2012

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Le JAPON vit avec une seule centrale nucléaire

Publié le 27 Mars 2012 par Thierry BILLET

A méditer : Le Japon tourne maintenant avec une seule centrale nucléaire

 

Berne (AP) — C'est ce lundi, selon la Fondation suisse pour l'énergie (FSE), que l'avant-dernière centrale nucléaire japonaise sera découplée du réseau. Avant l'accident de Fukushima, 54 centrales étaient en activité. Grâce à des mesures d'économie, le Japon peut quasiment se passer de centrales atomiques. Dès lors, la FSE demande au Conseil fédéral d'activer fortement les mesures d'économie d'énergie. Ces mesures devraient permettre d'économiser l'équivalent de la production des centrales nucléaires de Muhleberg et de Beznau, soit celles dont les réacteurs sont les plus anciens.

Après Fukushima, selon la FSE, et en raison de l'attitude de plus en plus négative de la population face au nucléaire, les installations ont été arrêtées les unes après les autres. Lundi 26 mars, c'est la centrale de Kashiwazaki-Kariha, dans la préfecture de Niigata, qui sera découplée du réseau. Il ne restera ainsi plus qu'une seule centrale en activité, selon la FSE, et cela sans qu'il y ait de coupures majeures.

Pour assurer l'approvisionnement, le Japon a lancé un plan d'économie devant réduire la consommation de 15 %. Beaucoup d'entreprises ont réussi à faire des économie bien plus importantes. Le grand groupe de communications Softbank a réussi en moyenne à réduire la consommation dans ses bureaux de près de 40 % La Citibank, selon la FSE, a pu réduire sa consommation de près de 20 % à son siège central de Tokyo. Les ménages ont également été priés de réduire leur consommation de 15 %.


(AP / 25.03.2012 22h16)
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Plan climat, adoption à l'unanimité...

Publié le 27 Mars 2012 par Thierry BILLET dans Environnement

Le Plan climat énergie territorial de la Ville d'ANNECY a été approuvé hier soir à l'unanimité des votants, moins une abstention.

C'est un engagement important qu'a pris ANNECY en ratifiant l'un des premiers plans climat conforme au Grenelle de l'environnement et en déclinant de nombreuses actions concrètes, mesurables et dont certaines sont déjà bien engagées.

J'en donne les quelques exemples que j'ai présentés au Conseil municipal.

Le canal du Vassé attend EDF pour l'installation d'une dizaine de boucles permettant le rechargement de bateaux électriques.

La Ville va commander 15.000 gobelets réutilisables et recyclables qui seront prêtés aux associations pour qu'elles mettent en place une consigne sur leurs manifestations, de manière à supprimer les gobelets plastique.

La Ville va lancer une consultation technique sur la faisabilité de l'utilisation de l'eau du lac pour refroidir et/ou chauffer des bâtiments situés à proximité, sur le modèle de ce qu'a réalisé GENEVE avec le projet "GENEVE LAC NATION".

Enfin, le plan pluriannuel d'investissement devra prendre en considération les investissements dans les bâtiments municipaux qui sont les plus gaspilleurs : l'Hotel de Ville et le Parc des services techniques à VOVRAY.

Du pain sur la planche donc pour traduire ces orientations en actions concrètes... Mais la soirée passée après le Conseil avec les habitants venus participer au premier débat de la semaine du développement durable m'aura permis de constater que les annéciens sont très désireux que leur Ville soit à la hauteur de sa réputations.

Ce soir, 19 heures 30, soirée sur la suppression des pesticides avec ADABIO et le service espaces verts de la Ville qui expliquera comment la Ville a supprimé les phytosanitaires.

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BAYROU au Zénith

Publié le 26 Mars 2012 par Thierry BILLET

Un président de la République inculte, nous l'avons subi pendant cinq ans.

Ecouter François BAYROU, c'est aussi retrouver le plaisir du français comme on doit le parler lorsqu'on aspire aux plus hautes fonctions de l'Etat.

 

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Sobriété énergétique et indépendance nationale

Publié le 26 Mars 2012 par Thierry BILLET

Sobriété énergétique et indépendance nationale... Lors de la soirée électorale de Vendredi à DUINGT, animée par Bernard BOSSON et Jean-Paul AMOUDRY, je suis intervenu sur une question qui me chiffone depuis mes voyages au VORALBERG, le land autrichien capitale de la maison passive. 

 

La question de la sobriété énergétique n'est trop souvent considérée que du seul point de vue de la réduction des gaz à effet de serre (GES), voir même une coûteuse lubie des écologistes.

En réalité, l'approche politique de la rénovation thermique des bâtiments doit se comprendre comme une contribution efficace contre la détérioration de notre balance commerciale.

Tant que l'on laissera filer la consommation d'énergie fossile, on donnera aux « pétromonarchies » les clés de l'économie nationale.

L'exemple emblématique du rachat du Paris Saint Germain et d'une partie du capital de TOTAL par le QATAR devrait être pris comme un signal fort : laisser courir la rente pétrolière est un moyen remarquable d'enrichir les exportateurs de pétrole et de gaz pour qu'ils puissent racheter l'industrie française.

C'est la double bêtise écologique et économique : ne pas réduire nos émissions de GES et renforcer notre dépendance économique.

Une politique volontariste d'efficacité énergétique crée de l'emploi local, limite notre dépendance énergétique et donc favorise le « produire français ».

Arrêtons de donner aux dictatures et aux pétromonarchies qui nous vendent du pétrole et du gaz les moyens de nous faire chanter quand bon leur semblera.

 

  • L'exemple des länder autrichiens dirigés par la démocratie chrétienne (exemple remarquable du Land du Voralberg) devrait nous éclairer. Ils ont imposé depuis des années le « triple vitrage » dans les bâtiments publics. Comme aucun industriel étranger n'est capable de répondre sérieusement à cette exigence, l'industrie locale s'est créée une niche industrielle depuis laquelle elle exporte...

  • 8 millions de français sont en situation de précarité énergétique (essentiellement des gens que l'on a convaincu de se chauffer à l'électricité...) et EDF annonce une croissance de ses tarifs de l'ordre de 40% pour les prochaines années...

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