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thierry billet

Vice président Climat Air Energie du GRAND ANNECY

Grands lacs, l'appel de l'Agence de l'Eau

Publié le 30 Octobre 2012 par Thierry BILLET dans Environnement

Lors du colloque "La France des Grands lacs" du 19 octobre à ANNECY, l'intervention du directeur du bassin Rhône Méditerranée m'a particulièrement interpelé. Toute son intervention a été centrée sur la question du réchauffement climatique.

C'est dire que pour l'agence, la question de l'épuration des eaux usées est derrière nous : globalement ce problème est traité désormais. Par contre, la question de la diminution de la ressource en eau est considérée comme centrale avec le réchauffement en cours.

Depuis 1876, la température moyenne du lac d'ANNECY a augmenté de 1,6° C par exemple. Le pire est à venir et l'agence interpelle les élus pour qu'ils mettent le paquet sur une stratégie d'adaptation aux changements climatiques qui inclue en particulier la protection des zones humides de manière efficace. Bien entendu, cela concerne également le lac d'ANNECY avec la protection des zones humides autour de l'Ire, du Laudon et de l'Eau morte... Le directeur de l'Agence insistant en outre sur la nécessité de réduire les consommations d'eau plutôt que de se préoccuper de grandes infrastructures de transport de l'eau. Bien entendu, c'est l'agriculture qui est concernée par cette réorientation vers la sobriété, maître mot d'une stratégie écologiste aujourd'hui. "Vivre simplement pour que tous puissent simplement vivre", comme le disait déjà GANDHI.

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Tsunami sur le LEMAN

Publié le 30 Octobre 2012 par Thierry BILLET dans Environnement

Des chercheurs reconstituent le tsunami du lac Léman de l’an 563

Indonésie, 2004. Chili, 2010. Japon, 2011. Trois séismes majeurs, tous dans l'océan, tous accompagnés par un tsunami. Mais tous les tsunamis n'ont pas cette cause. On peut parfaitement habiter à plusieurs centaines de kilomètres de la mer, dans une région faiblement sismique, et connaître aussi les ravages de ces vagues géantes. En effet, les tsunamis peuvent également être créés dans un lac par un gros glissement de terrain ou l'effondrement d'un bout de montagne.

C'est ce qui s'est produit en l'an 563 dans le lac Léman. Futur évêque d'Avenches, Marius en fait ainsi le récit dans sa chronique : la montagne, écrit-il, "se précipita si subitement qu'elle engloutit un fort qui était proche, ainsi que des villages avec tous leurs habitants, et elle agita tellement le lac (...) que, sorti de ses deux rives il dévasta de très anciens villages avec hommes et troupeaux ; il détruisit même beaucoup de lieux saints avec leurs desservants et il enleva avec furie le pont de Genève, des moulins et des hommes, et étant entré dans la cité de Genève, il y fit périr plusieurs personnes." Grégoire de Tours, lui aussi contemporain de l'événement, précise que l'effondrement de la montagne s'est produit non pas dans le lac Léman lui-même, mais au-dessus de la vallée du Rhône, avant que le fleuve ne se jette dans le lac à son extrémité orientale.

Un millénaire et demi après la catastrophe, on ignore encore exactement ce qui s'est passé et comment, en ne tombant pas directement dans le lac, le pan de montagne a bien pu y provoquer une vague destructrice. Dans un article publié ce dimanche 28 octobre par Nature Geoscience, une équipe suisse de l'université de Genève est parvenue à reconstituer le fil des événements en étudiant l'histoire sédimentaire du lac au cours des derniers millénaires. Plusieurs strates se sont succédé et la plus récente a attisé la curiosité des chercheurs. Il s'agit d'une importante nappe de sédiments retrouvée dans la partie centrale du lac. Son volume minimum est évalué à 250 millions de mètres cubes. C'est l'équivalent de ce que contiendrait un immense camion dont la benne carrée mesurerait 1 kilomètre de côté pour 250 mètres de haut. Ou bien un cube haut comme deux fois la tour Eiffel. Quand et comment est-elle arrivée là ? Pour le "quand ?", la datation au carbone 14 d'éléments organiques récupérés dans cette couche par des carottages l'inscrit dans une fourchette temporelle allant de 381 à 612. Le tsunami de 563, seul événement historique capable d'avoir laissé pareille trace, s'inscrit parfaitement dans cet intervalle.

Pour le "comment ?", les auteurs de l'article imaginent le scénario suivant. L'écroulement du pan de montagne a ébranlé le secteur, ce qui s'est répercuté, à quelques kilomètres de là, dans la partie du delta du Rhône qui se trouve sous les eaux du lac. Les sédiments de cette zone se sont effondrés sous le choc et mis en mouvement dans le lac Léman, ce qui a provoqué le tsunami. Partie de l'extrémité est du lac, l'onde s'est assez vite propagée jusqu'à l'autre bout. Selon la modélisation présentée dans l'étude et que vous pouvez voir ci-dessous, au bout d'une dizaine de minutes, la vague atteignait ce qui est aujourd'hui Evian-les-Bains, où elle mesurait 8 mètres de haut. Sur la rive opposée, elle arrivait à Lausanne en un quart d'heure, avec une hauteur évaluée à 13 mètres. Et, si son amplitude décroissait au fil du temps (3 mètres à Thonon-les-Bains, 4 à Nyon), elle retrouvait un regain de vigueur (8 mètres) en atteignant Genève, 70 minutes après son départ, tout simplement parce que la ville, située à l'extrémité occidentale du lac Léman, est comme au fond d'un entonnoir. Si l'on ajoute à cela le fait que Genève est peu élevée par rapport à la surface du lac, on comprend les dégâts que le tsunami de 563 a pu y causer.

Selon l'étude, il y a probablement eu d'autres tsunamis analogues au cours des millénaires précédents. Et il peut aussi y en avoir d'autres, du même genre, à l'avenir. Mais nous ne sommes plus au VIe siècle : désormais, c'est plus d'un million de personnes qui vivent sur les rives du lac Léman, dont près de 200 000 pour la seule ville de Genève. Les dégâts d'un nouveau tsunami sur le lac pourraient être considérables. Pour les chercheurs qui ont signé l'article de Nature Geoscience, ce travail "souligne que les tsunamis destructeurs ne menacent pas exclusivement les villes situées sur les côtes et dans les fjords, mais aussi les rivages densément peuplés des lacs. Nous pensons que le risque de tsunamis dans les lacs est actuellement sous-estimé et que ces phénomènes requièrent une plus grande attention si l'on veut éviter de futures catastrophes." Ce d'autant que, dans le cas d'un lac comme le Léman qui ne mesure que quelques dizaines de kilomètres de long, une alerte efficace au tsunami est difficile à mettre en place car la vague peut déferler en une poignée de minutes sur les premiers sites habités.

Pierre Barthélémy (@PasseurSciences sur Twitter)

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Partis politiques, le grand désamour

Publié le 29 Octobre 2012 par Thierry BILLET dans C'est personnel

Avec la primaire organisée par le PS pour désigner son candidat à la présidentielle, l'enthousiasme des participants et la crédibilité du PS comme un outil au service de tous les sympathisants de gauche atteinrent un sommet. Deux ans plus tard, la désignation du premier secrétaire s'est faite à l'Elysée, entre AUBRY, AYRAULT et HOLLANDE...Quelle légitimité pour Harlem DESIR ? Combien reste-t'il d'adhérents au PS ?

Chez les VERTS, le nombre d'adhérents est retombé au pire niveau d'avant EUROPE ECOLOGIE. L'argent coule à flots à cause des reversements des élus, mais il n'y a plus personne dans les réunions des groupes locaux...

L'embellie des primaires de désignation des candidats à la présidentielle est complètement retombée : personne ne voit plus l'intérêt des partis, sauf les apparatchiks parce qu'ils y jouent leur désignation par tel ou tel courant du dit parti à occuper tel ou tel siège électif...

Cela me rappelle que grâce à de fonctionnement partidaire, la SAVOIE a bénéficié d'une eurodéputée écolo dont personne n'entend plus parler aujourd'hui : elle appartenait au courant DUFLOT/PLACE; ce fut son unique viatique, et il suffit pour être 3° de liste européenne...

Et pourtant le rôle "d'intellectuel collectif" du parti politique devrait être déterminant dans une société démocratique. Au lieu de cela, les élus du Parti font ce qu'ils veulent des décisions prises par le Parti.

On le voit avec le cumul des mandats inappliqué par de nombreux "grands élus" du PS.  On le voit avec la réforme des institutions à propos de laquelle le PS a fait des choix...que HOLLANDE envoie balader en confiant une mission à Lionel JOSPIN... Qui a la légitimité politique alors ? Les adhérents du Parti ou l'ancien premier ministre ?

Bref, rien qui vous donne envie d'adhérer à un parti politique : toujours aussi peu nombreux, enfoncés dans leurs seuls débats internes pour désigner leurs candidats, la question du Parti n'est plus de porter une proposition ou des valeurs.

HOLLANDE en fait la preuve éclatante avec le droit de vote des immigrés installés depuis longtemps en FRANCE. Renoncer à le présenter aux parlementaires ou ne pas lancer un référendum parce qu'on n'est pas sûr de gagner, c'est donner à la Droite et à l'extrême droite le droit de dicter leur politique à un gouvernement de gauche. C'est perdre sans la livrer une bataille idéologique décisive et décourager tous les militants associatifs qui ont fait de ce combat un des axes de la lutte contre la lepénisation des esprits.


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Lyon-Turin, nouvelle pomme de discorde

Publié le 27 Octobre 2012 par Thierry BILLET dans C'est personnel

La décision des VERTS de ne plus soutenir le projet ferroviaire du LYON > TURIN à grande vitesse va encore améliorer les relations au sein de la majorité à la Région RHONE-ALPES; comme si les VERTS y avaient fait le choix de ne plus chercher aucun compromis politique avec le PS.
Le communiqué de presse publié après une réunion à CHAMBERY est tellement abscons qu'il est impossible d'en comprendre clairement les raisons.

On croit comprendre que le trafic ferroviaire du frêt étant en baisse, il n'y a pas besoin de cette infrastructure de transports pour les marchandises. Mais comment se satisfaire du délaissement par les entreprises du frêt ferroviaire ? Comment ne pas chercher à améliorer toujours plus les infrastructures qui permettraient un transfert des marchandises de la route vers le rail ? Depuis la catastrophe du Tunnel du MONT BLANC, les écologistes réclament à cors et à cris le percement du LYON > TURIN, comment expliquer ce changement de posture soudain ? J'entends encore COHN BENDIT à CHAMONIX réclamer le "ferroroutage" ! Mais les responsables politiques des VERTS n'étaient pasde ce combat fondateur.

Quant au trafic voyageurs, on croit deviner qu'il ne mérite pas une ligne à grande vitesse. Mais comment peut-on être contre la construction d'aéroports et le développement de l'avion si l'on n'offre pas aux voyageurs européens des liaisons ferroviaires efficaces sur longue distance ? Chacun reste chez soi ou prend sa voiture ?

Etre contre tout, voilà qui semble être le viatique des VERTS à la région RHONE-ALPES, et même contre le schéma régional climat-air-énergie, toujours pas voté; ce qui bloque par conséquent des projets de parcs éoliens qui ne peuvent être lancés qu'en cohérence avec ce schéma.

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Merci Monsieur SERALINI

Publié le 26 Octobre 2012 par Thierry BILLET dans C'est personnel

"SERALINI n'est pas sérieux". Voilà ce nous disent à longueur d'avis péremptoires tous les organismes officiels en charge de la question des OGM. Les inénarables Académies de médecine et des sciences par exemple, qui ont nié jusqu'au bout les dangers de l'amiante, n'y sont par exemple pas allées avec le dos de la cuillère.

Ce qui est troublant, c'est que ces mêmes organismes n'ont jamais été aussi exigeants sur les protocoles de tests à l'égard de MONSANTO ni des autres sociétés productrices d'OGM... Alors que la durée de leurs tests est de trois mois, et celle de SERALINI de deux ans; et que l'échantillon de rats analysés est de même taille !

Ce qui est ahurissant, c'est qu'il faut attendre l'étude SERALINI pour que le Haut Comité des  Biotechnologies demande une étude indépendante ! Mais alors, tant qu'elle n'a pas eu lieu, le principe de précaution doit s'appliquer et les OGM doivent être interdits en l'attente de la publication de ces études indépendantes !

Ce qui est au coeur de ce débat, c'est la juste défiance des citoyens face à des "experts" qui ne sont pas exempts de reproches sur leurs conflits d'intérêts. Dès l'instant où ils travaillent pour les firmes agroalimentaires ou pharmaceutiques, ils se trouvent coincés par leurs engagements, et en tout état de cause, pris au piège des doutes que cela suscite.

Cette situation doit finir.

Les "lanceurs d'alerte" comme le Professeur SERALINI doivent être protégés et encouragés à travailler, et non livrés en pâture aux organismes officiels qui ont tant failli par le passé.

Encore, une fois, dans ce dossier, ni le Ministre de l'agriculture, ni la Ministre de la santé, ni la Ministre de l'Ecologie n'ont rien dit. Comme si il s'agissait d'un débat technique, alors que la santé publique est un enjeu politique par excellence. C'est vrai que c'est plus difficile qu'un petit tour en marinière. Mais c'est pour ça que j'ai voté pour HOLLANDE.

En attendant, Merci Monsieur SERALINI et Mme Corinne LEPAGE dont la prestation sur "ARRET SUR IMAGES" mérite d'être visionnée car ils ont le temps de développer leur argumentaire, à la différence des zappings permanents sur les médias ordinaires. Abonnez vous !


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Le TE DEUM de CHARPENTIER à ANNECY

Publié le 25 Octobre 2012 par Thierry BILLET

La vitalité des chorales annéciennes fait plaisir. Le Grand ensemble vocal d'ANNECY va ainsi donner le TE DEUM de Marc-Antoine CHARPENTIER le samedi 24 novembre à Notre Dame de Liesse à 20 heures 30. Les places sont en vente en avant première à 10 euros par courriel à nicole-billet-lafond@orange.fr.

 

GEVA 2012 TE DEUM

 

 

En attendant le "Cant'Alpina" avec plusieurs chorales du bassin annécien ce 7 décembre qui cloturera l'année "Ville des alpes 2012", voilà une belle occasion d'entendre le chant choral annécien.

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Grands lacs, un Préfet offensif

Publié le 24 Octobre 2012 par Thierry BILLET

En conclusion du colloque "GRANDS LACS" organisé à ANNECY par le Conservatoire du Littoral et des rivages lacustres, dans le cadre de "Ville des Alpes 2012", le nouveau Préfet de la HAUTE SAVOIE M. Georges-François LECLERC, a prononcé un discours dont le maître mot a été "contrôle de légalité".

Volontairement offensif, notre Préfet a indiqué qu'il ne laisserait rien passer dans le contrôle de légalité des actes administratifs en vue de protéger le lac.

On ne peut que se féliciter de ces paroles régaliennes. Les associations environnementales ne manqueront pas de le prendre aux mots.

Et il peut d'ores et déjà appliquer ses annonces sur des dossiers emblématiques comme la démolition de la verrue aux BALMETTES, chantier inachevé car violant la loi littoral, ou presque pire, en mettant en oeuvre la démolition du chalet FREQUELIN au Désert de Platé à PASSY dont le permis de construire est annulé depuis quinze ans et qui n'est toujours pas démoli grâce au réseau d'amitiés de son propriétaire... Réaffirmer la présence de l'Etat sur les dossiers du lac et notamment les accaparements du domaine public par des particuliers, ou les constructions sur le domaine public, mieux contrôler les plans locaux d'urbanisme et les permis de construire; ce que l'Etat a, de fait, délégué aux associations environnementales, voilà qui est réconfortant.

Cela nous change de la pratique de la plupart des Préfets du département. Je me souviens encore de la rencontre avec l'un d'entre eux nous disant que les associations n'ont que cela à faire de présenter des recours et que, pour ce qui le concerne, il donnait toujours raison par principe aux maires. Ce changement de ton est le bienvenu. Reste à passer aux actes...

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M. ACCOYER et le plan climat de l'agglo

Publié le 23 Octobre 2012 par Thierry BILLET dans Environnement

Enfin, l'agglo lance son plan climat : le bureau du 7 septembre a entériné cette mise en oeuvre.Le compte-rendu comme tous les comptes-rendus, fait la part belle aux déclarations de M. ACCOYER.

S'agissant du plan climat, voici ce que cela donne : "M. ACCOYER rappelle qu'avec l'échec de DURBAN, et au niveau européen avec la remise en question du "triple 20" en termes de consommation d'énergie, de production de CO2 et de mise en oeuvre des énergies renouvelables, les objectifs du développement durable sont relativisés au niveau international"... De quoi tomber sur le derrière puisque rien de ce qu'indique M. ACCOYER n'est avéré ! Alors que tous les indicateurs du réchauffement climatique sont au rouge, M. ACCOYER invite à limiter les efforts.

M. ACCOYER poursuit qu' "Il souhaite que, pour la C2A, les projets existants soient labellisés, notamment en matière de fluidité de la circulation, de la diversité des modes de transport incluant le bouclage du tour du lac en piste cyclable et le projet de téléporté au col de la FORCLAZ ainsi que le transport en bateau dans le cadre du tourisme d'affaires". Autrement dit, le Plan climat de l'agglo devrait valider les projets routiers auxquels M. ACCOYER tient comme à la prunelle de ses yeux, à commencer par le Tunnel sous le SEMNOZ complètement contradictoire avec les objectifs de protection de l'environnement et de réduction des gaz à effet de serre. Amusante cette lubie d'un téléphérique pour le col de la FORCLAZ alors que c'est sur les déplacements quotidiens domicile-travail qu'il nous faut travailler, et là-dessus M. ACCOYER nous renvoit aux solutions du passé : la bagnole individuelle.


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Debout l'Europe !

Publié le 22 Octobre 2012 par Thierry BILLET dans C'est personnel

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Prix PINOCCHIO

Publié le 21 Octobre 2012 par Thierry BILLET

PEUPLES SOLIDAIRES et les AMIS DE LA TERRE organisent la remise d'un prix "PINOCCHIO" pour élire les entreprises qui n'hésitent pas à se parer des atours du développement durable pour faire ensuite le contraire dans leurs agissements quotidiens.

Vous pouvez participer au vote et découvrir ainsi les mésusages du terme de développement durable en vous connectant au site du prix :

 

http://www.prix-pinocchio.org

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