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thierry billet

Écologiste annécien

Partis politiques, le grand désamour

Publié le 29 Octobre 2012 par Thierry BILLET in C'est personnel

Avec la primaire organisée par le PS pour désigner son candidat à la présidentielle, l'enthousiasme des participants et la crédibilité du PS comme un outil au service de tous les sympathisants de gauche atteinrent un sommet. Deux ans plus tard, la désignation du premier secrétaire s'est faite à l'Elysée, entre AUBRY, AYRAULT et HOLLANDE...Quelle légitimité pour Harlem DESIR ? Combien reste-t'il d'adhérents au PS ?

Chez les VERTS, le nombre d'adhérents est retombé au pire niveau d'avant EUROPE ECOLOGIE. L'argent coule à flots à cause des reversements des élus, mais il n'y a plus personne dans les réunions des groupes locaux...

L'embellie des primaires de désignation des candidats à la présidentielle est complètement retombée : personne ne voit plus l'intérêt des partis, sauf les apparatchiks parce qu'ils y jouent leur désignation par tel ou tel courant du dit parti à occuper tel ou tel siège électif...

Cela me rappelle que grâce à de fonctionnement partidaire, la SAVOIE a bénéficié d'une eurodéputée écolo dont personne n'entend plus parler aujourd'hui : elle appartenait au courant DUFLOT/PLACE; ce fut son unique viatique, et il suffit pour être 3° de liste européenne...

Et pourtant le rôle "d'intellectuel collectif" du parti politique devrait être déterminant dans une société démocratique. Au lieu de cela, les élus du Parti font ce qu'ils veulent des décisions prises par le Parti.

On le voit avec le cumul des mandats inappliqué par de nombreux "grands élus" du PS.  On le voit avec la réforme des institutions à propos de laquelle le PS a fait des choix...que HOLLANDE envoie balader en confiant une mission à Lionel JOSPIN... Qui a la légitimité politique alors ? Les adhérents du Parti ou l'ancien premier ministre ?

Bref, rien qui vous donne envie d'adhérer à un parti politique : toujours aussi peu nombreux, enfoncés dans leurs seuls débats internes pour désigner leurs candidats, la question du Parti n'est plus de porter une proposition ou des valeurs.

HOLLANDE en fait la preuve éclatante avec le droit de vote des immigrés installés depuis longtemps en FRANCE. Renoncer à le présenter aux parlementaires ou ne pas lancer un référendum parce qu'on n'est pas sûr de gagner, c'est donner à la Droite et à l'extrême droite le droit de dicter leur politique à un gouvernement de gauche. C'est perdre sans la livrer une bataille idéologique décisive et décourager tous les militants associatifs qui ont fait de ce combat un des axes de la lutte contre la lepénisation des esprits.