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thierry billet

Écologiste annécien

Atelier de plutonium de CADARACHE

Publié le 22 Mars 2011 par Thierry BILLET in Environnement

Le Juge des référés du Conseil d’Etat a rejeté ce 18 mars le référé déposé par le Collectif antinucléaire 13 demandant la suspension du démantèlement de l’Installation nucléaire de base n°32 implantée sur le centre nucléaire du CEA de Cadarache.

 

Cette ordonnance appelle plusieurs remarques d’une grande actualité en pleine crise nucléaire mondiale.

 

L’ordonnance expose tout d’abord que le Juge des référés a entendu les parties présentes à l’audience et notamment l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Or l’ASN n’était pas partie prenante au procès : elle n’était pas mise en cause par le Collectif antinucléaire. C’est donc à la demande de l’Etat que l’ASN est venue à l’audience cautionner la politique nucléaire en cours.

L’ASN est au titre de l’article 4 de la Loi de 2006  une « autorité administrative indépendante, (qui) participe au contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection et à l'information du public dans ces domaines. »

La présence à l’audience de l’ASN aux côtés de l’Etat, du CEA et d’AREVA, pour défendre le point de vue des exploitants, illustre que l’ASN n’a rien d’un organisme indépendant comme elle essaie d’en persuader les populations.

 

Ensuite, l’ordonnance considère que l’absence de crédibilité de la masse de matière fissile présente sur le site et qui a été largement sous estimée ne rend pas caduque l’étude de dangers et qu’il suffit que celle-ci ait évoqué le risque de criticité nucléaire pour que celui-ci soit suffisamment maîtrisé.

Cette utilisation de la méthode Coué dans une étude de danger concernant le démantèlement d’une usine contenant du plutonium laisse pantois alors que le CEA et AREVA sont incapables de dire aujourd’hui encore quelle quantité de plutonium se trouve sur le site.

 

Ainsi va la politique nucléaire en FRANCE, l'un des principaux dirigeants de l'ASN est un...conseiller d'Etat en la personne de M. SANSON.

Quand le juge qui est sensé contrôler la légalité est en même temps susceptible d'être aux commandes de l'institution qui devrait être indépendants et qui vient malgré tout assister les exploitants nucléaires... on a bouclé la chaîne d'intérêts convergents qui rend une catastrophe nucléaire possible en FRANCE par manque d'autonomie du contrôleur par rapport aux contrôlés.